EuraStudy
Fiches/HLP — Humanités, littérature et philosophie/Les représentations du monde
Fiches · HLP — Humanités, littérature et philosophieFR · Bac

Les représentations du monde

Le thème « Les représentations du monde » est le second semestre de PREMIÈRE de la spécialité HLP, étudié de la Renaissance aux Lumières (XVe-XVIIIe siècle). Il s'agit d'analyser comment la littérature et la philosophie figurent et interrogent le monde : la découverte du monde et la rencontre de l'autre, la pluralité des cultures (entre ethnocentrisme et relativisme) et le rapport de l'homme à la nature et au vivant. Approfondissement de première : ce thème n'est PAS le support direct de l'épreuve écrite de terminale (qui porte sur les deux objets d'étude de terminale), mais il constitue un socle culturel décisif, pleinement mobilisable au Grand oral et dans toute réflexion sur l'altérité, la culture et la nature.

5 sections·~27 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 1 · Standard 3 · Approfondissement 1·Vérifié · 06/2026

T·0222 / 8
Profil d’examen
Approfondissement de première (hors épreuve écrite de terminale) — Analyser comment la littérature et la philosophie représentent et interrogent le monde, de la Renaissance aux Lumières.Approfondissement de première — Questionner les notions d'altérité, de culture et de nature à partir de textes (ethnocentrisme / relativisme, nature / culture, anthropocentrisme).Approfondissement de première — Mettre en perspective des conceptions du monde à travers les époques (découverte du Nouveau Monde, utopies, place de l'homme dans le vivant).Approfondissement de première — Élaborer une réflexion personnelle problématisée sur le rapport de l'homme au monde (compétence réinvestie en terminale et au Grand oral).
Opérateurs :analyserinterpréter un textequestionner une notionmettre en perspectivecomparerdistinguerargumenterillustrer par un exemple

niveau de base

Maîtrisez d'abord les deux couples de notions du thème — ethnocentrisme / relativisme et nature / culture — et sachez les illustrer par un texte précis (Montaigne, « Des cannibales » ; une utopie ; Descartes ou Rousseau sur l'animal).

niveau approfondi

Pour viser l'excellence, articulez les trois entrées du thème (découverte de l'autre, pluralité des cultures, rapport à la nature), confrontez les positions (anthropocentrisme de Descartes contre la continuité homme-animal de Montaigne ou Rousseau) et nuancez : critiquer l'ethnocentrisme ne conduit pas à un relativisme qui renoncerait à tout jugement ; mobilisez ce socle au Grand oral.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

Taille du texte : Standard

Sommaire · 5 sections▾
  1. Les représentations du monde
    • 01La découverte du monde et la rencontre de l'autre (Renaissance)○
    • 02La pluralité des cultures : ethnocentrisme et relativisme◐
    • 03Le rapport de l'homme à la nature et au vivant◐
    • 04Repères d'œuvres et d'auteurs (de la Renaissance aux Lumières)◐
    • 05Méthode : interprétation littéraire et essai sur les représentations du monde●
§ 01

La découverte du monde et la rencontre de l'autre (Renaissance)#

●○○BaseLPeduscol-programme-hlp

Le choc de la découverte : la Renaissance face au Nouveau Monde

Le choc de la découverte du Nouveau MondeGraphe, Découverte du monde → Agrandir (cartes, récits), Découverte du monde → Rencontrer l'autre, Découverte du monde → Se critiquer (Montaigne)Découverte dumondeAgrandir(cartes, récits)Rencontrerl'autreSe critiquer(Montaigne)

Points clés

Le thème de première « Les représentations du monde » (de la Renaissance aux Lumières, XVe-XVIIIe siècle) s'organise officiellement en TROIS entrées : « Découverte du monde et pluralité des cultures », « Décrire, figurer, imaginer » (les modes de représentation : description savante, figuration artistique, imagination littéraire — cartes, récits, utopies) et « L'homme et l'animal ». Cette fiche les couvre dans cet ordre, en regroupant l'entrée « Décrire, figurer, imaginer » avec la découverte de l'autre (cartes, récits de voyage) et avec les utopies (repères).
Première entrée du thème : la découverte du monde. Aux XVe-XVIe siècles, les grandes explorations (Christophe Colomb 1492, premiers voyages vers les Amériques, circumnavigation) bouleversent l'image du monde : la Terre s'agrandit, des peuples inconnus apparaissent. La littérature et la philosophie de la Renaissance s'emparent de ce choc — comment représenter, comprendre et juger un monde et des hommes que l'on découvre ?
Représenter le monde, c'est d'abord le DÉCRIRE et le FIGURER. La cartographie progresse (cartes, mappemondes, premiers atlas), les récits de voyage (relations, journaux d'explorateurs et de missionnaires) rapportent l'inconnu. Mais toute représentation est une construction : décrire l'autre, c'est déjà l'interpréter à partir de ses propres repères — d'où le risque de déformation et de projection.
La rencontre de l'autre pose le problème de l'ALTÉRITÉ : comment penser un homme radicalement différent par ses mœurs, sa langue, ses croyances ? Deux attitudes opposées se dessinent. L'ethnocentrisme juge l'autre à l'aune de sa propre culture, prise pour la norme universelle (et conclut souvent à sa « sauvagerie » ou son infériorité). À l'inverse, le regard critique cherche à comprendre l'autre selon ses propres raisons.
Le texte-phare de cette entrée est Montaigne, « Des cannibales » (Essais, I, 31, 1580). Montaigne renverse le jugement spontané : « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ». Les « cannibales » du Brésil, loin d'être des sauvages, vivent selon une nature non corrompue ; et leur cruauté guerrière n'est pas pire que la cruauté « civilisée » des guerres de religion européennes. Le regard sur l'autre devient une critique de soi.
Cette découverte du monde nourrit aussi la réflexion morale et politique : la rencontre de l'autre oblige l'Europe à s'interroger sur sa propre violence (« Des coches » dénonce la conquête du Nouveau Monde), sur la légitimité de la colonisation et sur la relativité de ses propres usages. Représenter le monde, à la Renaissance, c'est moins le posséder que se décentrer pour le comprendre.
Exemple corrigé

Le retournement du regard dans « Des cannibales »

Montaigne écrit, à propos des peuples du Nouveau Monde : « Il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation […], sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage. » Analysez le mouvement de la pensée et montrez comment le regard sur l'autre devient une critique de sa propre culture.

  1. 01Repérer le jugement spontané

    Le point de départ est le préjugé commun de l'Europe : ces peuples lointains sont des « barbares » et des « sauvages ». C'est le jugement ethnocentrique ordinaire, qui prend la culture européenne pour la mesure universelle de la civilisation.

  2. 02Analyser le retournement

    Montaigne renverse ce jugement par une définition critique : « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ». Le mot « barbare » ne dit donc rien de l'autre ; il dit seulement que l'autre n'est pas comme nous. Le critère du jugement (« notre usage ») est démasqué comme arbitraire et relatif.

  3. 03Mesurer l'effet : la critique de soi

    En relativisant notre supériorité, Montaigne retourne le regard vers l'Europe. Ailleurs (et dans « Des coches »), il rappelle que la cruauté « civilisée » des guerres de religion vaut bien celle qu'on reproche aux « cannibales ». Le regard sur l'autre devient un miroir critique de notre propre barbarie.

  4. 04Conclure sur la représentation du monde

    Représenter l'autre n'est jamais neutre : c'est toujours le voir depuis un point de vue. Montaigne en tire une leçon de méthode — suspendre le jugement, comprendre l'autre selon ses raisons — qui fonde une critique de l'ethnocentrisme et annonce le relativisme culturel.

Résultat : Montaigne part du préjugé (« barbares ») pour le retourner : « barbarie » ne qualifie pas l'autre, mais notre habitude de prendre nos usages pour la norme. En relativisant la supériorité européenne, il fait du regard sur l'autre une critique de soi. Le texte illustre exactement l'enjeu du thème : représenter le monde, c'est interroger son propre point de vue, et la découverte de l'autre devient un décentrement critique.

Objectif Bac

  • Objectif Grand oral / réinvestissement : savoir analyser un texte de découverte ou de rencontre de l'autre (Montaigne en particulier) en montrant comment le regard sur l'étranger devient un instrument de critique de sa propre culture.
  • Objectif : identifier dans un texte la TENSION entre décrire l'autre (le figurer, le rapporter) et le juger (à partir de ses propres normes), et en évaluer les effets — c'est le cœur du problème de l'altérité.

Erreurs fréquentes

  • Croire que « représenter le monde » est une simple description neutre et objective. Toute représentation (carte, récit de voyage, portrait de l'autre) est une CONSTRUCTION, située et orientée : la manquer, c'est passer à côté de la critique de l'ethnocentrisme.
  • Faire de Montaigne un naïf qui idéalise les « bons sauvages ». Montaigne ne dit pas que les cannibales sont parfaits : il relativise notre supériorité en comparant leur cruauté à la nôtre. Son geste est CRITIQUE (décentrer le regard), non une apologie naïve.

Révision active

À partir d'un extrait de « Des cannibales » de Montaigne (Essais, I, 31), montrez comment l'auteur renverse le jugement spontané sur les « barbares » et fait du regard sur l'autre une critique de la civilisation européenne. Repérez le procédé de retournement et rédigez un paragraphe d'analyse argumentée.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les représentations du monde ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme d'enseignement de spécialité d'humanités, littérature et philosophie de la classe de première (arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

§ 02

La pluralité des cultures : ethnocentrisme et relativisme#

●●○StandardLPeduscol-programme-hlp

Ethnocentrisme / relativisme : deux regards sur la pluralité des cultures

Ethnocentrisme / relativisme : deux regards sur les culturesTableau de 3 colonnes et 5 lignes, Données: Ethnocentrisme · Relativisme; Centre · ma culture = norme · aucune norme unique; Juge l'autre · de l'extérieur · de l'intérieur; Conclut · il est inférieur · il a sa cohérence; Vertu / risque · mépris, intolérance · tolérance; Repère · préjugé du barbare · Montaigne, cellule mise en évidence : de l'intérieurETHNOCENTRISMERELATIVISMECENTREma culture = normeaucune norme uniqueJUGE L'AUTREde l'extérieurde l'intérieurCONCLUTil est inférieuril a sa cohérenceVERTU / RISQUEmépris, intolérancetoléranceREPÈREpréjugé du barbareMontaigneUn relativisme radical ne pourrait plus rien condamner.

Points clés

Deuxième entrée du thème : la pluralité des cultures. La découverte du monde révèle qu'il existe une DIVERSITÉ irréductible de mœurs, de langues, de croyances et d'institutions. Le problème devient : comment penser cette pluralité sans la juger à partir d'une seule culture érigée en norme ? C'est l'enjeu du couple ethnocentrisme / relativisme.
L'ETHNOCENTRISME (terme forgé plus tard, mais que les textes de la Renaissance permettent déjà de penser) est l'attitude qui prend SA PROPRE culture pour le centre et la mesure de toutes les autres : ce qui diffère est jugé inférieur, arriéré ou « barbare ». C'est un préjugé spontané et difficile à éviter, car nous jugeons toujours d'abord depuis nos habitudes (notre « usage », dit Montaigne).
Le RELATIVISME culturel est l'attitude inverse : chaque culture possède sa cohérence et ses valeurs propres, et doit être comprise de l'intérieur, selon ses raisons, plutôt que jugée de l'extérieur. Comprendre une coutume étrangère, c'est chercher sa logique dans son contexte. Le relativisme est un puissant antidote au mépris ethnocentrique et invite à la tolérance.
Distinction NATURE / CULTURE, décisive ici. Ce qui est universel et donné par la nature (besoins, langage en général, vie en société) se distingue de ce qui varie selon les peuples et est transmis : la culture (langues particulières, coutumes, religions, techniques). La diversité des cultures se déploie sur un fond de nature commune — d'où la question : qu'est-ce qui, en l'homme, est partout le même, et qu'est-ce qui change selon les sociétés ?
Limite à connaître (nuance attendue) : le relativisme bien compris invite à comprendre l'autre, non à renoncer à tout jugement. Un relativisme radical, qui poserait que « toutes les valeurs se valent » et qu'on ne peut rien critiquer nulle part, se condamnerait lui-même (il ne pourrait plus condamner l'intolérance). La position féconde est un relativisme critique : décentrer son regard SANS abdiquer toute exigence.

Nature / culture : l'universel et le variable

Nature / culture : l'universel et le variablecolonne stratifiée, 2 couches, Données: CULTURE, NATURECULTUREle variableNATUREl'universel (le socle)La pluralité des cultures (langues, coutumes, religions) se déploie sur un fond de nature commune (besoins, langage, vie sociale). Erreur ethnocentrique : prendre SA culture pour LA nature.
Exemple corrigé

Distinguer ethnocentrisme et relativisme sur un exemple

Un voyageur européen du XVIe siècle découvre que, dans une société, on mange avec les mains et l'on partage tout sans propriété privée. Analysez successivement un jugement ethnocentrique et un jugement relativiste sur cette coutume, puis dégagez la part de nature et de culture en jeu.

  1. 01Le regard ethnocentrique

    Le voyageur juge depuis ses propres usages : « ils n'ont ni couverts, ni propriété ; ce sont des sauvages, des arriérés ». Sa propre culture (la table européenne, la propriété) est prise pour la norme universelle ; ce qui en diffère est aussitôt déclaré inférieur. C'est l'ethnocentrisme : juger l'autre de l'extérieur.

  2. 02Le regard relativiste

    Le regard relativiste suspend ce jugement et cherche la cohérence interne : peut-être ce partage sans propriété exprime-t-il une solidarité du groupe, une autre conception du bien commun. La coutume n'est plus « manque » mais autre organisation, qui a ses raisons. On comprend l'autre de l'intérieur, selon sa logique.

  3. 03Distinguer nature et culture

    Ce qui relève de la NATURE (universel) : tous les hommes doivent se nourrir et organiser la vie commune. Ce qui relève de la CULTURE (variable) : la manière de manger (mains / couverts) et le rapport aux biens (partage / propriété). L'erreur ethnocentrique consiste à prendre nos manières particulières pour la nature humaine.

  4. 04Conclure avec nuance

    Le relativisme permet de comprendre sans mépriser : il décentre le regard. Mais comprendre n'est pas tout approuver — on peut comprendre la cohérence d'une coutume sans renoncer à tout jugement. La position juste est un relativisme critique : se décentrer, sans abdiquer toute exigence.

Résultat : Sur la même coutume, l'ethnocentrisme juge de l'extérieur (« sauvages ») en érigeant sa culture en norme, tandis que le relativisme cherche la cohérence interne et comprend l'autre selon ses raisons. La distinction nature / culture révèle l'erreur de fond — confondre nos usages particuliers avec la nature universelle — tout en rappelant qu'un relativisme critique décentre le regard sans renoncer à juger.

Objectif Bac

  • Objectif : définir et opposer rigoureusement ethnocentrisme et relativisme (centre/norme unique vs cohérence propre de chaque culture) et les illustrer par un texte précis.
  • Objectif Grand oral / réinvestissement : manier la distinction nature / culture pour analyser la diversité des sociétés humaines, en montrant ce qui relève de l'universel et ce qui relève du variable.

Erreurs fréquentes

  • Confondre relativisme et indifférence (« tout se vaut, donc rien ne se juge »). Le relativisme du thème invite à COMPRENDRE l'autre avant de juger, pas à abandonner tout jugement ; le confondre avec un « tout se vaut » fait perdre la nuance attendue.
  • Naturaliser ce qui est culturel : prendre nos coutumes, nos goûts ou nos institutions pour « la nature humaine » universelle. C'est l'erreur ethnocentrique de fond — confondre « ce qui se fait chez nous » avec « ce qui est naturel partout ».

Révision active

À partir d'un exemple de coutume étrangère (rituel, alimentation, organisation familiale), montrez comment un regard ethnocentrique la juge « bizarre » ou « inférieure », puis comment un regard relativiste cherche sa cohérence interne. Distinguez ensuite ce qui, dans cet exemple, relève de la nature et de la culture. Rédigez un paragraphe argumenté.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les représentations du monde ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale)

§ 03

Le rapport de l'homme à la nature et au vivant#

●●○StandardLPeduscol-programme-hlp

La place de l'homme dans le vivant : rupture ou continuité ?

La place de l'homme dans le vivantTableau de 3 colonnes et 4 lignes, Données: Rupture · Continuité; L'homme · au-dessus, à part · partie du vivant; La nature · objet à dominer · un tout l'englobe; L'animal · machine, sans âme · sensible, pensant; Auteurs · Descartes · Montaigne, Rousseau, cellule mise en évidence : partie du vivantRUPTURECONTINUITÉL'HOMMEau-dessus, à partpartie du vivantLA NATUREobjet à dominerun tout l'englobeL'ANIMALmachine, sans âmesensible, pensantAUTEURSDescartesMontaigne, RousseauAnthropocentrisme cartésien contre continuité homme-animal(Renaissance → Lumières).

Points clés

Troisième entrée du thème : le rapport de l'homme à la nature et au vivant. Représenter le monde, c'est aussi se demander quelle est la PLACE de l'homme dans l'ordre naturel : est-il maître et possesseur de la nature, ou une partie du tout, parmi les autres vivants ? La question de l'altérité se déplace ici de l'autre humain à l'autre vivant : l'animal.
L'ANTHROPOCENTRISME place l'homme au centre et au sommet de la nature : la nature est faite pour lui, elle est un objet à connaître et à utiliser. Cette conception culmine au XVIIe siècle chez Descartes, qui assigne à la science et à la technique de rendre l'homme « comme maître et possesseur de la nature » (Discours de la méthode, 1637). Le projet moderne est de comprendre la nature pour la dominer.
La thèse de l'ANIMAL-MACHINE (Descartes) prolonge cet anthropocentrisme : les bêtes, dépourvues de pensée et de langage, seraient de purs automates, des machines naturelles sans âme ni véritable conscience. Cette thèse trace une frontière nette entre l'homme (doué de raison et de parole) et l'animal — et justifie un usage instrumental du vivant. Elle sera vivement discutée.
À cette coupure s'opposent des conceptions de la CONTINUITÉ entre l'homme et l'animal. Montaigne, déjà, refusait l'orgueil humain et reconnaissait intelligence et sensibilité aux bêtes (« Apologie de Raimond Sebond »). La Fontaine, dans ses Fables, prête aux animaux raison et passions pour mieux peindre les hommes. Au XVIIIe siècle, Buffon (Histoire naturelle) observe et décrit méthodiquement le vivant, et Rousseau souligne la sensibilité commune aux bêtes et aux hommes — fondant des devoirs envers elles.
Bilan nuancé : de la Renaissance aux Lumières s'affrontent deux grandes représentations du rapport au vivant — une représentation de RUPTURE (l'homme à part, maître de la nature) et une représentation de CONTINUITÉ (l'homme dans la nature, parent des autres vivants). Ce débat, déjà présent dans ces textes, éclaire nos questions actuelles sur la condition animale et l'environnement (à mobiliser avec prudence : le thème s'arrête au XVIIIe siècle).
Exemple corrigé

Animal-machine contre animal pensant : deux représentations du vivant

Descartes soutient que les animaux sont des machines sans pensée ni langage, tandis que La Fontaine prête à ses animaux raison, ruse et passions (« Le Loup et l'Agneau », « Le Corbeau et le Renard »). Quelle représentation du rapport homme-animal chaque texte propose-t-il, et que révèle-t-elle sur la place de l'homme dans la nature ?

  1. 01Exposer la thèse cartésienne

    Pour Descartes, seul l'homme possède la pensée (le « je pense ») et le langage rationnel. Les bêtes, n'ayant ni l'un ni l'autre, agissent par pur mécanisme corporel : ce sont des automates naturels, des « machines ». Cette thèse trace une RUPTURE nette homme / animal et fonde un anthropocentrisme : l'homme à part, au-dessus du vivant.

  2. 02Exposer la représentation de La Fontaine

    Dans les Fables, les animaux délibèrent, rusent, éprouvent des passions : le Renard flatte, le Loup justifie sa violence par de faux arguments. La Fontaine leur prête une intériorité — non par naïveté, mais pour peindre les hommes. Sa représentation suggère une CONTINUITÉ : entre la bête et l'homme, les mêmes ressorts (raison, désir, vice).

  3. 03Confronter les deux représentations

    L'opposition est nette : Descartes sépare radicalement (l'animal-machine n'a rien de proprement humain), La Fontaine rapproche (l'animal est un miroir de l'homme). L'une fait de l'homme le maître à part, l'autre l'inscrit dans une parenté du vivant. Ce sont deux réponses à la même question : où passe la frontière de l'humain ?

  4. 04Dégager l'enjeu sur la place de l'homme

    Derrière la question de l'animal se joue celle de la place de l'homme dans la nature. La rupture justifie une nature-objet à dominer (« maître et possesseur ») ; la continuité invite au contraire à la modestie et fonde, chez Rousseau, des devoirs envers les êtres sensibles. Les deux représentations engagent un rapport au monde différent.

Résultat : Descartes propose une représentation de RUPTURE (l'animal-machine, l'homme seul pensant, maître de la nature) ; La Fontaine, une représentation de CONTINUITÉ (l'animal pensant et passionné, miroir de l'homme). La confrontation révèle l'enjeu du thème : la place de l'homme dans le vivant — au-dessus de la nature comme objet, ou en son sein comme parent des autres vivants. Le débat, ouvert de la Renaissance aux Lumières, structure encore nos questions sur le vivant.

Objectif Bac

  • Objectif : opposer clairement deux représentations du rapport à la nature — l'anthropocentrisme cartésien (homme maître et possesseur, animal-machine) et les conceptions de la continuité homme-animal (Montaigne, La Fontaine, Rousseau).
  • Objectif Grand oral / réinvestissement : analyser un texte (ou une fable) qui interroge la frontière entre l'homme et l'animal, en montrant ce qu'il dit de la place de l'homme dans le vivant.

Erreurs fréquentes

  • Faire de Descartes un « ennemi des animaux » par cruauté. La thèse de l'animal-machine est une position MÉTAPHYSIQUE (l'animal n'a pas de pensée au sens du cogito), liée à sa conception du corps comme mécanisme — il faut l'exposer comme un argument, pas comme un caprice.
  • Projeter telles quelles les notions contemporaines (« écologie », « cause animale », « biodiversité ») sur des textes des XVIe-XVIIIe siècles. On peut faire le lien avec le présent, mais sans anachronisme : ces auteurs posent la question de la PLACE de l'homme dans le vivant avec leurs propres concepts.

Révision active

Confrontez la thèse cartésienne de l'animal-machine et une fable de La Fontaine où un animal pense, parle et raisonne. Quelle représentation du rapport homme-animal chaque texte propose-t-il (rupture / continuité) ? Que révèlent-ils sur la place de l'homme dans la nature ? Rédigez un paragraphe argumenté.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les représentations du monde ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale)

§ 04

Repères d'œuvres et d'auteurs (de la Renaissance aux Lumières)#

●●○StandardLPeduscol-programme-hlp

Frise des repères : représenter le monde, de la Renaissance aux Lumières

Représenter le monde : Renaissance → LumièresFrise chronologique de 1490 à 1800, 1516: More · Utopia, 1580: Montaigne · Essais, 1637: Descartes · Discours, 1668: La Fontaine · Fables, 1752: Voltaire · Micromégas, 1490–1600: XVIe — Renaissance, 1600–1700: XVIIe, 1700–1800: XVIIIe — Lumières14901800annéeXVIe — RenaissanceXVIIeXVIIIe — Lumières1516More · Utopia1580Montaigne ·Essais1637Descartes ·Discours1668La Fontaine ·Fables1752Voltaire ·Micromégas

Points clés

La période de référence du thème va de la Renaissance aux Lumières (XVe-XVIIIe siècle). Maîtriser une frise de repères permet de mettre en perspective les conceptions du monde (capacité attendue) et de nourrir une réflexion historiquement située, plutôt que de juxtaposer des auteurs sans repères chronologiques.
XVIe siècle — Renaissance et altérité. C'est le temps des grandes explorations et du choc du Nouveau Monde. Montaigne (Essais, « Des cannibales », « Des coches », « Apologie de Raimond Sebond ») est l'auteur-pivot du thème : il interroge le « barbare », critique l'ethnocentrisme et la conquête, et refuse l'orgueil de l'homme face aux autres vivants. La représentation du monde devient un exercice de décentrement.
Les UTOPIES, fil rouge du thème. Imaginer le monde autrement, c'est aussi le penser : Thomas More invente le mot et le genre avec Utopia (1516, une île parfaite « de nulle part »), miroir critique des sociétés réelles. Au XVIIe siècle, Cyrano de Bergerac (L'Autre Monde / Les États et Empires de la Lune, posthume 1657) joue du voyage imaginaire pour relativiser nos certitudes. L'utopie figure un monde possible pour mieux juger le monde réel.
XVIIe siècle — la nature en débat. Descartes (Discours de la méthode, 1637) formule le projet moderne : devenir « comme maître et possesseur de la nature », et soutient la thèse de l'animal-machine. La Fontaine (Fables, à partir de 1668) met en scène un monde animal qui est un miroir des hommes. Deux représentations du rapport au vivant s'y affrontent (rupture / continuité).
XVIIIe siècle — Lumières, mondes et nature. Voltaire (Micromégas, 1752) use du conte philosophique et du voyage cosmique pour relativiser la place de l'homme dans l'univers et railler son orgueil. Buffon (Histoire naturelle, à partir de 1749) décrit méthodiquement le vivant ; Rousseau interroge l'état de nature, la bonté naturelle et la sensibilité commune aux êtres. Notions transversales à mobiliser : altérité, nature / culture, ethnocentrisme / relativisme, anthropocentrisme.
Exemple corrigé

Mettre en perspective deux représentations du monde

Reliez « Des cannibales » de Montaigne (XVIe siècle) et Micromégas de Voltaire (XVIIIe siècle, conte philosophique où des géants venus d'autres mondes observent les hommes). Quelle même démarche de pensée ces deux œuvres, pourtant éloignées, mettent-elles en œuvre ?

  1. 01Situer les deux textes

    « Des cannibales » (Essais, 1580) est un essai de la Renaissance qui décrit les peuples du Nouveau Monde. Micromégas (1752) est un conte philosophique des Lumières, où des êtres venus de Sirius et de Saturne visitent la Terre et observent les humains. Genres et siècles diffèrent : c'est l'intérêt de la mise en perspective.

  2. 02Dégager la démarche commune

    Les deux œuvres procèdent par DÉCENTREMENT : Montaigne regarde l'Europe à travers les yeux du « cannibale » ; Voltaire fait observer l'humanité par des géants extraterrestres. Dans les deux cas, un regard étranger sert à relativiser nos certitudes et notre prétendue supériorité.

  3. 03Montrer la convergence

    Chez Montaigne, ce détour révèle que notre « civilisation » n'a pas le monopole de la raison ni de la vertu, et qu'elle est elle-même cruelle. Chez Voltaire, la disproportion entre les géants et les minuscules hommes ridiculise l'orgueil humain qui se croit le centre de l'univers. Les deux relativisent la place de l'homme et de sa culture.

  4. 04Tirer la mise en perspective

    Par-delà l'essai et le conte, les deux œuvres partagent une même fonction critique de la représentation du monde : faire voir le familier comme étrange grâce à un regard extérieur (le sauvage, l'extraterrestre), pour démasquer l'ethnocentrisme et l'anthropocentrisme. Le décentrement est l'instrument privilégié de la pensée critique du thème.

Résultat : « Des cannibales » et Micromégas, malgré près de deux siècles d'écart et deux genres distincts, mettent en œuvre la même démarche : le décentrement. Un regard étranger (le « cannibale », le géant de Sirius) sert à relativiser notre culture et la place de l'homme dans le monde, et à démasquer l'orgueil ethnocentrique et anthropocentrique. La mise en perspective montre la permanence, de la Renaissance aux Lumières, d'une représentation critique du monde.

Objectif Bac

  • Objectif (mise en perspective) : savoir relier deux textes éloignés (par ex. une utopie de la Renaissance et un conte philosophique des Lumières) autour d'une même conception du monde ou d'une même notion (altérité, relativisme, place de l'homme).
  • Objectif Grand oral : disposer d'un répertoire sûr de quelques auteurs-repères par siècle (XVIe : Montaigne, More ; XVIIe : Descartes, La Fontaine, Cyrano ; XVIIIe : Voltaire, Rousseau, Buffon) pour ancrer une question dans une culture précise.

Erreurs fréquentes

  • Aligner les auteurs sans les situer ni les relier : citer « Montaigne, Descartes, Voltaire » sans dater ni montrer ce qui les rapproche ou les oppose. La capacité attendue est la MISE EN PERSPECTIVE argumentée, pas l'accumulation de noms.
  • Plaquer des auteurs hors période : le thème s'arrête au XVIIIe siècle. Mobiliser une référence du XIXe ou du XXe siècle comme repère central du thème est hors champ (ces siècles relèvent des objets d'étude de terminale).

Révision active

Construisez une fiche-repères en trois colonnes (XVIe / XVIIe / XVIIIe siècle). Pour chaque période, notez deux auteurs, une œuvre et la conception du monde qu'ils éclairent (altérité, nature, utopie). Reliez ensuite deux périodes par une même notion (par ex. le relativisme, ou la place de l'homme dans le vivant) en une phrase argumentée.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les représentations du monde ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme d'enseignement de spécialité d'humanités, littérature et philosophie de la classe de première (arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

§ 05

Méthode : interprétation littéraire et essai sur les représentations du monde#

●●●ApprofondissementLPeduscol-programme-hlp

Construire l'essai : du sujet au plan dialectique

Construire l'essai : du sujet au plan dialectiqueGraphe, Diversité = juger ? → Problématique, Problématique → I. Comprendre l'autre, Problématique → II. Tout se vaut ?, Problématique → III. Relativisme critique, I. Comprendre l'autre → Comprendre sans abdiquer, II. Tout se vaut ? → Comprendre sans abdiquer, III. Relativisme critique → Comprendre sans abdiquerDiversité = juger ?ProblématiqueI. Comprendrel'autreII. Tout se vaut?III. RelativismecritiqueComprendre sansabdiquer

Points clés

Rappel de première / réinvestissement : si ce thème n'est pas le support DIRECT de l'épreuve écrite de terminale, les MÉTHODES qu'il fait travailler — interpréter un texte, construire un essai argumenté, mettre des conceptions en perspective — sont exactement celles évaluées en terminale (interprétation littéraire + essai) et utiles au Grand oral. C'est pourquoi ce semestre constitue un entraînement décisif.
L'interprétation littéraire part TOUJOURS du texte. Méthode : lire attentivement, repérer les procédés (figures, registres, énonciation, point de vue, composition) et — surtout — en interpréter l'EFFET et le sens, en lien avec le thème. On ne fait pas un relevé technique : on montre comment l'écriture construit une représentation du monde (figurer l'autre, relativiser nos usages, peindre le rapport au vivant).
L'essai (la part « philosophique ») se construit autour d'une PROBLÉMATIQUE. Méthode : transformer le sujet en problème (une tension, une question à plusieurs réponses possibles), poser une thèse et son objection, organiser un plan progressif (souvent dialectique : I thèse — II antithèse/objection — III dépassement nuancé), et illustrer chaque étape par des exemples précis et des références maîtrisées (Montaigne, Descartes, Rousseau, une utopie…).
Mobiliser à bon escient les notions du thème : altérité pour analyser la rencontre de l'autre ; ethnocentrisme / relativisme pour discuter du regard sur les autres cultures ; nature / culture pour distinguer l'universel et le variable ; anthropocentrisme pour interroger la place de l'homme dans le vivant. Une notion n'est utile que si on s'en SERT pour avancer dans l'argument, pas si on la récite.
L'exigence transversale est la NUANCE. La meilleure copie ne tranche pas brutalement (« il faut tout relativiser » / « notre culture est supérieure ») : elle montre que représenter le monde, c'est toujours adopter un point de vue, et qu'un décentrement critique permet de comprendre l'autre sans renoncer à juger. Elle conclut sur un rapport au monde lucide, ni naïvement ethnocentrique, ni indifféremment relativiste.
Exemple corrigé

Problématiser et plier un sujet d'essai sur la diversité des cultures

« La diversité des cultures interdit-elle de juger ? » Rédigez l'introduction d'un essai : amenez le sujet, dégagez le problème, formulez la problématique et annoncez un plan dialectique en trois temps.

  1. 01Amener le sujet

    On part d'un constat : la découverte du monde a révélé une immense diversité de mœurs et de valeurs, et nous avons appris à nous méfier de l'arrogance ethnocentrique qui condamne « ce qui n'est pas de son usage » (Montaigne). Comprendre l'autre semble exiger de suspendre nos jugements.

  2. 02Dégager le problème (la tension)

    Le sujet oppose deux exigences : d'un côté, le respect de la diversité invite à comprendre chaque culture selon ses raisons (relativisme) et donc à ne pas la juger de l'extérieur ; de l'autre, refuser TOUT jugement reviendrait à ne plus pouvoir condamner aucune pratique, même intolérable. Comprendre la diversité, est-ce renoncer à juger ?

  3. 03Formuler la problématique

    Problématique : reconnaître la pluralité des cultures, est-ce s'interdire tout jugement (relativisme radical), ou est-ce d'abord se décentrer pour comprendre, ce qui n'exclut pas un jugement éclairé ? Autrement dit : que faut-il relativiser — notre prétention à être la norme, ou toute exigence de valeur ?

  4. 04Annoncer le plan

    On annonce un plan dialectique : (I) la diversité oblige à comprendre chaque culture de l'intérieur et à abandonner l'ethnocentrisme (Montaigne, le relativisme) ; (II) mais un relativisme radical se détruit lui-même, car il ne pourrait plus condamner l'intolérance ; (III) la position juste est un relativisme CRITIQUE : se décentrer pour comprendre, sans renoncer à juger au nom d'exigences réfléchies.

Résultat : L'introduction transforme un intitulé en un problème argumentable : elle oppose l'exigence de comprendre la diversité (relativisme) et la nécessité de pouvoir encore juger, formule une problématique (faut-il relativiser notre prétention à être la norme, ou tout jugement ?) et annonce un plan dialectique en trois temps. C'est exactement la démarche attendue à l'écrit de terminale — d'où l'intérêt de s'y entraîner dès la première.

Objectif Bac

  • Objectif : savoir transformer un intitulé (« La diversité des cultures interdit-elle de juger ? ») en PROBLÉMATIQUE explicite, et construire un plan progressif où chaque partie répond à une étape du problème — c'est la compétence cœur de l'essai.
  • Objectif : dans l'interprétation littéraire, articuler systématiquement PROCÉDÉ → EFFET → SENS (et non juste relever des figures), en reliant l'analyse à la représentation du monde construite par le texte (le regard sur l'autre, sur la nature).

Erreurs fréquentes

  • Faire un essai « catalogue » : empiler des avis et des citations sans problématique ni progression. Sans tension de départ ni plan qui répond au problème, l'essai n'argumente pas, il juxtapose.
  • Dans l'interprétation, confondre relevé et interprétation : citer « ici, une antithèse ; là, une ironie » sans dire ce qu'elles PRODUISENT. Le procédé n'a d'intérêt que par son effet (décentrer le lecteur, dénoncer un préjugé) et son sens dans la représentation du monde proposée par le texte.

Révision active

Prenez le sujet d'essai : « La rencontre de l'autre nous apprend-elle quelque chose sur nous-mêmes ? ». Rédigez seulement l'introduction : amenez le sujet, dégagez le problème (la rencontre de l'autre est-elle simple confrontation à une différence, ou retour critique sur soi ?), formulez la problématique et annoncez un plan en trois temps. Mobilisez au moins une notion du thème (altérité, ethnocentrisme).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les représentations du monde ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme d'enseignement de spécialité d'humanités, littérature et philosophie de la classe de première (arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01La découverte du monde et la rencontre de l'autre (Renaissance)○
    • 02La pluralité des cultures : ethnocentrisme et relativisme◐
    • 03Le rapport de l'homme à la nature et au vivant◐
    • 04Repères d'œuvres et d'auteurs (de la Renaissance aux Lumières)◐
    • 05Méthode : interprétation littéraire et essai sur les représentations du monde●

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

Les représentations du monde

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~27
min
4
Compétences
S'entraîner

Références et sources

Sources

Éduscol — ministère de l'Éducation nationale

  • Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les représentations du monde »)

Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale

  • Programme d'enseignement de spécialité d'humanités, littérature et philosophie de la classe de première (arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019)

Chapitre précédent

Les pouvoirs de la parole

Chapitre suivant

Éducation, transmission et émancipation

EuraStudy·Fiches T·02·MMXXVI

Continuez avec le chapitre suivant — le parcours est conservé.