EuraStudy
Fiches/HGGSP — Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques/De nouveaux espaces de conquête
Fiches · HGGSP — Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiquesFR · Bac

De nouveaux espaces de conquête

Premier thème de l'année en spécialité HGGSP de terminale, « De nouveaux espaces de conquête » étudie deux milieux longtemps restés à l'écart de la souveraineté des États — l'océan et l'espace extra-atmosphérique — devenus des terrains majeurs de puissance, de coopération et de rivalité. La fiche suit l'architecture officielle du programme : une introduction sur les spécificités de ces milieux (souveraineté, droit, exploration), un Axe 1 sur les conquêtes, affirmations de puissance et rivalités, un Axe 2 sur les enjeux diplomatiques et les coopérations, et un objet de travail conclusif sur la Chine, puissance montante de l'espace, des mers et des océans. Ce thème, pleinement au programme de terminale, est évaluable à l'épreuve écrite (dissertation et étude critique de document(s)).

5 sections·~27 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 1 · Standard 3 · Approfondissement 1·Vérifié · 06/2026

T·0333 / 8
Profil d’examen
Identifier et nommer les acteurs (États, organisations internationales, entreprises, communautés scientifiques) qui interviennent dans la conquête des espaces maritime et spatial, et caractériser leurs stratégies.Construire une argumentation distinguant les logiques de puissance et de rivalité des logiques de coopération dans ces nouveaux espaces.Mettre en relation un fait géopolitique avec son cadre juridique (convention de Montego Bay / CNUDM 1982, traité de l'espace 1967) et en mesurer les limites.Analyser de façon critique un document (carte, texte, image) sur les enjeux des nouveaux espaces de conquête et le confronter à ses connaissances.
Opérateurs :identifiernommercaractériserdistinguerargumentermettre en relationanalyserjustifierconfronter

niveau de base

Maîtrisez d'abord le vocabulaire-clé (ZEE, haute mer, res nullius / res communis, militarisation, traité de l'espace, CNUDM) et une dizaine de repères datés sûrs (1957, 1961, 1967, 1969, 1982/1994, 2016) : c'est le socle exigible pour la dissertation comme pour l'étude de document.

niveau approfondi

Pour viser l'excellence, sachez tenir ensemble les deux axes — opposer mais aussi articuler logiques de puissance et de coopération — et confronter le droit (CNUDM, traité de l'espace) à la pratique des États (mer de Chine méridionale, arsenalisation), en mobilisant l'objet conclusif chinois comme étude de cas transversale.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

Taille du texte : Standard

Sommaire · 5 sections▾
  1. De nouveaux espaces de conquête
    • 01Introduction — Océan et espace : des milieux d'exception (souveraineté, droit, exploration)○
    • 02Axe 1 — Conquêtes, affirmations de puissance et rivalités◐
    • 03Axe 2 — Enjeux diplomatiques et coopérations◐
    • 04Objet de travail conclusif — La Chine : à la conquête de l'espace, des mers et des océans●
    • 05Méthode — Disserter et étudier un document sur les nouveaux espaces de conquête◐
§ 01

Introduction — Océan et espace : des milieux d'exception (souveraineté, droit, exploration)#

●○○BaseLPeduscol-programme-hggsp

Le découpage juridique de l’espace maritime (CNUDM 1982)

Le découpage juridique de l’espace maritime (CNUDM 1982)colonne stratifiée, 4 couches, Données: Eaux territoriales, Zone économique exclusive (ZEE), Haute mer, La Zone (grands fonds)Du rivage vers le largeEaux territorialesjusqu’à 12 milles · souveraineté pleineZone économique exclusive (ZEE)jusqu’à 200 milles · ressourcesHaute merliberté de navigation · non appropriableLa Zone (grands fonds)patrimoine commun de l’humanité
Fig. 1Convention de Montego Bay (CNUDM, 1982). Souveraineté décroissante : de la res nullius (appropriable) à la res communis (bien commun).

Points clés

L'océan et l'espace extra-atmosphérique sont des milieux longtemps restés à l'écart de la souveraineté étatique : difficiles d'accès, hostiles à l'homme, ils ne sont véritablement investis qu'à partir du XXe siècle, grâce aux progrès techniques (navigation hauturière, fusées, satellites, sous-marins). On parle de « nouveaux espaces de conquête » non parce qu'ils sont récents, mais parce que leur appropriation et leur exploitation par les puissances sont nouvelles et s'accélèrent.
Deux notions juridiques structurent ces milieux. La res nullius désigne une chose sans maître, susceptible d'appropriation par le premier occupant (logique de conquête). La res communis désigne au contraire un bien commun, qui n'appartient à personne et ne peut être approprié, mais dont l'usage est partagé (logique de coopération). Tout l'enjeu du droit de la mer et du droit de l'espace est de trancher entre ces deux statuts.
Le droit de la mer hiérarchise des zones depuis le rivage : les eaux territoriales (jusqu'à 12 milles marins, où l'État est pleinement souverain), la zone économique exclusive (ZEE, jusqu'à 200 milles marins, où l'État a des droits exclusifs d'exploitation des ressources sans souveraineté pleine), puis la haute mer (au-delà, espace de liberté qui ne peut être approprié) et « la Zone » des grands fonds, déclarée « patrimoine commun de l'humanité ».
L'espace extra-atmosphérique relève d'un principe symétrique : il est en droit non-appropriable. Le traité de l'espace de 1967 interdit toute revendication de souveraineté sur la Lune et les corps célestes, qui doivent rester à l'usage de toute l'humanité — c'est l'application au cosmos de la logique res communis.
Ces espaces concentrent des enjeux multiples et croisés : scientifiques (exploration, connaissance du vivant et de l'univers), économiques (ressources halieutiques, hydrocarbures et minerais sous-marins, routes maritimes, satellites de télécommunication et de navigation comme le GPS) et géopolitiques (projection de puissance militaire, surveillance, dissuasion). Conquérir ces milieux, c'est à la fois explorer, exploiter et dominer.
Les acteurs sont nombreux et de natures différentes : des États (grandes puissances spatiales et maritimes), des organisations internationales (ONU et ses conférences, Autorité internationale des fonds marins, agences spatiales), des communautés scientifiques (programmes d'exploration), et de plus en plus des entreprises privées (compagnies de pêche et d'extraction, acteurs du « New Space » lançant satellites et fusées).
Exemple corrigé

Pourquoi parler de « nouveaux » espaces de conquête ?

« En quoi l'océan et l'espace peuvent-ils être qualifiés de “nouveaux espaces de conquête” ? » Construisez une réponse organisée appuyée sur des notions précises.

  1. 01Des milieux longtemps à l'écart

    L'océan profond et l'espace extra-atmosphérique sont restés inaccessibles jusqu'au XXe siècle : hostiles à l'homme, ils échappaient à la souveraineté des États, qui ne pouvaient ni les occuper ni les exploiter durablement.

  2. 02Une conquête rendue possible par la technique

    Les progrès techniques (fusées et satellites après 1957, sous-marins nucléaires, navires-usines, plateformes offshore) ouvrent ces milieux à l'exploration scientifique, à l'exploitation économique et à la projection militaire. La conquête devient possible, donc disputée.

  3. 03Une tension juridique fondatrice

    Faut-il traiter ces espaces comme des res nullius (appropriables par le premier occupant) ou des res communis (biens communs de l'humanité) ? Le droit penche pour le bien commun (ZEE limitée, haute mer libre, traité de l'espace de 1967), mais les États cherchent à étendre leur emprise.

  4. 04Des enjeux croisés

    Scientifiques (connaître), économiques (ressources, routes, satellites) et géopolitiques (puissance, surveillance, dissuasion) : ces enjeux se superposent et expliquent la course actuelle entre puissances.

Résultat : L'océan et l'espace sont de « nouveaux espaces de conquête » parce que des milieux jadis soustraits à la souveraineté étatique sont désormais investis, exploités et disputés par les puissances. La nouveauté tient moins aux espaces eux-mêmes qu'à la capacité technique de se les approprier, dans une tension permanente entre logique de bien commun et logique d'appropriation.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : savoir poser, dès l'introduction d'une dissertation, la spécificité de ces milieux — d'abord soustraits à la souveraineté, aujourd'hui investis — et opposer clairement res nullius (appropriation) et res communis (bien commun partagé), car cette tension commande tout le thème.
  • Objectif Bac : maîtriser le vocabulaire et les seuils du droit de la mer (eaux territoriales 12 milles, ZEE 200 milles, haute mer, Zone des grands fonds) pour les réinvestir aussi bien en dissertation que dans l'étude d'une carte.

Erreurs fréquentes

  • Confondre ZEE et souveraineté pleine : dans la ZEE, l'État côtier détient des droits exclusifs d'exploitation des ressources (pêche, hydrocarbures), mais ce n'est pas une extension de son territoire — la navigation et le survol y restent libres pour les autres États.
  • Croire que ces milieux seraient des « vides » juridiques : ils sont au contraire fortement encadrés par le droit international (CNUDM, traité de l'espace) — le problème n'est pas l'absence de règles, mais leur respect et leurs limites face aux stratégies de puissance.

Révision active

À partir de vos connaissances, rédigez le paragraphe d'introduction qui définit ce qu'est un « espace de conquête » pour l'océan et l'espace : montrez en quoi ces milieux ont longtemps échappé à la souveraineté des États, puis dégagez la tension centrale entre logique d'appropriation (res nullius) et logique de bien commun (res communis), et annoncez les trois grands types d'enjeux (scientifiques, économiques, géopolitiques).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HGGSP — classe terminale, voie générale (thème 1 : « De nouveaux espaces de conquête ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

§ 02

Axe 1 — Conquêtes, affirmations de puissance et rivalités#

●●○StandardLPeduscol-programme-hggsp

La conquête de l’espace (1957 → aujourd’hui)

La conquête de l’espace (1957 → aujourd’hui)Frise chronologique de 1955 à 2025, 1957: Spoutnik (URSS), 1961: Gagarine, 1er homme, 1967: Traité de l’espace, 1969: Apollo 11 (États-Unis), 1998: ISS, 2019: Commandements de l’espace, 1957–1975: Guerre froide : prestige, 2007–2024: Militarisation & New Space19552025annéeGuerre froide :prestigeMilitarisation &New Space1957Spoutnik (URSS)1961Gagarine, 1erhomme1967Traité del’espace1969Apollo 11(États-Unis)1998ISS2019Commandements del’espace
Fig. 2D’une rivalité de prestige (guerre froide) à la militarisation actuelle (commandements de l’espace) et à l’essor des acteurs privés (New Space).

Points clés

Conquérir l'espace ou les mers est d'abord une affirmation de puissance. La conquête spatiale naît de la rivalité bipolaire de la guerre froide : c'est la « course à l'espace » entre l'URSS et les États-Unis. Aux succès soviétiques inauguraux — Spoutnik, premier satellite artificiel (1957), puis Gagarine, premier homme dans l'espace (1961) — les États-Unis répondent par le programme Apollo et l'alunissage d'Apollo 11 (1969). L'enjeu est autant symbolique et idéologique (prestige, démonstration de supériorité technologique) que militaire.
L'espace est très tôt militarisé : satellites d'observation et de renseignement, satellites de télécommunication, systèmes de positionnement (le GPS américain, puis le russe GLONASS, le chinois Beidou, l'européen Galileo) deviennent indispensables aux armées modernes. On parle aujourd'hui d'arsenalisation lorsque des puissances développent des capacités antisatellites (tirs ASAT) ou envisagent des armes en orbite ; plusieurs États ont créé un commandement militaire de l'espace, signe d'une compétition relancée.
La maîtrise des mers est un attribut classique de la puissance (le « sea power » théorisé par l'amiral Mahan à la fin du XIXe siècle). Elle suppose des marines de guerre capables de projeter la force (porte-avions, bases navales) et de contrôler les points de passage stratégiques (détroits de Malacca, d'Ormuz, canaux de Suez et de Panama) par lesquels transite l'essentiel du commerce mondial.
L'océan est aussi le milieu de la dissuasion nucléaire : les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) patrouillent en plongée, indétectables, et garantissent une capacité de frappe en second. Les grandes puissances nucléaires (États-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine) fondent une part de leur dissuasion sur cette composante océanique — la mer devient un sanctuaire stratégique.
Ces milieux attisent les rivalités pour les ressources et les routes. La fonte de la banquise ouvre l'Arctique à de nouvelles routes maritimes et à l'exploitation d'hydrocarbures, suscitant des revendications concurrentes (Russie, États-Unis, Canada, États riverains). En mer, le tracé des ZEE et des plateaux continentaux est l'objet de contentieux, car il commande l'accès aux ressources halieutiques, énergétiques et minérales.
Les acteurs se diversifient : aux États s'ajoutent des entreprises privées. Le « New Space » (firmes privées du spatial qui conçoivent fusées réutilisables, constellations de satellites et tourisme spatial) bouscule le monopole étatique ; en mer, des compagnies de pêche industrielle, d'extraction offshore et de transport maritime sont des acteurs économiques de premier plan, parfois à l'origine de tensions (surpêche, forages contestés).

La mer, attribut de puissance

La mer, attribut de puissanceroue segmentée, 3 segments, Données: Sea power (Mahan), Routes, Dissuasion, RessourcesRoutesdétroits : Malacca, Ormuz, SuezDissuasionSNLE : frappe en secondRessourcespêche, hydrocarbures, ZEESea power (Mahan)
Fig. 3La maîtrise des mers (« sea power », A. T. Mahan) : contrôler les routes et les détroits, sanctuariser la dissuasion océanique, exploiter les ressources des ZEE.
Exemple corrigé

La course à l'espace : une affirmation de puissance

« Montrez que la conquête de l'espace pendant la guerre froide est avant tout une affirmation de puissance entre les deux Grands. »

  1. 01Un contexte de rivalité bipolaire

    Après 1945, la guerre froide oppose les États-Unis et l'URSS sans affrontement direct. L'espace devient un terrain de compétition idéologique : démontrer la supériorité de son système par la prouesse technologique, sans tirer un coup de feu.

  2. 02L'avance soviétique initiale

    L'URSS frappe les premiers coups : Spoutnik, premier satellite artificiel, en 1957 (le « choc Spoutnik » inquiète Washington), puis Gagarine, premier homme dans l'espace, en 1961. Ces succès ont une valeur de prestige mondial considérable.

  3. 03La réponse américaine

    Les États-Unis investissent massivement dans le programme Apollo et l'emportent symboliquement avec l'alunissage d'Apollo 11 en 1969 : « un grand pas pour l'humanité » qui restaure le prestige américain.

  4. 04Une dimension militaire jamais absente

    Derrière la compétition civile, les mêmes fusées servent de lanceurs de missiles, et les satellites d'observation deviennent des outils de renseignement. La conquête spatiale est indissociable de la course aux armements.

Résultat : La course à l'espace de la guerre froide est d'abord une affirmation de puissance : un duel de prestige et d'idéologie entre l'URSS (Spoutnik 1957, Gagarine 1961) et les États-Unis (Apollo 11, 1969), doublé d'enjeux militaires. L'espace s'impose comme un nouveau théâtre de la rivalité entre les deux Grands.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : savoir raconter et dater la course à l'espace comme affirmation de puissance dans le contexte de la guerre froide (1957 Spoutnik, 1961 Gagarine, 1969 Apollo 11), puis montrer son prolongement actuel (militarisation, arsenalisation, commandements de l'espace).
  • Objectif Bac : caractériser la mer comme espace de puissance militaire — maîtrise des routes et des détroits stratégiques, rôle des SNLE dans la dissuasion nucléaire — pour nourrir une partie sur les rivalités.

Erreurs fréquentes

  • Confondre « militarisation » et « arsenalisation » de l'espace : la militarisation (usage militaire de satellites d'observation, de communication, de navigation) est ancienne et généralisée ; l'arsenalisation désigne le placement ou le ciblage d'armes (armes antisatellites, projets d'armes en orbite) et reste plus encadrée et débattue.
  • Réduire la conquête à une affaire d'États : oublier le rôle croissant des entreprises privées (New Space, pêche et extraction industrielles) conduit à manquer une recomposition majeure des acteurs — attendue dans la copie.

Révision active

Composez le plan détaillé d'une partie de dissertation répondant à : « En quoi l'espace et les mers sont-ils des espaces d'affirmation de la puissance ? » Distinguez la dimension symbolique et idéologique (course à l'espace de la guerre froide), la dimension militaire (militarisation des satellites, arsenalisation, dissuasion sous-marine) et la dimension économique (ressources et routes), en nommant à chaque fois des acteurs et des repères précis.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (thème 1, axe 1 : « Conquêtes, affirmations de puissance et rivalités ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

§ 03

Axe 2 — Enjeux diplomatiques et coopérations#

●●○StandardLPeduscol-programme-hggsp

Le double cadre juridique des nouveaux espaces

Le double cadre juridique des nouveaux espacesTableau de 3 colonnes et 4 lignes, Données: Droit de l’espace · Droit de la mer; Texte fondateur · Traité de l’espace (1967) · CNUDM / Montego Bay (1982); Principe · non-appropriation des corps célestes · zones : 12 et 200 milles; Usage · usage pacifique · liberté de navigation; Bien commun · l’espace, patrimoine commun · grands fonds = patrimoine commun, cellule mise en évidence : grands fonds = patrimoine communDROIT DE L’ESPACEDROIT DE LA MERTEXTE FONDATEURTraité de l’espace (1967)CNUDM / Montego Bay (1982)PRINCIPEnon-appropriation des corpscélesteszones : 12 et 200 millesUSAGEusage pacifiqueliberté de navigationBIEN COMMUNl’espace, patrimoine commungrands fonds = patrimoinecommun
Fig. 4Limite commune : un droit sans force contraignante automatique — l’arbitrage de La Haye (2016) en mer de Chine méridionale n’a pas été appliqué par la Chine.

Points clés

Face aux rivalités, ces espaces sont aussi des terrains de régulation et de coopération. Le droit de l'espace repose sur le traité de l'espace de 1967 (signé en pleine guerre froide) : il pose le principe de la liberté d'exploration et d'utilisation de l'espace à des fins pacifiques, interdit toute revendication de souveraineté sur les corps célestes et proscrit le placement d'armes de destruction massive en orbite. C'est un cadre de désarmement et de bien commun.
Le droit de la mer est codifié par la convention de Montego Bay, ou Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982 et entrée en vigueur en 1994. Elle fixe les zones maritimes (eaux territoriales 12 milles, ZEE 200 milles, haute mer), institue la liberté de navigation et déclare « la Zone » des grands fonds « patrimoine commun de l'humanité », gérée par une Autorité internationale des fonds marins. C'est l'un des plus grands textes de coopération internationale.
Ces espaces sont aussi des lieux de coopération scientifique. La Station spatiale internationale (ISS), en service depuis 1998, associe les États-Unis, la Russie, l'Europe (ESA), le Japon et le Canada : c'est l'un des plus vastes programmes scientifiques jamais menés en commun, symbole d'une coopération maintenue même entre puissances rivales. En mer, des programmes internationaux d'exploration et de recherche océanographique partagent données et moyens.
La gouvernance de la haute mer et des grands fonds reste un chantier ouvert. La haute mer, espace de liberté, est difficile à réguler (pêche illégale, pollution, biodiversité menacée) ; les grands fonds suscitent la convoitise pour leurs nodules polymétalliques. La communauté internationale tente d'y répondre par de nouveaux instruments (négociations sur la biodiversité de la haute mer, encadrement de l'exploitation minière sous-marine).
Le droit international connaît cependant des limites. Tous les États ne sont pas parties aux mêmes traités (les États-Unis n'ont pas ratifié la CNUDM tout en en appliquant nombre de règles) ; surtout, le droit ne dispose pas d'une force contraignante automatique. L'arbitrage rendu en 2016 par la Cour permanente d'arbitrage de La Haye, qui invalide les revendications chinoises en mer de Chine méridionale, n'a pas été appliqué par Pékin : preuve que le droit encadre sans toujours s'imposer.
Coopération et rivalité ne s'excluent donc pas : elles coexistent. Les mêmes puissances coopèrent dans certains domaines (science, navigation, désarmement partiel) tout en s'affrontant dans d'autres (ressources, prestige, contrôle stratégique). C'est cette ambivalence qui définit la géopolitique des nouveaux espaces de conquête.
Exemple corrigé

Le droit international suffit-il à réguler les nouveaux espaces ?

« Dans quelle mesure le droit international parvient-il à réguler la conquête des mers et de l'espace ? » Construisez une réponse nuancée.

  1. 01Un cadre juridique ambitieux existe

    Le traité de l'espace de 1967 (non-appropriation des corps célestes, usage pacifique) et la convention de Montego Bay de 1982 (zones maritimes, patrimoine commun des grands fonds) instituent de véritables régimes de droit pour ces milieux. Ce sont des réussites diplomatiques majeures.

  2. 02Une coopération concrète l'accompagne

    La Station spatiale internationale (depuis 1998) prouve que des puissances rivales coopèrent durablement dans la science. L'Autorité internationale des fonds marins gère « la Zone » au nom de l'humanité. La régulation n'est pas que théorique.

  3. 03Mais le droit a des limites

    Tous les États ne ratifient pas les mêmes textes (les États-Unis et la CNUDM). Surtout, il n'existe pas de gendarme mondial : l'arbitrage de La Haye de 2016, défavorable à la Chine en mer de Chine méridionale, n'a pas été appliqué par Pékin.

  4. 04Conclure par l'ambivalence

    Le droit encadre réellement ces espaces et permet la coopération, mais il ne supprime pas les rapports de force : coopération et rivalité coexistent, et c'est la volonté des États qui décide de l'application des règles.

Résultat : Le droit international a doté les mers et l'espace de régimes juridiques solides (1967, 1982) qui rendent possibles de réelles coopérations (ISS, fonds marins). Mais, faute d'une force contraignante automatique — comme le montre l'arbitrage de La Haye de 2016 ignoré par la Chine —, il encadre sans toujours s'imposer : la régulation reste tributaire des rapports de puissance.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : associer chaque espace à son cadre juridique fondateur et le dater — le traité de l'espace de 1967 pour le cosmos, la convention de Montego Bay (CNUDM) de 1982 (en vigueur en 1994) pour les mers — et savoir en énoncer les principes (non-appropriation, liberté d'usage pacifique, patrimoine commun).
  • Objectif Bac : démontrer, avec l'exemple de l'arbitrage de La Haye de 2016 non appliqué par la Chine, les limites du droit international, afin de nuancer une partie sur la coopération (le droit encadre mais ne contraint pas toujours).

Erreurs fréquentes

  • Croire que la CNUDM est universellement ratifiée et pleinement contraignante : certains États majeurs ne l'ont pas ratifiée (les États-Unis), et son application dépend du bon vouloir des États — l'absence de gendarme mondial relativise sa portée.
  • Opposer mécaniquement « coopération » (Axe 2) et « rivalité » (Axe 1) comme deux mondes séparés : en réalité, les mêmes acteurs coopèrent et s'affrontent simultanément. Le bon raisonnement articule les deux logiques au lieu de les cloisonner.

Révision active

Rédigez un paragraphe argumenté montrant que les nouveaux espaces de conquête sont des objets de coopération internationale, tout en soulignant les limites de cette régulation : appuyez-vous sur le traité de l'espace de 1967, la convention de Montego Bay de 1982, la coopération de l'ISS, et l'exemple de l'arbitrage de La Haye de 2016 non respecté.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (thème 1, axe 2 : « Enjeux diplomatiques et coopérations ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

§ 04

Objet de travail conclusif — La Chine : à la conquête de l'espace, des mers et des océans#

●●●ApprofondissementLPeduscol-programme-hggsp

La Chine : une triple conquête (espace, mers, océans)

La Chine : une triple conquêteGraphe, La Chine → L’espace (Tiangong, Beidou), La Chine → Les mers (mer de Chine, 9 traits), La Chine → Les océans (collier de perles)La ChineL’espace(Tiangong,Beidou)Les mers (mer deChine, 9 traits)Les océans(collier deperles)
Fig. 5Trois échelles, une même ambition mondiale — contester l’hégémonie établie : autonomie spatiale (Tiangong, Chang’e, Beidou), affirmation en mer de Chine (ligne en neuf traits, îles artificielles, La Haye 2016 rejeté), présence océanique (« collier de perles », Djibouti, routes de la soie maritimes).

Points clés

L'objet de travail conclusif fait de la Chine l'étude de cas transversale du thème : puissance émergente devenue grande puissance, elle conquiert simultanément l'espace, les mers et les océans, et illustre à la fois les logiques de puissance (Axe 1) et les tensions avec le droit et la coopération (Axe 2). C'est l'exemple privilégié pour réinvestir tout le thème.
Dans l'espace, la Chine a rattrapé son retard et joue désormais dans la cour des grandes puissances spatiales : programme habité, sondes lunaires Chang'e (alunissages, dont un sur la face cachée de la Lune), exploration de Mars, et surtout sa propre station spatiale, Tiangong, mise en service après que la Chine eut été tenue à l'écart de l'ISS. Elle déploie aussi son système de navigation Beidou, alternative au GPS américain — un enjeu de souveraineté technologique.
En mer, la Chine affirme une stratégie navale d'envergure : modernisation accélérée de sa marine de guerre (porte-avions, sous-marins), passage d'une marine de défense côtière à une marine de haute mer (« blue-water navy ») capable de projeter sa puissance loin de ses côtes. C'est l'instrument militaire d'une ambition mondiale.
La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale par la « ligne en neuf traits » (parfois dite « langue de bœuf »), englobant des archipels (Spratleys, Paracels) disputés avec ses voisins (Vietnam, Philippines, Malaisie...). Elle y construit et militarise des îles artificielles pour matérialiser sa présence. En 2016, la Cour permanente d'arbitrage de La Haye juge ces revendications sans fondement juridique au regard de la CNUDM : Pékin rejette l'arbitrage, illustrant le primat de la puissance sur le droit.
À l'échelle des océans, la Chine déploie une stratégie globale de contrôle des routes maritimes. Le « collier de perles » désigne le chapelet de ports et de points d'appui (de la mer de Chine à l'océan Indien, jusqu'à la corne de l'Afrique, où Pékin a ouvert sa première base militaire à l'étranger, à Djibouti) sécurisant ses approvisionnements. Ce dispositif s'inscrit dans les « nouvelles routes de la soie » maritimes, volet océanique d'une stratégie d'influence mondiale.
La conquête chinoise mêle les trois grands enjeux du thème : scientifique (prestige et autonomie technologique de Tiangong et des sondes Chang'e), économique (sécuriser ressources et routes commerciales vitales pour son économie), géopolitique (contester l'hégémonie américaine et étendre son influence). La Chine concentre ainsi, à elle seule, toutes les dynamiques des nouveaux espaces de conquête.
Exemple corrigé

Étude critique : la mer de Chine méridionale (carte de la ligne en neuf traits)

Vous disposez d'une carte représentant la mer de Chine méridionale, la « ligne en neuf traits » revendiquée par la Chine et les archipels disputés. Montrez en quoi ce document illustre une stratégie de puissance contestant le droit international, puis dégagez ses limites.

  1. 01Présenter et contextualiser le document

    La carte localise la mer de Chine méridionale, espace stratégique traversé par des routes commerciales majeures et riche en ressources (pêche, hydrocarbures). Elle figure la « ligne en neuf traits » par laquelle la Chine revendique la quasi-totalité de cette mer, et les archipels disputés (Spratleys, Paracels).

  2. 02Analyser : une affirmation de puissance

    La revendication chinoise traduit une stratégie de puissance : contrôler des routes vitales, sécuriser des ressources, projeter sa marine. La construction et la militarisation d'îles artificielles matérialisent cette emprise et inquiètent les voisins (Vietnam, Philippines).

  3. 03Confronter au droit international

    Au regard de la CNUDM, ces revendications excèdent largement les ZEE permises. En 2016, la Cour permanente d'arbitrage de La Haye, saisie par les Philippines, juge la « ligne en neuf traits » sans fondement juridique. La Chine rejette pourtant la sentence.

  4. 04Mettre en perspective critique (limites)

    Le document montre une revendication, non un droit reconnu : il faut le lire avec recul. Il illustre surtout la limite du droit international, dépourvu de force contraignante face à une grande puissance — la carte dit autant l'ambition de Pékin que la faiblesse de la régulation.

Résultat : La carte de la mer de Chine méridionale illustre, par la « ligne en neuf traits » et la militarisation des îles artificielles, une stratégie chinoise d'affirmation de puissance qui se heurte au droit de la mer. Le rejet de l'arbitrage de La Haye de 2016 en révèle la limite majeure : un document de revendication, témoin du primat des rapports de force sur la règle commune.

Schritt-für-Schritt Erklärung4 Schritte
  1. 1

    L'objet de travail conclusif du thème met la Chine au centre : une puissance qui conquiert en même temps l'espace, les mers et les océans. C'est l'étude de cas idéale, car elle réunit toutes les dynamiques vues dans les deux axes.

  2. 2

    Dans l'espace, la Chine déploie sa propre station, Tiangong, après avoir été écartée de l'ISS, envoie ses sondes Chang'e vers la Lune et lance son système de navigation Beidou, alternative au GPS. C'est une quête d'autonomie technologique et de prestige.

  3. 3

    En mer de Chine méridionale, la Chine revendique presque tout par la « ligne en neuf traits » et militarise des îles artificielles. En 2016, La Haye juge ces revendications sans fondement : Pékin rejette la sentence. La puissance l'emporte sur le droit.

  4. 4

    À l'échelle des océans, le « collier de perles » — un chapelet de ports de la mer de Chine à l'océan Indien, jusqu'à la base de Djibouti — sécurise les routes d'approvisionnement chinoises. C'est le volet maritime des nouvelles routes de la soie : une stratégie mondiale.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : savoir traiter la Chine comme une étude de cas transversale qui mobilise les deux axes — puissance et rivalité d'un côté (programme spatial, stratégie navale, ligne en neuf traits), tensions avec le droit et la coopération de l'autre (Tiangong hors ISS, rejet de l'arbitrage de 2016).
  • Objectif Bac : articuler les trois échelles spatiales de la conquête chinoise — l'espace (Tiangong, Chang'e, Beidou), les mers régionales (mer de Chine méridionale, ligne en neuf traits) et les océans mondiaux (collier de perles, routes de la soie maritimes) — avec des exemples datés et localisés précis.

Erreurs fréquentes

  • Présenter la Chine seulement comme une puissance maritime en oubliant le spatial (ou l'inverse) : l'intérêt de l'objet conclusif est précisément la conquête simultanée de l'espace, des mers et des océans — il faut tenir les trois dimensions ensemble.
  • Dater ou localiser de façon vague : confondre la mer de Chine méridionale (Spratleys, Paracels, ligne en neuf traits, arbitrage de 2016) avec d'autres zones, ou oublier que Tiangong est la réponse chinoise à son exclusion de l'ISS — ces imprécisions affaiblissent fortement la copie.

Révision active

Préparez le plan détaillé d'une dissertation sur le sujet : « La Chine, une puissance à la conquête de l'espace, des mers et des océans. » Organisez votre démonstration autour des trois échelles (l'espace ; la mer de Chine méridionale ; les océans et les routes mondiales) et, pour chacune, montrez comment s'y croisent affirmation de puissance et tension avec le droit international.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (thème 1, OTC : « La Chine : à la conquête de l'espace, des mers et des océans ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

§ 05

Méthode — Disserter et étudier un document sur les nouveaux espaces de conquête#

●●○StandardLPeduscol-programme-hggsp

Structurer une dissertation sur les nouveaux espaces

Structurer une dissertation sur les nouveaux espacesArbre de probabilité, 5 chemins, Données: Introduction; Développement → I. Puissance (axe 1); Développement → II. Coopération (axe 2); Développement → III. Limites; ConclusionDéveloppementDissertationIntroductionI. Puissance (axe 1)II. Coopération (axe 2)III. LimitesConclusion
Fig. 6Introduction : accroche → définir les termes → problématique → annonce du plan. Conclusion : répondre puis ouvrir. Articuler les axes — « puissance ET coopération », non « ou ».

Points clés

L'épreuve écrite de spécialité (3 h 30, coefficient 16, notée sur 20) comporte deux exercices : une dissertation (sans document) et une étude critique d'un ou deux document(s). Ce thème, traité en début d'année, peut être mobilisé dans l'un comme dans l'autre, et offre des sujets transversaux très porteurs.
La dissertation se construit en trois temps. L'introduction accroche, définit les termes (qu'est-ce qu'un « espace de conquête » ? quels milieux ?), pose une problématique (par exemple : ces espaces sont-ils davantage des terrains de rivalité ou de coopération ?) et annonce le plan. Le développement, structuré en deux ou trois parties argumentées, mobilise notions, acteurs, échelles et exemples datés. La conclusion répond à la problématique et ouvre.
Pour ce thème, les plans les plus solides articulent les deux axes du programme plutôt que de les juxtaposer : montrer d'abord les logiques de puissance et de rivalité (Axe 1), puis les logiques de coopération et de régulation (Axe 2), enfin leur coexistence et leurs limites (souvent illustrée par la Chine). Penser « puissance ET coopération » vaut mieux que « puissance OU coopération ».
L'étude critique de document(s) suit une démarche rigoureuse : présenter le document (nature, auteur, date, contexte), l'analyser en mobilisant ses connaissances (expliquer, illustrer, sélectionner les informations utiles), puis en proposer une lecture critique (portée, intérêt, limites, point de vue de l'auteur). Avec deux documents, on les confronte (convergences, divergences, complémentarités).
Une carte (ZEE, mer de Chine méridionale, routes maritimes, collier de perles) appelle une lecture méthodique : repérer la légende et l'échelle, localiser et nommer précisément (archipels, détroits, lignes de revendication), puis interpréter les dynamiques (flux, tensions, stratégies). Localiser sans interpréter, ou interpréter sans localiser, sont deux erreurs symétriques.
Quel que soit l'exercice, la réussite repose sur la mobilisation précise des acteurs (États, organisations internationales, entreprises, communautés scientifiques), des notions (ZEE, res communis, militarisation, dissuasion, soft power maritime), du cadre juridique (CNUDM 1982, traité de l'espace 1967) et de repères datés et localisés sûrs — c'est exactement ce que les capacités attendues du thème demandent de savoir réinvestir.
Exemple corrigé

Problématiser un sujet de dissertation

« Les nouveaux espaces de conquête, entre rivalités et coopérations. » Dégagez une problématique et proposez un plan détaillé.

  1. 01Analyser les termes du sujet

    « Nouveaux espaces de conquête » = l'océan et l'espace, milieux investis récemment. « Entre rivalités et coopérations » invite à confronter deux logiques : l'affirmation de puissance (Axe 1) et la régulation/coopération (Axe 2). Le « entre » suggère une tension, pas un choix exclusif.

  2. 02Formuler la problématique

    On peut poser : dans quelle mesure ces nouveaux espaces sont-ils davantage des terrains de rivalité entre puissances que d'authentiques biens communs régulés par la coopération ? La réponse ne sera ni « tout rivalité » ni « tout coopération », mais une articulation.

  3. 03Bâtir le plan

    I. Des espaces d'affirmation de puissance et de rivalités (course à l'espace, militarisation, ZEE et routes, dissuasion). II. Des espaces de coopération et de régulation (traité de l'espace 1967, CNUDM 1982, ISS, patrimoine commun). III. Une coexistence sous tension, aux limites du droit (la Chine : Tiangong, mer de Chine méridionale, arbitrage de 2016 rejeté).

  4. 04Sécuriser les repères

    Placer des dates et lieux sûrs dans chaque partie : 1957-1969 et l'arsenalisation (I) ; 1967, 1982/1994 et l'ISS depuis 1998 (II) ; 2016 et la mer de Chine méridionale (III). Nommer les acteurs : États, ONU, agences spatiales, entreprises.

Résultat : Le sujet appelle un plan dialectique qui articule rivalité et coopération plutôt que de les opposer : I. la puissance et les rivalités, II. la coopération et le droit, III. leur coexistence et les limites de la régulation (étude de cas chinoise). La problématique guide la démonstration et la conclusion y répond en montrant que ces espaces sont à la fois disputés et partiellement régulés.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : pour une dissertation sur ce thème, savoir construire un plan qui met en relation les deux axes (puissance/rivalité et coopération/régulation) et leurs limites, plutôt que de les traiter séparément, en s'appuyant sur des exemples précis et datés.
  • Objectif Bac : pour une étude de document (souvent une carte), conduire les trois temps attendus — présentation, analyse mobilisant les connaissances, mise en perspective critique — et confronter deux documents le cas échéant.

Erreurs fréquentes

  • Réciter le cours sans répondre au sujet : une dissertation qui empile des connaissances sans problématique ni démonstration manque l'essentiel. Chaque partie doit servir une réponse à la question posée.
  • Paraphraser le document au lieu de l'analyser, ou plaquer du cours sans s'appuyer sur le document : l'étude critique exige de partir du document, de l'éclairer par les connaissances, puis d'en évaluer la portée et les limites — sans confondre ces étapes.

Révision active

Entraînez-vous à problématiser : pour le sujet « Les nouveaux espaces de conquête, entre rivalités et coopérations », rédigez une introduction complète (accroche, définition des termes, problématique, annonce de plan), puis proposez un plan détaillé en trois parties articulant l'Axe 1, l'Axe 2 et leurs limites, en plaçant au moins trois repères datés précis.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (épreuve : dissertation et étude critique de document(s)) (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Épreuve de spécialité HGGSP — définition et modalités (Éduscol) (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Introduction — Océan et espace : des milieux d'exception (souveraineté, droit, exploration)○
    • 02Axe 1 — Conquêtes, affirmations de puissance et rivalités◐
    • 03Axe 2 — Enjeux diplomatiques et coopérations◐
    • 04Objet de travail conclusif — La Chine : à la conquête de l'espace, des mers et des océans●
    • 05Méthode — Disserter et étudier un document sur les nouveaux espaces de conquête◐

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

De nouveaux espaces de conquête

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~27
min
4
Compétences
S'entraîner

Références et sources

Sources

Éduscol — ministère de l'Éducation nationale

  • Programme de spécialité HGGSP — classe terminale, voie générale (thème 1 : « De nouveaux espaces de conquête »)

Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale

  • Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019)

Chapitre précédent

Analyser les dynamiques des puissances internationales

Chapitre suivant

Faire la guerre, faire la paix : formes de conflits et modes de résolution

EuraStudy·Fiches T·03·MMXXVI

Continuez avec le chapitre suivant — le parcours est conservé.