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La Terre, un astre singulier

Cette fiche retrace comment la science a établi la forme, l'âge et l'histoire de notre planète : la mesure du rayon terrestre par Ératosthène et le repérage par latitude et longitude, la longue controverse sur l'âge de la Terre, puis sa résolution par la radiochronologie et l'échelle des temps géologiques. Attention au périmètre : « La Terre, un astre singulier » est un thème de PREMIÈRE (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) ; il est donc hors de l'épreuve écrite de terminale, mais c'est un prérequis précieux (datation, temps géologiques) pour les thèmes de terminale sur le climat et le vivant, et une ressource solide pour le Grand oral.

5 sections·~23 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 2 · Standard 3·Vérifié · 06/2026

T·0333 / 8
Profil d’examen
C1 · Rappel de première (hors épreuve écrite de terminale) — Calculer la circonférence et le rayon de la Terre par la méthode d'Ératosthène, à partir d'une mesure d'angle et d'une distance le long d'un méridien.C2 · Rappel de première (hors épreuve écrite de terminale) — Repérer un point à la surface de la Terre par ses coordonnées géographiques (latitude, longitude) et relier l'unité de longueur (le mètre) au méridien terrestre.C3 · Rappel de première (hors épreuve écrite de terminale) — Exploiter la loi de décroissance radioactive et la notion de demi-vie pour dater un échantillon (radiochronologie), et représenter une courbe de décroissance.C4 · Rappel de première (hors épreuve écrite de terminale) — Comparer estimations historiques et actuelles de l'âge de la Terre, situer des événements sur l'échelle des temps géologiques et caractériser la singularité de la Terre dans le système solaire.
Opérateurs :calculermesurerrepérerexploiterreprésenterdatercomparersituerjustifier

niveau de base

Approfondissement hors épreuve écrite de terminale : maîtrisez d'abord la proportionnalité d'Ératosthène (l'angle est à 360° ce que l'arc est à la circonférence), la définition latitude/longitude, et la règle « on divise par deux à chaque demi-vie » — c'est l'essentiel pour le Grand oral et pour comprendre la datation réinvestie en terminale.

niveau approfondi

Pour aller plus loin (Grand oral) : sachez manipuler la loi N(t) = N0 (1/2)^(t/T) sous forme exponentielle N(t) = N0 e^(-λt) avec λ = ln 2 / T, justifier le choix d'un couple radioactif selon son domaine de datation, et discuter la nature de l'argumentation scientifique (de Buffon et Kelvin à la radiochronologie de Patterson).

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

Taille du texte : Standard

Sommaire · 5 sections▾
  1. La Terre, un astre singulier
    • 01La forme de la Terre et sa mesure (Ératosthène, coordonnées géographiques)○
    • 02L'histoire de l'estimation de l'âge de la Terre (controverses scientifiques)◐
    • 03La datation absolue : décroissance radioactive et demi-vie◐
    • 04La Terre dans le système solaire : une planète tellurique singulière○
    • 05La mesure du temps géologique et l'échelle des temps◐
§ 01

La forme de la Terre et sa mesure (Ératosthène, coordonnées géographiques)#

●○○BaseLPeduscol-programme-enseignement-scientifique

Méthode d'Ératosthène : un angle d'ombre = un angle au centre

Ératosthène : l'angle d'ombre α égale l'angle au centreFigure géométrique, centre, Syène, Alexandrie, rayons ∥, TerrecentreSyèneAlexandriex1x2Terrerayons ∥α
Fig. 1À Syène, le Soleil est au zénith (ombre nulle) ; à Alexandrie, sur le même méridien, un gnomon projette une ombre d'angle α. Les rayons solaires étant parallèles, cet angle α est aussi l'angle au centre de la Terre entre les deux villes. On en déduit le rayon : α/360° = d/(2πR), donc R = 360°·d/(2π·α). L'angle est volontairement exagéré (α réel ≈ 7,2°).

Points clés

La sphéricité de la Terre est établie dès l'Antiquité par des arguments d'observation : ombre circulaire de la Terre sur la Lune lors des éclipses, disparition des navires « par le bas » à l'horizon, et variation de la hauteur des étoiles avec le lieu. Aristote la postule, Ératosthène la mesure.
Méthode d'Ératosthène (≈ 200 av. J.-C.) : le même jour, à Syène (Assouan), à midi, le Soleil est au zénith (un puits est éclairé au fond, ombre nulle) ; à Alexandrie, situé sur le même méridien plus au nord, un gnomon projette une ombre faisant un angle α ≈ 7,2° avec la verticale. Cet angle est aussi l'angle au centre de la Terre entre les deux villes.
Le principe est une simple proportionnalité : l'angle α est à 360° ce que l'arc de méridien Syène–Alexandrie est à la circonférence totale C. D'où C = d × 360 / α, puis le rayon R = C / (2π). Aucun instrument astronomique sophistiqué n'est nécessaire : une distance et un angle suffisent.
Repérage géographique : tout point de la surface est repéré par sa latitude (angle, de 0° à l'équateur à 90° aux pôles, mesuré sur un méridien) et sa longitude (angle, de 0° au méridien de Greenwich à ±180°, mesuré sur un parallèle). Les méridiens sont des demi-grands-cercles passant par les pôles ; les parallèles sont des cercles parallèles à l'équateur.
Lien historique avec l'unité de longueur : lors de la Révolution française, le mètre a été défini comme la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre. Le quart de méridien vaut donc, par construction, 10^7 m = 10 000 km, soit une circonférence d'environ 40 000 km — cohérente avec la valeur mesurée aujourd'hui (≈ 40 075 km).
C=d×360∘αC = d \times \dfrac{360^{\circ}}{\alpha}C=d×α360∘​

Circonférence par la méthode d'Ératosthène

d est la distance le long du méridien entre les deux lieux et α l'angle (en degrés) entre leurs verticales, égal à l'angle des ombres. La proportionnalité « angle/360° = arc/circonférence » donne directement C.

R=C2πR = \dfrac{C}{2\pi}R=2πC​

Rayon terrestre

La Terre étant assimilée à une sphère, le rayon se déduit de la circonférence du grand cercle.

Coordonnées géographiques : latitude et longitude d'un point M

Coordonnées géographiques : latitude φ et longitude λfigure à plusieurs panneaux, 2 panneaux, Données: a) latitude φ — Figure géométrique, 4 P, 2 s, 1 k; b) longitude λ — Figure géométrique, 3 P, 2 s, 1 kCoordonnées géographiques : latitude φ et longitude λéquateurNMx1x2φa) latitude φGreenwichméridien Mx1x2λb) longitude λLa latitude se lit dans un méridien, la longitude dans le plan de l'équateur.
Fig. 2Deux coupes complémentaires. (a) Dans le plan d'un méridien, la latitude φ est l'angle, au centre O, entre l'équateur et le point M (de −90° au pôle Sud à +90° au pôle Nord). (b) Dans le plan de l'équateur (vue du pôle), la longitude λ est l'angle entre le méridien de Greenwich (origine) et le méridien de M (de −180° à +180°).
Exemple corrigé

Reconstituer la mesure du rayon terrestre par Ératosthène

Sur le même méridien, deux villes A et B distantes de 600 km présentent, le même jour à midi, des hauteurs du Soleil qui diffèrent de 5,4°. En reprenant la méthode d'Ératosthène, calcule la circonférence de la Terre puis son rayon, et compare aux valeurs admises (C ≈ 40 075 km, R ≈ 6 371 km).

  1. 01Identifier l'angle au centre

    La différence de hauteur du Soleil entre A et B (5,4°) est égale à l'angle des verticales, donc à l'angle au centre α de la Terre entre A et B.

    α=5,4∘\alpha = 5{,}4^{\circ}α=5,4∘
  2. 02Écrire la proportionnalité arc / circonférence

    L'arc de méridien AB (d = 600 km) est à la circonférence C ce que l'angle α est à 360°.

    dC=α360∘\dfrac{d}{C} = \dfrac{\alpha}{360^{\circ}}Cd​=360∘α​
  3. 03Calculer la circonférence

    On isole C : C = d × 360° / α = 600 × 360 / 5,4 = 40 000 km.

    C=600 km×360∘5,4∘=40 000 kmC = 600\ \mathrm{km} \times \dfrac{360^{\circ}}{5{,}4^{\circ}} = 40\,000\ \mathrm{km}C=600 km×5,4∘360∘​=40000 km
  4. 04En déduire le rayon

    On utilise R = C / (2π) ≈ 40 000 / 6,283 ≈ 6 366 km.

    R=C2π=40 0002π≈6 366 kmR = \dfrac{C}{2\pi} = \dfrac{40\,000}{2\pi} \approx 6\,366\ \mathrm{km}R=2πC​=2π40000​≈6366 km

Résultat : C ≈ 40 000 km et R ≈ 6 366 km, en très bon accord avec les valeurs modernes (≈ 40 075 km et ≈ 6 371 km) : la méthode antique, fondée sur une simple proportionnalité, est étonnamment précise.

Objectif Bac

  • Objectif (Grand oral / réinvestissement) : reconstituer le calcul d'Ératosthène à partir d'un angle et d'une distance, et commenter l'écart à la valeur moderne (R ≈ 6 371 km) comme une validation de la démarche, pas comme une « erreur ».
  • Objectif : placer ou lire un point à partir de sa latitude et de sa longitude, et savoir qu'un degré de latitude correspond à environ 111 km le long d'un méridien (40 000 / 360).

Erreurs fréquentes

  • Confondre latitude et longitude, ou orienter la latitude depuis un pôle (elle se mesure depuis l'équateur, de 0° à 90°).
  • Croire qu'Ératosthène avait besoin de connaître la distance Terre–Soleil : sa méthode suppose seulement les rayons solaires parallèles (Soleil très lointain) et l'égalité de l'angle des ombres avec l'angle au centre.

Révision active

Sur le même méridien, deux villes A et B distantes de 600 km présentent, le même jour à midi, des hauteurs du Soleil qui diffèrent de 5,4°. En reprenant la méthode d'Ératosthène, calcule la circonférence de la Terre puis son rayon, et compare aux valeurs admises.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d'enseignement scientifique de la classe de première (voie générale) — Thème « La Terre, un astre singulier » (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 02

L'histoire de l'estimation de l'âge de la Terre (controverses scientifiques)#

●●○StandardLPeduscol-programme-enseignement-scientifique

Trois estimations de l'âge de la Terre, en ordres de grandeur

Âge de la Terre : trois estimationsTableau de 4 colonnes et 3 lignes, Données: Méthode · Auteur · Estimation · Ordre; Refroidissement · Buffon (1779) · ~ 75 000 ans · 10⁵ ans; Refroidissement · Kelvin (1862) · 20–100 Ma · 10⁷–10⁸ ans; Radiochronologie · XXᵉ s. (actuelle) · 4,54 Ga · 10⁹ ans, cellule mise en évidence : 4,54 GaMÉTHODEAUTEURESTIMATIONORDRERefroidissementBuffon (1779)~ 75 000 ans10⁵ ansRefroidissementKelvin (1862)20–100 Ma10⁷–10⁸ ansRadiochronologieXXᵉ s. (actuelle)4,54 Ga10⁹ ansTrois estimations de l'âge de la Terre
Fig. 3Les estimations historiques s'échelonnent sur plusieurs ordres de grandeur. Buffon (refroidissement d'une sphère) trouve ~10⁵ ans ; Kelvin (refroidissement de la Terre, sans connaître la radioactivité) 20–100 Ma ; la radiochronologie du XXᵉ siècle fixe l'âge à 4,54 Ga (≈ 10⁹ ans), valeur actuelle mise en évidence.

Points clés

L'âge de la Terre a longtemps été inaccessible à la mesure : faute de méthode physique, on l'estimait par analogie (refroidissement, sédimentation) ou par interprétation de textes. L'histoire de cette question illustre comment une idée scientifique évolue avec les méthodes et les données disponibles.
Buffon (XVIIIe siècle) propose une première estimation expérimentale : il chauffe des sphères puis mesure leur temps de refroidissement et extrapole à une Terre-boule. Il obtient un ordre de grandeur de quelques dizaines de milliers d'années — bien plus que les chronologies de son époque, mais très en deçà de la réalité.
Lord Kelvin (XIXe siècle) modélise la Terre comme une sphère solide qui se refroidit par conduction depuis un état initial chaud, et calcule un âge de l'ordre de quelques dizaines de millions d'années. Son raisonnement physique était rigoureux, mais reposait sur une hypothèse fausse : il ignorait la radioactivité, source interne de chaleur découverte après lui.
La découverte de la radioactivité (Becquerel, Pierre et Marie Curie) puis sa formalisation lèvent l'obstacle : elle fournit à la fois une source de chaleur interne (qui invalide le calcul de Kelvin) et une horloge naturelle (la radiochronologie). Au milieu du XXe siècle, C. Patterson mesure un âge d'environ 4,5 milliards d'années à partir de météorites et de roches terrestres.
Leçon épistémologique attendue : une estimation peut être logiquement correcte mais fausse parce qu'une hypothèse de départ est erronée ; le progrès vient de nouvelles méthodes (radiochronologie) et de la convergence de mesures indépendantes (météorites, roches, isochrones).
Exemple corrigé

Pourquoi Kelvin a-t-il sous-estimé l'âge de la Terre ?

Un document rappelle l'estimation de Kelvin (Terre solide se refroidissant par conduction depuis un état chaud : ~20 à 40 millions d'années) et la valeur radiochronologique actuelle (~4,54 milliards d'années). Explique l'origine de l'écart (un facteur de l'ordre de 100) et juge si Kelvin a commis une erreur de calcul.

  1. 01Comparer les ordres de grandeur

    Kelvin : ≈ 3×10^7 ans. Valeur actuelle : ≈ 4,54×10^9 ans. Le rapport est d'environ 4,54×10^9 / 3×10^7 ≈ 150, donc Kelvin sous-estime l'âge d'un facteur d'environ 100 à 150.

  2. 02Examiner le modèle de Kelvin

    Son modèle suppose que toute la chaleur interne provient d'un état initial chaud et se dissipe par conduction, sans aucune source d'énergie pour entretenir cette chaleur. Plus la Terre est ancienne, plus elle devrait être froide ; un flux de chaleur encore élevé impose alors un âge « jeune ».

  3. 03Identifier l'hypothèse manquante

    La désintégration des éléments radioactifs (U, Th, K) du manteau et de la croûte libère continûment de la chaleur. Cette source interne, inconnue de Kelvin, entretient le flux thermique : la Terre peut donc être beaucoup plus vieille tout en restant chaude.

  4. 04Conclure sur la démarche

    Le calcul de Kelvin n'est pas faux en lui-même ; c'est une donnée physique absente (la radioactivité) qui invalide une hypothèse du modèle. La radiochronologie, qui exploite précisément cette radioactivité, fournit la mesure correcte.

Résultat : Kelvin n'a pas commis d'erreur de calcul : son résultat découle logiquement de ses hypothèses, mais l'une d'elles (absence de chaleur interne entretenue) est fausse car il ignorait la radioactivité. La valeur correcte, ~4,54 milliards d'années, est obtenue par radiochronologie.

Objectif Bac

  • Objectif : ordonner et comparer les estimations historiques (Buffon ~10^4 ans, Kelvin ~10^7 ans, radiochronologie ~4,5×10^9 ans) en expliquant pourquoi chacune diffère.
  • Objectif : analyser la démarche scientifique, en particulier identifier l'hypothèse erronée de Kelvin (absence de chaleur radioactive) comme cause de sa sous-estimation.

Erreurs fréquentes

  • Présenter Kelvin comme « incompétent » : son raisonnement physique était valide ; c'est une donnée manquante (la radioactivité) qui faussait le résultat.
  • Confondre les ordres de grandeur : Buffon estime des dizaines de milliers d'années, Kelvin des dizaines de millions, la radiochronologie des milliards. Soit un facteur d'environ 100 000 entre Buffon et la valeur réelle.

Révision active

À partir d'un document donnant les estimations de Buffon (~75 000 ans), de Kelvin (~20 à 40 millions d'années) et la valeur radiochronologique (~4,54 milliards d'années), construis une frise en ordres de grandeur et explique pourquoi l'écart entre Kelvin et la valeur actuelle ne traduit pas une faute de calcul mais une hypothèse manquante.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d'enseignement scientifique de la classe de première (voie générale) — Thème « La Terre, un astre singulier » (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 03

La datation absolue : décroissance radioactive et demi-vie#

●●○StandardLPeduscol-programme-enseignement-scientifique

Courbe de décroissance radioactive et lecture de la demi-vie

Décroissance radioactive : division par deux à chaque demi-vieCourbe de N/N0 = (1/2)^n, ordonnée à l’origine y = 1, décroissante, sur l’intervalle x de 0 à 5123450.20.40.60.811 demi-vie : N0/22 demi-vies : N0/43 demi-vies : N0/8N0/2N/N0 = (1/2)nN / N0demi-vies n ( = t/T)

Points clés

Un noyau radioactif (« père ») se désintègre spontanément en un noyau « fils », plus stable, de manière aléatoire et imprévisible pour un noyau isolé. Mais sur un très grand nombre de noyaux, la statistique impose une loi régulière : le nombre N de noyaux pères restants décroît de façon exponentielle au cours du temps.
La demi-vie (ou période radioactive) T est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux pères initiaux se sont désintégrés. Elle est caractéristique du noyau et indépendante des conditions physico-chimiques : à chaque demi-vie écoulée, la quantité de pères est divisée par deux (N0 → N0/2 → N0/4 → N0/8 …).
Loi de décroissance utilisable directement : N(t) = N0 (1/2)^(t/T). En première, on s'en tient à des durées discrètes, multiples entiers de la demi-vie (N0 → N0/2 → N0/4 → …) : le rapport N(t)/N0 ne dépend alors que du nombre n = t/T de demi-vies écoulées. La forme exponentielle N(t) = N0 e^(-λt) avec λ = ln 2 / T en est l'écriture continue, mais elle relève d'un approfondissement (exponentielle et logarithme ne sont pas exigibles dans ce thème de première).
Principe de la radiochronologie : on mesure dans une roche le rapport entre noyaux pères restants et noyaux fils accumulés (couple père/fils, par exemple uranium-plomb). Comme le fils s'accumule à mesure que le père disparaît, ce rapport est une horloge qui se met en marche à la fermeture du système (cristallisation du minéral).
Choisir le bon couple selon la durée à dater : un couple à demi-vie courte (carbone-14, T ≈ 5 730 ans) date des événements récents (jusqu'à quelques dizaines de milliers d'années) ; un couple à demi-vie longue (uranium 238–plomb 206, T ≈ 4,47 milliards d'années) date des roches très anciennes. Le couple est inadapté si presque tous les pères ont disparu (échantillon trop vieux) ou presque aucun (échantillon trop jeune).
N(t)=N0(12)t/TN(t) = N_0 \left(\dfrac{1}{2}\right)^{t/T}N(t)=N0​(21​)t/T

Loi de décroissance radioactive (forme « demi-vie »)

N0 est le nombre initial de noyaux pères, T la demi-vie. Le rapport N(t)/N0 ne dépend que de n = t/T, le nombre de demi-vies écoulées.

N(t)=N0 e−λt,λ=ln⁡2TN(t) = N_0\, e^{-\lambda t}, \qquad \lambda = \dfrac{\ln 2}{T}N(t)=N0​e−λt,λ=Tln2​

Forme exponentielle équivalente (approfondissement — hors programme de première)

λ est la constante radioactive. Les deux écritures sont identiques car (1/2)^{t/T} = e^{-(\ln 2)\,t/T}. Exponentielle et logarithme ne sont pas exigibles dans ce thème de première : à retenir surtout pour le Grand oral ou en réinvestissement.

t=T ln⁡ ⁣(N0N)ln⁡2=T log⁡2 ⁣(N0N)t = T\,\dfrac{\ln\!\left(\dfrac{N_0}{N}\right)}{\ln 2} = T\,\log_2\!\left(\dfrac{N_0}{N}\right)t=Tln2ln(NN0​​)​=Tlog2​(NN0​​)

Âge à partir du rapport mesuré (approfondissement — hors programme de première)

On inverse la loi de décroissance pour obtenir le temps t à partir du rapport N0/N mesuré (pères initiaux sur pères restants). Utile quand le nombre de demi-vies n'est pas entier ; en première, on se limite aux multiples entiers de la demi-vie.

Exemple corrigé

Dater un os par le carbone-14

Un fragment d'os contient encore 25 % de son carbone-14 initial. La demi-vie du carbone-14 vaut environ 5 730 ans. Détermine l'âge de l'échantillon par lecture du nombre de demi-vies, puis confirme par le calcul t = T × log₂(N0/N).

  1. 01Exprimer le rapport N/N0

    Il reste 25 % du carbone-14, donc N/N0 = 0,25 = 1/4.

    NN0=0,25=14\dfrac{N}{N_0} = 0{,}25 = \dfrac{1}{4}N0​N​=0,25=41​
  2. 02Compter les demi-vies

    Comme 1/4 = (1/2)^2, il s'est écoulé exactement n = 2 demi-vies (N0 → N0/2 → N0/4).

    (12)n=14  ⟹  n=2\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n} = \dfrac{1}{4} \;\Longrightarrow\; n = 2(21​)n=41​⟹n=2
  3. 03Calculer l'âge

    L'âge vaut t = n × T = 2 × 5 730 = 11 460 ans.

    t=n×T=2×5 730=11 460 anst = n \times T = 2 \times 5\,730 = 11\,460\ \text{ans}t=n×T=2×5730=11460 ans
  4. 04Vérifier par la formule générale (approfondissement)

    Hors programme de première, on peut confirmer par le calcul continu : avec N0/N = 4, t = T × log₂(4) = 5 730 × 2 = 11 460 ans, en accord avec la lecture directe. La méthode attendue reste le comptage des demi-vies entières.

    t=T log⁡2 ⁣(N0N)=5 730×log⁡2(4)=11 460 anst = T\,\log_2\!\left(\dfrac{N_0}{N}\right) = 5\,730 \times \log_2(4) = 11\,460\ \text{ans}t=Tlog2​(NN0​​)=5730×log2​(4)=11460 ans

Résultat : L'os a un âge d'environ 11 460 ans : c'est cohérent avec le domaine du carbone-14 (jusqu'à quelques dizaines de milliers d'années), donc le choix de ce radioélément est pertinent.

Schritt-für-Schritt Erklärung5 Schritte
  1. 1

    Un noyau radioactif se désintègre au hasard, mais sur un grand nombre de noyaux la quantité de pères suit une loi régulière : elle est divisée par deux à chaque demi-vie T.

  2. 2

    On lit cette loi sur une courbe : à une demi-vie il reste 50 %, à deux demi-vies 25 %, à trois demi-vies 12,5 %. La courbe décroît mais ne s'annule jamais.

  3. 3

    Pour dater une roche, on mesure le rapport entre noyaux pères restants et noyaux fils accumulés : ce rapport est une horloge déclenchée à la cristallisation.

  4. 4

    On inverse alors la loi pour remonter au temps écoulé : t égale T fois le logarithme en base deux du rapport initial sur restant.

  5. 5

    Enfin on choisit le bon couple : carbone-14 pour quelques milliers d'années, uranium-plomb pour des milliards d'années. C'est ainsi qu'on date la Terre à 4,54 milliards d'années.

Objectif Bac

  • Objectif : lire une courbe N/N0 = (1/2)^n, retrouver la demi-vie graphiquement (abscisse où N/N0 = 0,5) et déterminer un âge en comptant les demi-vies entières écoulées à partir d'un rapport mesuré (1/2, 1/4, 1/8 …).
  • Objectif : justifier le choix d'un radioélément (domaine de datation) en fonction de l'âge présumé de l'échantillon. Approfondissement (hors programme de première) : exploiter la relation continue t = T × log₂(N0/N) lorsque le nombre de demi-vies n'est pas entier.

Erreurs fréquentes

  • Croire que « deux demi-vies » détruisent tous les noyaux : après 2 demi-vies il reste N0/4 (25 %), pas 0 %. La décroissance est exponentielle, jamais nulle exactement.
  • Penser que la demi-vie dépend de la température, de la pression ou de la quantité de matière : elle est une constante propre au noyau.

Révision active

Un fragment d'os contient encore 25 % de son carbone-14 initial. Sachant que la demi-vie du carbone-14 vaut environ 5 730 ans, détermine l'âge de l'échantillon par lecture du nombre de demi-vies entières écoulées (méthode attendue en première), puis, en approfondissement, vérifie avec la relation continue t = T × log₂(N0/N).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d'enseignement scientifique de la classe de première (voie générale) — Thème « La Terre, un astre singulier » (datation) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 04

La Terre dans le système solaire : une planète tellurique singulière#

●○○BaseLPeduscol-programme-enseignement-scientifique

Deux familles de planètes : diamètre et masse volumique

Deux familles de planètes (telluriques vs géantes gazeuses)Nuage de points: masse volumique (g·cm⁻³) selon diamètre (Terre = 1), Données: (0.38, 5.4); (0.95, 5.2); (1, 5.5); (0.53, 3.9); (11.2, 1.3); (9.4, 0.7); (4, 1.3); (3.9, 1.6)12345246810masse volumique (g·cm⁻³)diamètre (Terre = 1)telluriquesgéantes gazeuses
Fig. 5En reportant la masse volumique en fonction du diamètre (Terre = 1), les planètes se séparent en deux familles. Les telluriques (Mercure, Vénus, Terre, Mars) sont petites et denses (≈ 4–5,5 g·cm⁻³ : roches et métaux) ; les géantes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) sont grandes et peu denses (≈ 0,7–1,6 g·cm⁻³ : gaz et glaces). La Terre est mise en évidence.

Points clés

Le système solaire comporte deux familles de planètes : les planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre, Mars), petites, denses, rocheuses et proches du Soleil ; et les planètes géantes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune), volumineuses, peu denses et lointaines. La Terre appartient au groupe tellurique.
La singularité de la Terre tient surtout à la présence durable d'eau liquide en surface, rendue possible par sa distance au Soleil (température permettant les trois états de l'eau) et par sa masse, suffisante pour retenir une atmosphère. Cette eau liquide est étroitement liée à l'apparition et au maintien de la vie.
L'atmosphère terrestre est évolutive : sa composition s'est profondément modifiée au cours des temps géologiques. En particulier, l'activité des êtres vivants photosynthétiques a enrichi l'air en dioxygène, transformant une atmosphère primitive sans O2 libre en l'atmosphère actuelle. L'atmosphère est donc une archive et un produit de l'histoire de la planète.
Les roches et les minéraux sont des matériaux cristallins (édifices ordonnés d'atomes) qui constituent des archives de l'histoire de la Terre : leur composition, leurs cristaux et les isotopes qu'ils piègent conservent la mémoire des conditions de leur formation, support indispensable de la radiochronologie.
Comparée à ses voisines, la Terre se distingue : Vénus, trop proche et soumise à un effet de serre intense, est brûlante ; Mars, plus petite et plus froide, n'a pu conserver durablement d'eau liquide en surface. La Terre est la seule planète tellurique connue portant durablement de l'eau liquide et la vie.
Exemple corrigé

Argumenter la singularité hydrique de la Terre

On donne pour trois planètes : Vénus (0,72 ua du Soleil, atmosphère épaisse de CO2, ~465 °C en surface), Terre (1,00 ua, atmosphère N2/O2, ~15 °C), Mars (1,52 ua, atmosphère ténue de CO2, ~ -60 °C). En t'appuyant sur ces données, explique pourquoi seule la Terre porte durablement de l'eau liquide en surface.

  1. 01Repérer la fourchette de l'eau liquide

    L'eau est liquide, à pression usuelle, entre 0 °C et 100 °C environ. C'est ce domaine de température de surface qu'il faut viser.

  2. 02Analyser Vénus

    Vénus est plus proche du Soleil et possède une atmosphère massive de CO2 : un effet de serre intense porte sa surface à ~465 °C. Trop chaud : l'eau ne peut exister qu'à l'état de vapeur.

  3. 03Analyser Mars

    Mars est plus loin et de faible masse : son atmosphère ténue retient peu de chaleur, sa surface est à ~ -60 °C. Trop froid et pression trop basse : l'eau y est essentiellement gelée ou sublimée.

  4. 04Positionner la Terre

    À 1 ua, avec une masse suffisante pour retenir une atmosphère modérée, la Terre a une température moyenne de ~15 °C, dans la fourchette de l'eau liquide. Distance, masse et atmosphère se conjuguent.

Résultat : Seule la Terre réunit la bonne distance au Soleil, une masse suffisante pour retenir une atmosphère et un effet de serre modéré : sa température de surface tombe dans le domaine de l'eau liquide, condition de sa singularité et du maintien de la vie.

Objectif Bac

  • Objectif : distinguer planètes telluriques et géantes gazeuses et situer la Terre dans cette classification.
  • Objectif : relier la présence d'eau liquide et de vie à des paramètres de la planète (distance au Soleil, masse, atmosphère), et reconnaître l'atmosphère comme un système évolutif lié au vivant.

Erreurs fréquentes

  • Affirmer que l'atmosphère a toujours contenu autant de dioxygène : l'O2 s'est accumulé tardivement, sous l'effet de la photosynthèse.
  • Réduire la singularité de la Terre à sa seule distance au Soleil : la masse (rétention de l'atmosphère) et l'histoire géologique et biologique y contribuent aussi.

Révision active

À partir d'un tableau donnant la distance au Soleil, la masse, la composition atmosphérique et la température de surface de Vénus, de la Terre et de Mars, argumente pourquoi seule la Terre porte durablement de l'eau liquide en surface.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d'enseignement scientifique de la classe de première (voie générale) — Thème « La Terre dans l'Univers, la vie, l'organisation du vivant » et « La Terre, un astre singulier » (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 05

La mesure du temps géologique et l'échelle des temps#

●●○StandardLPeduscol-programme-enseignement-scientifique

Frise des temps géologiques (de 4,54 Ga à aujourd'hui)

Échelle des temps géologiques (en Ma avant le présent)Frise chronologique de -4540 à 0, -4540: Formation de la Terre, -3800: Traces de vie, -2400: Grande oxygénation, -540: Explosion cambrienne, -66: Fin des dinosaures, -3: Genre Homo, -4540–-540: Précambrien, -540–-252: Paléozoïque, -252–-66: Mésozoïque, -66–0: Cénozoïque−45400MaPrécambrienPaléozoïqueMésozoïqueCénozoïque−4540Formation de laTerre−3800Traces de vie−2400Grandeoxygénation−540Explosioncambrienne−66Fin desdinosaures−3Genre Homo
Fig. 6Échelle des temps géologiques en millions d'années (Ma) avant le présent, de la formation de la Terre (−4540 Ma) à aujourd'hui. Le Précambrien occupe près de 88 % de l'histoire ; la vie complexe (Phanérozoïque) ne commence qu'à l'explosion cambrienne (−540 Ma, mise en évidence), et le genre Homo n'apparaît qu'à l'extrême droite. Les quatre ères sont portées en bandes.

Points clés

L'échelle des temps géologiques organise les ~4,54 milliards d'années (Ga) de l'histoire de la Terre en grandes divisions emboîtées (éons, ères, périodes), bornées par des événements majeurs (apparitions, extinctions, grands changements). C'est le cadre chronologique commun des sciences de la Terre.
Deux datations complémentaires se combinent : la datation relative ordonne les événements les uns par rapport aux autres (principes de superposition, de recoupement, d'identité paléontologique) sans donner d'âge chiffré ; la datation absolue (radiochronologie) attribue un âge numérique en années.
Quelques repères à connaître en ordre de grandeur : formation de la Terre ≈ 4,54 Ga ; premières traces de vie il y a plusieurs milliards d'années ; l'essentiel de la biodiversité animale visible (Phanérozoïque) ne couvre que les ~540 derniers millions d'années ; l'espèce humaine est très récente à l'échelle géologique.
Une intuition essentielle : ramenée à une journée de 24 h, l'histoire de la Terre place la vie complexe dans les dernières heures et l'humanité dans les toutes dernières secondes. Cette « démesure » du temps géologique est l'un des grands acquis culturels de la science.
La construction et la mise à jour de l'échelle reposent sur la convergence de méthodes indépendantes (radiochronologie de plusieurs couples, stratigraphie, paléontologie) ; un âge n'est retenu que lorsque plusieurs méthodes concordent.
tanneˊe=365×ΔtTTerret_{\text{année}} = 365 \times \dfrac{\Delta t}{T_{\text{Terre}}}tanneˊe​=365×TTerre​Δt​

Proportionnalité de l'année géologique condensée

On répartit la durée écoulée Δt sur une année de 365 jours en gardant le rapport à l'âge total de la Terre T_Terre ≈ 4,54 Ga.

Exemple corrigé

Compresser l'histoire de la Terre en une année

On ramène les 4,54 milliards d'années de la Terre à une seule année de 365 jours (1er janvier 00 h 00 = formation, 31 décembre 24 h 00 = aujourd'hui). À quelle date tombe le début du Phanérozoïque (apparition des animaux), daté à environ 540 millions d'années ? Calcule et commente.

  1. 01Calculer la fraction de temps écoulée depuis l'événement

    Le Phanérozoïque débute il y a 540 Ma = 0,540 Ga. Cela représente une fraction 0,540 / 4,54 ≈ 0,119 de l'histoire de la Terre, soit environ 11,9 % la plus récente.

    0,5404,54≈0,119\dfrac{0{,}540}{4{,}54} \approx 0{,}1194,540,540​≈0,119
  2. 02Convertir en jours d'année

    Sur 365 jours, l'événement « passé » se place 0,119 × 365 ≈ 43 jours avant la fin de l'année.

    0,119×365≈43 jours avant la fin0{,}119 \times 365 \approx 43\ \text{jours avant la fin}0,119×365≈43 jours avant la fin
  3. 03Situer la date

    43 jours avant le 31 décembre, on remonte d'environ 1 mois et 13 jours : on tombe aux alentours du 18 novembre.

    31 deˊc.−43 jours≈18 novembre31\ \text{déc.} - 43\ \text{jours} \approx 18\ \text{novembre}31 deˊc.−43 jours≈18 novembre

Résultat : Le Phanérozoïque, donc l'essentiel de la vie animale visible, ne commence que vers le 18 novembre de cette « année géologique » : la vie complexe n'occupe que les ~44 derniers jours, et l'humanité, à peine les dernières minutes. C'est l'image marquante de la démesure du temps géologique.

Objectif Bac

  • Objectif : situer correctement des événements sur l'échelle des temps géologiques (en milliards ou millions d'années) et utiliser les bons ordres de grandeur.
  • Objectif : distinguer datation relative et datation absolue et expliquer leur complémentarité.

Erreurs fréquentes

  • Confondre millions (Ma) et milliards (Ga) d'années : la Terre a ~4 540 millions d'années, soit 4,54 milliards — un facteur 1000 sépare les deux unités.
  • Croire que la vie occupe la majeure partie de l'histoire terrestre : la vie complexe et visible ne couvre qu'environ les 540 derniers millions d'années, soit ~12 % de l'âge de la Terre.

Révision active

On ramène les 4,54 milliards d'années de la Terre à une seule année de 365 jours (1er janvier = formation de la Terre, 31 décembre à minuit = aujourd'hui). À quelle date « tombe » l'apparition des animaux du Phanérozoïque, datée à environ 540 millions d'années ? Calcule et commente.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme d'enseignement scientifique de la classe de première (voie générale) — Thème « La Terre, un astre singulier » (temps géologiques) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01La forme de la Terre et sa mesure (Ératosthène, coordonnées géographiques)○
    • 02L'histoire de l'estimation de l'âge de la Terre (controverses scientifiques)◐
    • 03La datation absolue : décroissance radioactive et demi-vie◐
    • 04La Terre dans le système solaire : une planète tellurique singulière○
    • 05La mesure du temps géologique et l'échelle des temps◐

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

La Terre, un astre singulier

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~23
min
4
Compétences
S'entraîner

Références et sources

Sources

Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale

  • Programme d'enseignement scientifique de la classe de première (voie générale) — Thème « La Terre, un astre singulier »

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Le Soleil, notre source d’énergie

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Son et musique, porteurs d'information

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