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Lois de Newton et mouvement dans un champ

On décrit d'abord un mouvement par les vecteurs position, vitesse et accélération, dans un repère cartésien comme dans le repère de Frenet. La deuxième loi de Newton relie ensuite la somme des forces à l'accélération du centre de masse, ce qui permet d'étudier les mouvements dans un champ uniforme (pesanteur, condensateur plan) puis dans le champ de gravitation, jusqu'aux trois lois de Kepler.

5 sections·~31 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 1 · Standard 3 · Approfondissement 1·Vérifié · 06/2026

T·0555 / 11
Profil d’examen
Définir et établir les vecteurs vitesse et accélération (dérivation, coordonnées cartésiennes, repère de Frenet)Appliquer la deuxième loi de Newton dans un référentiel galiléen pour relier forces et accélérationÉtudier un mouvement dans un champ uniforme (pesanteur, champ électrique d'un condensateur plan) : équations horaires, trajectoire, aspects énergétiquesÉtudier un mouvement dans un champ de gravitation et exploiter les lois de Kepler (mouvement circulaire, satellite géostationnaire)
Opérateurs :définirétablirexploitercaractériserdémontrercalculerinterpréterjustifier

niveau de base

Maîtrise d'abord les automatismes : projeter la deuxième loi de Newton sur deux axes, écrire les équations horaires d'un mouvement dans un champ uniforme et appliquer la troisième loi de Kepler à une orbite circulaire.

niveau approfondi

Approfondis les démonstrations complètes (établir l'équation de la trajectoire à partir des équations horaires, retrouver T²/a³ = 4π²/(GM) à partir de la deuxième loi de Newton) et exploite finement le repère de Frenet et les bilans énergétiques.

Profondeur

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Sommaire · 5 sections▾
  1. Lois de Newton et mouvement dans un champ
    • 01Description vectorielle d'un mouvement : position, vitesse, accélération et repère de Frenet○
    • 02Deuxième loi de Newton, centre de masse et référentiel galiléen◐
    • 03Mouvement dans un champ uniforme : pesanteur et champ électrique d'un condensateur plan◐
    • 04Aspects énergétiques : énergie cinétique, théorème de l'énergie cinétique et énergie mécanique◐
    • 05Mouvement dans un champ de gravitation : satellites, planètes et lois de Kepler●
§ 01

Description vectorielle d'un mouvement : position, vitesse, accélération et repère de Frenet#

●○○BaseLPeduscol-programme-physique-chimie-terminale

Repère de Frenet sur une trajectoire circulaire

Repère de Frenet : u_T tangent, u_N et a centripètes vers OFigure géométrique, O, M, u_T (sens de v), u_N, a (centripète), R, trajectoireOMx1x2trajectoireRuT (sensde v)uNa(centripè…
Fig. 1Le vecteur vitesse est porté par uT→\overrightarrow{u_T}uT​​ (tangent) ; pour un mouvement circulaire uniforme, l'accélération est portée par uN→\overrightarrow{u_N}uN​​, dirigée vers le centre O.

Points clés

La cinématique du point matériel décrit le mouvement sans en chercher les causes : on suit un point M — le plus souvent le centre de masse du système — à l'aide de trois vecteurs emboîtés. Le vecteur position OM→\overrightarrow{OM}OM repère M par rapport à une origine O fixe d'un référentiel ; sa dérivée temporelle donne la vitesse, et la dérivée de la vitesse donne l'accélération. Toute l'étude dynamique de terminale repose sur cette chaîne position → vitesse → accélération, qu'il faut savoir conduire par le calcul (dérivation d'expressions horaires) comme graphiquement (sur une chronophotographie ou une vidéo pointée).
Le vecteur vitesse d'un point M est la dérivée temporelle de son vecteur position : v→=dOM→dt\overrightarrow{v} = \dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}v=dtdOM​. En coordonnées cartésiennes, on dérive composante par composante : vx=x˙v_x = \dot{x}vx​=x˙, vy=y˙v_y = \dot{y}vy​=y˙​, vz=z˙v_z = \dot{z}vz​=z˙. Le vecteur vitesse est toujours tangent à la trajectoire et orienté dans le sens du mouvement ; sa norme v=∥v→∥v = \lVert\overrightarrow{v}\rVertv=∥v∥ (en m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}m⋅s−1) est la « vitesse » au sens courant. Cette tangence reste vraie même lorsque la trajectoire est courbe.
Le vecteur accélération est la dérivée temporelle du vecteur vitesse, donc la dérivée seconde de la position : a→=dv→dt=d2OM→dt2\overrightarrow{a} = \dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{v}}{\mathrm{d}t} = \dfrac{\mathrm{d}^2\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t^2}a=dtdv​=dt2d2OM​, soit ax=x¨a_x = \ddot{x}ax​=x¨, ay=y¨a_y = \ddot{y}ay​=y¨​. Contrairement à la vitesse, l'accélération n'est en général PAS tangente à la trajectoire : elle est tournée vers l'intérieur de la concavité du mouvement. Une accélération traduit toute variation du vecteur vitesse — changement de sa valeur, de sa direction, ou des deux.
Pour un mouvement plan, il est souvent commode d'abandonner les axes fixes (x,y)(x, y)(x,y) au profit d'un repère local lié au mobile : le repère de Frenet (uT→,uN→)(\overrightarrow{u_T}, \overrightarrow{u_N})(uT​​,uN​​). Le vecteur unitaire uT→\overrightarrow{u_T}uT​​ est tangent à la trajectoire, dans le sens du mouvement ; le vecteur unitaire uN→\overrightarrow{u_N}uN​​ lui est perpendiculaire et pointe vers le centre de courbure (l'intérieur du virage). Ce repère « accompagne » le point et tourne avec lui le long de la trajectoire.
Dans le repère de Frenet, l'accélération se décompose en deux contributions de sens physique limpide : a→=dvdt uT→+v2R uN→\overrightarrow{a} = \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\,\overrightarrow{u_T} + \dfrac{v^2}{R}\,\overrightarrow{u_N}a=dtdv​uT​​+Rv2​uN​​, où RRR est le rayon de courbure. La composante tangentielle dvdt\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}dtdv​ traduit la variation de la VALEUR de la vitesse (le mobile accélère ou freine) ; la composante normale v2R\frac{v^2}{R}Rv2​, toujours positive et dirigée vers le centre, traduit le changement de DIRECTION de la vitesse. Elle est d'autant plus grande que le mobile est rapide et que le virage est serré (RRR petit).
Pour un mouvement circulaire UNIFORME, la valeur vvv est constante donc dvdt=0\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0dtdv​=0 : l'accélération est purement centripète, a→=v2R uN→\overrightarrow{a} = \dfrac{v^2}{R}\,\overrightarrow{u_N}a=Rv2​uN​​, de norme constante et dirigée à chaque instant vers le centre. C'est le résultat le plus contre-intuitif de la cinématique : un mobile peut avoir une accélération non nulle alors même que sa vitesse ne change pas en valeur — parce que sa direction, elle, change sans cesse.
On classe alors les mouvements selon la direction relative de a→\overrightarrow{a}a et v→\overrightarrow{v}v : rectiligne ⇒a→\Rightarrow \overrightarrow{a}⇒a colinéaire à v→\overrightarrow{v}v ; rectiligne uniforme ⇒a→=0→\Rightarrow \overrightarrow{a} = \overrightarrow{0}⇒a=0 ; rectiligne uniformément varié ⇒a→\Rightarrow \overrightarrow{a}⇒a constant et colinéaire à v→\overrightarrow{v}v ; circulaire ⇒a→\Rightarrow \overrightarrow{a}⇒a a ses deux composantes de Frenet ; circulaire uniforme ⇒a→\Rightarrow \overrightarrow{a}⇒a centripète de norme constante. Le signe du produit scalaire a→⋅v→\overrightarrow{a}\cdot\overrightarrow{v}a⋅v renseigne sur l'évolution de la vitesse : positif ⇒\Rightarrow⇒ le mobile accélère, négatif ⇒\Rightarrow⇒ il ralentit, nul ⇒\Rightarrow⇒ la valeur de vvv est stationnaire (cas du circulaire uniforme à tout instant).
Sur une chronophotographie ou une vidéo pointée (positions MiM_iMi​ aux dates régulières tit_iti​ séparées de Δt\Delta tΔt), on estime ces vecteurs par des dérivées numériques centrées : vi→≈Mi−1Mi+1→2 Δt\overrightarrow{v_i} \approx \dfrac{\overrightarrow{M_{i-1}M_{i+1}}}{2\,\Delta t}vi​​≈2ΔtMi−1​Mi+1​​​ et ai→≈vi+1→−vi−1→2 Δt\overrightarrow{a_i} \approx \dfrac{\overrightarrow{v_{i+1}} - \overrightarrow{v_{i-1}}}{2\,\Delta t}ai​​≈2Δtvi+1​​−vi−1​​​. La construction graphique de ai→\overrightarrow{a_i}ai​​ (capacité numérique exigible) consiste à reporter vi+1→\overrightarrow{v_{i+1}}vi+1​​ et −vi−1→-\overrightarrow{v_{i-1}}−vi−1​​ bout à bout : le vecteur somme, divisé par 2Δt2\Delta t2Δt, donne la direction et le sens de l'accélération, et permet de reconnaître la nature du mouvement.
v→=dOM→dta→=dv→dt=d2OM→dt2\overrightarrow{v} = \dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t}\qquad \overrightarrow{a} = \dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{v}}{\mathrm{d}t} = \dfrac{\mathrm{d}^2\overrightarrow{OM}}{\mathrm{d}t^2}v=dtdOM​a=dtdv​=dt2d2OM​

Vitesse et accélération par dérivation

La vitesse est la dérivée première du vecteur position ; l'accélération est la dérivée première de la vitesse, donc la dérivée seconde de la position.

a→=dvdt uT→+v2R uN→\overrightarrow{a} = \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\,\overrightarrow{u_T} + \dfrac{v^2}{R}\,\overrightarrow{u_N}a=dtdv​uT​​+Rv2​uN​​

Accélération dans le repère de Frenet

La composante tangentielle traduit la variation de la valeur de la vitesse ; la composante normale, toujours positive et dirigée vers le centre, traduit le changement de direction. Pour un mouvement circulaire uniforme, le premier terme s'annule.

Exemple corrigé

Mouvement circulaire uniforme : accélération centripète et période

Un point M décrit un cercle de rayon R=80 mR = 80~\mathrm{m}R=80 m à la vitesse constante v=25 m⋅s−1v = 25~\mathrm{m\cdot s^{-1}}v=25 m⋅s−1. Déterminer les caractéristiques (direction, sens, valeur) de son vecteur accélération dans le repère de Frenet, puis calculer la période TTT du mouvement.

  1. 01Nature du mouvement

    Le mouvement est circulaire et uniforme (la valeur de la vitesse est constante). Dans le repère de Frenet, la composante tangentielle est nulle car dvdt=0\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0dtdv​=0.

  2. 02Vecteur accélération

    Il ne reste que la composante normale : l'accélération est centripète, dirigée de M vers le centre O selon uN→\overrightarrow{u_N}uN​​.

  3. 03Valeur de l'accélération

    On applique a=v2R=25280a = \frac{v^2}{R} = \frac{25^2}{80}a=Rv2​=80252​.

    a=v2Ra = \dfrac{v^2}{R}a=Rv2​
  4. 04Période du mouvement

    La période est la durée pour parcourir le périmètre 2πR2\pi R2πR à la vitesse vvv : T=2πRv=2π×8025T = \frac{2\pi R}{v} = \frac{2\pi \times 80}{25}T=v2πR​=252π×80​.

    T=2πRvT = \dfrac{2\pi R}{v}T=v2πR​

Résultat : L'accélération est centripète (dirigée vers le centre O), de valeur a≈7,81 m⋅s−2a \approx 7{,}81~\mathrm{m\cdot s^{-2}}a≈7,81 m⋅s−2 ; la période vaut T≈20,1 sT \approx 20{,}1~\mathrm{s}T≈20,1 s.

Objectif Bac

  • Savoir établir les coordonnées cartésiennes de v→\overrightarrow{v}v puis de a→\overrightarrow{a}a par dérivation à partir d'une expression du vecteur position fournie.
  • Savoir construire les vecteurs vitesse et accélération sur une chronophotographie et reconnaître la nature du mouvement (uniforme, accéléré, circulaire) à partir de leur direction relative.
  • Citer et exploiter sans hésitation les coordonnées de v→\overrightarrow{v}v et a→\overrightarrow{a}a dans le repère de Frenet pour un mouvement circulaire (capacité numérique : représenter le vecteur accélération en plusieurs points).

Erreurs fréquentes

  • Croire qu'un mouvement circulaire uniforme a une accélération nulle « parce que la vitesse est constante » : c'est la VALEUR de la vitesse qui est constante, sa DIRECTION change, donc a→≠0→\overrightarrow{a} \neq \overrightarrow{0}a=0 (elle est centripète).
  • Orienter uN→\overrightarrow{u_N}uN​​ vers l'extérieur de la courbe : par convention uN→\overrightarrow{u_N}uN​​ pointe vers le centre de courbure, donc l'accélération normale est toujours dirigée vers l'intérieur.
  • Confondre la composante tangentielle (changement de la valeur de vvv) et la composante normale (changement de direction) de l'accélération, ou croire l'accélération tangente à la trajectoire (elle ne l'est que pour un mouvement rectiligne).

Révision active

Un point M décrit un cercle de rayon R=80 mR = 80~\mathrm{m}R=80 m à la vitesse constante v=25 m⋅s−1v = 25~\mathrm{m\cdot s^{-1}}v=25 m⋅s−1. Déterminer la direction et la valeur de son vecteur accélération, puis la période du mouvement.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 02

Deuxième loi de Newton, centre de masse et référentiel galiléen#

●●○StandardLPeduscol-programme-physique-chimie-terminale

Bilan des forces sur un palet sur plan incliné

Palet sur plan incliné sans frottement (α = 20°)Diagramme des forces, P (poids): 270°, N (réaction): 110°P (poids)N (réaction)R
Fig. 2Plan montant vers la droite (α=20∘\alpha = 20^\circα=20∘). La réaction normale N→\overrightarrow{N}N compense la composante du poids perpendiculaire à la pente ; la résultante R→=P→+N→\overrightarrow{R} = \overrightarrow{P} + \overrightarrow{N}R=P+N est dirigée le long de la pente et vaut mgsin⁡α=m aGmg\sin\alpha = m\,a_Gmgsinα=maG​.

Points clés

La deuxième loi de Newton est le pivot de toute la mécanique du programme : elle fait le pont entre la cinématique (qui décrit le mouvement) et la dynamique (qui en cherche les causes, les forces). Énoncée pour un système modélisé par son centre de masse, elle se résume à « somme des forces = masse × accélération », mais chacun de ses trois mots — forces extérieures, masse, accélération du centre de masse — doit être manié avec rigueur, dans un référentiel galiléen.
Le centre de masse G d'un système est le point qui résume le mouvement d'ensemble : c'est le barycentre des masses du système. Pour un objet homogène à symétrie simple, G coïncide avec le centre géométrique. Tout se passe, pour la translation, comme si toute la masse était concentrée en G et toutes les forces extérieures y étaient appliquées : c'est ce qui autorise à traiter un solide comme un point matériel.
Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe d'inertie (première loi de Newton) est vérifié : un système isolé ou pseudo-isolé y conserve un mouvement rectiligne uniforme. Le référentiel terrestre est considéré comme galiléen pour des expériences de courte durée ; le référentiel géocentrique (centré sur la Terre, axes vers des étoiles lointaines) convient pour l'étude des satellites, et l'héliocentrique (centré sur le Soleil) pour celle des planètes. Le choix du référentiel galiléen approprié dépend donc de l'échelle et de la durée de l'étude.
Énoncé du programme : dans un référentiel galiléen, la somme des forces extérieures appliquées à un système est égale au produit de sa masse par l'accélération de son centre de masse : ∑Fext→=m aG→\sum \overrightarrow{F_{ext}} = m\,\overrightarrow{a_G}∑Fext​​=maG​​. La masse mmm joue le rôle d'inertie : à force donnée, plus la masse est grande, plus l'accélération est faible. La relation est vectorielle : elle équivaut à autant d'équations scalaires que d'axes de projection.
Cette loi se lit dans les deux sens. Problème direct : connaissant les forces, on en déduit l'accélération aG→=1m∑Fext→\overrightarrow{a_G} = \frac{1}{m}\sum \overrightarrow{F_{ext}}aG​​=m1​∑Fext​​, puis par intégrations successives la vitesse et la position. Problème inverse : connaissant le mouvement (donc aG→\overrightarrow{a_G}aG​​ par double dérivation), on remonte à la somme des forces, voire à une force inconnue du bilan.
Cas particulier de l'équilibre : un système est en équilibre dans un référentiel galiléen si son centre de masse reste immobile. La condition est alors ∑Fext→=0→\sum \overrightarrow{F_{ext}} = \overrightarrow{0}∑Fext​​=0, donc aG→=0→\overrightarrow{a_G} = \overrightarrow{0}aG​​=0. Attention à la réciproque : une accélération nulle correspond plus généralement à un mouvement rectiligne uniforme, l'équilibre n'en étant que le cas où, en plus, la vitesse est nulle. La première loi de Newton est ainsi le cas particulier de la deuxième quand la résultante est nulle.
Méthode de résolution (la trame attendue de tout exercice de mécanique) : (1) définir précisément le système et le référentiel galiléen choisi ; (2) faire le bilan exhaustif des forces EXTÉRIEURES (poids, réaction du support, tension, frottements, poussée…) ; (3) appliquer la deuxième loi de Newton sous forme vectorielle ; (4) projeter sur des axes judicieusement choisis (souvent un axe selon le mouvement) pour obtenir les équations scalaires et isoler l'inconnue.
Le choix des axes de projection conditionne la simplicité des calculs : on aligne en général un axe avec la direction du mouvement (ou de l'accélération) pour que les forces utiles s'y projettent simplement et que les forces perpendiculaires disparaissent. Sur un plan incliné, par exemple, on prend un axe le long de la pente : la réaction normale n'y a aucune composante, seul le poids contribue par mgsin⁡αmg\sin\alphamgsinα.
∑Fext→=m aG→\sum \overrightarrow{F_{ext}} = m\,\overrightarrow{a_G}∑Fext​​=maG​​

Deuxième loi de Newton (référentiel galiléen)

Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces extérieures appliquées au système est égale au produit de sa masse par l'accélération de son centre de masse G.

a=g sin⁡αa = g\,\sin\alphaa=gsinα

Accélération sur un plan incliné sans frottement

Projection de la deuxième loi de Newton le long de la pente : la réaction normale s'élimine, la masse se simplifie et l'accélération ne dépend que de ggg et de l'angle α\alphaα.

Exemple corrigé

Accélération d'un palet sur un plan incliné sans frottement

Un palet de masse m=0,50 kgm = 0{,}50~\mathrm{kg}m=0,50 kg glisse sans frottement sur un plan incliné faisant un angle α=20∘\alpha = 20^\circα=20∘ avec l'horizontale. Déterminer la valeur de l'accélération de son centre de masse le long de la pente. Donnée : g=9,81 m⋅s−2g = 9{,}81~\mathrm{m\cdot s^{-2}}g=9,81 m⋅s−2.

  1. 01Système et référentiel

    Système : le palet (masse mmm). Référentiel : terrestre, supposé galiléen pour la durée de la glissade.

  2. 02Bilan des forces

    Deux forces extérieures s'appliquent : le poids P→=mg→\overrightarrow{P} = m\overrightarrow{g}P=mg​ (vertical, vers le bas) et la réaction normale N→\overrightarrow{N}N du support (perpendiculaire au plan, pas de frottement).

  3. 03Deuxième loi de Newton et projection

    On applique P→+N→=maG→\overrightarrow{P} + \overrightarrow{N} = m\overrightarrow{a_G}P+N=maG​​, puis on projette sur un axe (Ox)(Ox)(Ox) orienté le long de la pente, vers le bas : la réaction N→\overrightarrow{N}N n'a pas de composante sur cet axe, seul le poids contribue par mgsin⁡αm g \sin\alphamgsinα.

    m g sin⁡α=m axm\,g\,\sin\alpha = m\,a_xmgsinα=max​
  4. 04Expression et valeur

    La masse se simplifie : ax=gsin⁡α=9,81×sin⁡(20∘)a_x = g\sin\alpha = 9{,}81 \times \sin(20^\circ)ax​=gsinα=9,81×sin(20∘). L'accélération est indépendante de la masse.

Résultat : L'accélération est dirigée le long de la pente vers le bas et vaut a=gsin⁡α≈3,4 m⋅s−2a = g\sin\alpha \approx 3{,}4~\mathrm{m\cdot s^{-2}}a=gsinα≈3,4 m⋅s−2, indépendamment de la masse du palet.

Objectif Bac

  • Énoncer correctement la deuxième loi de Newton en précisant « somme des forces extérieures », « centre de masse » et « référentiel galiléen ».
  • Mener une résolution rigoureuse : système, référentiel, bilan des forces, application de la loi, projection sur les axes — c'est la trame attendue de tout exercice de mécanique.
  • Discuter le caractère galiléen d'un référentiel selon la durée et l'échelle de l'expérience (terrestre, géocentrique, héliocentrique).

Erreurs fréquentes

  • Inclure dans le bilan des forces intérieures au système, ou oublier une force extérieure (réaction du support, tension, frottements) : seules les forces EXTÉRIEURES interviennent.
  • Écrire F→=ma→\overrightarrow{F} = m\overrightarrow{a}F=ma avec une seule force alors que plusieurs s'exercent : c'est la SOMME vectorielle des forces qui vaut maG→m\overrightarrow{a_G}maG​​.
  • Confondre équilibre (G immobile) et mouvement rectiligne uniforme : dans les deux cas aG→=0→\overrightarrow{a_G} = \overrightarrow{0}aG​​=0 et ∑Fext→=0→\sum \overrightarrow{F_{ext}} = \overrightarrow{0}∑Fext​​=0, mais l'équilibre suppose en plus une vitesse nulle.

Révision active

Un palet de masse m=0,50 kgm = 0{,}50~\mathrm{kg}m=0,50 kg glisse sans frottement sur un plan incliné d'angle α=20∘\alpha = 20^\circα=20∘ par rapport à l'horizontale. À l'aide de la deuxième loi de Newton, déterminer la valeur de son accélération le long de la pente (on prend g=9,81 m⋅s−2g = 9{,}81~\mathrm{m\cdot s^{-2}}g=9,81 m⋅s−2).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 03

Mouvement dans un champ uniforme : pesanteur et champ électrique d'un condensateur plan#

●●○StandardLPeduscol-programme-physique-chimie-terminale

Trajectoire parabolique d'un projectile (v₀ = 12 m/s, α = 40°)

Trajectoire parabolique d'un projectileCourbe de y(x), racines en x = 0, 14.456, maximum en (7.228, 3.032), ordonnée à l’origine y = 0, sur l’intervalle x de 0 à 14.45624681012140.511.522.533.54sommet H≈3,03 mportée ≈ 14,5 my(x)y (m)x (m)
Fig. 3Parabole y=f(x)y = f(x)y=f(x) obtenue en éliminant le temps : sommet à H≈3,03 mH \approx 3{,}03~\mathrm{m}H≈3,03 m, portée ≈14,5 m\approx 14{,}5~\mathrm{m}≈14,5 m.

Points clés

Un champ uniforme est un champ vectoriel dont la valeur, la direction et le sens sont les mêmes en tout point d'une région de l'espace : le champ de pesanteur g→\overrightarrow{g}g​ au voisinage du sol, ou le champ électrique E→\overrightarrow{E}E entre les armatures d'un condensateur plan. Comme la force qui en résulte est constante, l'accélération a→\overrightarrow{a}a l'est aussi : on parle de mouvement uniformément varié. Le mouvement est de plus PLAN, contenu dans le plan défini par la vitesse initiale et l'accélération.
Champ de pesanteur : si l'on néglige les frottements, la seule force est le poids, donc a→=g→\overrightarrow{a} = \overrightarrow{g}a=g​ — résultat remarquable : tous les corps tombent avec la même accélération, indépendamment de leur masse. En projetant sur un axe horizontal (Ox)(Ox)(Ox) et un axe vertical (Oy)(Oy)(Oy) ascendant, on obtient ax=0a_x = 0ax​=0 et ay=−ga_y = -gay​=−g, soit deux mouvements découplés : uniforme à l'horizontale, uniformément varié à la verticale.
On intègre deux fois ces accélérations avec les conditions initiales (position OOO, vitesse v0→\overrightarrow{v_0}v0​​ inclinée de α\alphaα). La vitesse horizontale reste constante, vx=v0cos⁡αv_x = v_0\cos\alphavx​=v0​cosα, et les équations horaires s'écrivent x(t)=v0cos⁡α tx(t) = v_0\cos\alpha\,tx(t)=v0​cosαt et y(t)=−12gt2+v0sin⁡α ty(t) = -\frac{1}{2}g t^2 + v_0\sin\alpha\,ty(t)=−21​gt2+v0​sinαt. La constance de vxv_xvx​ est la signature du champ uniforme : aucune force horizontale ne s'exerce.
Équation de la trajectoire : on élimine le temps en posant t=xv0cos⁡αt = \frac{x}{v_0\cos\alpha}t=v0​cosαx​ et en le reportant dans y(t)y(t)y(t). On obtient y=−g2v02cos⁡2α x2+(tan⁡α) xy = -\frac{g}{2 v_0^2\cos^2\alpha}\,x^2 + (\tan\alpha)\,xy=−2v02​cos2αg​x2+(tanα)x : le coefficient de x2x^2x2 étant négatif, la trajectoire d'un projectile dans le champ de pesanteur uniforme est une parabole tournée vers le bas. La hauteur maximale s'obtient au sommet (vy=0v_y = 0vy​=0), la portée à l'intersection avec le sol (y=0y = 0y=0).
Champ électrique d'un condensateur plan : entre deux plaques planes parallèles distantes de ddd et soumises à une tension UUU, le champ est uniforme, de valeur E=UdE = \frac{U}{d}E=dU​ (en V⋅m−1\mathrm{V\cdot m^{-1}}V⋅m−1), dirigé de la plaque positive vers la plaque négative. Une particule de charge qqq y subit la force électrique F→=qE→\overrightarrow{F} = q\overrightarrow{E}F=qE, de même sens que E→\overrightarrow{E}E si q>0q > 0q>0, de sens opposé si q<0q < 0q<0.
Pour une particule chargée légère (électron, ion), le poids est généralement négligeable devant la force électrique : a→=qmE→\overrightarrow{a} = \frac{q}{m}\overrightarrow{E}a=mq​E, accélération constante. Si la particule entre perpendiculairement au champ avec une vitesse v0→\overrightarrow{v_0}v0​​, l'analyse est strictement identique à celle du projectile : mouvement uniforme dans la direction de v0→\overrightarrow{v_0}v0​​, uniformément varié dans la direction de E→\overrightarrow{E}E, et trajectoire PARABOLIQUE. C'est ce principe qui permet de dévier un faisceau (oscilloscope, jet d'encre).
Principe de l'accélérateur linéaire : si, au contraire, le champ électrique est parallèle à la vitesse de la particule, celle-ci est accélérée en ligne droite. Le travail de la force électrique entre deux points dont la différence de potentiel est UUU vaut W=qUW = qUW=qU ; ce travail, moteur, augmente l'énergie cinétique de la particule (lien direct avec la section énergétique suivante).
Méthode et limites du modèle : on suppose le champ rigoureusement uniforme (on néglige les effets de bord du condensateur) et les frottements absents (vide). Le découplage des deux directions est l'outil central : il faut toujours bien identifier la direction de a→\overrightarrow{a}a (selon g→\overrightarrow{g}g​ ou E→\overrightarrow{E}E) et la direction de v0→\overrightarrow{v_0}v0​​, puis projeter sur ces deux directions.
{x(t)=v0cos⁡α  ty(t)=−12g t2+v0sin⁡α  t\begin{cases} x(t) = v_0\cos\alpha\; t \\[4pt] y(t) = -\dfrac{1}{2}g\,t^2 + v_0\sin\alpha\; t \end{cases}⎩⎨⎧​x(t)=v0​cosαty(t)=−21​gt2+v0​sinαt​

Équations horaires d'un projectile (lancé depuis l'origine)

Obtenues en intégrant deux fois l'accélération a→=g→\overrightarrow{a} = \overrightarrow{g}a=g​ avec les conditions initiales x(0)=y(0)=0x(0)=y(0)=0x(0)=y(0)=0 et la vitesse initiale v0→\overrightarrow{v_0}v0​​ inclinée de α\alphaα.

y=−g2 v02cos⁡2α x2+(tan⁡α) xy = -\dfrac{g}{2\,v_0^2\cos^2\alpha}\,x^2 + (\tan\alpha)\,xy=−2v02​cos2αg​x2+(tanα)x

Équation de la trajectoire (parabole)

On élimine le temps en remplaçant t=xv0cos⁡αt = \frac{x}{v_0\cos\alpha}t=v0​cosαx​ dans y(t)y(t)y(t). Le coefficient de x2x^2x2 étant négatif, la trajectoire est une parabole tournée vers le bas.

E=UdF→=q E→a→=qm E→E = \dfrac{U}{d}\qquad \overrightarrow{F} = q\,\overrightarrow{E}\qquad \overrightarrow{a} = \dfrac{q}{m}\,\overrightarrow{E}E=dU​F=qEa=mq​E

Champ et force dans un condensateur plan

Le champ entre les plaques est uniforme, de valeur U/dU/dU/d, dirigé de la plaque + vers la plaque −. La force électrique sur une charge qqq donne, par la deuxième loi de Newton, une accélération constante.

Condensateur plan : champ uniforme et déviation d'une particule chargée

Condensateur plan : champ uniforme E = U/d et déviationSchéma avec 11 éléments, plaque +, plaque -, E, v_0, F = qE, trajectoire paraboliqueplaque +plaque -Ev0F = qEtrajectoireparabolique
Fig. 4Entre les armatures, E→\overrightarrow{E}E est uniforme et dirigé de la plaque + vers la plaque −. Une charge q>0q>0q>0 subit F→=qE→\overrightarrow{F}=q\overrightarrow{E}F=qE et décrit une parabole, exactement comme un projectile.
Exemple corrigé

Projectile dans le champ de pesanteur : trajectoire, hauteur maximale et portée

Un projectile est lancé depuis l'origine O avec une vitesse initiale v0=12 m⋅s−1v_0 = 12~\mathrm{m\cdot s^{-1}}v0​=12 m⋅s−1 faisant un angle α=40∘\alpha = 40^\circα=40∘ avec l'horizontale. Frottements négligés, g=9,81 m⋅s−2g = 9{,}81~\mathrm{m\cdot s^{-2}}g=9,81 m⋅s−2. Établir les équations horaires, en déduire l'équation de la trajectoire, puis calculer la hauteur maximale et la portée.

  1. 01Accélération et conditions initiales

    Le système est le projectile, le référentiel terrestre galiléen. Seul le poids s'applique, donc a→=g→\overrightarrow{a} = \overrightarrow{g}a=g​ : ax=0a_x = 0ax​=0, ay=−ga_y = -gay​=−g. Les composantes de la vitesse initiale sont v0x=v0cos⁡α≈9,19 m⋅s−1v_{0x} = v_0\cos\alpha \approx 9{,}19~\mathrm{m\cdot s^{-1}}v0x​=v0​cosα≈9,19 m⋅s−1 et v0y=v0sin⁡α≈7,71 m⋅s−1v_{0y} = v_0\sin\alpha \approx 7{,}71~\mathrm{m\cdot s^{-1}}v0y​=v0​sinα≈7,71 m⋅s−1.

  2. 02Équations horaires

    En intégrant deux fois avec x(0)=y(0)=0x(0)=y(0)=0x(0)=y(0)=0 : la vitesse horizontale reste constante et l'altitude suit une loi du second degré en ttt.

  3. 03Équation de la trajectoire

    On remplace t=xv0cos⁡αt = \frac{x}{v_0\cos\alpha}t=v0​cosαx​ dans y(t)y(t)y(t), ce qui donne une parabole y=f(x)y = f(x)y=f(x).

  4. 04Hauteur maximale

    Au sommet, la composante verticale de la vitesse s'annule à la date ts=v0sin⁡αg≈0,786 st_s = \frac{v_0\sin\alpha}{g} \approx 0{,}786~\mathrm{s}ts​=gv0​sinα​≈0,786 s, puis H=(v0sin⁡α)22gH = \frac{(v_0\sin\alpha)^2}{2g}H=2g(v0​sinα)2​.

    H=(v0sin⁡α)22gH = \dfrac{(v_0\sin\alpha)^2}{2g}H=2g(v0​sinα)2​
  5. 05Portée

    La portée correspond au retour au sol (y=0y = 0y=0, x≠0x \neq 0x=0) : xp=v02sin⁡(2α)gx_p = \frac{v_0^2\sin(2\alpha)}{g}xp​=gv02​sin(2α)​.

    xp=v02sin⁡(2α)gx_p = \dfrac{v_0^2\sin(2\alpha)}{g}xp​=gv02​sin(2α)​

Résultat : La trajectoire est la parabole y=−g2v02cos⁡2αx2+(tan⁡α)xy = -\frac{g}{2v_0^2\cos^2\alpha}x^2 + (\tan\alpha)xy=−2v02​cos2αg​x2+(tanα)x ; la hauteur maximale est H≈3,03 mH \approx 3{,}03~\mathrm{m}H≈3,03 m et la portée xp≈14,5 mx_p \approx 14{,}5~\mathrm{m}xp​≈14,5 m.

Objectif Bac

  • Montrer que le mouvement dans un champ uniforme est plan, puis établir les deux équations horaires et l'équation de la trajectoire y=f(x)y = f(x)y=f(x) (parabole).
  • Exploiter E=U/dE = U/dE=U/d et F→=qE→\overrightarrow{F} = q\overrightarrow{E}F=qE pour déterminer l'accélération, la déviation ou la vitesse d'une particule chargée dans un condensateur plan.
  • Décrire le principe d'un accélérateur linéaire de particules chargées (travail de la force électrique W=qUW = qUW=qU convertissant l'énergie électrique en énergie cinétique).

Erreurs fréquentes

  • Oublier le signe : avec un axe vertical orienté vers le haut, l'accélération de pesanteur est ay=−ga_y = -gay​=−g (négative), pas +g+g+g. De même la composante de la force électrique dépend du signe de la charge qqq.
  • Garder une composante horizontale d'accélération en chute libre : sans frottement, ax=0a_x = 0ax​=0, donc la vitesse horizontale vx=v0cos⁡αv_x = v_0\cos\alphavx​=v0​cosα reste CONSTANTE pendant tout le vol.
  • Confondre E=U/dE = U/dE=U/d (champ uniforme du condensateur) avec le champ d'une charge ponctuelle : ici le champ est uniforme entre les plaques, sa valeur ne dépend pas de la position.

Révision active

Un projectile est lancé depuis l'origine avec une vitesse initiale v0=12 m⋅s−1v_0 = 12~\mathrm{m\cdot s^{-1}}v0​=12 m⋅s−1 inclinée d'un angle α=40∘\alpha = 40^\circα=40∘ au-dessus de l'horizontale. On néglige les frottements et on prend g=9,81 m⋅s−2g = 9{,}81~\mathrm{m\cdot s^{-2}}g=9,81 m⋅s−2. Établir les équations horaires, l'équation de la trajectoire, puis calculer la hauteur maximale atteinte et la portée.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 04

Aspects énergétiques : énergie cinétique, théorème de l'énergie cinétique et énergie mécanique#

●●○StandardLPeduscol-programme-physique-chimie-terminale

Conservation de l'énergie mécanique d'un projectile

Ec + Ep = Em = 14,4 J = constante (sans frottement)Courbe de E_c(t), minimum en (0.786, 8.453), ordonnée à l’origine y = 14.4, sur l’intervalle x de 0 à 1.572, Courbe de E_pp(t), racines en x = 0, maximum en (0.786, 5.947), ordonnée à l’origine y = 0, sur l’intervalle x de 0 à 1.572, Courbe de E_m (constante), ordonnée à l’origine y = 14.4, sur l’intervalle x de 0 à 1.5720.20.40.60.811.21.42468101214Epp max (sommet)Ec minEc(t)Epp(t)Em (constante)énergie (J)t (s)
Fig. 5Pour le projectile (v₀ = 12 m/s, α = 40°, m = 0,20 kg) : EppE_{pp}Epp​ culmine au sommet, EcE_cEc​ y est minimale, et Em=Ec+EppE_m = E_c + E_{pp}Em​=Ec​+Epp​ reste constante (14,4 J). EcE_cEc​ ne s'annule jamais car la vitesse horizontale persiste.

Points clés

L'approche énergétique offre un second regard, complémentaire de la deuxième loi de Newton : au lieu de suivre instant par instant les vecteurs, elle relie directement des états (vitesses, positions) par des bilans scalaires. Elle est particulièrement précieuse quand on cherche une vitesse sans avoir besoin de la durée du mouvement, ou quand les forces sont difficiles à projeter.
Énergie cinétique d'un point de masse mmm animé d'une vitesse vvv : Ec=12mv2E_c = \frac{1}{2}mv^2Ec​=21​mv2 (en joules). Travail d'une force constante F→\overrightarrow{F}F pour un déplacement AB→\overrightarrow{AB}AB : WAB(F→)=F→⋅AB→=F×AB×cos⁡θW_{AB}(\overrightarrow{F}) = \overrightarrow{F}\cdot\overrightarrow{AB} = F\times AB\times\cos\thetaWAB​(F)=F⋅AB=F×AB×cosθ (rappel de première). Le travail est moteur si θ<90∘\theta < 90^\circθ<90∘ (W>0W>0W>0), résistant si θ>90∘\theta > 90^\circθ>90∘ (W<0W<0W<0), et nul si la force est perpendiculaire au déplacement.
Théorème de l'énergie cinétique : dans un référentiel galiléen, la variation d'énergie cinétique d'un système entre deux instants est égale à la somme des travaux des forces extérieures, ΔEc=∑W(Fext→)\Delta E_c = \sum W(\overrightarrow{F_{ext}})ΔEc​=∑W(Fext​​). C'est une conséquence intégrale de la deuxième loi de Newton ; il transforme un problème vectoriel (forces, accélération) en une équation scalaire reliant des vitesses à des déplacements.
Énergie potentielle de pesanteur (rappel de première) : Epp=mgzE_{pp} = mgzEpp​=mgz (axe vertical ascendant, origine choisie librement). Le poids est une force conservative : son travail ne dépend pas du chemin suivi mais seulement des altitudes de départ et d'arrivée, W(P→)=−ΔEpp=mg(zA−zB)W(\overrightarrow{P}) = -\Delta E_{pp} = mg(z_A - z_B)W(P)=−ΔEpp​=mg(zA​−zB​). C'est cette propriété qui permet de lui associer une énergie potentielle.
Énergie mécanique : Em=Ec+EppE_m = E_c + E_{pp}Em​=Ec​+Epp​. En l'absence de frottements (forces conservatives uniquement, ou forces ne travaillant pas), l'énergie mécanique se CONSERVE : Em=constanteE_m = \text{constante}Em​=constante. Au cours du mouvement, énergie cinétique et énergie potentielle s'échangent en permanence, leur somme restant fixe — un projectile « stocke » de l'énergie potentielle en montant et la « restitue » en cinétique en redescendant.
En présence de frottements, l'énergie mécanique n'est plus conservée : elle diminue, et sa variation ΔEm\Delta E_mΔEm​ est égale au travail (négatif) des forces de frottement, ΔEm=W(f→)<0\Delta E_m = W(\overrightarrow{f})< 0ΔEm​=W(f​)<0. L'énergie « perdue » par le système n'a pas disparu : elle est convertie en énergie thermique (échauffement). On peut ainsi estimer l'énergie dissipée par un simple bilan d'états.
Dans un champ uniforme, l'étude énergétique est souvent plus rapide que les équations horaires : la vitesse au sommet ou à l'impact d'un projectile, ou la vitesse acquise par une particule chargée, s'obtiennent en une ligne. La capacité numérique exigible consiste à représenter l'évolution de EcE_cEc​, EppE_{pp}Epp​ et EmE_mEm​ au cours du mouvement et à y lire la conservation (somme horizontale) ou l'amortissement (somme décroissante).
Cohérence des unités et lien avec l'électrique : l'énergie est en joules, donc avant tout calcul la masse doit être en kilogrammes et la vitesse en mètres par seconde. Pour une particule accélérée par une tension UUU, le travail de la force électrique W=qUW = qUW=qU se convertit intégralement en énergie cinétique (poids négligé) : 12mv2=qU\frac{1}{2}mv^2 = qU21​mv2=qU, ce qui boucle avec le principe de l'accélérateur linéaire.
Ec=12mv2ΔEc=∑W(Fext→)E_c = \dfrac{1}{2}mv^2\qquad \Delta E_c = \sum W(\overrightarrow{F_{ext}})Ec​=21​mv2ΔEc​=∑W(Fext​​)

Énergie cinétique et théorème de l'énergie cinétique

L'énergie cinétique dépend de la masse et du carré de la vitesse ; sa variation entre deux instants égale la somme des travaux des forces extérieures dans un référentiel galiléen.

Em=Ec+Epp=constante(sans frottement)E_m = E_c + E_{pp} = \text{constante}\quad\text{(sans frottement)}Em​=Ec​+Epp​=constante(sans frottement)

Conservation de l'énergie mécanique

En l'absence de forces dissipatives, l'énergie mécanique reste constante : EcE_cEc​ et EppE_{pp}Epp​ s'échangent au cours du mouvement.

Exemple corrigé

Vitesse d'un électron accéléré : bilan d'énergie cinétique

Un électron, initialement quasiment au repos (v0≈0v_0 \approx 0v0​≈0), est accéléré par une différence de potentiel U=1,0 kVU = 1{,}0~\mathrm{kV}U=1,0 kV dans un accélérateur linéaire (poids négligeable). Déterminer l'énergie cinétique acquise puis la vitesse finale de l'électron. Données : e=1,60×10−19 Ce = 1{,}60\times 10^{-19}~\mathrm{C}e=1,60×10−19 C, me=9,11×10−31 kgm_e = 9{,}11\times 10^{-31}~\mathrm{kg}me​=9,11×10−31 kg.

  1. 01Théorème de l'énergie cinétique

    Seule la force électrique travaille (le poids est négligeable). Son travail entre les deux points de différence de potentiel UUU vaut W=eUW = eUW=eU pour la charge élémentaire accélérée.

    ΔEc=W=eU\Delta E_c = W = eUΔEc​=W=eU
  2. 02Énergie cinétique acquise

    Comme v0≈0v_0 \approx 0v0​≈0, Ec,0=0E_{c,0} = 0Ec,0​=0 et Ec=eUE_c = eUEc​=eU.

  3. 03Vitesse finale

    On isole vvv dans Ec=12mev2E_c = \frac{1}{2}m_e v^2Ec​=21​me​v2, soit v=2Ecmev = \sqrt{\frac{2E_c}{m_e}}v=me​2Ec​​​.

    v=2Ecmev = \sqrt{\dfrac{2E_c}{m_e}}v=me​2Ec​​​
  4. 04Cohérence (cadre non relativiste)

    On vérifie que v/c≈0,06v/c \approx 0{,}06v/c≈0,06, bien inférieur à 1 : le traitement classique (non relativiste) est légitime.

Résultat : L'électron acquiert une énergie cinétique Ec=eU=1,6×10−16 JE_c = eU = 1{,}6\times 10^{-16}~\mathrm{J}Ec​=eU=1,6×10−16 J et une vitesse finale v≈1,9×107 m⋅s−1v \approx 1{,}9\times 10^{7}~\mathrm{m\cdot s^{-1}}v≈1,9×107 m⋅s−1 (régime non relativiste vérifié).

Objectif Bac

  • Exploiter la conservation de l'énergie mécanique OU le théorème de l'énergie cinétique dans un champ uniforme pour déterminer une vitesse sans résoudre les équations horaires.
  • Interpréter des courbes énergétiques Ec(t)E_c(t)Ec​(t), Epp(t)E_{pp}(t)Epp​(t), Em(t)E_m(t)Em​(t) : reconnaître la conservation (somme constante) ou l'amortissement (décroissance de EmE_mEm​) et identifier les échanges.
  • Relier le travail de la force électrique W=qUW = qUW=qU au gain d'énergie cinétique d'une particule dans un accélérateur (lien avec la section précédente).

Erreurs fréquentes

  • Inclure le travail de la réaction normale ou d'une force perpendiculaire au déplacement : son travail est nul (cos⁡90∘=0\cos 90^\circ = 0cos90∘=0), elle ne fait pas varier l'énergie cinétique.
  • Affirmer que l'énergie mécanique se conserve même en présence de frottements : la conservation n'est valable que si toutes les forces qui travaillent sont conservatives (pas de frottement).
  • Mélanger les unités : l'énergie est en joules, donc la masse doit être en kilogrammes et la vitesse en mètres par seconde avant tout calcul de 12mv2\frac{1}{2}mv^221​mv2.

Révision active

Un électron, initialement quasiment au repos, est accéléré par une différence de potentiel U=1,0 kVU = 1{,}0~\mathrm{kV}U=1,0 kV dans un accélérateur linéaire. Par un bilan d'énergie, déterminer l'énergie cinétique acquise puis la vitesse finale de l'électron. Données : e=1,60×10−19 Ce = 1{,}60\times 10^{-19}~\mathrm{C}e=1,60×10−19 C, me=9,11×10−31 kgm_e = 9{,}11\times 10^{-31}~\mathrm{kg}me​=9,11×10−31 kg.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 05

Mouvement dans un champ de gravitation : satellites, planètes et lois de Kepler#

●●●ApprofondissementLPeduscol-programme-physique-chimie-terminale

Vérification de la troisième loi de Kepler : T² en fonction de a³ (système solaire)

Troisième loi de Kepler : T² proportionnel à a³Courbe de T² = a³, racines en x = 0, ordonnée à l’origine y = 0, croissante, sur l’intervalle x de 0 à 305101520253051015202530TerreMarsCérèsT² = a³T² (années²)a³ (UA³)
Fig. 6Pour chaque corps du système solaire (Terre, Mars, Cérès), le point (a3,T2)(a^3, T^2)(a3,T2) se place sur la droite T2=a3T^2 = a^3T2=a3 (en unités UA³ et années²) : alignement = T2∝a3T^2 \propto a^3T2∝a3.

Points clés

Le champ de gravitation n'est plus uniforme : la force dépend de la distance à l'astre attracteur. C'est le cadre des satellites et des planètes, où la deuxième loi de Newton, appliquée dans le bon référentiel (géocentrique pour un satellite terrestre, héliocentrique pour une planète), conduit aux trois lois de Kepler — d'abord établies empiriquement, puis démontrées par Newton.
Force d'interaction gravitationnelle (rappel de première) : entre un astre attracteur de masse MMM et un objet de masse mmm distants de rrr, F→=− GMmr2 ur→\overrightarrow{F} = -\,G\dfrac{Mm}{r^2}\,\overrightarrow{u_r}F=−Gr2Mm​ur​​, attractive et dirigée vers l'astre attracteur (G=6,67×10−11 N⋅m2⋅kg−2G = 6{,}67\times 10^{-11}~\mathrm{N\cdot m^2\cdot kg^{-2}}G=6,67×10−11 N⋅m2⋅kg−2, ur→\overrightarrow{u_r}ur​​ unitaire de l'astre vers l'objet). C'est une force centrale : sa droite d'action passe toujours par l'astre attracteur.
Pour un satellite en orbite CIRCULAIRE, la force gravitationnelle joue le rôle de force centripète. La deuxième loi de Newton dans le référentiel géocentrique donne une accélération centripète a=v2ra = \frac{v^2}{r}a=rv2​ ; en l'identifiant à l'accélération gravitationnelle GMr2\frac{GM}{r^2}r2GM​, la masse mmm du satellite se simplifie et l'on obtient la vitesse v=GMrv = \sqrt{\frac{GM}{r}}v=rGM​​. Conséquence majeure : la vitesse orbitale ne dépend PAS de la masse du satellite, seulement de MMM et de rrr — et elle décroît quand rrr augmente.
Première loi de Kepler (loi des orbites) : dans le référentiel héliocentrique, chaque planète décrit une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers (le cercle est le cas particulier d'une ellipse de foyers confondus). Deuxième loi (loi des aires) : le segment reliant l'astre attracteur au corps balaie des aires égales pendant des durées égales. Le corps va donc plus vite lorsqu'il est proche de l'astre (au périhélie) et plus lentement lorsqu'il en est loin (à l'aphélie).
Troisième loi de Kepler (loi des périodes) : le rapport T2a3\frac{T^2}{a^3}a3T2​ est le même pour tous les corps en orbite autour d'un même astre attracteur, et vaut T2a3=4π2GM\frac{T^2}{a^3} = \frac{4\pi^2}{GM}a3T2​=GM4π2​ (aaa = demi-grand axe de l'ellipse ; pour une orbite circulaire a=ra = ra=r). Tracé en T2T^2T2 en fonction de a3a^3a3, l'ensemble des corps d'un même système s'aligne sur une droite passant par l'origine, dont la pente donne accès à la masse MMM de l'astre.
Démonstration de la troisième loi (orbite circulaire, à savoir refaire) : on combine la vitesse v=GMrv = \sqrt{\frac{GM}{r}}v=rGM​​ et la définition v=2πrTv = \frac{2\pi r}{T}v=T2πr​ (périmètre parcouru en une période). En élevant au carré et en éliminant vvv, on obtient directement 4π2r2T2=GMr\frac{4\pi^2 r^2}{T^2} = \frac{GM}{r}T24π2r2​=rGM​, soit T2r3=4π2GM\frac{T^2}{r^3} = \frac{4\pi^2}{GM}r3T2​=GM4π2​ — la constante ne dépend que de l'astre attracteur.
Satellite géostationnaire : satellite qui paraît immobile vu de la Terre. Cela impose trois conditions simultanées : une orbite dans le plan équatorial, parcourue dans le sens de rotation de la Terre, et de période égale au jour sidéral (T≈86 164 s≈24 hT \approx 86\,164~\mathrm{s} \approx 24~\mathrm{h}T≈86164 s≈24 h). La troisième loi de Kepler fixe alors l'altitude à environ 36 000 km36\,000~\mathrm{km}36000 km (capacité numérique : tester les 2ᵉ et 3ᵉ lois de Kepler sur des données astronomiques).
Aspect énergétique et satellisation : sur une orbite circulaire, la vitesse est fixée par le rayon ; pour changer d'orbite, il faut donc modifier l'énergie mécanique du satellite (manœuvres). Plus l'orbite est haute, plus la vitesse orbitale est faible mais plus l'énergie mécanique du satellite est grande — d'où le coût en carburant d'une mise sur orbite haute. Ces idées prolongent l'étude énergétique de la section précédente.
F→=− GMmr2 ur→\overrightarrow{F} = -\,G\dfrac{Mm}{r^2}\,\overrightarrow{u_r}F=−Gr2Mm​ur​​

Force d'interaction gravitationnelle

Force centrale attractive entre deux masses MMM et mmm distantes de rrr ; le signe « − » indique qu'elle est dirigée vers l'astre attracteur.

v=G Mrv = \sqrt{\dfrac{G\,M}{r}}v=rGM​​

Vitesse sur une orbite circulaire

Obtenue en identifiant l'accélération centripète v2/rv^2/rv2/r à l'accélération gravitationnelle GM/r2GM/r^2GM/r2. La vitesse ne dépend pas de la masse du satellite.

T2a3=4π2G M\dfrac{T^2}{a^3} = \dfrac{4\pi^2}{G\,M}a3T2​=GM4π2​

Troisième loi de Kepler

Le rapport du carré de la période au cube du demi-grand axe est constant pour tous les corps tournant autour d'un même astre attracteur de masse MMM ; pour une orbite circulaire, a=ra = ra=r.

Orbite circulaire dans le champ de gravitation

Orbite circulaire : force centripète vers l'astre, vitesse tangenteFigure géométrique, M (astre), m (satellite), F (gravitation), v, r, orbiteM (astre)m(satellite)x1x2orbiterF(gravitat…v
Fig. 7La force gravitationnelle F→\overrightarrow{F}F, centripète, dévie en permanence la vitesse v→\overrightarrow{v}v (tangente) : c'est elle qui « courbe » la trajectoire en cercle de rayon rrr.

Lois de Kepler : orbite elliptique et loi des aires

Orbite elliptique et loi des aires (A₁ = A₂)Figure géométrique, Soleil, foyer F', A₁, A₂Soleilfoyer F'x1x2A₁A₂
Fig. 81ʳᵉ loi : l'orbite est une ellipse, le Soleil à un foyer. 2ᵉ loi : les deux aires colorées, balayées en des durées égales, sont égales (A₁ = A₂) — le corps va plus vite au périhélie qu'à l'aphélie.
Exemple corrigé

Satellite géostationnaire : rayon d'orbite, altitude et vitesse

On étudie un satellite géostationnaire de la Terre. Établir l'expression du rayon rrr de son orbite à partir de la troisième loi de Kepler, puis le calculer, en déduire l'altitude et la vitesse orbitale. Données : G=6,67×10−11 N⋅m2⋅kg−2G = 6{,}67\times 10^{-11}~\mathrm{N\cdot m^2\cdot kg^{-2}}G=6,67×10−11 N⋅m2⋅kg−2, MT=5,97×1024 kgM_T = 5{,}97\times 10^{24}~\mathrm{kg}MT​=5,97×1024 kg, RT=6,37×103 kmR_T = 6{,}37\times 10^{3}~\mathrm{km}RT​=6,37×103 km, jour sidéral T=86 164 sT = 86\,164~\mathrm{s}T=86164 s.

  1. 01Condition de géostationnarité

    Le satellite paraît immobile depuis la Terre : son orbite est équatoriale, parcourue dans le sens de rotation terrestre, et sa période est égale au jour sidéral T=86 164 sT = 86\,164~\mathrm{s}T=86164 s.

  2. 02Expression du rayon

    On part de la troisième loi de Kepler appliquée à l'orbite circulaire (a=ra = ra=r) et on isole rrr.

    r=(GMT T24π2)1/3r = \left(\dfrac{G M_T\,T^2}{4\pi^2}\right)^{1/3}r=(4π2GMT​T2​)1/3
  3. 03Calcul du rayon

    Application numérique en unités SI : r=(6,67×10−11×5,97×1024×(86 164)24π2)1/3r = \left(\frac{6{,}67\times10^{-11} \times 5{,}97\times10^{24} \times (86\,164)^2}{4\pi^2}\right)^{1/3}r=(4π26,67×10−11×5,97×1024×(86164)2​)1/3.

  4. 04Altitude

    L'altitude est la différence entre le rayon d'orbite et le rayon terrestre : h=r−RTh = r - R_Th=r−RT​.

  5. 05Vitesse orbitale

    On utilise v=GMTrv = \sqrt{\frac{G M_T}{r}}v=rGMT​​​ (ou v=2πrTv = \frac{2\pi r}{T}v=T2πr​).

    v=GMTrv = \sqrt{\dfrac{G M_T}{r}}v=rGMT​​​

Résultat : Le rayon d'orbite vaut r≈4,22×107 mr \approx 4{,}22\times 10^{7}~\mathrm{m}r≈4,22×107 m, soit une altitude h≈36 000 kmh \approx 36\,000~\mathrm{km}h≈36000 km, et la vitesse orbitale v≈3,1 km⋅s−1v \approx 3{,}1~\mathrm{km\cdot s^{-1}}v≈3,1 km⋅s−1 — caractéristiques d'un satellite géostationnaire.

Schritt-für-Schritt Erklärung4 Schritte
  1. 1

    Pour un satellite en orbite circulaire, la seule force est l'attraction gravitationnelle, dirigée vers l'astre attracteur : elle joue le rôle de force centripète.

  2. 2

    La deuxième loi de Newton donne l'accélération centripète. En projetant sur la direction radiale, on identifie l'accélération gravitationnelle à v² sur r.

  3. 3

    On en tire la vitesse orbitale, indépendante de la masse du satellite : seuls comptent la masse de l'astre et le rayon de l'orbite.

  4. 4

    Enfin, en remplaçant la vitesse par 2 pi r sur T, on élimine v et on retrouve la troisième loi de Kepler : le rapport T² sur r³ est une constante universelle pour l'astre attracteur.

Objectif Bac

  • Établir, à partir de la deuxième loi de Newton appliquée à une orbite circulaire, l'expression de la vitesse v=GM/rv = \sqrt{GM/r}v=GM/r​ et la troisième loi de Kepler T2/a3=4π2/(GM)T^2/a^3 = 4\pi^2/(GM)T2/a3=4π2/(GM).
  • Exploiter la troisième loi de Kepler pour déterminer une période, un rayon orbital ou une masse d'astre attracteur, et tester sa validité sur un tableau de données (graphe T2T^2T2 en fonction de a3a^3a3 : une droite).
  • Déterminer les caractéristiques d'un satellite géostationnaire (période = jour sidéral, orbite équatoriale, altitude ≈ 36 000 km).

Erreurs fréquentes

  • Croire que la vitesse orbitale ou la période dépendent de la masse du satellite : la masse mmm se simplifie dans la deuxième loi de Newton, vvv et TTT ne dépendent que de GGG, MMM et rrr.
  • Utiliser le rayon de l'orbite rrr et l'altitude hhh de manière interchangeable : r=RT+hr = R_T + hr=RT​+h (rayon de la Terre + altitude). Oublier RTR_TRT​ fausse complètement le calcul.
  • Prendre T=24 h=86 400 sT = 24\,\mathrm{h} = 86\,400~\mathrm{s}T=24h=86400 s (jour solaire) au lieu du jour sidéral ≈86 164 s\approx 86\,164~\mathrm{s}≈86164 s pour le géostationnaire : la différence, bien que faible, est attendue dans les énoncés précis.

Révision active

On étudie un satellite géostationnaire de la Terre. Établir l'expression du rayon de son orbite à partir de la troisième loi de Kepler, puis le calculer ainsi que l'altitude correspondante et la vitesse orbitale. Données : G=6,67×10−11 N⋅m2⋅kg−2G = 6{,}67\times 10^{-11}~\mathrm{N\cdot m^2\cdot kg^{-2}}G=6,67×10−11 N⋅m2⋅kg−2, MT=5,97×1024 kgM_T = 5{,}97\times 10^{24}~\mathrm{kg}MT​=5,97×1024 kg, RT=6,37×103 kmR_T = 6{,}37\times 10^{3}~\mathrm{km}RT​=6,37×103 km, jour sidéral T=86 164 sT = 86\,164~\mathrm{s}T=86164 s.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Description vectorielle d'un mouvement : position, vitesse, accélération et repère de Frenet○
    • 02Deuxième loi de Newton, centre de masse et référentiel galiléen◐
    • 03Mouvement dans un champ uniforme : pesanteur et champ électrique d'un condensateur plan◐
    • 04Aspects énergétiques : énergie cinétique, théorème de l'énergie cinétique et énergie mécanique◐
    • 05Mouvement dans un champ de gravitation : satellites, planètes et lois de Kepler●

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

Lois de Newton et mouvement dans un champ

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~31
min
4
Compétences
S'entraîner

Références et sources

Sources

Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale

  • Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité)

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Chimie organique et stratégie de synthèse

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Mécanique des fluides

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