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À l'aide des lentilles minces convergentes, on modélise la formation des images puis la lunette astronomique afocale, et on relie son grossissement aux distances focales de l'objectif et de l'oculaire. La seconde moitié du thème change radicalement de point de vue : la lumière y est décrite par un flux de photons — grains d'énergie E = h·ν. Ce modèle particulaire rend compte de l'effet photoélectrique (extraction d'électrons d'un métal éclairé), de son bilan d'énergie et de l'existence d'une fréquence seuil, puis des applications de l'interaction photon-matière : cellule photovoltaïque, diode électroluminescente (LED), spectroscopies. Le fil conducteur est la relation entre énergie, fréquence et longueur d'onde, et la façon dont la matière échange de l'énergie avec la lumière par paquets quantifiés.
5sectionsca. 33min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 2Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrise d'abord la construction d'une image par une lentille convergente (trois rayons remarquables), le schéma de la lunette afocale, la relation G = f'objectif / f'oculaire et la relation E = h·c/λ pour calculer l'énergie d'un photon.
niveau approfondi
Sache établir le grossissement par construction géométrique des angles (approximation des petits angles), mener le bilan d'énergie photoélectrique Ec(max) = h·ν − W0 jusqu'à la fréquence seuil, exploiter la droite Ec(max) = f(ν) de pente h, et conduire un calcul complet de rendement d'une cellule photovoltaïque à partir de l'éclairement et de la surface.
Lesetiefe: Approfondi
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Trois positions de l'objet, trois natures d'image (lentille convergente)
Relation de conjugaison de Descartes
Toutes les distances sont algébriques, mesurées depuis le centre optique O sur l'axe orienté dans le sens de propagation de la lumière. Pour un objet réel, .
Grandissement transversal
Si l'image est renversée ; si elle est agrandie. Le signe et la valeur absolue se lisent indépendamment.
Vergence d'une lentille mince
La vergence s'exprime en dioptries (δ) lorsque est en mètres ; elle est positive pour une lentille convergente. Une forte vergence ⇔ une courte focale.
Relation de conjugaison : position de l'image en fonction de celle de l'objet
Un objet AB de hauteur 2,0 cm est placé à 15 cm devant une lentille mince convergente de distance focale f′ = 5,0 cm. Déterminer la position OA′ et la taille A′B′ de l'image, puis préciser sa nature.
On oriente l'axe dans le sens de propagation. L'objet est réel, à gauche de la lentille : OA = −15 cm. La lentille est convergente : f′ = +5,0 cm.
On isole 1/OA′ : 1/OA′ = 1/f′ + 1/OA = 1/5,0 + 1/(−15) = 3/15 − 1/15 = 2/15 cm⁻¹.
On inverse : OA′ = 15/2 = +7,5 cm. OA′ > 0 : l'image se forme à droite de la lentille, elle est donc RÉELLE (recueillable sur un écran).
γ = OA′/OA = 7,5/(−15) = −0,50. Le grandissement est négatif : image RENVERSÉE. Sa taille : A′B′ = γ·AB = −0,50 × 2,0 = −1,0 cm, soit |A′B′| = 1,0 cm (réduite).
Résultat : L'image se forme à OA′ = +7,5 cm de la lentille : c'est une image RÉELLE, RENVERSÉE (γ = −0,50) et RÉDUITE, de hauteur |A′B′| = 1,0 cm. L'objet étant au-delà de 2F (15 > 10 cm), ce résultat était prévisible.
Erreurs fréquentes
Révision active
Un objet AB de hauteur 2,0 cm est placé à 15 cm devant une lentille mince convergente de distance focale f′ = 5,0 cm. Déterminer par le calcul la position OA′ et la taille A′B′ de l'image, puis préciser sa nature. Vérifier la cohérence du signe du grandissement avec une construction des rayons remarquables.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de physique-chimie de terminale (voie générale) — Ondes et signaux (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Chaîne de formation des images dans une lunette afocale
Condition afocale
Le foyer image de l'objectif coïncide avec le foyer objet de l'oculaire : l'image intermédiaire se forme dans le plan focal commun, et l'image définitive est rejetée à l'infini.
Longueur du tube
Distance entre les centres optiques de l'objectif et de l'oculaire d'une lunette afocale, dominée par la grande focale de l'objectif.
Schéma de principe d'une lunette astronomique afocale
Une lunette afocale est constituée d'un objectif de distance focale f′₁ = 90 cm et d'un oculaire de distance focale f′₂ = 5,0 cm. Déterminer la longueur du tube et justifier que l'image définitive d'une étoile est rejetée à l'infini.
L'étoile est à l'infini : l'objectif en forme l'image intermédiaire A₁B₁ dans son plan focal image, au point F′₁.
La lunette est afocale : F′₁ coïncide avec le foyer objet F₂ de l'oculaire. L'image intermédiaire est donc dans le plan focal objet de l'oculaire.
Un objet placé dans le plan focal objet d'une lentille convergente donne une image à l'infini : l'image définitive est rejetée à l'infini, l'œil observe sans accommoder.
Les deux foyers étant confondus, la distance entre centres optiques est la somme des distances focales : O₁O₂ = f′₁ + f′₂ = 90 + 5,0.
Résultat : Le tube mesure O₁O₂ = 95 cm. L'image définitive de l'étoile est rejetée à l'infini : l'œil observe au repos (sans accommodation).
Erreurs fréquentes
Révision active
Une lunette afocale est constituée d'un objectif de distance focale f′₁ = 90 cm et d'un oculaire de distance focale f′₂ = 5,0 cm. Déterminer la longueur du tube de la lunette et justifier que l'image définitive d'une étoile est rejetée à l'infini.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de physique-chimie de terminale (voie générale) — Former des images, décrire la lumière par un flux de photons (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Angles α et α′ et image intermédiaire d'une lunette afocale
Définition du grossissement
: angle apparent à l'œil nu ; : angle apparent à travers la lunette. Angles en radian, petits angles supposés (tan α ≈ α).
Grossissement d'une lunette afocale
En éliminant la taille de l'image intermédiaire , on obtient directement le rapport des focales.
Grossissement en fonction de la focale de l'oculaire (objectif f′₁ = 900 mm)
Une lunette astronomique commerciale possède un objectif de distance focale f′₁ = 900 mm. On dispose de deux oculaires de distances focales 20 mm et 10 mm. Calculer le grossissement obtenu avec chaque oculaire et indiquer lequel grossit le plus.
Le grossissement d'une lunette afocale est le rapport de la focale de l'objectif sur celle de l'oculaire (mêmes unités, ici le mm).
G₁ = 900/20 = 45 : la lunette est annoncée « 45× ».
G₂ = 900/10 = 90 : même calcul avec l'oculaire de plus courte focale.
Plus la focale de l'oculaire est courte, plus le grossissement est grand : l'oculaire de 10 mm grossit le plus (au prix d'un champ et d'une luminosité réduits).
Résultat : G = 45 avec l'oculaire de 20 mm (« 45× ») et G = 90 avec l'oculaire de 10 mm. C'est l'oculaire de COURTE focale (10 mm) qui grossit le plus.
Erreurs fréquentes
Révision active
Une lunette astronomique commerciale possède un objectif de distance focale f′₁ = 900 mm. On dispose de deux oculaires de distances focales 20 mm et 10 mm. Calculer le grossissement obtenu avec chaque oculaire et indiquer lequel grossit le plus.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de physique-chimie de terminale (voie générale) — Former des images, décrire la lumière par un flux de photons (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Énergie cinétique maximale des électrons en fonction de la fréquence
Énergie d'un photon
, . L'énergie croît avec la fréquence (et décroît avec la longueur d'onde).
Bilan d'énergie photoélectrique
Énergie cinétique maximale de l'électron extrait. L'extraction n'a lieu que si ; sinon n'a pas de sens physique.
Fréquence seuil
Fréquence minimale permettant l'extraction. En dessous de , aucun électron n'est arraché quelle que soit l'intensité.
Bilan d'énergie de l'effet photoélectrique (diagramme d'énergie)
Le travail d'extraction du potassium vaut W0 = 2,30 eV. Une lumière de longueur d'onde λ = 400 nm éclaire une plaque de potassium. (a) Calculer l'énergie d'un photon en eV. (b) L'effet photoélectrique a-t-il lieu ? (c) Calculer l'énergie cinétique maximale des électrons extraits. Données : h = 6,63 × 10⁻³⁴ J·s ; c = 3,00 × 10⁸ m·s⁻¹ ; 1 eV = 1,60 × 10⁻¹⁹ J.
E = h·c/λ avec λ = 400 nm = 4,00 × 10⁻⁷ m : E = (6,63 × 10⁻³⁴ × 3,00 × 10⁸)/(4,00 × 10⁻⁷) = 4,97 × 10⁻¹⁹ J.
E = 4,97 × 10⁻¹⁹ / 1,60 × 10⁻¹⁹ = 3,11 eV.
On compare au travail d'extraction : E = 3,11 eV > W0 = 2,30 eV, donc l'effet photoélectrique a lieu.
Ec(max) = h·ν − W0 = 3,11 − 2,30 = 0,81 eV, soit Ec(max) ≈ 0,81 × 1,60 × 10⁻¹⁹ ≈ 1,3 × 10⁻¹⁹ J.
Résultat : Un photon transporte 3,11 eV > 2,30 eV : l'effet photoélectrique a lieu. Les électrons sont extraits avec une énergie cinétique maximale Ec(max) ≈ 0,81 eV (soit ≈ 1,3 × 10⁻¹⁹ J).
On éclaire un métal avec de la lumière. En dessous d'une certaine fréquence, rien ne se passe ; au-dessus, des électrons sont arrachés. C'est l'effet photoélectrique, inexplicable par le modèle ondulatoire.
Einstein l'explique en 1905 : la lumière est un flux de photons, chacun d'énergie E = h·ν. Un seul photon interagit avec un seul électron.
Pour arracher l'électron, le photon doit fournir au moins le travail d'extraction W0. Cela définit une fréquence seuil ν₀ = W0/h.
Le reste de l'énergie devient l'énergie cinétique de l'électron : Ec(max) = h·ν − W0. Tracée en fonction de ν, c'est une droite de pente h qui coupe l'axe au seuil.
Erreurs fréquentes
Révision active
Le travail d'extraction du potassium vaut W0 = 2,30 eV. Une lumière de longueur d'onde λ = 400 nm éclaire une plaque de potassium. (a) Calculer l'énergie d'un photon en eV. (b) L'effet photoélectrique a-t-il lieu ? (c) Calculer l'énergie cinétique maximale des électrons extraits. Données : h = 6,63 × 10⁻³⁴ J·s ; c = 3,00 × 10⁸ m·s⁻¹ ; 1 eV = 1,60 × 10⁻¹⁹ J.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de physique-chimie de terminale (voie générale) — Décrire la lumière par un flux de photons (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Absorption d'un photon dans un semi-conducteur (bandes d'énergie)
Absorption / émission de photons
Un photon n'est absorbé ou émis que si son énergie est égale à l'écart entre deux niveaux d'énergie de la matière (gap d'un semi-conducteur, écart de niveaux atomiques).
Puissance lumineuse reçue
: éclairement en W·m⁻² ; : surface de la cellule en m². Penser à convertir la surface en m².
Rendement d'une cellule photovoltaïque
Rapport sans dimension, compris entre 0 et 1 (exprimé en %). Toujours .
Caractéristique courant-tension I = f(U) d'une cellule sous éclairement
Une cellule photovoltaïque de surface S = 100 cm² reçoit un éclairement E = 1,0 × 10³ W·m⁻². Elle fournit une puissance électrique P_élec = 2,0 W. Déterminer la puissance lumineuse reçue puis le rendement de la cellule.
On convertit la surface en m² : 1 cm² = 10⁻⁴ m², donc S = 100 cm² = 1,0 × 10⁻² m².
P_lum = E × S = 1,0 × 10³ × 1,0 × 10⁻² = 10 W.
η = P_élec / P_lum = 2,0 / 10 = 0,20.
η = 0,20 = 20 %, valeur cohérente avec les rendements réels des cellules au silicium.
Résultat : La cellule reçoit P_lum = 10 W et fournit 2,0 W : son rendement vaut η = 0,20, soit 20 %.
Erreurs fréquentes
Révision active
Une cellule photovoltaïque de surface S = 100 cm² reçoit un éclairement E = 1,0 × 10³ W·m⁻². Elle fournit une puissance électrique P_élec = 2,0 W. Déterminer la puissance lumineuse reçue puis le rendement de la cellule.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de physique-chimie de terminale (voie générale) — Décrire la lumière par un flux de photons (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol