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Thème 1 de géographie de terminale (enseignement commun, voie générale, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) : les mers et les océans sont devenus les vecteurs essentiels de la mondialisation. Le programme articule deux questions — « Mers et océans : vecteurs essentiels de la mondialisation » (flux, routes, ressources) et « Mers et océans : entre appropriation, protection et liberté de circulation » (droit de la mer, ZEE, rivalités) — puis une question spécifique sur la France, deuxième zone économique exclusive (ZEE) du monde. Le thème est au programme actuel de terminale et est évalué dans le cadre du contrôle continu.
4sectionsca. 18min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrise d'abord les repères et le vocabulaire-clé (maritimisation, ZEE, façade, route maritime, détroit/canal stratégique) et sache localiser les grands passages et façades sur un planisphère.
niveau approfondi
Construis une argumentation problématisée et multiscalaire : relie ressources, routes et rivalités, mobilise le droit de la mer (convention de Montego Bay, 1982) et illustre par des exemples précis (Ormuz, Malacca, mer de Chine méridionale, ZEE française ultramarine).
Lesetiefe: Approfondi
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Façade maritime et hinterland
Rapport de concentration portuaire
Le port de Shanghai (≈ 47 millions d'EVP) traite environ 3,36 fois plus de conteneurs que Rotterdam (≈ 14 millions d'EVP) : un repère chiffré simple pour mesurer la polarisation des trafics.
Trafic conteneurisé des principaux ports mondiaux (millions d'EVP, ordre de grandeur 2022)
À l'aide du graphique des trafics conteneurisés (en millions d'EVP), décrivez la hiérarchie des grands ports mondiaux, puis expliquez ce qu'elle révèle de la géographie de la mondialisation.
Le graphique classe cinq ports par trafic de conteneurs, mesuré en EVP (équivalent vingt pieds, l'unité de comptage des conteneurs). Shanghai domine avec environ 47 millions d'EVP, devant Singapour (≈ 37), Ningbo (≈ 33), Shenzhen (≈ 30) et Rotterdam (≈ 14).
Le trafic est très inégalement réparti : Shanghai traite environ 3,4 fois plus de conteneurs que Rotterdam. Quatre des cinq ports sont chinois ou est-asiatiques ; un seul, Rotterdam, est européen.
Rapport Shanghai / Rotterdam : 47 / 14 ≈ 3,36. La concentration des trafics traduit une polarisation de l'économie-monde autour de quelques hubs.
La domination est-asiatique reflète le rôle d'« atelier du monde » de la Chine et de l'Asie orientale dans les chaînes de valeur mondiales ; Singapour est un hub de transbordement situé sur le détroit de Malacca ; Rotterdam commande la façade européenne (Northern Range) et un vaste hinterland rhénan.
Résultat : La hiérarchie portuaire est très polarisée et dominée par l'Asie orientale : elle montre que les mers et les océans organisent une mondialisation concentrée autour de quelques façades et hubs reliés à de vastes arrière-pays.
Erreurs fréquentes
Révision active
À partir d'un planisphère muet, localisez et nommez les principaux détroits, canaux et façades maritimes ; tracez deux grandes routes maritimes mondiales et identifiez les hubs portuaires qu'elles relient. Rédigez ensuite un paragraphe expliquant pourquoi la conteneurisation a renforcé la maritimisation de l'économie.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes d'histoire-géographie de terminale (voie générale), géographie thème 1 (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Ressources maritimes et tensions
Ordre de grandeur des stocks surexploités (FAO)
Environ un tiers des stocks de poissons sont surexploités d'après la FAO : un repère chiffré utile pour illustrer la fragilité de la ressource halieutique.
État des stocks halieutiques mondiaux (ordre de grandeur, d'après la FAO)
Présentez les principales ressources offertes par les mers et les océans, puis montrez en quoi leur exploitation est porteuse de tensions. Vous illustrerez chaque famille de ressources par un exemple.
Trois grandes familles : (1) halieutiques — pêche et aquaculture (ex. zones de pêche de l'Atlantique Nord ou du Pacifique) ; (2) énergétiques — hydrocarbures offshore (ex. mer du Nord, golfe de Guinée) et énergies renouvelables (parcs éoliens offshore en mer du Nord) ; (3) minières et biologiques — nodules polymétalliques des grands fonds, biodiversité valorisée par les biotechnologies.
Ces ressources attisent les appétits car la demande mondiale croît (alimentation, énergie, métaux pour la transition numérique et énergétique) : l'océan apparaît comme une nouvelle frontière de l'économie mondiale.
L'exploitation se heurte à des limites : surpêche (≈ un tiers des stocks surexploités selon la FAO), pollutions (marées noires, déchets plastiques), atteintes à la biodiversité et au climat (acidification, réchauffement).
Des politiques de développement durable émergent : aires marines protégées (AMP), quotas de pêche, régulation internationale — souvent en concurrence avec les usages économiques.
Résultat : Les mers et océans concentrent des ressources halieutiques, énergétiques et minières de plus en plus convoitées, mais leur exploitation menace des écosystèmes fragiles : la gestion durable devient un enjeu géopolitique et environnemental majeur.
Erreurs fréquentes
Révision active
Rédigez un paragraphe argumenté montrant que les mers et les océans sont des espaces de ressources convoités mais fragiles. Appuyez-vous sur au moins un exemple par famille de ressources (halieutique, énergétique, minière) et concluez sur les tensions environnementales.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes d'histoire-géographie de terminale (voie générale), géographie thème 1 (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Les zones maritimes (CNUDM, 1982)
Gradient juridique depuis la côte (mn = milles marins)
Depuis la ligne de base, la souveraineté décroît : pleine dans les eaux territoriales (12 milles marins), limitée aux droits d'exploitation dans la ZEE (jusqu'à 200 milles), puis liberté de la haute mer. Un schéma-clé à savoir reproduire.
À partir de vos connaissances et du droit de la mer, expliquez pourquoi la mer de Chine méridionale est un espace de fortes rivalités. Vous montrerez comment s'y superposent enjeux de ressources, de routes et de souveraineté.
La mer de Chine méridionale est une mer semi-fermée bordée par la Chine, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei, ouverte au sud-ouest sur le détroit de Malacca. Elle est traversée par une des routes maritimes les plus fréquentées du monde.
Une part très importante du commerce mondial y transite, notamment les hydrocarbures venant du Moyen-Orient vers l'Asie orientale via Malacca : contrôler cet espace, c'est contrôler une artère vitale de la mondialisation.
Le sous-sol recèlerait des hydrocarbures, les eaux sont riches en ressources halieutiques : chaque État riverain cherche à étendre sa ZEE pour s'approprier ces richesses (droit de la mer, convention de Montego Bay 1982).
La Chine revendique une large zone (« ligne en neuf traits »), artificialise des îlots (récifs transformés en bases) pour asseoir ses prétentions, ce qui provoque des contentieux avec ses voisins et la présence de marines étrangères (États-Unis) au nom de la liberté de navigation.
Résultat : La mer de Chine méridionale concentre ressources, routes stratégiques et revendications de souveraineté : la superposition de ces enjeux, mal arbitrée par le droit de la mer, en fait un haut lieu des rivalités maritimes contemporaines et un marqueur de l'affirmation de la puissance chinoise.
Erreurs fréquentes
Révision active
Réalisez un schéma légendé des espaces maritimes selon le droit de la mer (ligne de base, eaux territoriales à 12 milles, ZEE à 200 milles, haute mer), puis rédigez un paragraphe expliquant comment ce droit nourrit à la fois la coopération et les rivalités, en vous appuyant sur l'exemple de la mer de Chine méridionale.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes d'histoire-géographie de terminale (voie générale), géographie thème 1 (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
La 2ᵉ ZEE mondiale grâce à l'outre-mer
Domaine maritime français
La zone économique exclusive française, portée par les territoires ultramarins, avoisine 10,2 millions de km², ce qui place la France au 2e rang mondial derrière les États-Unis. Un chiffre-repère à connaître.
Superficie des plus grandes ZEE du monde (millions de km², ordre de grandeur)
« La France, une grande puissance maritime mondiale. » Justifiez cette affirmation, puis montrez-en les limites. Vous vous appuierez sur des données chiffrées et des exemples précis.
La France a un territoire émergé modeste (≈ 0,6 million de km²) mais le 2e domaine maritime du monde : sa ZEE atteint environ 10,2 millions de km², juste derrière les États-Unis (≈ 11,4 millions).
Ce rang tient à ses territoires ultramarins dispersés dans tous les océans (Antilles–Guyane, La Réunion–Mayotte dans l'océan Indien, Polynésie–Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique, terres australes) : héritage colonial devenu atout géostratégique.
Cette ZEE donne des droits exclusifs sur d'immenses ressources (pêche, hydrocarbures, minerais des grands fonds, biodiversité) et une présence sur toutes les mers, soutenue par la marine nationale et l'action de l'État en mer.
La puissance est à relativiser : les grands ports français (Le Havre, Marseille-Fos) restent en retrait de Rotterdam ou d'Anvers ; l'immensité de la ZEE est difficile à surveiller (pêche illégale, trafics) et impose de lourdes responsabilités environnementales.
Résultat : Avec une ZEE d'environ 10,2 millions de km² (2e rang mondial) répartie sur tous les océans grâce à l'outre-mer, la France est une grande puissance maritime — mais une puissance à consolider, entre ports en retrait, surveillance d'un domaine immense et responsabilités environnementales.
Partons d'un paradoxe : la France a un petit territoire terrestre, mais le deuxième domaine maritime du monde.
Ce rang s'explique par les territoires ultramarins, dispersés dans tous les océans : Caraïbes, océan Indien, Pacifique, terres australes.
Comparée aux autres grandes ZEE, la France se classe juste derrière les États-Unis et devant l'Australie et la Russie.
Cette ZEE est un atout — ressources et présence mondiale — mais aussi une responsabilité : surveiller, protéger, défendre la liberté de navigation.
Erreurs fréquentes
Révision active
Rédigez une réponse organisée à la consigne : « La France, une puissance maritime mondiale : atouts et limites. » Vous mobiliserez le chiffre de la ZEE, le rôle de l'outre-mer et au moins une limite (ports, surveillance ou environnement).
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes d'histoire-géographie de terminale (voie générale), géographie thème 1 (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol