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Les plantes à fleurs sont des organismes fixés : leur organisation maximise les surfaces d'échange avec l'atmosphère (feuilles) et le sol (racines), deux tissus conducteurs distincts assurent la circulation des sèves, et un contrôle hormonal (auxine) ajuste la morphogénèse au milieu. Ce thème de terminale relie cette organisation fonctionnelle à la défense, à la reproduction (fleur, pollinisation, coévolution) et à la domestication : comment la sélection exercée par l'Homme transforme l'ancêtre sauvage en plante cultivée. C'est un thème pleinement évaluable à l'épreuve écrite de spécialité.
4sectionsca. 20min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrise d'abord les schémas fonctionnels : organisation feuille/racine, trajet des deux sèves, pièces de la fleur, et le tableau « sauvage ↔ cultivé » (téosinte → maïs).
niveau approfondi
Sois capable d'argumenter à partir de données originales (coupes, expériences de défense, croisements, comparaisons de génomes) et de discuter les enjeux de la transgénèse et de la diversité cultivée.
Lesetiefe: Approfondi
Schriftgröße: Standard
Organisation de la plante : surfaces d'échange et circulation
Coupe transversale d'une feuille
On retire un anneau d'écorce (qui contient le phloème) sur le tronc d'un arbre, sans atteindre le bois (xylème). Quelques semaines plus tard, un bourrelet riche en matière organique apparaît AU-DESSUS de l'anneau retiré, tandis que les feuilles restent vertes et turgescentes. Exploitez ces observations pour identifier le tissu transportant chaque sève et préciser le sens de circulation.
L'écorce retirée contient le phloème (tissu externe) ; le bois conservé contient le xylème (tissu interne). On a donc interrompu le phloème mais laissé le xylème intact.
Les feuilles restent vertes et turgescentes : l'eau et les ions continuent de monter malgré la coupure de l'écorce. C'est donc le xylème (bois, intact) qui transporte la sève brute, de façon ascendante.
Un bourrelet riche en matière organique s'accumule juste au-dessus de l'anneau : la sève élaborée descendait des feuilles et se trouve bloquée par la coupure du phloème. C'est donc le phloème qui transporte la matière organique.
Le xylème conduit la sève brute des racines vers les feuilles (montante) ; le phloème conduit la sève élaborée des sources (feuilles) vers les puits (ici, vers le bas, d'où l'accumulation au-dessus de la coupure).
Résultat : Xylème (bois) = sève brute ascendante ; phloème (écorce) = sève élaborée, distribuée des feuilles vers les organes consommateurs/de réserve. L'expérience d'annélation localise les deux tissus et confirme le sens de circulation.
La plante est fixée : elle ne peut pas se déplacer pour chercher ses ressources. Toute son organisation maximise donc les surfaces d'échange.
Vers le haut, les feuilles étalées et leurs stomates captent la lumière et le CO₂ tout en réglant la transpiration.
Vers le bas, les racines ramifiées et leurs poils absorbants prélèvent l'eau et les ions minéraux du sol.
Le xylème monte la sève brute des racines vers les feuilles ; le phloème distribue la sève élaborée, riche en sucres, vers les organes consommateurs et de réserve.
Erreurs fréquentes
Révision active
À partir d'une coupe transversale de feuille (épiderme, cuticule, parenchymes, nervure avec xylème et phloème, stomate), réalisez un dessin légendé et expliquez en quoi cette organisation traduit l'adaptation de la plante à sa vie fixée et à ses échanges avec l'atmosphère et le sol.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité SVT — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Les défenses de la plante
Teneur en molécule de défense après le début de l'attaque (t = 12 h)
Des plants de tabac sains contiennent peu de nicotine. 24 h après que des chenilles ont commencé à brouter leurs feuilles, la teneur en nicotine des feuilles attaquées augmente fortement, et les chenilles nourries sur ces feuilles se développent moins bien que sur des feuilles non attaquées. Montrez qu'il s'agit d'une défense chimique induite et précisez l'intérêt sélectif de son caractère induit.
La nicotine est une molécule (un alcaloïde) toxique et répulsive : la défense est CHIMIQUE, et non mécanique.
Avant attaque, la teneur en nicotine est faible ; elle n'augmente fortement qu'APRÈS le début du broutage. La synthèse est donc déclenchée par l'agression : la défense est INDUITE, pas constitutive.
Les chenilles se développent moins bien sur les feuilles riches en nicotine : la molécule réduit effectivement la consommation et la survie de l'herbivore. La défense est donc fonctionnelle.
Synthétiser de la nicotine coûte de l'énergie et des ressources. Ne la produire qu'en cas d'attaque (défense induite) évite ce coût lorsqu'il n'y a pas d'herbivore : c'est un compromis avantageux entre croissance et protection, favorisé par la sélection naturelle.
Résultat : L'augmentation de nicotine déclenchée par le broutage, associée à la baisse de performance des chenilles, démontre une défense chimique INDUITE ; son caractère induit économise les ressources de la plante hors période d'agression.
Erreurs fréquentes
Révision active
On dispose des données suivantes : des plants de tabac sains contiennent peu de nicotine ; 24 h après que des chenilles ont commencé à brouter leurs feuilles, la teneur en nicotine des feuilles attaquées augmente fortement, et les chenilles s'y développent moins bien. Construisez un raisonnement montrant qu'il s'agit d'une défense chimique induite, et précisez l'intérêt sélectif de son caractère induit.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité SVT — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Coupe longitudinale d'une fleur
Coévolution plante – pollinisateur
Une orchidée de Madagascar possède un éperon nectarifère d'environ 30 cm ; le nectar n'est accessible qu'au fond. On découvre ensuite un papillon nocturne dont la trompe mesure une trentaine de centimètres. À partir de cette correspondance, argumentez l'hypothèse d'une coévolution et expliquez l'avantage reproducteur pour la plante.
La longueur de l'éperon (~30 cm) et celle de la trompe du papillon (~30 cm) coïncident étroitement. Le nectar n'est atteignable que par un insecte muni d'une trompe assez longue.
Une fleur à éperon plus long oblige le papillon à enfoncer la tête près des anthères/du stigmate : elle est mieux pollinisée. Symétriquement, un papillon à trompe plus longue accède mieux au nectar. Chaque partenaire exerce une sélection sur l'autre : c'est une coévolution.
En contraignant le pollinisateur à un contact précis avec les organes reproducteurs, la fleur assure un dépôt et un prélèvement efficaces de pollen, et favorise la pollinisation CROISÉE entre individus distincts.
La pollinisation croisée garantit la rencontre de gamètes d'individus différents : elle entretient le brassage génétique et donc la diversité des descendants, atout pour l'adaptation de l'espèce.
Résultat : La correspondance éperon/trompe traduit des pressions de sélection réciproques (coévolution) ; la plante en retire une pollinisation croisée efficace, gage de diversité génétique de sa descendance.
Erreurs fréquentes
Révision active
Une orchidée de Madagascar possède un éperon nectarifère d'environ 30 cm de long ; le nectar n'est accessible qu'au fond. On observe plus tard un papillon nocturne dont la trompe mesure une trentaine de centimètres. À partir de cette correspondance, argumentez l'hypothèse d'une coévolution entre cette fleur et son pollinisateur, et expliquez l'avantage reproducteur que la plante en retire.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité SVT — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Sélection artificielle au fil des générations
Trois outils d'amélioration des plantes
On compare un épi de téosinte (ancêtre sauvage : petit épi, grains durs enfermés dans une enveloppe, épi qui s'égraine seul) et un épi de maïs cultivé (gros épi, grains tendres et nus, ne s'égrainant pas seul). Ces différences reposent en grande partie sur quelques gènes (dont tga1 et tb1). Reliez ces différences à la domestication, puis expliquez en quoi le maïs cultivé présente une diversité génétique réduite et pourquoi cela constitue un enjeu.
Maïs vs téosinte : grains plus gros et plus nombreux (gigantisme), grains nus et tendres (perte de l'enveloppe dure, amertume/dureté réduites), épi qui NE s'égraine PLUS seul (perte de la dispersion naturelle). Toutes facilitent la consommation et la récolte.
Génération après génération, l'Homme a conservé et semé les individus aux grains plus gros, plus accessibles, et restant sur l'épi. Ces caractères, liés à quelques gènes (tga1 pour l'enveloppe du grain, tb1 pour l'architecture de la plante), ont été fixés : c'est la domestication, une sélection artificielle.
On n'a reproduit qu'un faible échantillon d'individus « performants » : beaucoup d'allèles présents chez la téosinte sauvage ont été perdus. La population cultivée est donc génétiquement moins diverse que l'ancêtre sauvage et que les variétés traditionnelles.
Une faible diversité rend la culture vulnérable : un même pathogène ou un changement de milieu peut frapper toutes les plantes, génétiquement semblables. D'où l'intérêt de conserver les variétés anciennes et les apparentés sauvages (biodiversité cultivée) comme réservoir d'allèles pour l'amélioration future.
Résultat : Les différences téosinte/maïs (gigantisme, grains nus, perte de la dispersion) résultent de la sélection artificielle agissant sur quelques gènes ; cette sélection a réduit la diversité génétique du maïs cultivé, ce qui fragilise la culture et justifie la conservation de la biodiversité cultivée.
Au départ, une population sauvage très diverse, comme la téosinte, avec de petits épis durs qui se dispersent seuls.
À chaque génération, l'Homme conserve les individus aux grains les plus gros et les plus accessibles : c'est la sélection artificielle.
Peu à peu, les caractères se déplacent — gros grains nus, épi qui ne s'égraine plus —, mais la diversité génétique se réduit.
L'amélioration moderne ajoute l'hybridation, qui peut donner une vigueur hybride en F1, et la transgénèse, qui insère un gène ciblé, parfois d'une autre espèce.
Erreurs fréquentes
Révision active
On dispose d'un épi de téosinte (ancêtre sauvage, petit épi à grains durs enfermés dans une enveloppe et se dispersant seuls) et d'un épi de maïs cultivé (gros épi à grains tendres et nus, ne se dispersant pas seul). Sachant que ces différences reposent en grande partie sur quelques gènes (dont tga1 et tb1), construisez un raisonnement reliant ces différences à la domestication, puis indiquez en quoi le maïs cultivé présente une diversité génétique réduite et pourquoi cela constitue un enjeu.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité SVT — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol) · Ressources d'accompagnement — SVT, voie générale et technologique (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol