EuraStudy
Fiches/SES — Sciences économiques et sociales/Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?
Fiches · SES — Sciences économiques et socialesFR · Bac

Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?

Ce thème explique pourquoi les pays échangent et comment la production se mondialise. On part des fondements théoriques de la spécialisation — l'avantage comparatif de Ricardo et les dotations factorielles (modèle HOS) — pour comprendre le commerce entre pays comparables (différenciation et qualité des produits, économies d'échelle, Krugman) et la fragmentation internationale de la chaîne de valeur portée par les firmes multinationales. On distingue compétitivité prix et hors-prix, puis on analyse les effets du commerce international (gagnants et perdants au sein de chaque pays) et les fondements ainsi que les risques des politiques protectionnistes. L'ensemble correspond aux capacités attendues de terminale (spécialité SES) et est entièrement évaluable à l'écrit.

5 sections·~26 min de lecture·5 compétences·Niveau Base 1 · Standard 3 · Approfondissement 1·Vérifié · 06/2026

T·0222 / 12
Profil d’examen
Comprendre les déterminants des échanges internationaux de biens et services et de la spécialisation, à partir des avantages comparatifs (Ricardo) et des dotations factorielles (modèle HOS).Comprendre le commerce entre pays comparables (différenciation et qualité des produits, fragmentation de la chaîne de valeur).Comprendre l'internationalisation de la chaîne de valeur et savoir l'illustrer (rôle des firmes multinationales, compétitivité prix et hors-prix).Comprendre les effets induits par le commerce international : effets sur les producteurs et les consommateurs, sur les inégalités de revenus, et identifier gagnants et perdants au sein de chaque pays.Comprendre les fondements des politiques protectionnistes (tarifaires et non tarifaires) et leurs risques.
Opérateurs :définirexpliquercalculerinterpréterillustrerjustifierdistinguercomparer

niveau de base

Maîtriser d'abord le raisonnement de l'avantage comparatif (savoir le lire, le calculer et le distinguer de l'avantage absolu) et la distinction compétitivité prix / hors-prix : ce sont les automatismes attendus dans presque tous les sujets sur ce thème.

niveau approfondi

Approfondir l'articulation entre théories du commerce (Ricardo, HOS, Krugman) et réalités contemporaines (chaînes de valeur mondiales, commerce intra-firme), et savoir construire une argumentation nuancée sur les effets du libre-échange (gagnants/perdants) et sur les fondements et risques du protectionnisme — type de raisonnement valorisé en dissertation et dans l'épreuve composée.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

Taille du texte : Standard

Sommaire · 5 sections▾
  1. Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?
    • 01Les fondements de l'échange : avantages comparatifs (Ricardo) et dotations factorielles (HOS)○
    • 02Le commerce entre pays comparables : différenciation, qualité et économies d'échelle◐
    • 03L'internationalisation de la chaîne de valeur : firmes multinationales et commerce intra-firme◐
    • 04La compétitivité dans la mondialisation : compétitivité prix et hors-prix◐
    • 05Les effets du commerce international : gagnants, perdants et protectionnisme●
§ 01

Les fondements de l'échange : avantages comparatifs (Ricardo) et dotations factorielles (HOS)#

●○○BaseLPeduscol-programme-sesLPBO-2019-ses-eco-02-commerce-international-et-internationalisation

Tableau des coûts en travail de Ricardo (heures pour une unité)

Les coûts en travail de RicardoTableau de 3 colonnes et 2 lignes, Données: Coût (h / unité) · Drap · Vin; Angleterre · 100 · 120; Portugal · 90 · 80, cellule mise en évidence : 80COÛT (H / UNITÉ)DRAPVINANGLETERRE100120PORTUGAL9080
Fig. 1Le Portugal a un avantage absolu sur les deux biens, mais l'Angleterre a un avantage COMPARATIF dans le drap (son désavantage y est le plus faible). Chacun se spécialise selon son avantage relatif, puis échange.

Points clés

Avantage ABSOLU (Adam Smith, rappel) : un pays a un avantage absolu dans la production d'un bien lorsqu'il le produit avec moins de facteurs (par exemple moins de travail) qu'un autre pays. L'apport décisif de Ricardo (1817) est de montrer qu'un pays peut gagner à l'échange MÊME s'il n'a aucun avantage absolu, dès lors qu'il existe des différences de coûts RELATIFS.
Avantage COMPARATIF (David Ricardo) : chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle son désavantage est le PLUS FAIBLE (ou son avantage le plus fort) en termes RELATIFS, c'est-à-dire là où son coût d'opportunité est le plus bas. Le coût d'opportunité d'un bien est la quantité d'un autre bien à laquelle on renonce pour le produire. La spécialisation selon l'avantage comparatif, suivie de l'échange, augmente la production mondiale et profite à TOUS les partenaires.
Exemple canonique de Ricardo (Angleterre / Portugal, drap et vin) : même si le Portugal produit les deux biens à moindre coût (double avantage absolu), il a intérêt à se spécialiser là où son avantage relatif est le plus grand (le vin) et l'Angleterre dans le drap, puis à échanger. Le gain à l'échange vient de la réallocation des facteurs vers les usages les plus efficaces.
Dotations factorielles — modèle HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson, prolongement de Ricardo) : les dotations factorielles font partie intégrante du programme de terminale (la capacité attendue vise les déterminants de la spécialisation « à partir des avantages comparatifs ET des dotations factorielles »). Un pays exporte les biens qui utilisent intensément le facteur de production dont il est relativement le mieux doté (travail peu qualifié, travail qualifié, capital, terres, ressources naturelles). Un pays abondant en main-d'œuvre se spécialise dans les biens intensifs en travail ; un pays abondant en capital, dans les biens intensifs en capital. L'avantage comparatif n'est donc pas seulement « donné » : il dépend des dotations relatives.
Avantages comparatifs CONSTRUITS (et non plus seulement naturels) : un pays peut faire émerger un avantage comparatif par des politiques publiques et privées — investissement dans l'éducation et la R&D (capital humain), infrastructures, innovation, qualité des institutions. La spécialisation n'est pas figée : elle se transforme dans le temps (exemple type : montée en gamme de certains pays émergents).
Couˆt d’opportuniteˊ du bien A (en bien B)=couˆt unitaire de Acouˆt unitaire de B\text{Coût d'opportunité du bien A (en bien B)} = \frac{\text{coût unitaire de A}}{\text{coût unitaire de B}}Couˆt d’opportuniteˊ du bien A (en bien B)=couˆt unitaire de Bcouˆt unitaire de A​

Coût d'opportunité

Quantité de bien B à laquelle on renonce pour produire une unité de bien A. Un pays a un avantage comparatif dans le bien dont le coût d'opportunité est le plus FAIBLE chez lui par rapport à l'autre pays.

Exemple corrigé

Calculer un avantage comparatif et en déduire la spécialisation

Deux pays, Nord et Sud, produisent du blé et du tissu. Le nombre d'heures de travail nécessaires pour produire une unité est donné par : Nord — blé 2 h, tissu 4 h ; Sud — blé 6 h, tissu 8 h. Déterminer les avantages absolus, calculer les coûts d'opportunité, en déduire l'avantage comparatif de chaque pays et la spécialisation qui en résulte.

  1. 01Comparer les avantages absolus

    Le Nord produit le blé (2 h < 6 h) ET le tissu (4 h < 8 h) avec moins de travail que le Sud : il a un DOUBLE avantage absolu. Selon Smith seul, le Sud n'aurait rien à exporter — Ricardo va montrer le contraire.

  2. 02Calculer les coûts d'opportunité au Nord

    Coût d'opportunité d'une unité de blé (en tissu) = 2/4 = 0{,}5 unité de tissu. Coût d'opportunité d'une unité de tissu (en blé) = 4/2 = 2 unités de blé.

    Nord:1 bleˊ=0,5 tissu,1 tissu=2 bleˊ\text{Nord} : \quad \text{1 blé} = 0{,}5 \text{ tissu}, \qquad \text{1 tissu} = 2 \text{ blé}Nord:1 bleˊ=0,5 tissu,1 tissu=2 bleˊ
  3. 03Calculer les coûts d'opportunité au Sud

    Coût d'opportunité d'une unité de blé (en tissu) = 6/8 = 0{,}75 unité de tissu. Coût d'opportunité d'une unité de tissu (en blé) = 8/6 ≈ 1{,}33 unité de blé.

    Sud:1 bleˊ=0,75 tissu,1 tissu≈1,33 bleˊ\text{Sud} : \quad \text{1 blé} = 0{,}75 \text{ tissu}, \qquad \text{1 tissu} \approx 1{,}33 \text{ blé}Sud:1 bleˊ=0,75 tissu,1 tissu≈1,33 bleˊ
  4. 04Identifier les avantages comparatifs

    Le blé coûte moins cher (en tissu sacrifié) au Nord (0{,}5 < 0{,}75) : le Nord a l'avantage comparatif dans le blé. Le tissu coûte moins cher (en blé sacrifié) au Sud (1{,}33 < 2) : le Sud a l'avantage comparatif dans le tissu.

  5. 05Conclure la spécialisation

    Chaque pays se spécialise là où son coût d'opportunité est le plus bas : le Nord produit et exporte du blé, le Sud produit et exporte du tissu. La spécialisation réalloue le travail vers les usages les plus efficaces et accroît la production totale disponible pour les deux pays.

Résultat : Malgré son double avantage absolu, le Nord se spécialise dans le blé (coût d'opportunité 0{,}5 contre 0{,}75) et le Sud dans le tissu (coût d'opportunité 1{,}33 contre 2). C'est l'avantage COMPARATIF, et non absolu, qui fonde la spécialisation et les gains à l'échange.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : savoir CALCULER un avantage comparatif à partir d'un tableau de coûts (en heures de travail ou en quantités produites) en comparant les coûts d'opportunité, et en déduire la spécialisation de chaque pays.
  • Objectif Bac : distinguer avantage ABSOLU (Smith) et avantage COMPARATIF (Ricardo), et expliquer pourquoi un pays sans aucun avantage absolu peut quand même gagner à l'échange.

Erreurs fréquentes

  • Confondre avantage absolu et avantage comparatif : conclure « le pays le plus efficace partout produit tout » est l'erreur exacte que Ricardo réfute — la spécialisation se décide en coûts RELATIFS (coûts d'opportunité), pas en coûts absolus.
  • Croire que l'avantage comparatif est purement naturel et figé : il dépend aussi des dotations factorielles (HOS) et peut être CONSTRUIT par l'investissement, l'éducation, la R&D et les institutions — d'où l'évolution des spécialisations dans le temps.

Révision active

Deux pays produisent du textile et de l'électronique. Pour produire une unité de textile, le pays A a besoin de 4 heures de travail et le pays B de 6 heures ; pour une unité d'électronique, A a besoin de 8 heures et B de 9 heures. Déterminer l'avantage absolu de chaque pays, calculer les coûts d'opportunité, en déduire l'avantage comparatif et la spécialisation de chacun.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité sciences économiques et sociales — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 02

Le commerce entre pays comparables : différenciation, qualité et économies d'échelle#

●●○StandardLPeduscol-programme-sesLPBO-2019-ses-eco-02-commerce-international-et-internationalisation

Commerce inter-branche vs commerce intra-branche

Commerce inter-branche vs intra-brancheTableau de 3 colonnes et 5 lignes, Données: Inter-branche · Intra-branche; Théorie · Ricardo / HOS · Krugman; Pays · différents · comparables; Produits · branches différentes · même branche; Exemple · électronique ↔ textile · autos ↔ autos; Moteur · écarts de coûts · variété, gammes, échelle, cellule mise en évidence : même brancheINTER-BRANCHEINTRA-BRANCHETHÉORIERicardo / HOSKrugmanPAYSdifférentscomparablesPRODUITSbranches différentesmême brancheEXEMPLEélectronique ↔ textileautos ↔ autosMOTEURécarts de coûtsvariété, gammes, échelle
Fig. 2Le commerce inter-branche (Ricardo / HOS) échange des produits de branches différentes entre pays différents ; le commerce intra-branche échange des produits d'une MÊME branche entre pays comparables (différenciation, qualité, variété).

Points clés

Limite empirique de Ricardo et HOS : ces théories prédisent surtout du commerce INTER-branche entre pays DIFFÉRENTS (un pays exporte du textile, importe de l'électronique). Or l'essentiel du commerce mondial est aujourd'hui un commerce INTRA-branche, entre pays COMPARABLES et de niveau de développement proche (par exemple la France exporte ET importe des automobiles avec l'Allemagne).
Commerce intra-branche par différenciation HORIZONTALE : des produits de qualité et de prix comparables mais aux caractéristiques distinctes (style, options, image de marque). Les consommateurs ont un goût pour la VARIÉTÉ ; l'ouverture au commerce élargit l'éventail des produits disponibles. Nouvelles théories du commerce international (Paul Krugman) : le commerce s'explique alors par la demande de variété et par les économies d'échelle, et non plus seulement par les différences de coûts.
Commerce intra-branche par différenciation VERTICALE (qualité, gammes) : les produits d'une même branche se distinguent par leur niveau de qualité (gamme basse, moyenne, haute). Un pays peut importer des voitures d'entrée de gamme et exporter des voitures haut de gamme : l'échange se fait au sein de la branche mais entre gammes différentes.
Économies d'échelle : lorsque la production augmente, le coût moyen unitaire diminue (les coûts fixes — recherche, conception, usine — sont répartis sur davantage d'unités). En se spécialisant sur quelques variétés produites à grande échelle pour le marché mondial, chaque pays abaisse ses coûts. Les économies d'échelle expliquent que des pays semblables se spécialisent chacun sur certaines variétés et échangent entre eux.
La fragmentation de la chaîne de valeur alimente aussi ce commerce entre pays comparables : pièces, composants et produits intermédiaires traversent plusieurs fois les frontières au sein d'une même branche, gonflant le commerce intra-branche (lien direct avec la section suivante).
Exemple corrigé

Expliquer le commerce intra-branche entre pays comparables

La France exporte des automobiles vers l'Allemagne tout en important des automobiles allemandes. Expliquez ce paradoxe apparent : comment deux pays de niveau de développement comparable peuvent-ils échanger des produits d'une même branche ? Mobilisez la différenciation des produits et les économies d'échelle.

  1. 01Poser le constat

    Ricardo et HOS prédisent que chaque pays se spécialise dans une branche et échange avec un pays différent (commerce inter-branche). Or France et Allemagne échangent des automobiles dans les DEUX sens : c'est du commerce intra-branche, entre pays comparables — ce que ces théories n'expliquent pas.

  2. 02Mobiliser la différenciation des produits

    Au sein de la branche automobile, les produits sont différenciés. Différenciation horizontale : des modèles de qualité comparable mais aux caractéristiques distinctes (style, image de marque, options), qui répondent au goût des consommateurs pour la VARIÉTÉ. Différenciation verticale : des gammes de qualité différentes (entrée de gamme vs haut de gamme), un pays pouvant se spécialiser sur certaines gammes.

  3. 03Mobiliser les économies d'échelle

    Concevoir et produire une automobile suppose d'importants coûts fixes (R&D, usines). En se spécialisant sur quelques modèles produits à grande échelle pour le marché européen, chaque constructeur abaisse son coût moyen unitaire. Plutôt que de produire toutes les variétés à petite échelle, chaque pays se concentre sur certaines et les échange (nouvelles théories du commerce, Krugman).

  4. 04Conclure sur les gains

    Le commerce intra-branche élargit la VARIÉTÉ offerte aux consommateurs des deux pays et permet, via les économies d'échelle, des coûts (et donc des prix) plus bas. Les gains à l'échange viennent ici de la variété et des rendements croissants, et non des seules différences de coûts relatifs.

Résultat : Deux pays comparables échangent au sein d'une même branche parce que les produits sont DIFFÉRENCIÉS (variété et gammes) et parce que les ÉCONOMIES D'ÉCHELLE incitent chacun à se spécialiser sur quelques variétés produites à grande échelle : c'est le commerce intra-branche que décrivent les nouvelles théories du commerce international.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : distinguer commerce inter-branche (entre pays différents, expliqué par Ricardo/HOS) et commerce intra-branche (entre pays comparables, expliqué par la différenciation et les économies d'échelle), et savoir l'illustrer par un exemple.
  • Objectif Bac : expliquer le rôle de la différenciation des produits (horizontale = variété ; verticale = gammes/qualité) et des économies d'échelle dans le commerce entre pays de niveau de développement proche.

Erreurs fréquentes

  • Croire que tout le commerce s'explique par les différences de coûts (Ricardo) : l'essentiel du commerce mondial est intra-branche, entre pays semblables, et relève des nouvelles théories (variété, qualité, économies d'échelle).
  • Confondre différenciation horizontale (produits de qualité comparable, caractéristiques différentes — la variété) et différenciation verticale (produits de qualité/gamme différentes) : ce sont deux logiques distinctes du commerce intra-branche.

Révision active

À l'aide de l'exemple de l'industrie automobile européenne, montrez que deux pays comparables peuvent à la fois exporter et importer des produits d'une même branche, et expliquez ce commerce intra-branche par la différenciation des produits et les économies d'échelle.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité sciences économiques et sociales — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 03

L'internationalisation de la chaîne de valeur : firmes multinationales et commerce intra-firme#

●●○StandardLPeduscol-programme-sesLPBO-2019-ses-eco-02-commerce-international-et-internationalisation

Une chaîne de valeur mondiale fragmentée

Une chaîne de valeur mondiale fragmentéeGraphe, Conception, R&D (pays A) → Composants (pays B), Composants (pays B) → Assemblage (pays C), Assemblage (pays C) → Marketing (pays D), Marketing (pays D) → Distribution (pays E)Conception, R&D(pays A)Composants (paysB)Assemblage (paysC)Marketing (paysD)Distribution(pays E)
Fig. 3Les segments de la production sont répartis entre pays : conception et R&D là où le capital humain est élevé, composants et assemblage là où le travail est moins coûteux, marketing et distribution près des marchés. La valeur ajoutée est plus forte aux extrémités (la « courbe du sourire »).

Points clés

Chaîne de valeur : ensemble des étapes nécessaires pour concevoir, produire, distribuer et commercialiser un bien ou un service (conception et R&D, fabrication des composants, assemblage, marketing, distribution, service après-vente). Chaque étape ajoute de la valeur. La chaîne de valeur s'est INTERNATIONALISÉE : ses différents segments sont répartis entre plusieurs pays.
Décomposition internationale des processus productifs (DIPP) / chaînes de valeur mondiales (GVC) : les firmes fragmentent la production et localisent chaque segment là où il est le plus avantageux — là où le facteur dominant du segment est le moins cher (assemblage intensif en travail peu qualifié dans un pays à bas salaires) ou la compétence la plus disponible (conception et R&D dans un pays au capital humain élevé). On parle de « courbe du sourire » : la valeur ajoutée est forte en amont (conception) et en aval (marketing, distribution), plus faible au milieu (assemblage).
Firmes multinationales (FMN) : entreprises qui possèdent ou contrôlent au moins une unité de production hors de leur pays d'origine (via des investissements directs à l'étranger, IDE). Elles organisent la division internationale du travail en arbitrant entre produire elles-mêmes à l'étranger (filiales) et sous-traiter à des fournisseurs indépendants. Elles sont les principaux acteurs de l'internationalisation de la chaîne de valeur.
Commerce INTRA-FIRME : échanges de biens et services qui ont lieu à l'intérieur d'une même firme multinationale, entre la maison-mère et ses filiales ou entre filiales situées dans des pays différents. Une part importante du commerce mondial est ainsi du commerce intra-firme : ce ne sont pas des marchés ouverts mais des transferts internes (avec un enjeu de prix de transfert et d'optimisation fiscale).
Logiques de localisation et d'IDE : recherche de coûts de production plus faibles (salaires, fiscalité), accès à un marché (s'implanter pour vendre localement, contourner des barrières douanières), accès à des ressources ou à des compétences. La fragmentation accroît mécaniquement le commerce de biens intermédiaires, qui traversent plusieurs fois les frontières au fil des étapes.
Exemple corrigé

Décrire et expliquer une chaîne de valeur mondiale

Un smartphone est conçu dans un pays développé, ses composants électroniques sont fabriqués dans plusieurs pays d'Asie, son assemblage final a lieu dans un pays à bas coût de main-d'œuvre, et il est commercialisé dans le monde entier. Expliquez comment cet exemple illustre l'internationalisation de la chaîne de valeur, le rôle des firmes multinationales et le commerce intra-firme.

  1. 01Identifier les segments et leur localisation

    Conception, design et R&D dans un pays au capital humain élevé (forte valeur ajoutée) ; composants à forte technicité dans des pays spécialisés ; assemblage final, intensif en travail peu qualifié, dans un pays à bas salaires ; marketing et distribution près des marchés finaux. Chaque segment est localisé là où il est le plus avantageux : c'est la décomposition internationale des processus productifs.

  2. 02Relier à la valeur ajoutée (courbe du sourire)

    La valeur ajoutée est forte aux extrémités (conception en amont, marque et distribution en aval) et plus faible au milieu (assemblage). Le pays d'assemblage capte donc une part relativement modeste de la valeur totale du produit, même si le bien y est physiquement « fabriqué ».

  3. 03Mettre en évidence le rôle des FMN

    Une firme multinationale orchestre l'ensemble : elle réalise des investissements directs à l'étranger (filiales), choisit de produire elle-même certains segments et d'en sous-traiter d'autres à des fournisseurs indépendants. Elle organise ainsi la division internationale du travail le long de la chaîne de valeur.

  4. 04Caractériser le commerce intra-firme

    Quand les composants circulent entre la maison-mère et ses filiales (ou entre filiales de pays différents) au sein de la même firme, il s'agit de commerce INTRA-FIRME : des transferts internes à l'entreprise, comptabilisés dans le commerce international mais qui ne passent pas par un marché ouvert. Ce commerce intra-firme représente une part importante des échanges mondiaux.

Résultat : Le smartphone illustre une chaîne de valeur mondiale fragmentée : chaque segment est localisé selon son avantage (compétences, coûts, marchés), une firme multinationale en assure la coordination via IDE et sous-traitance, et une partie des flux de composants relève du commerce intra-firme entre entités d'un même groupe.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : savoir ILLUSTRER l'internationalisation de la chaîne de valeur par un exemple concret (un produit dont les segments — conception, composants, assemblage, distribution — sont répartis entre plusieurs pays) et expliquer la logique de localisation de chaque segment.
  • Objectif Bac : expliquer le rôle des firmes multinationales (IDE, filiales, sous-traitance) et définir/illustrer le commerce intra-firme comme part importante du commerce mondial.

Erreurs fréquentes

  • Confondre commerce intra-BRANCHE (entre firmes différentes, au sein d'une même branche) et commerce intra-FIRME (à l'intérieur d'une même firme multinationale, entre maison-mère et filiales) : ce sont deux notions distinctes.
  • Réduire l'internationalisation de la production aux seuls bas salaires : la localisation des segments dépend aussi de l'accès au marché, aux compétences (capital humain), aux ressources, et de considérations fiscales et logistiques.

Révision active

À partir de l'exemple d'un bien manufacturé de votre choix (smartphone, automobile, vêtement…), décrivez sa chaîne de valeur mondiale en localisant chaque grande étape, puis expliquez en quoi le rôle des firmes multinationales et le commerce intra-firme caractérisent l'internationalisation de la production.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité sciences économiques et sociales — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 04

La compétitivité dans la mondialisation : compétitivité prix et hors-prix#

●●○StandardLPeduscol-programme-sesLPBO-2019-ses-eco-02-commerce-international-et-internationalisation

Les deux dimensions de la compétitivité

Les deux dimensions de la compétitivitéGraphe, Compétitivité → Compétitivité-prix (coûts, productivité), Compétitivité → Compétitivité hors-prix : qualité, marqueCompétitivitéCompétitivité-prix (coûts,productivité)Compétitivitéhors-prix :qualité, marque
Fig. 4La compétitivité prix repose sur des coûts plus bas (coût du travail, productivité, change, fiscalité) ; la compétitivité hors-prix sur la qualité, l'innovation, le design et la marque. Les deux se combinent pour gagner des parts de marché.

Points clés

Compétitivité : capacité d'une entreprise, d'une branche ou d'un pays à faire face à la concurrence, c'est-à-dire à conserver ou à conquérir des parts de marché (sur le marché intérieur et à l'exportation). On distingue deux grandes dimensions complémentaires : la compétitivité PRIX et la compétitivité HORS-PRIX.
Compétitivité PRIX : capacité à vendre à un prix plus bas que les concurrents, à qualité donnée. Elle dépend des COÛTS de production (coût du travail = salaires et cotisations, productivité, coût des consommations intermédiaires et de l'énergie), de la fiscalité, des marges, et du TAUX DE CHANGE (une monnaie qui se déprécie rend les exportations moins chères à l'étranger). C'est la dimension privilégiée par le modèle HOS (avantage par les coûts).
Compétitivité HORS-PRIX (ou structurelle) : capacité à vendre indépendamment du prix, grâce à des qualités propres du produit — QUALITÉ, innovation et contenu technologique, design, image de marque, fiabilité, service après-vente, délais de livraison, réseau commercial. Elle permet de vendre cher sans perdre de marché : c'est souvent la clé de la montée en gamme et de la spécialisation des pays développés.
Les deux compétitivités sont complémentaires et relèvent de stratégies différentes : améliorer la compétitivité prix passe par la baisse des coûts (gains de productivité, modération salariale, allègements de charges, dépréciation du change) ; améliorer la compétitivité hors-prix passe par l'investissement de long terme (R&D, formation, qualité, marque) et construit un avantage comparatif durable.
Lien avec l'avantage comparatif construit : la compétitivité hors-prix est le levier par lequel un pays CONSTRUIT son avantage comparatif (innovation, capital humain, qualité), au lieu de subir une concurrence par les coûts dans laquelle les pays à bas salaires sont avantagés. C'est un enjeu central de positionnement dans la division internationale du travail.
Exemple corrigé

Distinguer compétitivité prix et hors-prix sur deux secteurs

Comparez la stratégie de compétitivité d'un producteur de textile d'entrée de gamme et celle d'un producteur de produits de luxe. Montrez que l'un mise sur la compétitivité prix et l'autre sur la compétitivité hors-prix, en précisant les déterminants mobilisés dans chaque cas.

  1. 01Caractériser le textile d'entrée de gamme

    Les produits sont peu différenciés et la demande très sensible au prix : la concurrence se joue sur le PRIX. Les déterminants décisifs sont les coûts — coût du travail (d'où la localisation dans des pays à bas salaires), productivité, coût des matières premières — et, à l'échelle nationale, le taux de change et la fiscalité. C'est une logique de compétitivité PRIX.

  2. 02Caractériser le secteur du luxe

    Les produits sont fortement différenciés ; les consommateurs achètent une qualité, une image, un savoir-faire. La concurrence se joue HORS-PRIX : qualité, innovation, design, réputation et image de marque. Un prix élevé n'est pas un handicap, il peut même signaler la qualité. C'est une logique de compétitivité HORS-PRIX.

  3. 03Opposer les déterminants et les stratégies

    Améliorer la compétitivité prix passe par la baisse des coûts (productivité, modération salariale, allègements de charges, change favorable). Améliorer la compétitivité hors-prix passe par l'investissement de long terme (R&D, formation, qualité, marque). Les deux leviers sont distincts mais complémentaires.

  4. 04Conclure sur l'avantage comparatif construit

    En misant sur la compétitivité hors-prix, le producteur de luxe CONSTRUIT un avantage comparatif durable (montée en gamme) que la seule concurrence par les coûts ne peut éroder. Le pays se positionne ainsi sur les segments à forte valeur ajoutée de la division internationale du travail.

Résultat : Le textile d'entrée de gamme relève de la compétitivité PRIX (coûts, productivité, change), le luxe de la compétitivité HORS-PRIX (qualité, innovation, marque). Ce sont deux stratégies distinctes ; la compétitivité hors-prix permet de construire un avantage comparatif durable et de monter en gamme.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : définir et distinguer compétitivité prix et compétitivité hors-prix, et identifier les déterminants de chacune (coût du travail, productivité, change vs qualité, innovation, image de marque).
  • Objectif Bac : relier la compétitivité hors-prix à la construction d'un avantage comparatif et à la montée en gamme, en l'illustrant par un exemple (luxe, aéronautique, produits haut de gamme).

Erreurs fréquentes

  • Réduire la compétitivité au seul prix : un pays à coûts élevés peut rester compétitif grâce à la qualité, à l'innovation et à la marque (compétitivité hors-prix) — c'est souvent la stratégie des économies développées.
  • Oublier le rôle du taux de change dans la compétitivité prix : une appréciation de la monnaie renchérit les exportations (compétitivité prix dégradée), une dépréciation les rend moins chères — indépendamment des coûts de production internes.

Révision active

Vous disposez de deux exemples : un secteur où la concurrence se joue surtout sur les prix (textile d'entrée de gamme) et un secteur où elle se joue surtout sur la qualité (produits de luxe ou aéronautique). Montrez en quoi compétitivité prix et compétitivité hors-prix renvoient à des déterminants différents et à des stratégies différentes.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité sciences économiques et sociales — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 05

Les effets du commerce international : gagnants, perdants et protectionnisme#

●●●ApprofondissementLPeduscol-programme-sesLPBO-2019-ses-eco-02-commerce-international-et-internationalisation

Gagnants et perdants du commerce international au sein d'un pays

Gagnants et perdants du commerce internationalGraphe, Commerce international → Gagnants : consommateurs, exportateurs, Commerce international → Perdants : secteurs concurrencés, Perdants : secteurs concurrencés → Redistribution / accompagnementCommerceinternationalGagnants :consommateurs,exportateursPerdants :secteursconcurrencésRedistribution /accompagnement
Fig. 5Le commerce accroît la richesse globale, mais à l'intérieur de chaque pays certains gagnent (consommateurs, secteurs exportateurs) et d'autres perdent (secteurs concurrencés par les importations) — d'où des inégalités et l'enjeu de la redistribution.

Points clés

Effets POSITIFS du commerce international (gains du libre-échange) : pour les CONSOMMATEURS, baisse des prix (concurrence accrue, importations meilleur marché) et élargissement de la VARIÉTÉ des produits, donc gain de pouvoir d'achat. Pour les PRODUCTEURS efficaces, accès à un marché élargi, économies d'échelle, stimulation de l'innovation et de la productivité par la concurrence et le transfert de technologies. Au total, la spécialisation accroît la richesse globale disponible.
Le commerce fait des GAGNANTS et des PERDANTS au sein de CHAQUE pays : la spécialisation profite aux secteurs et aux travailleurs où le pays a un avantage comparatif (secteurs exportateurs), mais pénalise les secteurs en concurrence directe avec les importations. Dans un pays développé, l'ouverture peut peser sur l'emploi et les salaires des travailleurs peu qualifiés (concurrence des pays à bas salaires) et accroître les INÉGALITÉS de revenus. Le gain est collectif mais inégalement réparti.
L'enjeu de la REDISTRIBUTION et de l'accompagnement : comme les gagnants gagnent plus que ne perdent les perdants, il est en principe possible de compenser les perdants (formation, reconversion, protection sociale, aides aux territoires touchés). Sans accompagnement, les effets négatifs concentrés sur certains groupes ou territoires nourrissent une contestation du libre-échange.
Le PROTECTIONNISME : ensemble des politiques visant à protéger les producteurs nationaux de la concurrence étrangère. Instruments TARIFAIRES (droits de douane qui renchérissent les importations) et NON TARIFAIRES (quotas limitant les quantités importées, normes techniques ou sanitaires, subventions aux producteurs nationaux, barrières administratives). Fondements invoqués : protéger l'emploi et les secteurs menacés, défendre une industrie naissante (argument de List : protéger temporairement une industrie le temps qu'elle devienne compétitive), préserver des secteurs stratégiques, lutter contre le dumping.
Les RISQUES du protectionnisme : hausse des prix pour les consommateurs et les entreprises qui importent des intrants ; perte de compétitivité des firmes protégées (moins incitées à innover) ; risque de mesures de RÉTORSION des partenaires et d'engrenage de « guerre commerciale » qui réduit le commerce mondial au détriment de tous ; difficulté à cibler et à retirer les protections (effets d'aubaine, captation par des intérêts particuliers). Le débat libre-échange / protectionnisme n'est donc pas tranché : il s'agit d'arbitrer entre gains globaux et coûts concentrés.
Exemple corrigé

Évaluer les effets du commerce et un recours au protectionnisme

Un pays développé ouvre largement son marché : les consommateurs bénéficient de produits importés moins chers, mais un secteur industriel intensif en travail peu qualifié décline face à la concurrence étrangère. Le gouvernement envisage d'instaurer des droits de douane sur ces importations. Analysez les effets de l'ouverture (gagnants/perdants) puis discutez des fondements et des risques de la mesure protectionniste envisagée.

  1. 01Identifier les gagnants de l'ouverture

    Les consommateurs gagnent : prix plus bas et variété élargie, donc pouvoir d'achat accru. Les secteurs où le pays a un avantage comparatif (souvent intensifs en capital ou en travail qualifié, à forte compétitivité hors-prix) accèdent à un marché élargi et bénéficient d'économies d'échelle. La richesse globale du pays augmente.

  2. 02Identifier les perdants de l'ouverture

    Le secteur industriel intensif en travail peu qualifié, en concurrence directe avec les importations des pays à bas salaires, voit son activité, son emploi et ses salaires reculer. Les travailleurs peu qualifiés et certains territoires sont pénalisés : le commerce accroît ici les inégalités de revenus. Le gain est collectif mais inégalement réparti.

  3. 03Examiner les fondements du protectionnisme envisagé

    Instaurer des droits de douane (protectionnisme tarifaire) peut se justifier : protéger l'emploi du secteur menacé, défendre une industrie jugée stratégique, ou, dans la logique de List, protéger temporairement une industrie le temps qu'elle se modernise et redevienne compétitive. Ces arguments visent à amortir les coûts concentrés de l'ouverture.

  4. 04Examiner les risques du protectionnisme

    Mais les droits de douane renchérissent les importations pour les consommateurs et pour les entreprises qui utilisent ces produits comme intrants ; ils réduisent l'incitation des firmes protégées à innover ; et ils exposent le pays à des mesures de RÉTORSION des partenaires, voire à une guerre commerciale qui pénalise les secteurs exportateurs. La protection est aussi difficile à cibler et à retirer.

  5. 05Conclure de façon nuancée

    L'ouverture procure des gains globaux mais inégalement répartis. Plutôt qu'un protectionnisme aux effets ambigus et risqués, des politiques de redistribution et d'ACCOMPAGNEMENT (formation, reconversion, soutien aux territoires) permettent de compenser les perdants tout en conservant les gains de l'échange — sans s'exposer aux rétorsions. Le choix relève d'un arbitrage entre gains collectifs et coûts concentrés.

Résultat : L'ouverture fait des gagnants (consommateurs, secteurs exportateurs) et des perdants (secteurs concurrencés, travailleurs peu qualifiés), accroissant les inégalités. Le protectionnisme tarifaire repose sur des fondements réels (emploi, industrie naissante, secteurs stratégiques) mais comporte des risques sérieux (hausse des prix, perte de compétitivité, rétorsions) : l'accompagnement des perdants apparaît souvent préférable à la fermeture.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : identifier les gagnants et les perdants du commerce international AU SEIN d'un même pays (consommateurs et secteurs exportateurs vs secteurs concurrencés et travailleurs peu qualifiés) et expliquer le lien entre commerce international et inégalités de revenus.
  • Objectif Bac : exposer les FONDEMENTS des politiques protectionnistes (protection de l'emploi, industrie naissante de List, secteurs stratégiques, lutte contre le dumping) ET leurs RISQUES (hausse des prix, perte de compétitivité, rétorsions et guerre commerciale).

Erreurs fréquentes

  • Présenter le libre-échange comme « bon pour tout le monde » sans nuance : le gain est GLOBAL mais inégalement réparti — il y a des perdants au sein de chaque pays, ce qui justifie l'analyse en termes de redistribution et d'accompagnement.
  • Présenter le protectionnisme comme purement irrationnel : il repose sur des FONDEMENTS argumentés (industrie naissante, emploi, secteurs stratégiques) ; le sujet attend une analyse équilibrée de ses fondements ET de ses risques, pas un rejet de principe.

Révision active

« Le commerce international profite-t-il à tous ? » À l'aide de la distinction gagnants/perdants et du débat libre-échange / protectionnisme, construisez un raisonnement nuancé montrant les gains globaux de l'ouverture, leurs effets inégaux au sein des pays, ainsi que les fondements et les risques d'un recours au protectionnisme.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité sciences économiques et sociales — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Les fondements de l'échange : avantages comparatifs (Ricardo) et dotations factorielles (HOS)○
    • 02Le commerce entre pays comparables : différenciation, qualité et économies d'échelle◐
    • 03L'internationalisation de la chaîne de valeur : firmes multinationales et commerce intra-firme◐
    • 04La compétitivité dans la mondialisation : compétitivité prix et hors-prix◐
    • 05Les effets du commerce international : gagnants, perdants et protectionnisme●

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~26
min
5
Compétences
S'entraîner

Références et sources

Sources

Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol

  • Programme de spécialité sciences économiques et sociales — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019)

Chapitre précédent

Sources et défis de la croissance économique

Chapitre suivant

Comment lutter contre le chômage ?

EuraStudy·Fiches T·02·MMXXVI

Continuez avec le chapitre suivant — le parcours est conservé.