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Ce thème caractérise les grandes signatures d'une onde progressive sinusoïdale : intensité et niveau sonore, diffraction, interférences (notamment lumineuses, aux trous d'Young) et effet Doppler. On y apprend à exploiter la fonction logarithme décimal pour les décibels, à relier l'angle de diffraction à la longueur d'onde et à la taille de l'ouverture, à établir les conditions d'interférences et l'interfrange, et à mesurer une vitesse par décalage Doppler. Le fil conducteur est le modèle ondulatoire : une grandeur qui se propage, caractérisée par sa longueur d'onde λ, et dont les phénomènes (diffraction, interférences) signent justement la nature ondulatoire.
5sectionsca. 31min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 2Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtriser les relations clés (niveau sonore , angle de diffraction , conditions d'interférences, interfrange , décalage Doppler) et savoir les appliquer numériquement avec les unités SI.
niveau approfondi
Démontrer les résultats (interfrange à partir de la différence de marche linéarisée, décalage Doppler 1D), justifier physiquement les conditions d'observation (cohérence, ordre de grandeur de λ) et relier le modèle ondulatoire aux mesures expérimentales.
Lesetiefe: Approfondi
Schriftgröße: Standard
Atténuation géométrique : I = P/(4πr²)
Niveau d'intensité sonore
L en décibels (dB), I en W·m⁻², log = logarithme décimal. I₀ est l'intensité sonore de référence (seuil d'audibilité).
Réciproque (retour à l'intensité)
Fonction réciproque du log décimal : connaissant L, on retrouve l'intensité sonore I.
Atténuation géométrique (source ponctuelle)
L'énergie se répartit sur une sphère de rayon r : l'intensité décroît en 1/r². Doubler r divise I par 4 (−6 dB).
Atténuation (en dB)
Différence de niveau entre émission et réception ; somme des atténuations géométrique et par absorption.
Niveau sonore L en fonction de l'intensité I (échelle de décades)
Une source sonore ponctuelle émet une puissance acoustique P = 2,0 mW de manière isotrope (dans toutes les directions). La propagation se fait sans absorption. (a) Calculer l'intensité sonore I puis le niveau L à r₁ = 1,0 m. (b) Calculer L à r₂ = 4,0 m. (c) En déduire l'atténuation géométrique entre ces deux distances et commenter. Donnée : I₀ = 1,0 × 10⁻¹² W·m⁻².
La puissance se répartit sur une sphère de rayon r₁ : I₁ = P/(4πr₁²) = 2,0 × 10⁻³ / (4π × 1,0²) ≈ 1,6 × 10⁻⁴ W·m⁻².
On applique L = 10 log(I/I₀) : L₁ = 10 log(1,6 × 10⁻⁴ / 1,0 × 10⁻¹²) ≈ 82 dB.
À r₂ = 4r₁, l'intensité est divisée par 4² = 16 : I₂ = I₁/16 ≈ 9,9 × 10⁻⁶ W·m⁻², d'où L₂ = 10 log(I₂/I₀) ≈ 70 dB.
A = L₁ − L₂ = 82 − 70 = 12 dB. On retrouve : quadrupler la distance (×4) divise I par 16, soit 10 log 16 ≈ 12 dB de perte.
Résultat : I₁ ≈ 1,6 × 10⁻⁴ W·m⁻² et L₁ ≈ 82 dB ; à 4,0 m, L₂ ≈ 70 dB. L'atténuation géométrique vaut A ≈ 12 dB, conforme à la loi en 1/r² (×4 sur la distance → −12 dB).
Deux haut-parleurs identiques produisent, séparément, un niveau de 60 dB en un même point. Quel niveau obtient-on lorsqu'ils fonctionnent ensemble (intensités qui s'ajoutent) ?
Chaque source produit I telle que 60 = 10 log(I/I₀). Les niveaux ne s'additionnent pas ; ce sont les intensités qui s'ajoutent.
Ensemble, l'intensité reçue est I_tot = 2I (deux fois la même intensité).
L_tot = 10 log(2I/I₀) = 10 log 2 + 10 log(I/I₀) = 3,0 + 60.
L_tot ≈ 63 dB, et non 120 dB. Doubler l'intensité n'ajoute que 3 dB : c'est une erreur classique d'additionner directement les décibels.
Résultat : L_tot ≈ 63 dB : doubler l'intensité ajoute +3 dB, jamais +60 dB. Les décibels ne s'additionnent pas comme des nombres ordinaires.
Erreurs fréquentes
Révision active
Une source sonore ponctuelle émet une puissance acoustique P = 2,0 mW dans toutes les directions de l'espace. En supposant la propagation sans absorption, calculer le niveau d'intensité sonore L à 1,0 m, puis à 4,0 m. Vérifier qu'un quadruplement de la distance correspond à une atténuation de 12 dB.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) — Ondes et signaux (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Diffraction par une fente : angle caractéristique θ = λ/a
Angle caractéristique de diffraction
θ (demi-largeur angulaire de la tache centrale) en radian, λ la longueur d'onde et a la taille de l'ouverture, en mètre.
Demi-largeur de la tache centrale sur l'écran
Pour D ≫ a et θ petit (tan θ ≈ θ), ℓ est la demi-largeur de la frange centrale, D la distance fente-écran.
Largeur totale de la tache centrale
Largeur complète de la frange centrale (deux fois la demi-largeur) ; proportionnelle à 1/a, ce qui permet de déterminer λ ou a.
Profil d'intensité de la figure de diffraction (λ = 633 nm, a = 0,10 mm, D = 2,0 m)
Angle de diffraction en fonction de la largeur de la fente : θ = λ/a
Un faisceau laser de longueur d'onde λ = 633 nm éclaire une fente verticale de largeur a. Sur un écran placé à D = 2,0 m de la fente, on mesure une largeur totale de la tache centrale de diffraction L = 2,5 cm. (a) Déterminer l'angle caractéristique de diffraction θ. (b) En déduire la largeur a de la fente.
La tache centrale a pour largeur totale L = 2D·θ (demi-largeur ℓ = D·θ de part et d'autre du centre). On en tire θ = L/(2D).
θ = 2,5 × 10⁻² / 4,0 = 6,25 × 10⁻³ rad ≈ 6,3 × 10⁻³ rad. L'angle est bien petit, ce qui valide l'approximation tan θ ≈ θ.
On inverse la relation de diffraction : a = λ/θ.
a = 633 × 10⁻⁹ / 6,25 × 10⁻³ ≈ 1,0 × 10⁻⁴ m = 0,10 mm. Cette dimension (≈ 160 λ) reste assez petite pour produire une diffraction nettement observable.
Résultat : θ ≈ 6,3 × 10⁻³ rad et a ≈ 0,10 mm. La mesure de la largeur de la tache centrale, combinée à θ = λ/a, donne directement la largeur de la fente.
Erreurs fréquentes
Révision active
Un faisceau laser de longueur d'onde λ = 633 nm éclaire une fente verticale de largeur a. La figure de diffraction est observée sur un écran à D = 2,0 m. On mesure une largeur totale de la tache centrale de 2,5 cm. Déterminer l'angle caractéristique θ puis la largeur a de la fente.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) — Ondes et signaux (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Superposition de deux signaux sinusoïdaux synchrones selon la phase
Différence de marche (sources en phase)
Différence des distances parcourues par les deux ondes jusqu'au point M, en mètre.
Déphasage et différence de marche
Un trajet supplémentaire d'une longueur d'onde (δ = λ) correspond à un déphasage de 2π (retour en phase).
Interférences constructives
Les ondes arrivent en phase : amplitude maximale (point brillant / son renforcé).
Interférences destructives
Les ondes arrivent en opposition de phase : amplitude minimale (point sombre / son atténué).
Lieux d'interférences de deux sources ponctuelles en phase
Deux haut-parleurs S₁ et S₂ alimentés par le même générateur émettent en phase un son de fréquence f = 680 Hz. La célérité du son dans l'air est v = 340 m·s⁻¹. En un point M, on relève S₁M = 3,00 m et S₂M = 4,25 m. (a) Calculer la longueur d'onde λ. (b) Calculer la différence de marche δ. (c) L'interférence en M est-elle constructive ou destructive ?
On relie λ, v et f : λ = v/f = 340 / 680 = 0,500 m.
Les sources étant en phase, δ = S₂M − S₁M = 4,25 − 3,00 = 1,25 m.
On exprime δ en nombre de longueurs d'onde : δ/λ = 1,25 / 0,500 = 2,5 = 2 + ½.
δ = (k + ½)λ avec k = 2 : la condition d'interférences destructives est vérifiée. En M, les ondes sont en opposition de phase : le son y est atténué (minimum d'intensité).
Résultat : λ = 0,500 m, δ = 1,25 m = 2,5 λ = (2 + ½)λ : l'interférence en M est destructive (son minimal).
Erreurs fréquentes
Révision active
Deux haut-parleurs S₁ et S₂ alimentés par le même générateur émettent en phase un son de fréquence f = 680 Hz (célérité du son v = 340 m·s⁻¹). En un point M, on mesure S₁M = 3,00 m et S₂M = 4,25 m. Déterminer la longueur d'onde, la différence de marche, et préciser si l'interférence en M est constructive ou destructive.
Rappel actif
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Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) — Ondes et signaux (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Dispositif des trous d'Young et interfrange i
Différence de chemin optique linéarisée (fournie)
x abscisse du point M sur l'écran (depuis le centre), b distance entre les fentes, D distance fentes-écran. Valable pour D ≫ b et D ≫ x.
Positions des franges
Brillantes pour δ = kλ, sombres pour δ = (k+½)λ ; on remplace δ par bx/D et on isole x.
Interfrange
Distance entre deux franges brillantes (ou sombres) consécutives : i = x_{k+1} − x_k = λD/b.
Répartition d'intensité sur l'écran : franges en cos² (b = 0,20 mm, D = 2,0 m, λ = 633 nm)
Un dispositif de trous d'Young est éclairé par un laser de longueur d'onde λ = 633 nm. Les fentes sont distantes de b = 0,20 mm ; l'écran est placé à D = 2,0 m. (a) À partir de δ = bx/D, établir l'expression de l'interfrange i. (b) Calculer i. (c) On mesure la largeur totale occupée par 10 interfranges : quelle valeur prévoir ?
Une frange brillante vérifie δ = kλ, soit bx/D = kλ, donc x_k = kλD/b. La frange suivante correspond à k+1.
L'interfrange est l'écart entre deux franges brillantes consécutives : i = x_{k+1} − x_k = λD/b.
i = (633 × 10⁻⁹ × 2,0) / (0,20 × 10⁻³) ≈ 6,3 × 10⁻³ m = 6,3 mm. On veille à convertir b en mètres.
Pour gagner en précision, on mesure plusieurs interfranges : 10 i ≈ 10 × 6,3 mm = 63 mm. On retrouve i en divisant la largeur mesurée par 10.
Résultat : i = λD/b ≈ 6,3 × 10⁻³ m = 6,3 mm ; 10 interfranges occupent ≈ 63 mm. Mesurer N interfranges puis diviser par N réduit l'incertitude sur i (et donc sur λ).
Erreurs fréquentes
Révision active
Un dispositif de trous d'Young est éclairé par un laser de longueur d'onde λ = 633 nm. Les fentes sont distantes de b = 0,20 mm et l'écran est à D = 2,0 m. (a) Établir l'expression de l'interfrange i à partir de la différence de chemin optique δ = bx/D. (b) Calculer i. (c) On mesure la largeur de 10 interfranges : prévoir la valeur attendue.
Rappel actif
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Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) — Ondes et signaux (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Effet Doppler : fronts d'onde d'une source en mouvement
Émetteur qui se rapproche (observateur fixe)
v célérité de l'onde, v_e vitesse de l'émetteur. Le dénominateur v − v_e < v donne f > f₀ (son plus aigu).
Émetteur qui s'éloigne (observateur fixe)
Le dénominateur v + v_e > v donne f < f₀ (son plus grave).
Décalage Doppler
Écart entre fréquence perçue et fréquence émise ; positif à l'approche, négatif à l'éloignement.
Détermination de la vitesse
On isole v_e dans la relation d'approche f = f₀ v/(v − v_e), pour mesurer la vitesse de l'émetteur.
Fréquence perçue en fonction de la vitesse de l'émetteur (f₀ = 680 Hz, v = 340 m·s⁻¹)
Une voiture de police, sirène allumée, se rapproche d'un piéton immobile. Au repos, la sirène émet f₀ = 680 Hz. À l'approche, le piéton perçoit f = 740 Hz. Célérité du son : v = 340 m·s⁻¹. (a) Justifier que f > f₀. (b) Déterminer la vitesse v_e de la voiture. (c) Conclure en km·h⁻¹.
La source se rapproche : les fronts d'onde se resserrent à l'avant, la fréquence perçue augmente. On a bien f = 740 Hz > f₀ = 680 Hz, soit Δf = +60 Hz.
L'observateur est fixe, l'émetteur se rapproche : f = f₀ · v/(v − v_e).
On inverse : v − v_e = v · f₀/f, donc v_e = v(1 − f₀/f).
v_e = 340 × (1 − 680/740) = 340 × 0,0811 ≈ 27,6 m·s⁻¹. Conversion : ×3,6 → ≈ 99 km·h⁻¹.
Résultat : Δf = +60 Hz (son plus aigu, cohérent avec un rapprochement) ; v_e ≈ 27,6 m·s⁻¹ ≈ 99 km·h⁻¹. Le décalage Doppler mesuré donne directement la vitesse de la source.
Erreurs fréquentes
Révision active
Une voiture de police, sirène allumée, se rapproche d'un piéton immobile. Au repos, la sirène émet un son de fréquence f₀ = 680 Hz. Lorsqu'elle s'approche, le piéton perçoit f = 740 Hz. La célérité du son dans l'air est v = 340 m·s⁻¹. Déterminer la vitesse v_e de la voiture (en m·s⁻¹ puis en km·h⁻¹).
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de physique-chimie de terminale générale (spécialité) — Ondes et signaux (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Références et sources
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