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Depuis la fin de la guerre froide (1989-1991), le monde s'est recomposé entre coopérations et conflits. L'effondrement de l'URSS laisse d'abord les États-Unis seuls superpuissance (« hyperpuissance »), mais cette domination est vite contestée : l'émergence de la Chine et d'autres pôles dessine un monde MULTIPOLAIRE, traversé par la mondialisation et de nouvelles conflictualités (terrorisme djihadiste, conflits régionaux, attentats du 11 septembre 2001). Dans ce monde nouveau, l'Union européenne s'approfondit (traité de Maastricht 1992, euro, espace Schengen) et s'élargit (grand élargissement de 2004), tout en étant traversée par des crises ; et la France cherche une nouvelle place, à la fois puissance moyenne intégrée à l'Europe et défenseur d'un certain modèle démocratique. Ce thème conclusif d'histoire de terminale fait l'objet du contrôle continu.
4sectionsca. 24min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
Verrouillez d'abord les repères et les notions de ce thème conclusif. Repères clés : 1991 (guerre du Golfe ; disparition de l'URSS et fin du monde bipolaire) ; 1992 (signature du traité de Maastricht, qui crée l'Union européenne) ; 1993 (entrée en vigueur de Maastricht, marché unique) ; 1995 (entrée en vigueur de l'espace Schengen ; élargissement à l'Autriche, la Finlande, la Suède) ; 1999-2002 (création puis mise en circulation de l'euro) ; 11 septembre 2001 (attentats contre les États-Unis, début de la « guerre contre le terrorisme ») ; 2004 (grand élargissement de l'Union européenne à dix nouveaux États, surtout d'Europe centrale et orientale) ; 2008 (crise financière mondiale, partie des États-Unis) ; années 2010 (printemps arabes à partir de 2011, montée des tensions, attentats en Europe). Sachez DÉFINIR avec précision : multipolarité, hyperpuissance, mondialisation, gouvernance mondiale, terrorisme (et terrorisme djihadiste), intégration européenne (approfondissement / élargissement), zone euro, espace Schengen, puissance.
niveau approfondi
Pour aller plus loin (esprit critique, Grand oral) : tenez ensemble les deux mots clés du libellé — COOPÉRATIONS et CONFLITS — et montrez qu'ils caractérisent simultanément le monde depuis 1990. D'un côté, des coopérations se renforcent : mondialisation économique, multiplication des organisations et des instances de gouvernance (ONU, OMC, G20), intégration européenne. De l'autre, des conflits et des menaces nouvelles persistent ou réapparaissent : conflits régionaux (ex-Yougoslavie, Proche et Moyen-Orient), terrorisme transnational, retour des rivalités de puissances. La THÈSE possible : le « nouvel ordre mondial » espéré après 1991 n'a pas tenu ; on est passé d'un monde bipolaire à un monde d'abord unipolaire (domination américaine), puis de plus en plus MULTIPOLAIRE et instable, où l'Europe et la France doivent redéfinir leur place. Attention : ce thème porte sur le TEMPS PRÉSENT — exercez un regard critique sur les sources (médias, discours) et évitez l'anachronisme inverse (juger le passé récent avec les certitudes du présent).
Lesetiefe: Approfondi
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De la bipolarité à la multipolarité
Hard power et soft power
À l'aide de vos connaissances, montrez comment l'ordre mondial a évolué depuis 1991 : expliquez le passage d'une domination américaine (l'« hyperpuissance ») à un monde de plus en plus multipolaire.
Après la disparition de l'URSS (1991), les États-Unis restent la seule superpuissance. On parle d'« hyperpuissance » (Hubert Védrine) : leur domination est militaire, économique, technologique et culturelle (soft power). La guerre du Golfe de 1991, menée sous mandat de l'ONU pour libérer le Koweït, illustre ce moment où Washington peut entraîner une large coalition. Le monde paraît unipolaire.
La fin de la guerre froide fait espérer un « nouvel ordre mondial » fondé sur la coopération, le droit international et le rôle enfin actif de l'ONU, désormais débloquée. La mondialisation s'accélère et de nouvelles instances de gouvernance apparaissent (OMC en 1995).
Cette domination est vite relativisée : la Chine connaît une émergence spectaculaire et devient la deuxième économie mondiale ; l'Inde, le Brésil s'affirment ; la Russie revient comme acteur géopolitique ; l'Union européenne pèse dans les échanges. Plusieurs pôles se partagent désormais l'influence.
On passe ainsi d'un monde unipolaire à un monde MULTIPOLAIRE, plus ouvert mais aussi plus instable. La puissance se diversifie (hard power et soft power) et aucune puissance ne peut tout régler seule ; la gouvernance mondiale se cherche (G20 à partir de 2008).
Conclure que l'ordre issu de 1991 n'est resté unipolaire qu'un temps : la domination américaine, réelle dans les années 1990, a cédé la place à un monde multipolaire où coopérations et rivalités coexistent.
Résultat : Une bonne réponse date et nomme les trois étapes (bipolaire avant 1991, unipolaire dans les années 1990, multipolaire ensuite), emploie correctement « hyperpuissance », « multipolarité », « mondialisation » et « gouvernance mondiale », et s'appuie sur des exemples précis (guerre du Golfe de 1991, émergence chinoise, OMC, G20).
Point de départ : en 1991, l'URSS disparaît. Le monde bipolaire de la guerre froide prend fin et les États-Unis restent la seule superpuissance.
Dans les années 1990, les États-Unis dominent seuls : c'est l'« hyperpuissance ». Le monde paraît unipolaire, organisé autour d'un seul pôle.
Mais l'émergence de la Chine et d'autres puissances fait basculer le monde vers la multipolarité : plusieurs pôles se partagent désormais l'influence.
Erreurs fréquentes
Révision active
À l'aide du schéma et de vos connaissances, rédigez un paragraphe argumenté montrant comment, depuis 1991, le monde est passé d'une domination américaine (l'« hyperpuissance ») à une situation de plus en plus multipolaire. Appuyez-vous sur des exemples précis (guerre du Golfe de 1991, émergence de la Chine, instances de gouvernance mondiale).
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes d'histoire-géographie — première et terminale, voie générale (BO 2019), Histoire de terminale, thème 4 (Le monde, l'Europe et la France depuis les années 1990, entre coopérations et conflits), chapitre 1 (La fin de la guerre froide et un nouvel ordre mondial) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Le 11 septembre 2001 et ses suites
À l'aide de vos connaissances, montrez que le monde de l'après-guerre froide reste traversé par de nouvelles conflictualités et de nouvelles menaces. Vous accorderez une place particulière aux attentats du 11 septembre 2001.
Annoncer que la fin de la guerre froide (1991) avait fait espérer un « nouvel ordre mondial » pacifique, mais que cet espoir a été déçu. Le monde de l'après-guerre froide est en réalité traversé de nouvelles conflictualités.
Des conflits régionaux éclatent ou se rouvrent : guerres de l'ex-Yougoslavie dans les Balkans (années 1990, génocide de Srebrenica en 1995), conflits au Proche et au Moyen-Orient. Beaucoup sont infra-étatiques (tensions ethniques, religieuses, politiques), et non plus des guerres classiques entre blocs.
Le 11 septembre 2001, Al-Qaïda frappe les États-Unis (World Trade Center, Pentagone), faisant près de 3 000 morts. C'est un choc : la première puissance du monde est frappée sur son sol par un ACTEUR NON ÉTATIQUE. En réponse, Washington lance la « guerre contre le terrorisme » (Afghanistan 2001, puis Irak 2003, intervention contestée).
Le terrorisme djihadiste devient une menace majeure et transnationale qui frappe aussi l'Europe (Madrid 2004, Londres 2005, France 2015). Dans les années 2010, Daech prospère sur le chaos régional après les printemps arabes de 2011.
Conclure que la fin de la guerre froide n'a pas supprimé les conflits : elle a fait apparaître de nouvelles conflictualités (conflits régionaux, terrorisme) et de nouvelles vulnérabilités (y compris économiques, avec la crise de 2008), conformément au couple « coopérations ET conflits » du thème.
Résultat : Une bonne réponse caractérise les nouvelles conflictualités (conflits régionaux infra-étatiques, terrorisme transnational), traite le 11 septembre 2001 comme une rupture majeure (acteur non étatique, guerre contre le terrorisme) et conclut que la fin de la guerre froide n'a pas apporté la paix attendue.
Erreurs fréquentes
Révision active
À partir du schéma chronologique et de vos connaissances, rédigez un développement construit montrant pourquoi le monde de l'après-guerre froide n'a pas connu la paix attendue : présentez les nouvelles conflictualités et les nouvelles menaces (conflits régionaux, terrorisme, le 11 septembre 2001) qui le caractérisent.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes d'histoire-géographie — première et terminale, voie générale (BO 2019), Histoire de terminale, thème 4 (Le monde, l'Europe et la France depuis les années 1990) — point de passage et d'ouverture : le 11 septembre 2001 (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Approfondir et élargir l'Union européenne
« En 1992, le traité de Maastricht crée l'Union européenne, institue une citoyenneté européenne et ouvre la voie à une monnaie unique. » À l'aide de vos connaissances, expliquez en quoi le traité de Maastricht constitue une étape décisive de l'approfondissement de la construction européenne, et montrez les débats qu'il a suscités.
Le traité de Maastricht est signé en 1992 et entre en vigueur en 1993. Il intervient juste après la fin de la guerre froide, dans un contexte de réunification allemande (1990) et de volonté de relancer et d'approfondir le projet européen.
Le traité transforme la CEE en Union européenne : il crée une citoyenneté européenne (qui s'ajoute aux citoyennetés nationales), fixe le cadre d'une monnaie unique (le futur euro) et élargit les coopérations à la politique étrangère et de sécurité, à la justice et aux affaires intérieures. C'est donc un approfondissement, un saut qualitatif de l'intégration.
Maastricht ouvre une décennie d'approfondissement concret : entrée en vigueur de l'espace Schengen en 1995 (libre circulation), création de l'euro en 1999 et mise en circulation en 2002. L'Europe devient une réalité quotidienne pour les citoyens.
Le traité n'a pas fait l'unanimité : en France, il est ratifié de justesse par référendum en 1992. Plus largement, l'approfondissement souverainiste (transfert de compétences, monnaie unique) nourrit des débats sur la souveraineté nationale et la démocratie européenne, débats qui ressurgiront (rejet de la Constitution en 2005, Brexit en 2016).
Conclure que Maastricht est bien une étape décisive de l'approfondissement européen — naissance de l'Union, citoyenneté, monnaie unique — mais qu'il inaugure aussi une construction discutée, partagée entre intégration plus poussée et résistances nationales.
Résultat : Une bonne réponse montre que Maastricht (1992-1993) fait passer de la CEE à l'Union européenne (citoyenneté, cadre de l'euro, nouvelles compétences) — un approfondissement majeur — tout en soulignant, avec esprit critique, les débats qu'il suscite (ratification de justesse en France, question de la souveraineté).
Erreurs fréquentes
Révision active
À l'aide de la frise et de vos connaissances, rédigez un développement construit présentant la construction européenne depuis 1992 : montrez qu'elle combine un approfondissement (Maastricht, euro, Schengen) et des élargissements (grand élargissement de 2004), tout en étant traversée par des crises.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes d'histoire-géographie — première et terminale, voie générale (BO 2019), Histoire de terminale, thème 4 (Le monde, l'Europe et la France depuis les années 1990) — point de passage et d'ouverture : la construction européenne et le traité de Maastricht (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
La France, une puissance moyenne mondiale
Grandes étapes géopolitiques depuis 1990
Rédigez une composition organisée répondant au sujet : « La France et sa place dans le monde depuis les années 1990. »
Présenter le contexte : depuis la fin de la guerre froide (1991), le monde est devenu multipolaire et mondialisé. Poser la problématique : comment la France, puissance moyenne, trouve-t-elle une nouvelle place et défend-elle son rôle dans ce monde recomposé ? Annoncer un plan en trois temps (atouts, cadres multilatéraux, défis).
La France conserve des atouts hérités : membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU (droit de veto), puissance nucléaire, deuxième domaine maritime mondial, francophonie et rayonnement culturel (soft power). Mais, dans un monde multipolaire dominé par de plus grands ensembles (États-Unis, Chine), sa puissance reste relative : c'est une puissance moyenne.
La France agit dans des cadres multilatéraux : elle est l'un des moteurs de la construction européenne (couple franco-allemand, adoption de l'euro, présence de Maastricht à aujourd'hui) et un acteur de la gouvernance mondiale (ONU, G7, G20, accord de Paris sur le climat en 2015). Elle peut aussi prendre des positions indépendantes (refus de la guerre d'Irak en 2003).
La France affronte de nouveaux défis intérieurs, au premier rang desquels le terrorisme djihadiste (attentats de 2015 : Charlie Hebdo en janvier, 13 novembre à Paris). La réponse mobilise l'État de droit et l'unité nationale : c'est l'enjeu de la défense de la démocratie, qui relève du point de passage et d'ouverture officiel « La République française face aux enjeux de la défense et de la sécurité depuis 1989 ».
Conclure que la France, puissance moyenne, compense sa taille par ses atouts et son insertion multilatérale (Europe, ONU), tout en relevant de nouveaux défis. Ouvrir sur la question de l'avenir de sa place dans un monde multipolaire et incertain.
Résultat : Une bonne composition équilibre les trois dimensions — atouts et puissance relative, action multilatérale ancrée dans l'Europe, défis intérieurs (défense de la démocratie face au terrorisme) — en s'appuyant sur des repères précis (siège à l'ONU, euro, refus de la guerre d'Irak en 2003, attentats et accord de Paris en 2015).
Erreurs fréquentes
Révision active
Rédigez une composition montrant comment la France cherche, depuis 1990, une nouvelle place dans le monde : une puissance moyenne aux atouts réels, agissant dans des cadres multilatéraux (Europe, ONU), tout en relevant de nouveaux défis intérieurs (défense de la démocratie face au terrorisme).
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes d'histoire-géographie — première et terminale, voie générale (BO 2019), Histoire de terminale, thème 4 (Le monde, l'Europe et la France depuis les années 1990) — point de passage et d'ouverture : la France et la défense de la démocratie (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol