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Cette fiche-synthèse rassemble, autour de la notion de signal, la seule capacité disciplinaire de TERMINALE concernée — relier l'intensité d'un courant électrique au débit de charges en régime variable (i = dq/dt) — et plusieurs RAPPELS DE PREMIÈRE mobilisés au baccalauréat : les modèles ondulatoire et particulaire de la lumière (c = λ × ν, énergie du photon E = h·ν) et la numérisation d'un signal analogique (échantillonnage puis quantification). Elle s'appuie enfin sur les capacités expérimentales et numériques transversales de la spécialité — chaîne d'acquisition (capteurs, microcontrôleur, oscilloscope), traitement par tableur ou langage de programmation, représentation de la somme de signaux sinusoïdaux. Les contenus de première sont signalés comme tels : ils sont réinvestis, non exigibles au titre du programme de terminale.
5sectionsca. 32min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 3 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
La seule exigence proprement de TERMINALE ici est de savoir énoncer et exploiter i = dq/dt (intensité comme débit de charges, charge comme aire sous la courbe). Le reste relève de RAPPELS DE PREMIÈRE mobilisés au Bac : choisir le bon modèle de la lumière selon le phénomène (interférences/diffraction → onde ; effet photoélectrique → photon), appliquer c = λ × ν et décrire les deux étapes de la numérisation (échantillonnage puis quantification).
niveau approfondi
Maîtriser l'exploitation de i = dq/dt (dérivée et intégrale), la lecture d'un oscilloscope et la chaîne d'acquisition par microcontrôleur (capteurs, période d'échantillonnage, programme Python), et savoir représenter la somme de deux signaux sinusoïdaux synchrones en faisant varier la phase à l'origine. En réinvestissement de première : étapes de la numérisation, nombre de niveaux (2^N), estimation d'un débit binaire et d'une taille de fichier. Remarque : le critère d'échantillonnage de Shannon-Nyquist (fe ≥ 2 fmax) n'est plus au programme actuel de terminale et n'est donc pas exigible à l'examen.
Lesetiefe: Approfondi
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Intensité i(t) en régime variable : la charge est l'aire sous la courbe
Intensité comme débit de charges (régime variable)
À chaque instant, l'intensité est la dérivée temporelle de la charge qui a traversé une section du conducteur. C'est la définition générale, valable en régime variable comme en régime permanent.
Charge transférée : intégrale de l'intensité
La charge ayant traversé une section entre deux instants est l'aire sous la courbe i(t). En régime permanent, cette aire vaut simplement I × Δt.
Cas du condensateur
En combinant et : l'intensité est proportionnelle à la vitesse de variation de la tension aux bornes du condensateur.
Charge q(t) : l'intensité est la pente de la tangente
Un courant d'intensité constante I = 0,50 A circule pendant une durée Δt = 4,0 s. (a) Quelle charge a traversé une section du fil ? (b) On considère ensuite un courant variable i(t) tel que la charge transférée vaut q(t) = 0,10 × t² (q en C, t en s). Donner l'expression de l'intensité i(t) et calculer sa valeur à t = 3,0 s.
L'intensité étant constante, la charge est le produit de l'intensité par la durée : q = I × Δt = 0,50 × 4,0.
En régime variable, i = dq/dt. On dérive q(t) = 0,10 t² : i(t) = 0,20 t.
À t = 3,0 s : i = 0,20 × 3,0 = 0,60 A. L'intensité instantanée est la pente de q(t), elle croît ici linéairement.
Résultat : (a) q = 2,0 C. (b) i(t) = 0,20 t, soit i(3,0 s) = 0,60 A. L'intensité instantanée se lit comme la pente de la courbe q(t) ; elle augmente ici linéairement avec le temps.
Erreurs fréquentes
Révision active
L'intensité du courant qui charge un condensateur évolue selon i(t) = 0,20 × e^(−t/2,0) (i en mA, t en s). En partant de la relation entre intensité et débit de charges, donner la signification physique de cette décroissance, puis estimer par une lecture graphique l'ordre de grandeur de la charge totale ayant traversé le circuit entre t = 0 et t = 6 s.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité physique-chimie — classe terminale (voie générale), BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019 (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol) · Programmes et ressources en physique-chimie — voie générale et technologique (Éduscol)
Dualité onde-corpuscule : quel modèle pour quel phénomène
Relation longueur d'onde – fréquence – célérité (modèle ondulatoire)
Dans le vide, le produit de la longueur d'onde par la fréquence est égal à la célérité de la lumière. Penser à convertir λ en mètres (1 nm = 10⁻⁹ m).
Énergie d'un photon (modèle particulaire — rappel de première)
Dans le modèle particulaire, la lumière est un flux de photons d'énergie E proportionnelle à la fréquence. Plus λ est petite, plus l'énergie du photon est grande.
Photon et niveaux d'énergie
Un photon n'est absorbé ou émis que si son énergie est exactement l'écart entre deux niveaux d'énergie : c'est l'origine des spectres de raies.
Énergie du photon en fonction de la longueur d'onde : E = h c / λ
Spectre de raies d'émission (modèle particulaire)
Un laser émet une lumière rouge de longueur d'onde dans le vide λ = 650 nm. On donne c = 3,00 × 10⁸ m·s⁻¹ et h = 6,63 × 10⁻³⁴ J·s. (a) Calculer la fréquence ν de cette lumière. (b) Calculer l'énergie d'un de ses photons. (c) Pour la diffraction de ce laser par une fine fente et pour l'effet photoélectrique qu'il produirait sur un métal, indiquer le modèle de la lumière à mobiliser.
On exprime λ en mètres : λ = 650 nm = 6,50 × 10⁻⁷ m.
ν = c/λ = 3,00 × 10⁸ / 6,50 × 10⁻⁷ = 4,62 × 10¹⁴ Hz.
E = h·ν = 6,63 × 10⁻³⁴ × 4,62 × 10¹⁴ = 3,06 × 10⁻¹⁹ J, soit E = 3,06 × 10⁻¹⁹ / 1,60 × 10⁻¹⁹ ≈ 1,91 eV.
La diffraction est un phénomène ondulatoire : modèle ONDULATOIRE. L'effet photoélectrique met en jeu un échange d'énergie quantifié par photon : modèle PARTICULAIRE.
Résultat : ν ≈ 4,62 × 10¹⁴ Hz ; E ≈ 3,06 × 10⁻¹⁹ J (soit ≈ 1,91 eV). Diffraction → modèle ondulatoire ; effet photoélectrique → modèle particulaire : c'est la dualité onde-corpuscule.
La lumière se laisse décrire par deux modèles complémentaires. On choisit l'un ou l'autre selon le phénomène que l'on veut expliquer.
Pour la diffraction et les interférences, on mobilise le modèle ondulatoire : la lumière est une onde caractérisée par sa longueur d'onde et sa fréquence.
Pour l'effet photoélectrique et les échanges d'énergie avec la matière, on mobilise le modèle particulaire : la lumière est un flux de photons d'énergie proportionnelle à la fréquence.
Aucun modèle n'est plus vrai que l'autre : c'est la dualité onde-corpuscule. Le phénomène observé dicte le modèle pertinent.
Erreurs fréquentes
Révision active
Un laser émet une lumière rouge de longueur d'onde dans le vide λ = 650 nm. (a) Calculer sa fréquence ν. (b) En réinvestissant la relation de Planck-Einstein, calculer l'énergie d'un de ses photons. (c) Indiquer, parmi la diffraction par une fente et l'effet photoélectrique, lequel relève du modèle ondulatoire et lequel du modèle particulaire.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité physique-chimie — classe terminale (voie générale), BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019 (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)
Chaîne de numérisation : du signal analogique au signal numérique
Paramètres de la numérisation
fe = fréquence d'échantillonnage (1/période Te) ; 2^N = nombre de niveaux d'un convertisseur N bits ; q = pas de quantification (plus petite variation discernable).
Débit binaire et taille de fichier
D est le débit binaire (bits par seconde). La taille en octets s'obtient en multipliant par la durée et en divisant par 8 (1 octet = 8 bits).
Quantification : signal en escalier comparé au signal continu
Un capteur délivre une tension comprise entre 0 et 5,0 V. Elle est numérisée par un convertisseur 8 bits, à la fréquence d'échantillonnage fe = 1,0 kHz. (a) Donner la période d'échantillonnage Te. (b) Déterminer le nombre de niveaux et le pas de quantification q. (c) Préciser ce que change un passage à 12 bits.
Te = 1/fe = 1/(1,0 × 10³) = 1,0 × 10⁻³ s = 1,0 ms.
Un convertisseur N = 8 bits offre 2^N = 2⁸ = 256 niveaux distincts.
q = (Umax − Umin)/2^N = 5,0/256 ≈ 0,020 V = 20 mV.
Avec N = 12 : 2¹² = 4096 niveaux, soit q = 5,0/4096 ≈ 1,2 mV. La résolution en amplitude est environ 16 fois plus fine : le signal est plus fidèle, mais chaque échantillon occupe plus de bits.
Résultat : Te = 1,0 ms ; 256 niveaux ; q ≈ 20 mV. En 12 bits : 4096 niveaux, q ≈ 1,2 mV — fidélité en amplitude nettement améliorée, au prix d'un volume de données plus grand.
Erreurs fréquentes
Révision active
Un capteur délivre une tension comprise entre 0 et 5,0 V, numérisée par un convertisseur 8 bits à la fréquence d'échantillonnage fe = 1,0 kHz. (a) Déterminer la période d'échantillonnage Te. (b) Déterminer le nombre de niveaux de quantification et le pas de quantification q. (c) Indiquer qualitativement comment évoluerait la fidélité si l'on passait à un convertisseur 12 bits.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité physique-chimie — classe terminale (voie générale), BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019 (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol) · Programmes et ressources en physique-chimie — voie générale et technologique (Éduscol)
Chaîne d'acquisition : du capteur à l'ordinateur
Lecture d'une période et d'une fréquence à l'oscilloscope
La période se lit horizontalement en comptant les divisions occupées par un motif et en multipliant par le calibre de la base de temps (en s/div). La fréquence est l'inverse de la période.
Lecture d'une tension à l'oscilloscope
La tension se lit verticalement en comptant les divisions et en multipliant par le calibre de la sensibilité verticale (en V/div).
Lecture d'une période sur l'écran d'un oscilloscope
Sur l'écran d'un oscilloscope, un motif sinusoïdal occupe une période sur 4,0 divisions horizontales ; la base de temps est réglée sur 2,0 ms/div. L'amplitude crête-à-crête s'étend sur 6,0 divisions verticales, la sensibilité étant de 0,50 V/div. Déterminer la période T, la fréquence f et la tension crête-à-crête Ucc du signal.
T = (nb divisions) × (base de temps) = 4,0 × 2,0 = 8,0 ms.
f = 1/T = 1/(8,0 × 10⁻³) = 125 Hz.
Ucc = (nb divisions) × (sensibilité) = 6,0 × 0,50 = 3,0 V.
Résultat : T = 8,0 ms, f = 125 Hz, Ucc = 3,0 V. La fréquence se déduit toujours de la période lue horizontalement (base de temps) ; la tension se lit verticalement (sensibilité).
Erreurs fréquentes
Révision active
On observe à l'oscilloscope une tension sinusoïdale. Le motif périodique occupe 4,0 divisions horizontales et la base de temps est réglée sur 2,0 ms par division ; l'amplitude crête-à-crête couvre 6,0 divisions verticales pour une sensibilité de 0,50 V par division. Déterminer la période, la fréquence et la tension crête-à-crête du signal.
Rappel actif
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Sources : Programme de spécialité physique-chimie — classe terminale (voie générale), BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019 (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)
Échantillonnage suffisant ou insuffisant d'un même signal
Critère de Shannon-Nyquist (hors-programme — culture, non exigible)
Pour restituer fidèlement un signal de fréquence maximale fmax, la fréquence d'échantillonnage doit être au moins deux fois plus grande ; en dessous, le signal numérisé est faussé (repliement de spectre). Ce critère ne figure plus au programme actuel de terminale et n'est donné qu'à titre culturel.
Signal sinusoïdal produit / représenté
A est l'amplitude, f la fréquence et φ la phase à l'origine (en radians). On évalue y aux instants d'échantillonnage tk = k Te pour produire ou tracer le signal.
Somme de deux sinusoïdes en phase : amplitude doublée
Somme de deux sinusoïdes en opposition de phase : annulation
Signal créneau : représentation d'un signal numérique (niveaux logiques)
On souhaite numériser un son contenant des fréquences allant jusqu'à fmax = 20 kHz. (a) Donner la fréquence d'échantillonnage minimale d'après le critère de Shannon-Nyquist. (b) Vérifier que la fréquence d'un CD audio, fe = 44,1 kHz, convient. (c) On numérise ce signal en 16 bits, sur 2 voies (stéréo) : estimer le débit binaire correspondant.
Le critère impose fe ≥ 2 fmax = 2 × 20 = 40 kHz.
44,1 kHz > 40 kHz : le critère est respecté, avec une petite marge.
D = fe × N × (nombre de voies) = 44,1 × 10³ × 16 × 2 ≈ 1,41 × 10⁶ bit·s⁻¹ ≈ 1,4 Mbit·s⁻¹.
Résultat : (a) fe ≥ 40 kHz. (b) 44,1 kHz > 40 kHz : le critère est respecté, avec une marge. (c) D ≈ 1,41 × 10⁶ bit·s⁻¹ (≈ 1,4 Mbit·s⁻¹) : c'est le débit non compressé d'un CD audio.
Erreurs fréquentes
Révision active
On veut numériser un son dont la fréquence maximale audible vaut environ fmax = 20 kHz. (a) Quelle fréquence d'échantillonnage minimale faut-il, d'après le critère de Shannon-Nyquist ? (b) Justifier que la fréquence de 44,1 kHz utilisée pour un CD audio respecte ce critère. (c) Expliquer, sans calcul, ce qui se passerait si l'on échantillonnait ce son à seulement 10 kHz.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité physique-chimie — classe terminale (voie générale), BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019 (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol) · Programmes et ressources en physique-chimie — voie générale et technologique (Éduscol)
Références et sources
Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol