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Fiches/Mathématiques/Probabilités — schéma de Bernoulli et loi binomiale
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Probabilités — schéma de Bernoulli et loi binomiale

Ce thème construit le modèle probabiliste de la répétition d'expériences : on part de la variable aléatoire réelle (loi, espérance, variance, écart-type), on isole l'épreuve élémentaire à deux issues (loi de Bernoulli), puis on répète nnn fois cette épreuve de façon identique et indépendante (schéma de Bernoulli). Le nombre de succès suit alors la loi binomiale B(n,p)\mathcal{B}(n,p)B(n,p), dont on maîtrise la probabilité P(X=k)=(nk)pk(1−p)n−kP(X=k)=\binom{n}{k}p^k(1-p)^{n-k}P(X=k)=(kn​)pk(1−p)n−k, l'espérance npnpnp, la variance np(1−p)np(1-p)np(1−p) et l'écart-type. La représentation graphique en bâtons et la simulation Python complètent l'étude.

5 sections·~24 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 2 · Standard 2 · Approfondissement 1·Vérifié · 06/2026

T·101010 / 12
Profil d’examen
Reconnaître un schéma de Bernoulli, identifier ses paramètres (n,p) et modéliser une situation par une loi binomiale \mathcal{B}(n,p).Calculer les probabilités P(X=k), P(X\le k) et P(X\ge k) pour une variable suivant une loi binomiale, à la main ou à la calculatrice.Déterminer l'espérance, la variance et l'écart-type d'une variable aléatoire, et en particulier les exploiter pour la loi binomiale (E(X)=np, V(X)=np(1-p)).Représenter graphiquement une loi binomiale, la simuler en Python et estimer une probabilité par la fréquence observée.
Opérateurs :reconnaîtremodélisercalculerdéterminerinterpréterjustifierreprésentersimuler

niveau de base

Verrouiller d'abord le réflexe « épreuve à deux issues, répétée nnn fois de façon identique et indépendante ⇒\Rightarrow⇒ loi binomiale », la formule P(X=k)=(nk)pk(1−p)n−kP(X=k)=\binom{n}{k}p^k(1-p)^{n-k}P(X=k)=(kn​)pk(1−p)n−k et les résultats E(X)=npE(X)=npE(X)=np, V(X)=np(1−p)V(X)=np(1-p)V(X)=np(1−p) : ils suffisent à traiter l'essentiel des questions de probabilités du sujet.

niveau approfondi

Approfondir l'usage des probabilités cumulées P(X≤k)P(X\le k)P(X≤k) / P(X≥k)P(X\ge k)P(X≥k) à la calculatrice, la modélisation fine (justification rigoureuse des hypothèses d'indépendance et d'identité des épreuves), l'interprétation de l'espérance et de l'écart-type, et la confrontation simulation ↔\leftrightarrow↔ loi théorique en Python.

Profondeur

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Texte

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Sommaire · 5 sections▾
  1. Probabilités — schéma de Bernoulli et loi binomiale
    • 01Variable aléatoire réelle : loi de probabilité, espérance, variance, écart-type○
    • 02Épreuve de Bernoulli et loi de Bernoulli de paramètre p○
    • 03Schéma de Bernoulli et loi binomiale B(n,p)◐
    • 04Espérance, variance et écart-type de la loi binomiale ; probabilités cumulées◐
    • 05Modélisation, représentation graphique et simulation en Python●
§ 01

Variable aléatoire réelle : loi de probabilité, espérance, variance, écart-type#

●○○BaseLPBO-2019-spe-maths-terminale-§Probabilites-loi-binomiale

L'espérance comme centre de gravité d'une distribution

Diagramme en colonnes: P(X = xᵢ) selon xᵢ, 5 valeurs (maximum 0.3)Diagramme en colonnes: P(X = xᵢ) selon xᵢ, Données: P(X = xᵢ) · 1: 0.1; P(X = xᵢ) · 2: 0.25; P(X = xᵢ) · 3: 0.3; P(X = xᵢ) · 4: 0.2; P(X = xᵢ) · 5: 0.1500.050.10.150.20.250.3123450.10.250.30.20.15P(X = xᵢ)xᵢ
Fig. 1Chaque bâton porte une masse P(X=xi)P(X=x_i)P(X=xi​) posée à l'abscisse xix_ixi​ ; l'espérance E(X)E(X)E(X) est le point d'équilibre (centre de gravité) de l'ensemble.

Points clés

Une variable aléatoire réelle XXX sur un univers Ω\OmegaΩ muni d'une probabilité est une fonction qui associe à chaque issue un nombre réel. On note {X=xi}\{X=x_i\}{X=xi​} l'événement « XXX prend la valeur xix_ixi​ ». La loi de probabilité de XXX est la donnée de toutes les valeurs possibles x1,x2,…,xrx_1, x_2, \dots, x_rx1​,x2​,…,xr​ avec leurs probabilités pi=P(X=xi)p_i=P(X=x_i)pi​=P(X=xi​) ; elle se présente sous forme de tableau et vérifie toujours ∑ipi=1\sum_i p_i = 1∑i​pi​=1 (la somme de la colonne des probabilités vaut 111).
L'espérance E(X)E(X)E(X) est la moyenne des valeurs de XXX PONDÉRÉE par leurs probabilités : E(X)=∑ixi P(X=xi)E(X)=\sum_i x_i\,P(X=x_i)E(X)=∑i​xi​P(X=xi​). C'est la valeur moyenne « attendue » sur un très grand nombre de répétitions de l'expérience ; physiquement, c'est le centre de gravité de la distribution. L'espérance peut très bien ne pas être une valeur prise par XXX (par exemple E(X)=3,5E(X)=3{,}5E(X)=3,5 pour un dé).
La variance V(X)V(X)V(X) mesure la DISPERSION des valeurs autour de l'espérance : V(X)=∑i(xi−E(X))2 P(X=xi)V(X)=\sum_i (x_i-E(X))^2\,P(X=x_i)V(X)=∑i​(xi​−E(X))2P(X=xi​), qui se calcule plus rapidement par la formule de KÖNIG–HUYGENS V(X)=E(X2)−(E(X))2V(X)=E(X^2)-\big(E(X)\big)^2V(X)=E(X2)−(E(X))2, où E(X2)=∑ixi2 P(X=xi)E(X^2)=\sum_i x_i^2\,P(X=x_i)E(X2)=∑i​xi2​P(X=xi​). La variance est toujours positive ou nulle.
L'écart-type σ(X)=V(X)\sigma(X)=\sqrt{V(X)}σ(X)=V(X)​ ramène la dispersion à la même unité que XXX : un petit écart-type signifie des valeurs serrées autour de la moyenne, un grand écart-type des valeurs très dispersées. Propriétés de linéarité utiles : pour des réels a,ba,ba,b, E(aX+b)=aE(X)+bE(aX+b)=aE(X)+bE(aX+b)=aE(X)+b et V(aX+b)=a2V(X)V(aX+b)=a^2V(X)V(aX+b)=a2V(X) (l'ajout d'une constante ne change pas la dispersion).
∑iP(X=xi)=1\sum_{i} P(X=x_i) = 1i∑​P(X=xi​)=1

Loi de probabilité : somme des probabilités

Dans le tableau de la loi de XXX, la somme de toutes les probabilités vaut toujours 111 : c'est le contrôle indispensable avant tout calcul.

E(X)=∑ixi P(X=xi)E(X) = \sum_{i} x_i\,P(X=x_i)E(X)=i∑​xi​P(X=xi​)

Espérance d'une variable aléatoire

Moyenne des valeurs xix_ixi​ pondérées par leurs probabilités ; c'est la valeur moyenne attendue sur un grand nombre d'expériences.

V(X)=E(X2)−(E(X))2=∑ixi2 P(X=xi)−(∑ixi P(X=xi))2V(X) = E(X^2) - \big(E(X)\big)^2 = \sum_{i} x_i^2\,P(X=x_i) - \Big(\sum_{i} x_i\,P(X=x_i)\Big)^2V(X)=E(X2)−(E(X))2=i∑​xi2​P(X=xi​)−(i∑​xi​P(X=xi​))2

Variance (formule de König–Huygens)

On calcule d'abord E(X)E(X)E(X) puis E(X2)E(X^2)E(X2) ; la variance est leur différence E(X2)−E(X)2E(X^2)-E(X)^2E(X2)−E(X)2, bien plus rapide que la définition par écarts.

σ(X)=V(X)\sigma(X) = \sqrt{V(X)}σ(X)=V(X)​

Écart-type

Racine carrée de la variance : il exprime la dispersion dans la même unité que XXX.

Exemple corrigé

Loi, espérance et variance d'un gain

Une roue de loterie comporte 888 secteurs identiques : 111 secteur fait gagner 101010 €, 333 secteurs font gagner 222 € et les 444 autres ne font rien gagner. Une partie coûte 333 €. On note XXX le gain algébrique du joueur (gain obtenu diminué de la mise de 333 €). 1) Donner la loi de XXX. 2) Calculer E(X)E(X)E(X) et interpréter. 3) Calculer V(X)V(X)V(X) et σ(X)\sigma(X)σ(X).

  1. 01Déterminer les valeurs de X

    Le gain algébrique vaut le gain reçu moins 333. Gain reçu 101010 € ⇒X=7\Rightarrow X=7⇒X=7 ; gain reçu 222 € ⇒X=−1\Rightarrow X=-1⇒X=−1 ; gain reçu 000 € ⇒X=−3\Rightarrow X=-3⇒X=−3. Les probabilités se lisent sur les secteurs : 1/81/81/8, 3/83/83/8, 4/84/84/8.

    P(X=7)=18,P(X=−1)=38,P(X=−3)=48P(X=7)=\tfrac{1}{8},\quad P(X=-1)=\tfrac{3}{8},\quad P(X=-3)=\tfrac{4}{8}P(X=7)=81​,P(X=−1)=83​,P(X=−3)=84​
  2. 02Vérifier la loi

    On contrôle que la somme des probabilités vaut 111 avant tout calcul.

    18+38+48=88=1\tfrac{1}{8}+\tfrac{3}{8}+\tfrac{4}{8}=\tfrac{8}{8}=181​+83​+84​=88​=1
  3. 03Calculer l'espérance

    On pondère chaque valeur par sa probabilité.

    E(X)=7×18+(−1)×38+(−3)×48=7−3−128=−88=−1E(X)=7\times\tfrac{1}{8}+(-1)\times\tfrac{3}{8}+(-3)\times\tfrac{4}{8}=\frac{7-3-12}{8}=-\frac{8}{8}=-1E(X)=7×81​+(−1)×83​+(−3)×84​=87−3−12​=−88​=−1
  4. 04Interpréter E(X)

    E(X)=−1E(X)=-1E(X)=−1 € : en moyenne, sur un grand nombre de parties, le joueur PERD 111 € par partie. Le jeu est défavorable au joueur (et favorable à l'organisateur).

  5. 05Calculer E(X²) puis la variance

    On applique la formule de König–Huygens : on calcule d'abord E(X2)E(X^2)E(X2) avec les carrés.

    E(X2)=72×18+(−1)2×38+(−3)2×48=49+3+368=888=11E(X^2)=7^2\times\tfrac{1}{8}+(-1)^2\times\tfrac{3}{8}+(-3)^2\times\tfrac{4}{8}=\frac{49+3+36}{8}=\frac{88}{8}=11E(X2)=72×81​+(−1)2×83​+(−3)2×84​=849+3+36​=888​=11
  6. 06Conclure variance et écart-type

    On retranche le carré de l'espérance, puis on prend la racine.

    V(X)=E(X2)−(E(X))2=11−(−1)2=10,σ(X)=10≈3,16V(X)=E(X^2)-\big(E(X)\big)^2=11-(-1)^2=10,\qquad \sigma(X)=\sqrt{10}\approx 3{,}16V(X)=E(X2)−(E(X))2=11−(−1)2=10,σ(X)=10​≈3,16

Résultat : Loi : P(X=7)=18P(X=7)=\frac{1}{8}P(X=7)=81​, P(X=−1)=38P(X=-1)=\frac{3}{8}P(X=−1)=83​, P(X=−3)=48P(X=-3)=\frac{4}{8}P(X=−3)=84​. Espérance E(X)=−1E(X)=-1E(X)=−1 € (perte moyenne d'un euro par partie : jeu défavorable). Variance V(X)=10V(X)=10V(X)=10, écart-type σ(X)=10≈3,16\sigma(X)=\sqrt{10}\approx 3{,}16σ(X)=10​≈3,16 €.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : dresser correctement le tableau de la loi de probabilité d'une variable aléatoire (souvent obtenue via un arbre pondéré), VÉRIFIER que la somme des probabilités vaut 111, puis calculer E(X)E(X)E(X), V(X)V(X)V(X) et σ(X)\sigma(X)σ(X) avec une rédaction propre.
  • Objectif Bac : interpréter l'espérance (gain moyen, valeur moyenne à long terme, jeu équitable lorsque E(gain)=0E(\text{gain})=0E(gain)=0) et utiliser les propriétés E(aX+b)=aE(X)+bE(aX+b)=aE(X)+bE(aX+b)=aE(X)+b et V(aX+b)=a2V(X)V(aX+b)=a^2V(X)V(aX+b)=a2V(X) dans un contexte concret (changement d'échelle de gains).

Erreurs fréquentes

  • Confondre espérance et probabilité, ou « oublier » de pondérer : E(X)E(X)E(X) n'est PAS la moyenne arithmétique des valeurs xix_ixi​ mais leur moyenne pondérée par les P(X=xi)P(X=x_i)P(X=xi​).
  • Mal appliquer König–Huygens en calculant (E(X))2\big(E(X)\big)^2(E(X))2 au lieu de E(X2)E(X^2)E(X2), ou inversement : E(X2)=∑xi2P(X=xi)E(X^2)=\sum x_i^2 P(X=x_i)E(X2)=∑xi2​P(X=xi​) se calcule avec les CARRÉS des valeurs, et il est en général différent de (E(X))2\big(E(X)\big)^2(E(X))2.

Révision active

Un jeu coûte 222 € la partie. Une urne contient 333 boules « gagnantes » (gain de 555 €) et 777 boules « perdantes » (gain 000 €) ; on tire une boule au hasard. On note GGG le gain ALGÉBRIQUE du joueur (gain reçu moins la mise). Établir la loi de GGG, calculer E(G)E(G)E(G) et conclure si le jeu est favorable au joueur. Calculer aussi V(G)V(G)V(G) et σ(G)\sigma(G)σ(G).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 02

Épreuve de Bernoulli et loi de Bernoulli de paramètre p#

●○○BaseLPBO-2019-spe-maths-terminale-§Probabilites-loi-binomiale

Une épreuve de Bernoulli : deux issues, succès ou échec

Arbre de probabilité, 2 cheminsArbre de probabilité, 2 chemins, Données: p; 1−p0.7p0.31−pépreuveS : X = 1S̄ : X = 0
Fig. 2L'épreuve élémentaire se branche en succès (SSS, probabilité ppp) et échec (S‾\overline{S}S, probabilité 1−p1-p1−p) ; la variable de Bernoulli associée vaut 111 ou 000.

Points clés

Une épreuve de Bernoulli est une expérience aléatoire qui n'a que DEUX issues possibles, conventionnellement appelées « succès » (noté SSS) et « échec » (noté S‾\overline{S}S). On note p=P(S)p=P(S)p=P(S) la probabilité de succès, avec 0≤p≤10\le p\le 10≤p≤1 ; la probabilité d'échec est alors P(S‾)=1−pP(\overline{S})=1-pP(S)=1−p, souvent notée qqq. Le choix de ce qu'on appelle « succès » est libre, mais une fois fixé il détermine la valeur de ppp.
La loi de Bernoulli de paramètre ppp est la loi de la variable aléatoire XXX qui compte le nombre de succès lors d'UNE seule épreuve de Bernoulli : XXX vaut 111 en cas de succès, 000 en cas d'échec. Ainsi P(X=1)=pP(X=1)=pP(X=1)=p et P(X=0)=1−pP(X=0)=1-pP(X=0)=1−p. C'est la « brique élémentaire » à partir de laquelle se construit la loi binomiale.
Espérance, variance et écart-type d'une loi de Bernoulli : E(X)=0×(1−p)+1×p=pE(X)=0\times(1-p)+1\times p=pE(X)=0×(1−p)+1×p=p ; E(X2)=02×(1−p)+12×p=pE(X^2)=0^2\times(1-p)+1^2\times p=pE(X2)=02×(1−p)+12×p=p, donc V(X)=E(X2)−(E(X))2=p−p2=p(1−p)V(X)=E(X^2)-\big(E(X)\big)^2=p-p^2=p(1-p)V(X)=E(X2)−(E(X))2=p−p2=p(1−p) ; et σ(X)=p(1−p)\sigma(X)=\sqrt{p(1-p)}σ(X)=p(1−p)​. La variance p(1−p)p(1-p)p(1−p) est maximale pour p=0,5p=0{,}5p=0,5 (incertitude maximale) et nulle pour p=0p=0p=0 ou p=1p=1p=1 (issue certaine).
Exemples typiques d'épreuves de Bernoulli : lancer une pièce (« pile » = succès, p=0,5p=0{,}5p=0,5), tester si une pièce produite est défectueuse (ppp = taux de défaut), un tir au but (« réussi » = succès), répondre au hasard à une question à deux issues. Reconnaître l'épreuve de Bernoulli et nommer explicitement le succès est l'étape PRÉALABLE à toute modélisation binomiale.
P(X=1)=p,P(X=0)=1−pP(X=1)=p,\qquad P(X=0)=1-pP(X=1)=p,P(X=0)=1−p

Loi de Bernoulli de paramètre p

La variable indicatrice de succès vaut 111 (succès, probabilité ppp) ou 000 (échec, probabilité 1−p1-p1−p).

E(X)=p,V(X)=p(1−p),σ(X)=p(1−p)E(X)=p,\qquad V(X)=p(1-p),\qquad \sigma(X)=\sqrt{p(1-p)}E(X)=p,V(X)=p(1−p),σ(X)=p(1−p)​

Espérance, variance et écart-type (loi de Bernoulli)

Résultats à connaître par cœur : l'espérance est ppp, la variance p(1−p)p(1-p)p(1−p), maximale quand p=0,5p=0{,}5p=0,5.

Exemple corrigé

Modéliser une épreuve de Bernoulli et calculer ses paramètres

Un joueur de basket réussit en moyenne 70 %70\,\%70% de ses lancers francs. On considère un lancer franc et on note « succès » le fait que le panier soit marqué ; soit XXX la variable de Bernoulli associée. 1) Justifier qu'il s'agit d'une épreuve de Bernoulli et donner son paramètre. 2) Donner la loi de XXX. 3) Calculer E(X)E(X)E(X), V(X)V(X)V(X) et σ(X)\sigma(X)σ(X).

  1. 01Reconnaître l'épreuve de Bernoulli

    Un lancer franc a exactement deux issues : le panier est marqué (succès) ou manqué (échec). C'est donc une épreuve de Bernoulli, de paramètre p=P(succeˋs)=0,70p=P(\text{succès})=0{,}70p=P(succeˋs)=0,70.

  2. 02Donner la loi de X

    La variable de Bernoulli XXX vaut 111 si le panier est marqué, 000 sinon.

    P(X=1)=0,7,P(X=0)=1−0,7=0,3P(X=1)=0{,}7,\qquad P(X=0)=1-0{,}7=0{,}3P(X=1)=0,7,P(X=0)=1−0,7=0,3
  3. 03Espérance

    Pour une loi de Bernoulli, l'espérance est égale au paramètre.

    E(X)=p=0,7E(X)=p=0{,}7E(X)=p=0,7
  4. 04Variance et écart-type

    On applique V(X)=p(1−p)V(X)=p(1-p)V(X)=p(1−p) puis on prend la racine carrée.

    V(X)=0,7×0,3=0,21,σ(X)=0,21≈0,458V(X)=0{,}7\times 0{,}3=0{,}21,\qquad \sigma(X)=\sqrt{0{,}21}\approx 0{,}458V(X)=0,7×0,3=0,21,σ(X)=0,21​≈0,458

Résultat : Épreuve de Bernoulli de paramètre p=0,7p=0{,}7p=0,7. Loi : P(X=1)=0,7P(X=1)=0{,}7P(X=1)=0,7, P(X=0)=0,3P(X=0)=0{,}3P(X=0)=0,3. On a E(X)=0,7E(X)=0{,}7E(X)=0,7, V(X)=0,21V(X)=0{,}21V(X)=0,21 et σ(X)=0,21≈0,46\sigma(X)=\sqrt{0{,}21}\approx 0{,}46σ(X)=0,21​≈0,46.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : identifier qu'une expérience est une épreuve de Bernoulli, nommer explicitement le « succès » et donner sa probabilité ppp — étape souvent attribuée d'un point, et indispensable avant d'invoquer la loi binomiale.
  • Objectif Bac : restituer sans hésiter E(X)=pE(X)=pE(X)=p et V(X)=p(1−p)V(X)=p(1-p)V(X)=p(1−p) pour une loi de Bernoulli, ces résultats servant ensuite à retrouver l'espérance et la variance de la loi binomiale par additivité.

Erreurs fréquentes

  • Oublier que l'épreuve doit avoir EXACTEMENT deux issues : une expérience à trois résultats ou plus n'est pas une épreuve de Bernoulli telle quelle (il faut éventuellement regrouper les issues en « succès » et « non-succès »).
  • Confondre ppp et 1−p1-p1−p en intervertissant succès et échec : une fois le succès choisi, ppp est figé ; définir le succès comme « obtenir un défaut » puis utiliser le taux de pièces correctes est une erreur classique.

Révision active

Dans une usine, 4%4\%4% des pièces produites sont défectueuses. On prélève une pièce au hasard et on appelle « succès » l'événement « la pièce est défectueuse ». Justifier qu'il s'agit d'une épreuve de Bernoulli, préciser son paramètre, puis donner la loi, l'espérance et l'écart-type de la variable de Bernoulli associée.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 03

Schéma de Bernoulli et loi binomiale B(n,p)#

●●○StandardLPBO-2019-spe-maths-terminale-§Probabilites-loi-binomiale

Arbre d'un schéma de Bernoulli à 3 répétitions

Arbre de probabilité, 8 cheminsArbre de probabilité, 8 chemins, Données: p → p → p; p → p → 1−p; p → 1−p → p; p → 1−p → 1−p; 1−p → p → p; 1−p → p → 1−p; 1−p → 1−p → p; 1−p → 1−p → 1−pp1−pp1−pp1−pp1−pp1−pp1−pp1−pSESSEESSSSSESESSEEESSESEEESEEE
Fig. 3Le chemin surligné (S–S–Ē) a pour probabilité p×p×(1−p)=p2(1−p)p\times p\times(1-p)=p^2(1-p)p×p×(1−p)=p2(1−p) ; il y a (32)=3\binom{3}{2}=3(23​)=3 chemins à exactement 222 succès, d'où P(X=2)=3 p2(1−p)P(X=2)=3\,p^2(1-p)P(X=2)=3p2(1−p).

Points clés

Un schéma de Bernoulli de paramètres nnn et ppp est la RÉPÉTITION de nnn épreuves de Bernoulli identiques (même probabilité de succès ppp à chaque fois) et INDÉPENDANTES (le résultat d'une épreuve n'influence pas les autres). On le visualise par un arbre pondéré à nnn niveaux, où chaque branche porte la probabilité ppp (succès) ou 1−p1-p1−p (échec). Les trois conditions à vérifier : deux issues par épreuve, épreuves identiques, épreuves indépendantes.
On note XXX la variable aléatoire égale au NOMBRE de succès au cours des nnn épreuves. XXX peut prendre toute valeur entière de 000 à nnn. On dit alors que XXX suit la loi binomiale de paramètres nnn et ppp, notée X∼B(n,p)X\sim\mathcal{B}(n,p)X∼B(n,p).
Coefficient binomial (nk)\binom{n}{k}(kn​) (lu « kkk parmi nnn ») : c'est le nombre de chemins de l'arbre comportant exactement kkk succès parmi nnn épreuves, c'est-à-dire le nombre de façons de CHOISIR les kkk positions des succès parmi les nnn. Il relie la loi binomiale au dénombrement (combinaisons). À la calculatrice, on l'obtient par la fonction « combinaison » ; quelques valeurs utiles : (n0)=(nn)=1\binom{n}{0}=\binom{n}{n}=1(0n​)=(nn​)=1 et (n1)=n\binom{n}{1}=n(1n​)=n.
Formule de la loi binomiale : pour tout entier kkk de 000 à nnn, P(X=k)=(nk) pk (1−p)n−kP(X=k)=\binom{n}{k}\,p^k\,(1-p)^{n-k}P(X=k)=(kn​)pk(1−p)n−k. On la lit ainsi : (nk)\binom{n}{k}(kn​) compte les chemins à kkk succès, pkp^kpk est la probabilité des kkk succès et (1−p)n−k(1-p)^{n-k}(1−p)n−k celle des n−kn-kn−k échecs, chaque chemin ayant la même probabilité pk(1−p)n−kp^k(1-p)^{n-k}pk(1−p)n−k. Vérification globale : ∑k=0nP(X=k)=∑k=0n(nk)pk(1−p)n−k=(p+(1−p))n=1\displaystyle\sum_{k=0}^{n}P(X=k)=\sum_{k=0}^{n}\binom{n}{k}p^k(1-p)^{n-k}=\big(p+(1-p)\big)^n=1k=0∑n​P(X=k)=k=0∑n​(kn​)pk(1−p)n−k=(p+(1−p))n=1 (formule du binôme de Newton).
X∼B(n,p) ⟺ X=nombre de succeˋs de n eˊpreuves de Bernoulli identiques et indeˊpendantes de parameˋtre pX\sim\mathcal{B}(n,p)\ \Longleftrightarrow\ X=\text{nombre de succès de } n \text{ épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes de paramètre } pX∼B(n,p) ⟺ X=nombre de succeˋs de n eˊpreuves de Bernoulli identiques et indeˊpendantes de parameˋtre p

Définition de la loi binomiale

La loi binomiale B(n,p)\mathcal{B}(n,p)B(n,p) est la loi du nombre de succès dans un schéma de Bernoulli de nnn épreuves de probabilité de succès ppp.

P(X=k)=(nk) pk (1−p) n−k,k∈{0,1,…,n}P(X=k)=\binom{n}{k}\,p^{k}\,(1-p)^{\,n-k},\qquad k\in\{0,1,\dots,n\}P(X=k)=(kn​)pk(1−p)n−k,k∈{0,1,…,n}

Probabilité de k succès

(nk)\binom{n}{k}(kn​) compte les chemins à kkk succès, pkp^kpk pèse les succès, (1−p)n−k(1-p)^{n-k}(1−p)n−k les échecs : le produit donne P(X=k)P(X=k)P(X=k).

∑k=0n(nk)pk(1−p)n−k=(p+(1−p))n=1\sum_{k=0}^{n}\binom{n}{k}p^{k}(1-p)^{n-k}=\big(p+(1-p)\big)^{n}=1k=0∑n​(kn​)pk(1−p)n−k=(p+(1−p))n=1

Contrôle par le binôme de Newton

La somme de toutes les probabilités vaut 111 ; c'est exactement le développement de (p+(1−p))n(p+(1-p))^n(p+(1−p))n.

Diagramme en bâtons de B(10 ; 0,3)

Fig. 4Loi binomiale B(10 ; 0,3) : la probabilité P(X = k) est maximale autour de k = 3 (proche de np = 3) ; la distribution est légèrement asymétrique car p < 0,5.
Exemple corrigé

Reconnaître la loi binomiale et calculer P(X = k)

Un questionnaire à choix multiples comporte 555 questions indépendantes ; pour chacune, 444 réponses sont proposées dont une seule est correcte. Un candidat répond au hasard à chaque question. On note XXX le nombre de réponses correctes. 1) Justifier que XXX suit une loi binomiale et préciser ses paramètres. 2) Calculer la probabilité d'obtenir exactement 222 bonnes réponses. 3) Calculer la probabilité de n'avoir AUCUNE bonne réponse.

  1. 01Identifier l'épreuve de Bernoulli répétée

    Pour chaque question, deux issues : « répondre correctement » (succès) ou non. En répondant au hasard parmi 444 choix, p=14=0,25p=\frac{1}{4}=0{,}25p=41​=0,25. Les 555 questions sont identiques (même ppp) et indépendantes.

  2. 02Conclure sur la loi de X

    On répète n=5n=5n=5 épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes de paramètre p=0,25p=0{,}25p=0,25. Donc XXX compte les succès et suit la loi binomiale B(5 ; 0,25)\mathcal{B}(5\,;\,0{,}25)B(5;0,25).

    X∼B ⁣(5 ; 0,25)X\sim\mathcal{B}\!\left(5\,;\,0{,}25\right)X∼B(5;0,25)
  3. 03Calculer P(X = 2)

    On applique la formule avec k=2k=2k=2 : (52)=10\binom{5}{2}=10(25​)=10, p2=0,252p^2=0{,}25^2p2=0,252 et (1−p)3=0,753(1-p)^3=0{,}75^3(1−p)3=0,753.

    P(X=2)=(52)(0,25)2(0,75)3=10×0,0625×0,421875≈0,2637P(X=2)=\binom{5}{2}(0{,}25)^2(0{,}75)^3=10\times 0{,}0625\times 0{,}421875\approx 0{,}2637P(X=2)=(25​)(0,25)2(0,75)3=10×0,0625×0,421875≈0,2637
  4. 04Calculer P(X = 0)

    Avec k=0k=0k=0 : (50)=1\binom{5}{0}=1(05​)=1, p0=1p^0=1p0=1 et (1−p)5=0,755(1-p)^5=0{,}75^5(1−p)5=0,755. Aucune bonne réponse revient à échouer aux 555 questions.

    P(X=0)=(50)(0,25)0(0,75)5=0,755≈0,2373P(X=0)=\binom{5}{0}(0{,}25)^0(0{,}75)^5=0{,}75^5\approx 0{,}2373P(X=0)=(05​)(0,25)0(0,75)5=0,755≈0,2373

Résultat : X∼B(5 ; 0,25)X\sim\mathcal{B}(5\,;\,0{,}25)X∼B(5;0,25). La probabilité d'exactement 222 bonnes réponses est environ 0,2640{,}2640,264 et celle de n'avoir aucune bonne réponse environ 0,2370{,}2370,237.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : JUSTIFIER qu'une variable suit une loi binomiale en vérifiant explicitement les trois conditions (deux issues, nnn épreuves identiques, indépendance) et en donnant les paramètres (n,p)(n,p)(n,p) ; cette justification est attendue avant tout calcul.
  • Objectif Bac : calculer une probabilité d'un nombre exact de succès P(X=k)=(nk)pk(1−p)n−kP(X=k)=\binom{n}{k}p^k(1-p)^{n-k}P(X=k)=(kn​)pk(1−p)n−k, à la main pour de petites valeurs (en sachant calculer (nk)\binom{n}{k}(kn​)) ou à la calculatrice via la fonction « loi binomiale ».

Erreurs fréquentes

  • Appliquer la loi binomiale sans indépendance : un tirage SANS REMISE dans une urne ne donne PAS un schéma de Bernoulli (la composition change à chaque tirage), donc XXX n'y suit pas une loi binomiale.
  • Oublier le coefficient binomial (nk)\binom{n}{k}(kn​) et écrire seulement pk(1−p)n−kp^k(1-p)^{n-k}pk(1−p)n−k : on ne compterait qu'UN chemin alors qu'il y en a (nk)\binom{n}{k}(kn​) menant à kkk succès. Erreur miroir : confondre pkp^kpk et kpk^pkp, ou se tromper sur l'exposant des échecs (n−kn-kn−k et non nnn).

Révision active

On lance 666 fois de suite un dé équilibré ; on appelle « succès » l'obtention d'un 666. On note XXX le nombre de 666 obtenus. Justifier que XXX suit une loi binomiale, préciser ses paramètres, puis calculer P(X=2)P(X=2)P(X=2) et P(X=0)P(X=0)P(X=0).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 04

Espérance, variance et écart-type de la loi binomiale ; probabilités cumulées#

●●○StandardLPBO-2019-spe-maths-terminale-§Probabilites-loi-binomiale

Tableau de la loi de B(3 ; 0,5) et calcul de l'espérance

Tableau de 5 colonnes et 2 lignes, cellule mise en évidence : 0,75Tableau de 5 colonnes et 2 lignes, Données: k · 0 · 1 · 2 · 3; P(X = k) · 0,125 · 0,375 · 0,375 · 0,125; k · P(X = k) · 0 · 0,375 · 0,75 · 0,375, cellule mise en évidence : 0,75K0123P(X = K)0,1250,3750,3750,125K · P(X = K)00,3750,750,375
Fig. 5Loi de B(3 ; 0,5)\mathcal{B}(3\,;\,0{,}5)B(3;0,5) : la somme de la ligne k×P(X=k)k\times P(X=k)k×P(X=k) donne E(X)=1,5=3×0,5=npE(X)=1{,}5=3\times 0{,}5=npE(X)=1,5=3×0,5=np, comme attendu.

Points clés

Pour une variable XXX suivant la loi binomiale B(n,p)\mathcal{B}(n,p)B(n,p), l'espérance, la variance et l'écart-type se calculent directement à partir des paramètres : E(X)=npE(X)=npE(X)=np, V(X)=np(1−p)V(X)=np(1-p)V(X)=np(1−p) et σ(X)=np(1−p)\sigma(X)=\sqrt{np(1-p)}σ(X)=np(1−p)​. Intuition de l'espérance : sur nnn épreuves de probabilité de succès ppp, on attend en moyenne npnpnp succès. Ces formules dispensent de repasser par le tableau complet de la loi.
Justification de l'espérance : la variable binomiale XXX se décompose en somme de nnn variables de Bernoulli indépendantes X1,…,XnX_1,\dots,X_nX1​,…,Xn​ (la iii-ème vaut 111 si la iii-ème épreuve est un succès). Par linéarité de l'espérance, E(X)=∑E(Xi)=n×p=npE(X)=\sum E(X_i)=n\times p=npE(X)=∑E(Xi​)=n×p=np ; et par additivité de la variance pour des variables INDÉPENDANTES, V(X)=∑V(Xi)=n×p(1−p)=np(1−p)V(X)=\sum V(X_i)=n\times p(1-p)=np(1-p)V(X)=∑V(Xi​)=n×p(1−p)=np(1−p).
Probabilités cumulées. P(X≤k)=∑j=0kP(X=j)P(X\le k)=\sum_{j=0}^{k}P(X=j)P(X≤k)=∑j=0k​P(X=j) est la fonction de RÉPARTITION : elle donne « au plus kkk succès » et s'obtient directement à la calculatrice (commande de type « binomFRép »/cumulée) ou en Python. On en déduit les autres : P(X<k)=P(X≤k−1)P(X<k)=P(X\le k-1)P(X<k)=P(X≤k−1), P(X≥k)=1−P(X≤k−1)P(X\ge k)=1-P(X\le k-1)P(X≥k)=1−P(X≤k−1) et P(X>k)=1−P(X≤k)P(X>k)=1-P(X\le k)P(X>k)=1−P(X≤k). Bien gérer les bornes (« strictement », « au moins », « au plus ») est décisif.
Stratégie de calcul : pour « au moins un succès », passer par l'ÉVÉNEMENT CONTRAIRE est presque toujours le plus rapide : P(X≥1)=1−P(X=0)=1−(1−p)nP(X\ge 1)=1-P(X=0)=1-(1-p)^nP(X≥1)=1−P(X=0)=1−(1−p)n. Pour un intervalle, P(a≤X≤b)=P(X≤b)−P(X≤a−1)P(a\le X\le b)=P(X\le b)-P(X\le a-1)P(a≤X≤b)=P(X≤b)−P(X≤a−1). La calculatrice (mode examen) et Python fournissent les valeurs ; il faut surtout traduire correctement l'énoncé en inégalité sur XXX.
E(X)=np,V(X)=np(1−p),σ(X)=np(1−p)E(X)=np,\qquad V(X)=np(1-p),\qquad \sigma(X)=\sqrt{np(1-p)}E(X)=np,V(X)=np(1−p),σ(X)=np(1−p)​

Espérance, variance et écart-type de \mathcal{B}(n,p)

Formules à connaître par cœur : l'espérance est npnpnp, la variance np(1−p)np(1-p)np(1−p), l'écart-type sa racine carrée.

P(X≤k)=∑j=0k(nj)pj(1−p)n−jP(X\le k)=\sum_{j=0}^{k}\binom{n}{j}p^{j}(1-p)^{n-j}P(X≤k)=j=0∑k​(jn​)pj(1−p)n−j

Probabilité cumulée (fonction de répartition)

« Au plus kkk succès » : somme des probabilités de 000 à kkk, obtenue directement à la calculatrice ou en Python.

P(X≥k)=1−P(X≤k−1),P(X≥1)=1−(1−p)nP(X\ge k)=1-P(X\le k-1),\qquad P(X\ge 1)=1-(1-p)^{n}P(X≥k)=1−P(X≤k−1),P(X≥1)=1−(1−p)n

Passage au complémentaire

« Au moins kkk » se déduit du cumulé ; « au moins un succès » se calcule par l'événement contraire 1−P(X=0)1-P(X=0)1−P(X=0).

Loi B(20 ; 0,5) centrée sur E(X) = np = 10

Fig. 6Pour p = 0,5 la loi binomiale est SYMÉTRIQUE et centrée sur l'espérance np = 10 ; l'écart-type σ = √(20 × 0,5 × 0,5) ≈ 2,24 donne la largeur typique des valeurs.
Exemple corrigé

Espérance, écart-type et probabilités cumulées

Un fournisseur d'accès affirme que sa box fonctionne sans coupure un jour donné avec une probabilité de 0,90{,}90,9, indépendamment des autres jours. On observe 303030 jours consécutifs et on note XXX le nombre de jours sans coupure. 1) Préciser la loi de XXX et calculer E(X)E(X)E(X) et σ(X)\sigma(X)σ(X). 2) Calculer la probabilité qu'il y ait au moins 282828 jours sans coupure, P(X≥28)P(X\ge 28)P(X≥28). 3) Calculer la probabilité qu'il y ait au moins une coupure sur les 303030 jours.

  1. 01Identifier la loi

    Chaque jour est une épreuve de Bernoulli (succès = « pas de coupure », p=0,9p=0{,}9p=0,9), répétée 303030 fois de façon identique et indépendante. Donc X∼B(30 ; 0,9)X\sim\mathcal{B}(30\,;\,0{,}9)X∼B(30;0,9).

    X∼B(30 ; 0,9)X\sim\mathcal{B}(30\,;\,0{,}9)X∼B(30;0,9)
  2. 02Espérance et écart-type

    On applique E(X)=npE(X)=npE(X)=np et σ(X)=np(1−p)\sigma(X)=\sqrt{np(1-p)}σ(X)=np(1−p)​.

    E(X)=30×0,9=27,σ(X)=30×0,9×0,1=2,7≈1,64E(X)=30\times 0{,}9=27,\qquad \sigma(X)=\sqrt{30\times 0{,}9\times 0{,}1}=\sqrt{2{,}7}\approx 1{,}64E(X)=30×0,9=27,σ(X)=30×0,9×0,1​=2,7​≈1,64
  3. 03Calculer P(X ≥ 28)

    « Au moins 282828 » s'obtient via le complémentaire du cumulé : P(X≥28)=1−P(X≤27)P(X\ge 28)=1-P(X\le 27)P(X≥28)=1−P(X≤27), la valeur P(X≤27)P(X\le 27)P(X≤27) étant lue à la calculatrice (loi binomiale cumulée).

    P(X≥28)=1−P(X≤27)≈1−0,5888≈0,411P(X\ge 28)=1-P(X\le 27)\approx 1-0{,}5888\approx 0{,}411P(X≥28)=1−P(X≤27)≈1−0,5888≈0,411
  4. 04Calculer P(au moins une coupure)

    « Au moins une coupure » est le contraire de « aucune coupure » = « les 303030 jours sont sans coupure ». On passe au complémentaire de P(X=30)P(X=30)P(X=30).

    P(au moins une coupure)=1−P(X=30)=1−0,930≈1−0,0424≈0,958P(\text{au moins une coupure})=1-P(X=30)=1-0{,}9^{30}\approx 1-0{,}0424\approx 0{,}958P(au moins une coupure)=1−P(X=30)=1−0,930≈1−0,0424≈0,958

Résultat : X∼B(30 ; 0,9)X\sim\mathcal{B}(30\,;\,0{,}9)X∼B(30;0,9), avec E(X)=27E(X)=27E(X)=27 jours sans coupure en moyenne et σ(X)≈1,64\sigma(X)\approx 1{,}64σ(X)≈1,64. On a P(X≥28)≈0,41P(X\ge 28)\approx 0{,}41P(X≥28)≈0,41 et la probabilité d'au moins une coupure sur les 303030 jours est environ 0,9580{,}9580,958.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : calculer et INTERPRÉTER E(X)=npE(X)=npE(X)=np (nombre moyen de succès attendu) et σ(X)=np(1−p)\sigma(X)=\sqrt{np(1-p)}σ(X)=np(1−p)​ dans le contexte de l'énoncé, sans repasser par le tableau complet de la loi.
  • Objectif Bac : traduire fidèlement « au moins », « au plus », « strictement plus de » en inégalités sur XXX, puis calculer P(X≤k)P(X\le k)P(X≤k), P(X≥k)P(X\ge k)P(X≥k) via la calculatrice ou le complémentaire — la maîtrise des bornes est très souvent évaluée.

Erreurs fréquentes

  • Confondre les formules de l'espérance et de la variance, ou écrire V(X)=npV(X)=npV(X)=np (au lieu de np(1−p)np(1-p)np(1−p)) ; oublier la racine carrée pour passer de la variance np(1−p)np(1-p)np(1−p) à l'écart-type.
  • Mal gérer l'inégalité du cumulé : écrire P(X≥k)=1−P(X≤k)P(X\ge k)=1-P(X\le k)P(X≥k)=1−P(X≤k) (faux : on oublie la valeur kkk elle-même) au lieu de P(X≥k)=1−P(X≤k−1)P(X\ge k)=1-P(X\le k-1)P(X≥k)=1−P(X≤k−1) ; symétriquement, confondre P(X<k)P(X<k)P(X<k) et P(X≤k)P(X\le k)P(X≤k).

Révision active

Soit X∼B(50 ; 0,2)X\sim\mathcal{B}(50\,;\,0{,}2)X∼B(50;0,2). 1) Calculer E(X)E(X)E(X), V(X)V(X)V(X) et σ(X)\sigma(X)σ(X). 2) À l'aide de la calculatrice, calculer P(X≤8)P(X\le 8)P(X≤8), puis P(X≥12)P(X\ge 12)P(X≥12). 3) Calculer la probabilité d'obtenir au moins un succès, P(X≥1)P(X\ge 1)P(X≥1).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 05

Modélisation, représentation graphique et simulation en Python#

●●●ApprofondissementLPBO-2019-spe-maths-terminale-§Probabilites-loi-binomiale

Simulation Python : fréquences observées vs loi théorique

Diagramme en colonnes: fréquence selon k, 8 valeurs (maximum 0.27)Diagramme en colonnes: fréquence selon k, Données: Observées · 2: 0.22; Observées · 3: 0.27; Observées · 4: 0.2; Observées · 5: 0.11; Théorique · 2: 0.233; Théorique · 3: 0.267; Théorique · 4: 0.2; Théorique · 5: 0.10300.050.10.150.20.252345fréquencekObservéesThéorique
Fig. 7Algorithme : pour chaque réalisation, on compte les succès sur nnn tirages (random()<p\texttt{random()}<prandom()<p), on répète NNN fois, puis on compare les fréquences observées (barres) au diagramme en bâtons théorique (points).

Points clés

Modéliser une situation par une loi binomiale, c'est : (1) repérer l'épreuve de Bernoulli élémentaire et nommer le succès ; (2) vérifier les répétitions identiques et indépendantes ; (3) identifier nnn (nombre de répétitions) et ppp (probabilité de succès) ; (4) définir clairement la variable XXX comptée ; (5) conclure X∼B(n,p)X\sim\mathcal{B}(n,p)X∼B(n,p). C'est ce passage du concret au modèle qui est attendu, puis l'INTERPRÉTATION des résultats (espérance comme moyenne, probabilité comme proportion attendue).
Représentation graphique : on trace le diagramme en BÂTONS de la loi, en portant kkk en abscisse et P(X=k)P(X=k)P(X=k) en ordonnée. La forme dépend de ppp : symétrique et centrée sur npnpnp pour p=0,5p=0{,}5p=0,5, étalée vers la droite (asymétrie positive) pour p<0,5p<0{,}5p<0,5, vers la gauche pour p>0,5p>0{,}5p>0,5. Le « sommet » du diagramme (valeur la plus probable, le mode) se situe au voisinage de l'espérance npnpnp.
Simulation en Python d'une loi binomiale : on simule UNE épreuve de Bernoulli par un tirage aléatoire (random()<p\texttt{random()} < prandom()<p donne un succès), on en répète nnn pour compter les succès (une réalisation de XXX), et on recommence un grand nombre NNN de fois. La fréquence d'apparition de chaque valeur estime alors P(X=k)P(X=k)P(X=k) ; la moyenne des réalisations estime E(X)=npE(X)=npE(X)=np. On peut aussi utiliser directement une fonction de bibliothèque qui renvoie un nombre de succès.
Loi des grands nombres (cadre d'interprétation) : quand le nombre NNN de simulations augmente, la fréquence observée d'un événement se rapproche de sa probabilité théorique, et l'histogramme des fréquences se rapproche du diagramme en bâtons de la loi. Estimer une probabilité « par la fréquence » consiste à compter, sur NNN simulations, la proportion de réalisations vérifiant l'événement (par exemple X≥kX\ge kX≥k) : cette fréquence approche P(X≥k)P(X\ge k)P(X≥k).
fk=nombre de simulations donnant X=kN  →N→+∞  P(X=k)f_k = \frac{\text{nombre de simulations donnant } X=k}{N} \;\xrightarrow[N\to+\infty]{}\; P(X=k)fk​=Nnombre de simulations donnant X=k​N→+∞​P(X=k)

Estimation d'une probabilité par la fréquence

La fréquence observée fkf_kfk​ sur NNN simulations s'approche de la probabilité théorique P(X=k)P(X=k)P(X=k) quand NNN devient grand (loi des grands nombres).

x‾=1N∑i=1NXi  →N→+∞  E(X)=np\overline{x}=\frac{1}{N}\sum_{i=1}^{N} X_i \;\xrightarrow[N\to+\infty]{}\; E(X)=npx=N1​i=1∑N​Xi​N→+∞​E(X)=np

Moyenne empirique et espérance

La moyenne des NNN réalisations simulées de XXX s'approche de l'espérance théorique npnpnp.

Effet du paramètre p : B(15 ; 0,7)

Fig. 8Pour p = 0,7 > 0,5, la loi B(15 ; 0,7) est étalée vers la GAUCHE (asymétrie négative) et centrée sur np = 10,5 ; le mode se situe autour de k = 10 ou 11.
Exemple corrigé

Modéliser, simuler et estimer une probabilité

Un standard téléphonique reçoit des appels ; on estime qu'un appel donné est « urgent » avec une probabilité p=0,15p=0{,}15p=0,15, indépendamment des autres. On considère n=40n=40n=40 appels d'une matinée et on note XXX le nombre d'appels urgents. 1) Préciser la loi de XXX et son espérance. 2) Décrire un algorithme Python estimant P(X≥8)P(X\ge 8)P(X≥8) par simulation. 3) Vers quelle valeur la fréquence observée doit-elle tendre quand le nombre de simulations augmente ?

  1. 01Modéliser

    Chaque appel est une épreuve de Bernoulli (succès = « urgent », p=0,15p=0{,}15p=0,15), répétée n=40n=40n=40 fois de façon identique et indépendante. Donc X∼B(40 ; 0,15)X\sim\mathcal{B}(40\,;\,0{,}15)X∼B(40;0,15), d'espérance E(X)=np=40×0,15=6E(X)=np=40\times 0{,}15=6E(X)=np=40×0,15=6.

    X∼B(40 ; 0,15),E(X)=40×0,15=6X\sim\mathcal{B}(40\,;\,0{,}15),\qquad E(X)=40\times 0{,}15=6X∼B(40;0,15),E(X)=40×0,15=6
  2. 02Principe de la simulation

    Une réalisation de XXX se simule en tirant 404040 nombres aléatoires dans [0 ;1[[0\,;1[[0;1[ et en comptant ceux qui sont strictement inférieurs à p=0,15p=0{,}15p=0,15 (chacun représente un appel urgent). On répète NNN fois pour obtenir NNN réalisations.

  3. 03Estimer P(X ≥ 8)

    On compte la proportion de réalisations où le nombre de succès est supérieur ou égal à 888 ; cette fréquence estime P(X≥8)P(X\ge 8)P(X≥8). En pseudo-code : compteur ccc incrémenté quand Xi≥8X_i\ge 8Xi​≥8, puis fréquence c/Nc/Nc/N.

    P^(X≥8)=#{i:Xi≥8}N\widehat{P}(X\ge 8)=\frac{\#\{i : X_i\ge 8\}}{N}P(X≥8)=N#{i:Xi​≥8}​
  4. 04Confronter à la théorie

    Par la loi des grands nombres, cette fréquence se rapproche de la valeur théorique P(X≥8)=1−P(X≤7)P(X\ge 8)=1-P(X\le 7)P(X≥8)=1−P(X≤7) quand NNN grandit ; la calculatrice donne P(X≤7)≈0,756P(X\le 7)\approx 0{,}756P(X≤7)≈0,756, soit P(X≥8)≈0,244P(X\ge 8)\approx 0{,}244P(X≥8)≈0,244.

    P(X≥8)=1−P(X≤7)≈1−0,756≈0,244P(X\ge 8)=1-P(X\le 7)\approx 1-0{,}756\approx 0{,}244P(X≥8)=1−P(X≤7)≈1−0,756≈0,244

Résultat : X∼B(40 ; 0,15)X\sim\mathcal{B}(40\,;\,0{,}15)X∼B(40;0,15), E(X)=6E(X)=6E(X)=6 appels urgents en moyenne. L'algorithme simule NNN réalisations en comptant les tirages <0,15<0{,}15<0,15 sur 404040 appels et estime P(X≥8)P(X\ge 8)P(X≥8) par la fréquence des réalisations ≥8\ge 8≥8 ; cette fréquence tend vers P(X≥8)≈0,244P(X\ge 8)\approx 0{,}244P(X≥8)≈0,244.

Schritt-für-Schritt Erklärung5 Schritte
  1. 1

    On part d'une situation concrète : un appel téléphonique est « urgent » avec la probabilité p égale à 0,15. C'est une épreuve de Bernoulli : deux issues seulement, urgent ou non.

  2. 2

    On répète cette épreuve pour n égale 40 appels, de façon identique et indépendante : c'est un schéma de Bernoulli. La variable X qui compte les appels urgents suit donc la loi binomiale B de 40 et 0,15.

  3. 3

    L'espérance se calcule directement : n fois p, soit 40 fois 0,15, égale 6. On attend en moyenne six appels urgents par matinée.

  4. 4

    Pour estimer une probabilité, on simule en Python : on tire des nombres au hasard, on compte un succès quand le tirage est inférieur à p, et on répète un grand nombre N de fois. La fréquence observée approche la probabilité théorique.

    Fréquences simulées de X ~ B(40 ; 0,15)

  5. 5

    Enfin, par la loi des grands nombres, la fréquence des matinées comptant au moins huit appels urgents se rapproche de la valeur théorique P de X supérieur ou égal à 8, environ 0,244.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : conduire une modélisation complète d'une situation par une loi binomiale en JUSTIFIANT chaque hypothèse (deux issues, identité, indépendance, valeurs de nnn et ppp) puis interpréter espérance et probabilités dans le contexte.
  • Objectif Bac : lire, compléter ou commenter un programme Python qui simule une loi binomiale (boucle de comptage de succès, répétition NNN fois) et savoir qu'une fréquence observée estime une probabilité théorique (loi des grands nombres).

Erreurs fréquentes

  • Croire qu'une simulation « démontre » une probabilité : la fréquence observée n'est qu'une ESTIMATION qui fluctue ; elle approche la probabilité théorique quand NNN est grand, mais ne la prouve pas et peut s'en écarter sur un petit nombre de simulations.
  • Erreurs d'algorithme Python : confondre nnn (nombre d'épreuves par réalisation) et NNN (nombre de simulations), tester random()>p\texttt{random()} > prandom()>p au lieu de < p\texttt{<\,p}<p pour compter un succès, ou oublier de réinitialiser le compteur de succès à 000 avant chaque réalisation.

Révision active

On considère X∼B(12 ; 0,25)X\sim\mathcal{B}(12\,;\,0{,}25)X∼B(12;0,25). 1) Écrire un programme Python qui simule N=10000N=10000N=10000 réalisations de XXX et estime P(X≤2)P(X\le 2)P(X≤2) par la fréquence observée. 2) Donner la valeur théorique de E(X)E(X)E(X) que la moyenne des réalisations doit approcher. 3) Tracer (ou décrire) le diagramme en bâtons attendu et indiquer où se situe son sommet.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Variable aléatoire réelle : loi de probabilité, espérance, variance, écart-type○
    • 02Épreuve de Bernoulli et loi de Bernoulli de paramètre p○
    • 03Schéma de Bernoulli et loi binomiale B(n,p)◐
    • 04Espérance, variance et écart-type de la loi binomiale ; probabilités cumulées◐
    • 05Modélisation, représentation graphique et simulation en Python●

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Des fiches à l'entraînement

Probabilités — schéma de Bernoulli et loi binomiale

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

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min
4
Compétences
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Références et sources

Sources

Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol

  • Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019)

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Dénombrement et combinatoire

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Sommes de variables aléatoires

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