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Fiches/HLP — Humanités, littérature et philosophie/Les pouvoirs de la parole
Fiches · HLP — Humanités, littérature et philosophieFR · Bac

Les pouvoirs de la parole

Le thème « Les pouvoirs de la parole » est le premier semestre de PREMIÈRE de la spécialité HLP ; sa période de référence officielle va de l'Antiquité à l'Âge classique (arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019). Il s'agit d'analyser l'art de la parole (rhétorique, éloquence), l'autorité de la parole (parole de vérité, serment, parole donnée) et les séductions de la parole (sophistique, flatterie, manipulation). Approfondissement de première : ce thème n'est PAS le support direct de l'épreuve écrite de terminale (qui porte sur les deux objets d'étude de terminale), mais il constitue un socle culturel décisif, pleinement mobilisable au Grand oral et dans toute réflexion sur le langage et le discours.

5 sections·~27 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 1 · Standard 2 · Approfondissement 2·Vérifié · 06/2026

T·0111 / 8
Profil d’examen
Approfondissement de première (hors épreuve écrite de terminale) — Analyser les pouvoirs et les enjeux de la parole dans des textes littéraires et philosophiques, de l'Antiquité à l'Âge classique.Approfondissement de première — Identifier les procédés rhétoriques et oratoires (ethos, pathos, logos ; figures ; parties du discours) et en évaluer les effets sur l'auditoire.Approfondissement de première — Mettre en relation des textes de l'Antiquité à l'Âge classique autour de la question de la parole (art oratoire, autorité, séduction).Approfondissement de première — Construire une argumentation orale et écrite maîtrisée et nuancée, en distinguant persuader, convaincre et manipuler (compétence réinvestie en terminale et au Grand oral).
Opérateurs :analyseridentifier les procédésinterpréter un textemettre en relationdistinguerargumenterjustifierillustrer par un exemple

niveau de base

Maîtrisez d'abord le triangle rhétorique (ethos / pathos / logos) et la distinction persuader / convaincre, et sachez les illustrer par un exemple précis (un discours, une fable, un dialogue).

niveau approfondi

Pour viser l'excellence, articulez les trois entrées du thème (art, autorité, séductions), confrontez Socrate et les sophistes (Gorgias de Platon), et nuancez : la même puissance de la parole — agir par les mots — fonde aussi bien l'éloquence vertueuse que la démagogie ; mobilisez ce socle au Grand oral.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

Taille du texte : Standard

Sommaire · 5 sections▾
  1. Les pouvoirs de la parole
    • 01L'art de la parole : rhétorique et éloquence de l'Antiquité à l'Âge classique○
    • 02L'autorité de la parole : vérité, serment et parole donnée◐
    • 03Les séductions de la parole : sophistique, flatterie et manipulation●
    • 04Repères d'œuvres et d'auteurs (de l'Antiquité à l'Âge classique)◐
    • 05Méthode : interprétation littéraire et essai sur la parole●
§ 01

L'art de la parole : rhétorique et éloquence de l'Antiquité à l'Âge classique#

●○○BaseLPeduscol-programme-hlp

Le triangle rhétorique : ethos, pathos, logos

Le triangle rhétorique (Aristote)roue segmentée, 3 segments, Données: PERSUASION, ETHOS, PATHOS, LOGOSETHOScaractère de l'orateurPATHOSémotions de l'auditoireLOGOSarguments, raisonnementPERSUASIONLa persuasion naît de la composition des trois moyens (Aristote).

Points clés

La parole est d'abord une puissance d'action : parler, ce n'est pas seulement décrire le monde, c'est agir sur autrui — informer, émouvoir, faire agir, instituer (promettre, baptiser, condamner). C'est ce pouvoir d'action que la rhétorique théorise comme « art de bien parler » et que l'éloquence met en œuvre. Première entrée du thème : l'art de la parole.
La rhétorique antique repose sur trois moyens de persuasion identifiés par Aristote (Rhétorique). L'ethos : le caractère que l'orateur se donne, l'image de droiture et de compétence qui inspire confiance. Le pathos : les émotions suscitées chez l'auditoire (pitié, colère, crainte, espoir). Le logos : le raisonnement, les arguments et les preuves du discours lui-même. Un discours efficace compose les trois.
La tradition (Cicéron, Quintilien) structure l'élaboration du discours en cinq parties (les « canons » de la rhétorique) : l'invention (inventio : trouver les arguments), la disposition (dispositio : les ordonner — exorde, narration, confirmation, péroraison), l'élocution (elocutio : le style et les figures), la mémoire (memoria) et l'action (actio : la voix, le geste, la prononciation). C'est une méthode complète de production du discours.
Les genres oratoires antiques (Aristote) répartissent l'éloquence selon le public et le temps : le genre judiciaire (au tribunal, sur le passé : accuser/défendre), le genre délibératif (à l'assemblée, sur l'avenir : conseiller/déconseiller), le genre épidictique ou démonstratif (cérémonie, sur le présent : louer/blâmer). Chaque genre a ses fins et ses procédés propres.
De l'Antiquité à l'Âge classique, l'éloquence se déploie dans des formes nouvelles : éloquence de la chaire (sermons de Bossuet), éloquence du barreau (plaidoiries), portraits et maximes des moralistes (La Bruyère, La Rochefoucauld), réflexion de Pascal sur l'art de persuader. L'art de la parole reste une compétence valorisée, mais aussi soupçonnée — d'où la critique des sections suivantes. (Le dialogue philosophique des Lumières au XVIIIe siècle, chez Diderot, prolongera cette réflexion : approfondissement utile au Grand oral, mais hors de la période de référence du thème, qui s'arrête à l'Âge classique.)

Les cinq parties de l'élaboration du discours (rhétorique antique)

Les cinq canons de l'élaboration du discoursGraphe, 1. Invention → 2. Disposition, 2. Disposition → 3. Élocution, 3. Élocution → 4. Mémoire, 4. Mémoire → 5. Action1. Invention2. Disposition3. Élocution4. Mémoire5. Action
Exemple corrigé

Analyser un discours par le triangle rhétorique

Un avocat plaide : « Vous me connaissez, je n'ai jamais menti devant cette cour (1). Songez à cette mère qui attend, brisée, le retour d'un fils innocent (2). Or les trois témoins se contredisent sur l'heure du fait (3). » Identifiez l'ethos, le pathos et le logos, et évaluez l'effet recherché.

  1. 01Repérer l'ethos

    La phrase (1) « Vous me connaissez, je n'ai jamais menti » construit l'IMAGE de l'orateur : il se présente comme honnête et digne de confiance. C'est l'ethos — la persuasion par le caractère que l'orateur se donne, indépendamment de tout argument sur les faits.

  2. 02Repérer le pathos

    La phrase (2), avec « cette mère brisée » et « un fils innocent », suscite la PITIÉ et l'indignation. C'est le pathos : on agit sur les émotions de l'auditoire (les jurés) pour les disposer favorablement, avant même de prouver quoi que ce soit.

  3. 03Repérer le logos

    La phrase (3), « les trois témoins se contredisent sur l'heure », est un ARGUMENT : elle attaque la cohérence des preuves adverses par un raisonnement vérifiable. C'est le logos — la persuasion par le contenu rationnel du discours.

  4. 04Évaluer la composition et l'effet

    L'avocat ne s'appuie pas sur un seul moyen : il établit d'abord sa crédibilité (ethos), émeut (pathos), puis fournit la raison de douter (logos). L'ordre est stratégique : la confiance et l'émotion préparent l'auditoire à accueillir l'argument. L'efficacité naît de la COMPOSITION des trois.

Résultat : Le plaidoyer mobilise les trois moyens de persuasion d'Aristote : ethos (l'orateur honnête), pathos (la pitié pour la mère et le fils), logos (la contradiction des témoins). Leur composition ordonnée — crédibilité, émotion, puis raison — vise à emporter la conviction des jurés : c'est l'art rhétorique en acte.

Objectif Bac

  • Objectif Grand oral / réinvestissement : savoir nommer et appliquer le triangle rhétorique (ethos / pathos / logos) à un discours ou à un texte précis — c'est l'outil d'analyse de base de tout l'objet d'étude.
  • Objectif : identifier dans un texte les procédés oratoires (parties du discours, figures, registre) et en évaluer l'EFFET sur l'auditoire, plutôt que de se contenter de les repérer mécaniquement.

Erreurs fréquentes

  • Confondre rhétorique et « bavardage creux ». La rhétorique antique est un art rigoureux et codifié (invention, disposition, élocution…) ; sa mauvaise réputation vient de ses abus (section 3), non de sa nature.
  • Réduire ethos / pathos / logos à « trois figures de style ». Ce sont trois MOYENS DE PERSUASION (l'image de l'orateur, les émotions de l'auditoire, le raisonnement), pas trois ornements : confondre les niveaux fait manquer l'analyse de l'efficacité du discours.

Révision active

Choisissez un discours célèbre (réel ou littéraire — par exemple une harangue de théâtre). Repérez-y précisément l'ethos, le pathos et le logos, puis montrez comment l'orateur compose ces trois moyens pour emporter son auditoire. Rédigez un paragraphe d'analyse argumentée.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les pouvoirs de la parole ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme d'enseignement de spécialité d'humanités, littérature et philosophie de la classe de première de la voie générale (arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

§ 02

L'autorité de la parole : vérité, serment et parole donnée#

●●○StandardLPeduscol-programme-hlp

Deux fondements de l'autorité de la parole

Deux fondements de l'autorité de la paroleTableau de 3 colonnes et 5 lignes, Données: Parole de vérité · Parole d'autorité; Source · connaissance, preuve · statut du locuteur; Garantie · vérifiable par tous · crue sur parole; Portée · universelle · liée à l'institution; Exemples · savant, géomètre · prêtre, roi, juge; Risque · erreur réfutable · argument d'autorité, cellule mise en évidence : connaissance, preuvePAROLE DE VÉRITÉPAROLE D'AUTORITÉSOURCEconnaissance, preuvestatut du locuteurGARANTIEvérifiable par touscrue sur parolePORTÉEuniverselleliée à l'institutionEXEMPLESsavant, géomètreprêtre, roi, jugeRISQUEerreur réfutableargument d'autoritéVraie parce que prononcée, ou parce que justifiée ?

Points clés

Deuxième entrée du thème : l'autorité de la parole. Toute parole n'a pas le même poids : certaines paroles FONT AUTORITÉ — elles obligent, instituent, valent loi. On distingue la parole qui dit le vrai (autorité de vérité, fondée sur la connaissance) et la parole d'autorité (fondée sur un statut : le prêtre, le roi, le savant, le maître), dont la légitimité ne tient pas au seul contenu mais à la position de celui qui parle.
La parole peut INSTITUER : certains énoncés ne décrivent pas un fait, ils l'accomplissent. Dire « je le jure », « je promets », « je vous déclare unis », « je baptise », c'est faire ce qu'on dit en le disant. Cette parole agissante (que la philosophie du langage nommera « performative ») est au cœur du serment, de la promesse et des actes solennels : la parole y a un pouvoir d'institution.
Le serment et la parole donnée engagent celui qui parle dans le temps : promettre, c'est se lier pour l'avenir, faire dépendre sa parole future de sa parole présente. L'honneur, la fidélité, la confiance reposent sur cette tenue de la parole. Tenir parole est une vertu (la foi jurée, la « foi » au sens de fidélité) ; trahir sa parole (parjure, perfidie) est une faute grave qui ruine la confiance sociale.
Au fondement de cette autorité, une exigence : la parole doit être véridique. La sincérité (accord entre ce qu'on dit et ce qu'on pense) et la fiabilité (accord entre ce qu'on promet et ce qu'on fait) sont les conditions de la confiance. La société repose sur une présomption de véracité : si chacun mentait sans cesse, plus aucune parole — donc aucun contrat, aucun lien — ne serait possible.
Cette autorité a des sources variées et discutées de l'Antiquité à l'Âge classique : autorité religieuse (la parole révélée, le sermon — Bossuet), autorité politique (la harangue, l'édit, le discours du souverain), autorité savante (la parole du philosophe, du géomètre — Pascal). Dès l'âge classique se pose la question critique : faut-il croire une parole parce qu'une autorité la prononce, ou parce qu'elle est vraie et justifiée ? (transition vers l'esprit d'examen — question que les Lumières du XVIIIe siècle radicaliseront, au-delà de la période de référence du thème).
Exemple corrigé

Analyser le pouvoir d'institution du serment

Devant le tribunal, le témoin dit : « Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. » En quoi cette parole diffère-t-elle d'une simple description ? Quel pouvoir la parole exerce-t-elle ici ?

  1. 01Distinguer décrire et accomplir

    « Il pleut » DÉCRIT un fait : on peut le dire vrai ou faux. « Je jure » ne décrit aucun fait extérieur : en prononçant ces mots dans les formes, le témoin ACCOMPLIT l'acte de jurer. Dire, ici, c'est faire — la parole est instituante.

  2. 02Repérer l'engagement dans le temps

    Le serment lie le locuteur pour la suite : il s'engage à ce que sa parole future soit véridique, et se soumet par avance aux conséquences du parjure. La parole présente oblige la parole à venir : promettre, jurer, c'est se lier dans le temps.

  3. 03Identifier les conditions de validité

    Cette parole ne tire son pouvoir que de conditions institutionnelles : un cadre reconnu (le tribunal), une personne habilitée (le témoin assermenté), des formules consacrées. Hors de ce cadre, les mêmes mots ne « font » rien : l'autorité de la parole suppose une institution.

  4. 04Conclure sur l'autorité de la parole

    Le serment illustre l'autorité de la parole : non pas décrire le monde, mais l'engager. La parole crée une obligation (dire vrai), fonde la confiance du tribunal et expose au déshonneur du parjure. C'est un pouvoir d'institution, non de constat.

Résultat : « Je jure » n'est pas une description mais un acte : la parole institue un engagement, lie le témoin pour l'avenir et fonde la confiance de la cour, sous des conditions institutionnelles précises. Le serment manifeste exemplairement l'AUTORITÉ de la parole — son pouvoir d'obliger et d'instituer, non de simplement constater.

Objectif Bac

  • Objectif : distinguer nettement la parole DE VÉRITÉ (autorité fondée sur le vrai, vérifiable) et la parole D'AUTORITÉ (fondée sur le statut de celui qui parle) — et savoir interroger cette distinction (une autorité garantit-elle la vérité ?).
  • Objectif Grand oral / réinvestissement : analyser un acte de parole solennel (serment, promesse, déclaration) en montrant que la parole y INSTITUE quelque chose et engage celui qui la prononce, plutôt que de simplement décrire.

Erreurs fréquentes

  • Confondre « autorité de vérité » et « autorité de statut ». Une parole peut faire autorité parce qu'elle est vraie (et démontrable) OU parce que celui qui la dit a un pouvoir reconnu — ce ne sont pas les mêmes fondements, et les confondre interdit toute analyse critique de l'autorité.
  • Croire que toute parole ne fait que décrire des faits. Promettre, jurer, baptiser, déclarer : ces paroles ne constatent rien, elles ACCOMPLISSENT un acte. Manquer ce caractère instituant de la parole, c'est passer à côté du serment et de la parole donnée.

Révision active

Comparez deux paroles : « La Terre tourne autour du Soleil » et « Je jure de dire la vérité ». Montrez en quoi leur autorité repose sur des fondements différents (vérité démontrable / acte d'engagement), puis interrogez : suffit-il qu'une autorité prononce une parole pour qu'elle soit vraie ? Rédigez un paragraphe argumenté.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les pouvoirs de la parole ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale)

§ 03

Les séductions de la parole : sophistique, flatterie et manipulation#

●●●ApprofondissementLPeduscol-programme-hlp

Convaincre / persuader : raison contre affects

Convaincre / persuader : raison contre affectsTableau de 3 colonnes et 5 lignes, Données: Convaincre · Persuader; S'adresse à · la raison · les affects; Moyens · arguments, preuves · images, émotion; Vise · le vrai · l'adhésion; Portée · universelle · particulière; Art · dialectique · rhétorique, cellule mise en évidence : le vraiCONVAINCREPERSUADERS'ADRESSE Àla raisonles affectsMOYENSarguments, preuvesimages, émotionVISEle vrail'adhésionPORTÉEuniverselleparticulièreARTdialectiquerhétoriqueUn discours persuasif peut être faux : d'où la séduction dela parole.

Points clés

Troisième entrée du thème : les séductions de la parole. La puissance de la parole a un revers : la même éloquence qui sert le vrai peut servir à séduire, flatter et tromper. Le mot « séduction » (du latin seducere, « conduire à l'écart ») dit bien le danger : un discours peut détourner l'auditoire de la vérité et de son propre intérêt, en le charmant.
Distinction décisive (à maîtriser absolument) : persuader / convaincre. Convaincre, c'est s'adresser à la RAISON par des arguments et des preuves : on emporte l'assentiment de quiconque raisonne, au nom du vrai ; la conviction est en droit universelle. Persuader, c'est s'adresser aux AFFECTS (émotions, désirs, imagination) pour emporter l'adhésion, indépendamment de la vérité : un discours persuasif peut être faux. Toute la critique de la parole tient dans cet écart.
Le modèle antique de cette critique est l'opposition entre Socrate et les sophistes, mise en scène par Platon (Gorgias). Les sophistes (Gorgias, Protagoras) enseignent, contre rétribution, l'art de persuader la foule et de l'emporter dans n'importe quel débat — y compris « rendre forte la cause la plus faible ». Socrate leur oppose la dialectique : la recherche commune et désintéressée du vrai par l'examen rationnel. La rhétorique flatte ; la dialectique éduque.
La flatterie est la forme sociale de cette séduction : dire à autrui ce qui lui plaît plutôt que ce qui est vrai, pour gagner ses faveurs. Du flatteur de cour aux courtisans, la littérature classique en fait une cible (La Bruyère, Les Caractères ; La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », où la flatterie du renard fait lâcher le fromage). La flatterie corrompt la parole : elle subordonne le vrai au désir de plaire.
À l'âge classique, la critique de la parole séduisante s'affine : Pascal distingue l'art de persuader (qui agit sur la volonté et les affects) de l'art de convaincre (qui s'adresse à l'entendement), et les moralistes (La Bruyère, La Rochefoucauld) démasquent la flatterie de cour. Bilan nuancé : la parole est AMBIVALENTE. Ce n'est pas la rhétorique en soi qui est condamnable, mais son usage : une éloquence peut être mise au service du vrai et du juste (la « bonne » rhétorique de Cicéron, le « vir bonus dicendi peritus » de Quintilien) comme de la démagogie. D'où l'exigence éthique d'un usage responsable de la parole. (Le dialogue philosophique des Lumières — Diderot — prolongera cette critique de l'éloquence trompeuse : approfondissement hors de la période de référence du thème, mais précieux au Grand oral.)
Exemple corrigé

« Le Corbeau et le Renard » : une scène de séduction par la parole

Dans la fable de La Fontaine, le Renard, voyant le Corbeau tenir un fromage, lui dit qu'il est le « Phénix des hôtes de ces bois » et le presse de chanter. Le Corbeau ouvre le bec, laisse tomber le fromage, que le Renard saisit. Le Renard cherche-t-il à convaincre ou à persuader ? Analysez les procédés et la leçon.

  1. 01Identifier la visée

    Le Renard ne veut pas faire reconnaître une vérité au Corbeau : il veut obtenir le fromage. Sa visée est une ACTION (faire chanter le Corbeau, donc lui faire lâcher sa proie), non la connaissance. C'est l'indice d'un discours de persuasion, non de conviction.

  2. 02Repérer la flatterie (l'appel aux affects)

    Le Renard loue le « plumage », la « voix » du Corbeau, le nomme « Phénix des hôtes de ces bois ». Ces éloges ne sont pas des arguments : ils flattent la vanité de l'oiseau, s'adressent à son amour-propre et à son désir de paraître. C'est du pathos détourné, une séduction.

  3. 03Montrer l'absence de tout logos honnête

    Aucune preuve, aucun raisonnement vrai n'est offert : les compliments sont faux (le corbeau ne chante pas bien) et intéressés. Le discours imite la louange (genre épidictique) pour piéger : la forme oratoire est entièrement mise au service de la tromperie.

  4. 04Dégager la leçon sur la parole

    La morale — « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute » — énonce le danger : la parole séduisante détourne l'auditoire de son intérêt et de la vérité. Le Corbeau, victime de sa vanité, est conduit « à l'écart » de son bon sens. La fable illustre la séduction de la parole et appelle à la vigilance critique.

Résultat : Le Renard PERSUADE et ne convainc pas : il flatte les affects (la vanité) du Corbeau par de faux éloges, sans aucun argument vrai, pour le faire agir contre son intérêt. La fable met en scène la séduction de la parole — son pouvoir de détourner — et, par sa morale, invite à se méfier du flatteur : c'est l'usage de la parole, non la parole elle-même, qui se juge.

Objectif Bac

  • Objectif (réinvesti en terminale et en philosophie) : maîtriser parfaitement la distinction convaincre / persuader (moyens : raison vs affects ; visée : vrai vs adhésion ; portée : universelle vs particulière) et l'appliquer à un exemple littéraire ou actuel.
  • Objectif : analyser l'opposition Socrate / sophistes (Platon, Gorgias) comme matrice de la méfiance philosophique envers la rhétorique, tout en nuançant — la rhétorique n'est pas mauvaise en soi, c'est son usage qui décide.

Erreurs fréquentes

  • Prendre « persuader » et « convaincre » pour des synonymes. Dans le thème, ils s'opposent : convaincre passe par la raison et la preuve (visée de vérité), persuader par les affects (visée d'adhésion, indifférente au vrai). Les confondre fait manquer le cœur de l'objet d'étude.
  • Condamner la rhétorique en bloc (« la parole ne sert qu'à tromper ») ou, à l'inverse, l'innocenter totalement. La parole est ambivalente : c'est le même pouvoir — agir sur autrui par les mots — qui produit l'éloquence vertueuse ET la manipulation. C'est l'usage, non l'outil, qui se juge.

Révision active

Analysez la fable « Le Corbeau et le Renard » de La Fontaine comme une scène de séduction par la parole. Montrez que le renard cherche à persuader (et non à convaincre), identifiez les procédés de flatterie, puis dégagez la leçon sur le pouvoir et le danger de la parole. Rédigez un paragraphe argumenté.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les pouvoirs de la parole ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme d'enseignement de spécialité d'humanités, littérature et philosophie de la classe de première de la voie générale (arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

§ 04

Repères d'œuvres et d'auteurs (de l'Antiquité à l'Âge classique)#

●●○StandardLPeduscol-programme-hlp

Frise des repères : la parole de l'Antiquité à l'Âge classique

La parole : de l'Antiquité à l'Âge classiqueFrise chronologique de -500 à 1800, -450: Platon · Aristote, -50: Cicéron · Quintilien, 1660: Pascal · Bossuet, 1750: Diderot (hors période), -460–120: Antiquité, 1600–1700: Âge classique−5001800siècle (négatif = av. J.-C.)AntiquitéÂge classique−450Platon ·Aristote−50Cicéron ·Quintilien1660Pascal · Bossuet1750Diderot (horspériode)

Points clés

La période de référence officielle du thème va de l'Antiquité à l'Âge classique (BO 2019) — le XVIIIe siècle des Lumières relève du second semestre de première (« Les représentations du monde »). Maîtriser une frise de repères permet de mettre en relation les textes (capacité attendue) et de nourrir une réflexion historiquement située, plutôt que de juxtaposer des auteurs sans repères chronologiques.
Antiquité — la naissance de la rhétorique. Les sophistes (Gorgias, Protagoras, Ve s. av. J.-C.) font de l'art de persuader un savoir enseigné. Platon (Gorgias) oppose Socrate aux sophistes (dialectique contre rhétorique). Aristote (Rhétorique) théorise l'ethos / pathos / logos et les genres oratoires. À Rome, Cicéron (Pro Milone, De oratore) et Quintilien (Institution oratoire) fixent l'idéal de l'orateur — l'« homme de bien expert dans l'art de parler ».
XVIIe siècle (l'Âge classique, borne de la période) — l'âge de l'éloquence classique. L'éloquence sacrée (les sermons de Bossuet, les Oraisons funèbres), l'art de la maxime et du portrait moralistes (La Bruyère, Les Caractères ; les Maximes de La Rochefoucauld), et la réflexion de Pascal (Pensées, « De l'art de persuader ») qui distingue l'art de persuader (les affects) et l'art de convaincre (l'entendement). La parole y est à la fois admirée et soupçonnée. C'est là que s'achève la période de référence du thème.
Prolongement — XVIIIe siècle (Lumières, HORS période de référence du thème, à mobiliser au Grand oral mais pas comme repère central de l'objet d'étude). Le dialogue philosophique devient une arme : Diderot (Le Neveu de Rameau, Jacques le Fataliste) met en scène la parole, ses ruses et ses libertés ; le siècle valorise l'esprit d'examen et le débat éclairé. Repère utile pour montrer la postérité du problème, mais le thème de première s'arrête à l'Âge classique.
Notions transversales à mobiliser sur toute la période : logos / ethos / pathos (les moyens de la persuasion) ; persuasion / conviction (affects vs raison) ; rhétorique / dialectique (efficacité vs recherche du vrai) ; art / autorité / séduction (les trois faces du pouvoir de la parole). Ces couples permettent de relier des textes éloignés dans le temps autour d'un même problème.
Exemple corrigé

Mettre en relation deux textes autour de la parole

Reliez le Gorgias de Platon (Socrate contre les sophistes) et « Le Corbeau et le Renard » de La Fontaine. Quelle même question sur la parole ces deux œuvres, pourtant éloignées, éclairent-elles ?

  1. 01Situer les deux textes

    Le Gorgias (Antiquité, IVe s. av. J.-C.) est un dialogue philosophique où Socrate critique la rhétorique des sophistes. « Le Corbeau et le Renard » (XVIIe s., 1668) est une fable. Les genres et les siècles diffèrent : c'est précisément l'intérêt de la mise en relation.

  2. 02Dégager la notion commune

    Les deux textes interrogent la même opposition : persuader (emporter l'adhésion par la séduction, sans souci du vrai) contre convaincre / chercher le vrai. Le sophiste et le Renard sont deux figures de la parole séduisante et trompeuse.

  3. 03Montrer la convergence

    Chez Platon, la rhétorique sophistique flatte la foule et vise l'efficacité, non la vérité ; Socrate y oppose la dialectique. Chez La Fontaine, le Renard flatte la vanité du Corbeau pour le duper. Dans les deux cas, la parole détourne l'auditeur de son bien et du vrai : c'est la séduction de la parole.

  4. 04Tirer la mise en relation

    Par-delà le dialogue savant et la fable plaisante, les deux œuvres dénoncent la même chose : le pouvoir d'une parole qui plaît sans dire le vrai. Elles invitent à la même vigilance — discerner ce qui convainc (la raison) de ce qui séduit (les affects).

Résultat : Le Gorgias et la fable, malgré une vingtaine de siècles et deux genres d'écart, éclairent une même question : la séduction de la parole, et l'opposition persuader / convaincre. Le sophiste et le Renard incarnent la parole qui plaît sans dire vrai ; Socrate et la morale de la fable appellent au discernement. La mise en relation montre la permanence du problème, de l'Antiquité au classicisme.

Objectif Bac

  • Objectif (mise en relation) : savoir relier deux textes éloignés (par ex. un dialogue de Platon et une fable de La Fontaine) autour d'un même enjeu de la parole, en mobilisant une notion commune (persuader/convaincre, autorité, séduction).
  • Objectif Grand oral : disposer d'un répertoire sûr de quelques auteurs-repères par époque (Antiquité : Platon, Aristote, Cicéron, Quintilien ; Âge classique / XVIIe : Pascal, La Bruyère, La Rochefoucauld, Bossuet) pour ancrer une question dans une culture précise. On peut prolonger vers les Lumières (Diderot) au Grand oral, en sachant que ce siècle est hors de la période de référence du thème.

Erreurs fréquentes

  • Aligner les auteurs sans les situer ni les relier : citer « Aristote, Pascal, Diderot » sans dater ni montrer ce qui les rapproche ou les oppose. La capacité attendue est la MISE EN RELATION argumentée, pas l'accumulation de noms.
  • Plaquer des auteurs hors période : la période de référence du thème s'arrête à l'Âge classique (XVIIe siècle). Mobiliser un auteur du XVIIIe siècle (Diderot, Rousseau) comme repère CENTRAL du thème est inexact — le XVIIIe relève du semestre 2 de première (« Les représentations du monde »), et le XIXe-XXe siècle des objets d'étude de terminale ; ces auteurs ne valent ici que comme prolongement assumé.

Révision active

Construisez une fiche-repères en deux colonnes (Antiquité / Âge classique — XVIIe). Pour chaque période, notez deux auteurs, une œuvre et l'enjeu de la parole qu'ils éclairent. Reliez ensuite les deux périodes par une même notion (par ex. persuader/convaincre) en une phrase argumentée. (Bonus Grand oral : ajoutez un prolongement XVIIIe — Diderot — en signalant qu'il sort de la période de référence du thème.)

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les pouvoirs de la parole ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale)

§ 05

Méthode : interprétation littéraire et essai sur la parole#

●●●ApprofondissementLPeduscol-programme-hlp

Construire l'essai : du sujet au plan dialectique

Construire l'essai : du sujet au plan dialectiqueGraphe, Sujet (intitulé) → Problématique, Problématique → I. Thèse, Problématique → II. Objection, Problématique → III. Dépassement, I. Thèse → Conclusion nuancée, II. Objection → Conclusion nuancée, III. Dépassement → Conclusion nuancéeSujet (intitulé)ProblématiqueI. ThèseII. ObjectionIII. DépassementConclusionnuancée

Points clés

Rappel de première / réinvestissement : si ce thème n'est pas le support DIRECT de l'épreuve écrite de terminale, les MÉTHODES qu'il fait travailler — interpréter un texte, construire un essai argumenté, mettre des textes en relation — sont exactement celles évaluées en terminale (interprétation littéraire + essai) et utiles au Grand oral. C'est pourquoi ce semestre constitue un entraînement décisif.
L'interprétation littéraire part TOUJOURS du texte. Méthode : lire attentivement, repérer les procédés (figures, registres, énonciation, composition) et — surtout — en interpréter l'EFFET et le sens, en lien avec le thème. On ne fait pas un relevé technique : on montre comment l'écriture produit un certain pouvoir de la parole (émouvoir, persuader, dénoncer la flatterie…).
L'essai (la part « philosophique ») se construit autour d'une PROBLÉMATIQUE. Méthode : transformer le sujet en problème (une tension, une question à plusieurs réponses possibles), poser une thèse et son objection, organiser un plan progressif (souvent dialectique : I thèse — II antithèse/objection — III dépassement nuancé), et illustrer chaque étape par des exemples précis et des références maîtrisées.
Mobiliser à bon escient les notions du thème : ethos / pathos / logos pour analyser un discours ; persuader / convaincre pour discuter du rapport au vrai ; rhétorique / dialectique pour situer une parole entre efficacité et recherche du vrai ; art / autorité / séduction pour structurer une réflexion d'ensemble. Une notion n'est utile que si on s'en SERT pour avancer, pas si on la récite.
L'exigence transversale est la NUANCE. La meilleure copie ne tranche pas brutalement (« la parole est bonne » / « la parole est mauvaise ») : elle montre que la parole est ambivalente — la même puissance d'agir par les mots fonde l'éloquence vertueuse et la manipulation — et conclut sur un usage responsable et critique de la parole.
Exemple corrigé

Problématiser et plier un sujet d'essai sur la parole

« Faut-il se méfier de la parole ? » Rédigez l'introduction d'un essai : amenez le sujet, dégagez le problème, formulez la problématique et annoncez un plan dialectique en trois temps.

  1. 01Amener le sujet

    On part d'un constat concret : la parole nous entoure (débats, publicités, discours) et nous savons par expérience qu'on peut être trompé par un beau discours. La méfiance semble donc de bon sens. Mais se méfier de TOUTE parole serait se couper de ce qui nous instruit et nous relie.

  2. 02Dégager le problème (la tension)

    Le sujet oppose deux faces de la parole : un pouvoir TROMPEUR (séduction, flatterie, manipulation — qui justifie la méfiance) et un pouvoir BÉNÉFIQUE (dire le vrai, promettre, émanciper — qui l'interdit). Se méfier de la parole, n'est-ce pas risquer de se priver de ses bienfaits ?

  3. 03Formuler la problématique

    Problématique : la méfiance à l'égard de la parole est-elle une exigence légitime de vigilance, ou un refus excessif d'un pouvoir dont nous ne pouvons pas nous passer ? Autrement dit : de quoi, dans la parole, faut-il se méfier — et faut-il s'en méfier en tant que telle, ou seulement dans certains de ses usages ?

  4. 04Annoncer le plan

    On annonce un plan dialectique : (I) il faut se méfier de la parole, car elle peut séduire et tromper (persuasion, flatterie, sophistique) ; (II) mais on ne peut s'en passer, car elle dit le vrai, engage (serment) et émancipe (Lumières) ; (III) ce n'est donc pas la parole en soi, mais son USAGE qu'il faut juger — d'où une vigilance critique plutôt qu'une défiance générale.

Résultat : L'introduction transforme un intitulé en un problème argumentable : elle oppose le pouvoir trompeur et le pouvoir bénéfique de la parole, formule une problématique (faut-il se méfier de la parole elle-même, ou de ses usages ?) et annonce un plan dialectique en trois temps. C'est exactement la démarche attendue à l'écrit de terminale — d'où l'intérêt de s'y entraîner dès la première.

Objectif Bac

  • Objectif : savoir transformer un intitulé (« La parole sert-elle à dire le vrai ? ») en PROBLÉMATIQUE explicite, et construire un plan progressif où chaque partie répond à une étape du problème — c'est la compétence cœur de l'essai.
  • Objectif : dans l'interprétation littéraire, articuler systématiquement PROCÉDÉ → EFFET → SENS (et non juste relever des figures), en reliant l'analyse au pouvoir de la parole mis en jeu par le texte.

Erreurs fréquentes

  • Faire un essai « catalogue » : empiler des avis et des citations sans problématique ni progression. Sans tension de départ ni plan qui répond au problème, l'essai n'argumente pas, il juxtapose.
  • Dans l'interprétation, confondre relevé et interprétation : citer « ici, une métaphore ; là, une anaphore » sans dire ce qu'elles PRODUISENT. Le procédé n'a d'intérêt que par son effet sur l'auditoire et son sens dans l'économie du texte.

Révision active

Prenez le sujet d'essai : « Faut-il se méfier de la parole ? ». Rédigez seulement l'introduction : amenez le sujet, dégagez le problème (tension entre le pouvoir bénéfique et le pouvoir trompeur de la parole), formulez la problématique et annoncez un plan en trois temps. Mobilisez au moins une notion du thème (persuader/convaincre).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les pouvoirs de la parole ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme d'enseignement de spécialité d'humanités, littérature et philosophie de la classe de première de la voie générale (arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01L'art de la parole : rhétorique et éloquence de l'Antiquité à l'Âge classique○
    • 02L'autorité de la parole : vérité, serment et parole donnée◐
    • 03Les séductions de la parole : sophistique, flatterie et manipulation●
    • 04Repères d'œuvres et d'auteurs (de l'Antiquité à l'Âge classique)◐
    • 05Méthode : interprétation littéraire et essai sur la parole●

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

Les pouvoirs de la parole

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~27
min
4
Compétences
S'entraîner

Références et sources

Sources

Éduscol — ministère de l'Éducation nationale

  • Programme de spécialité HLP — première (objet d'étude « Les pouvoirs de la parole »)

Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale

  • Programme d'enseignement de spécialité d'humanités, littérature et philosophie de la classe de première de la voie générale (arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019)

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