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En terminale, le cercle trigonométrique, le radian, la parité, la périodicité 2π, les valeurs remarquables et les dérivées de sinus et cosinus sont des acquis de première que l'on réinvestit. Le cœur du chapitre porte sur deux capacités : résoudre une équation du type cos(x) = a et une inéquation du type cos(x) ⩽ a sur [−π ; π], et étudier une fonction simple définie à partir de sinus et cosinus pour en déterminer les variations et un optimum, notamment dans un problème géométrique.
5sectionsca. 26min de lecture4compétencesNiveauBase 2 · Standard 2 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
Hors spécialité, on retient surtout les valeurs remarquables, la lecture sur le cercle et l'allure des courbes de sin et cos.
niveau approfondi
En spécialité (terminale), le programme n'exige aucune démonstration sur ce thème : les dérivées de sin et cos sont des outils acquis en première. L'attendu porte sur la résolution rigoureuse d'une équation cos(x) = a et d'une inéquation cos(x) ⩽ a sur [−π ; π], et sur l'étude d'une fonction définie à partir de sin et cos pour en déterminer un optimum, notamment dans un problème géométrique.
Lesetiefe: Approfondi
Schriftgröße: Standard
Cercle trigonométrique : abscisse = cosinus, ordonnée = sinus
Identité fondamentale
Conséquence directe de M(cos x ; sin x) sur le cercle de rayon 1 (théorème de Pythagore).
Périodicité 2π
Cosinus et sinus sont invariantes par x ↦ x + 2π : un tour complet ramène au même point.
Parité
Cosinus est paire (courbe symétrique par rapport à l'axe Oy) ; sinus est impaire (courbe symétrique par rapport à O).
Conversion degrés → radians
Par proportionnalité : 180° ↔ π rad. Ainsi 60° ↔ π/3, 45° ↔ π/4.
Calculer la valeur exacte de cos(−13π/6) et de sin(−13π/6).
On ajoute des multiples de 2π pour ramener l'argument dans un intervalle commode. Comme 2π = 12π/6, on a −13π/6 + 2 × (12π/6) = −13π/6 + 24π/6 = 11π/6, mais il est plus simple d'écrire −13π/6 = −π/6 − 12π/6 = −π/6 − 2π.
Puisque cos et sin sont 2π-périodiques, ôter 2π ne change rien : cos(−13π/6) = cos(−π/6) et sin(−13π/6) = sin(−π/6).
Cosinus est paire et sinus impaire, donc cos(−π/6) = cos(π/6) = √3/2 et sin(−π/6) = −sin(π/6) = −1/2.
Résultat : cos(−13π/6) = √3/2 et sin(−13π/6) = −1/2.
Erreurs fréquentes
Révision active
Placer sur le cercle trigonométrique les points images de 0, π/6, π/4, π/3, π/2, 2π/3, 5π/6 et π, puis lire les valeurs exactes de leur cosinus et de leur sinus.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (voie générale) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Angles associés sur le cercle trigonométrique
Table des valeurs remarquables
Les valeurs du cosinus décroissent de 1 à 0 ; celles du sinus croissent de 0 à 1, en miroir.
Angles supplémentaires
Permet de passer du premier au deuxième quadrant.
Angles complémentaires
Cosinus et sinus échangent leurs rôles par la complémentation π/2 − x.
Décalage de π
Le point image est diamétralement opposé : les deux coordonnées changent de signe.
Donner la valeur exacte de cos(5π/6) et de sin(5π/6).
On écrit 5π/6 = π − π/6 : l'angle 5π/6 est l'angle supplémentaire de π/6, situé au deuxième quadrant.
On utilise cos(π − x) = −cos(x) et sin(π − x) = sin(x) avec x = π/6.
On remplace par cos(π/6) = √3/2 et sin(π/6) = 1/2.
Résultat : cos(5π/6) = −√3/2 et sin(5π/6) = 1/2 (cohérent avec le deuxième quadrant : cosinus négatif, sinus positif).
Erreurs fréquentes
Révision active
Sans calculatrice, donner les valeurs exactes de cos(2π/3), sin(3π/4), cos(5π/6), sin(7π/6) et cos(11π/6) en passant par un angle associé.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (voie générale) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
La dérivée de sin est cos : la courbe dérivée
Limites fondamentales en 0
Ces deux limites servent à établir les dérivées de sin et cos et à lever des indéterminations.
Dérivées de référence
Sinus et cosinus sont dérivables sur ℝ ; dériver fait « tourner » d'un quart de tour.
Composée affine
Le coefficient a de l'argument apparaît en facteur dans la dérivée.
Composée générale
Cas général issu de la dérivation d'une composée (g ∘ u)′ = u′ × g′(u).
Cette démonstration relève du programme de première et n'est pas exigible en terminale ; elle est rappelée pour mémoire. En utilisant la limite lim (h → 0) sin(h)/h = 1 et la formule d'addition sin(x + h) = sin x cos h + cos x sin h, on retrouve que la dérivée de la fonction sinus est la fonction cosinus.
La dérivée en x est la limite, quand h tend vers 0, du taux d'accroissement [sin(x + h) − sin x] / h.
On remplace sin(x + h) par sin x cos h + cos x sin h, puis on regroupe les termes en sin x et en cos x.
Quand h → 0, (cos h − 1)/h → 0 et sin(h)/h → 1. Le premier terme tend vers sin(x) × 0 = 0, le second vers cos(x) × 1 = cos(x).
Résultat : La fonction sinus est dérivable sur ℝ et (sin x)′ = cos x. Le même calcul avec cos(x + h) = cos x cos h − sin x sin h donne (cos x)′ = −sin x.
On part du taux d'accroissement de sinus en x : c'est [sin(x + h) − sin(x)] divisé par h, dont on cherche la limite quand h tend vers 0.
La formule d'addition transforme ce taux en deux morceaux : un facteur (cos h − 1)/h devant sin x, et un facteur sin(h)/h devant cos x.
Les deux limites clés font le travail : (cos h − 1)/h tend vers 0 et sin(h)/h tend vers 1, donc il ne reste que cos x.
Graphiquement, la courbe de cosinus est bien la pente de la courbe de sinus : là où sinus culmine, sa pente — donc cosinus — vaut zéro.
sin et sa pente cos
Erreurs fréquentes
Révision active
Dériver f(x) = sin(3x + π/4), g(x) = x²·cos(x) et k(x) = cos(2x) − 2 sin(x), puis déterminer les valeurs de x annulant f′(x) sur [0 ; π].
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (voie générale) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Les sinusoïdes de cos et sin sur [−2π ; 2π]
Déphasage cos / sin
La courbe de cosinus est la sinusoïde translatée de π/2 vers la gauche.
Tableau de variations de sin (extrait sur [−π/2 ; π/2])
Sinus croît de −1 à 1 sur [−π/2 ; π/2] car sa dérivée cosinus y est positive.
Soit f définie sur ℝ par f(x) = sin(2x). Déterminer sa période, calculer f′(x) et étudier les variations de f sur l'intervalle [0 ; π].
La fonction x ↦ sin(2x) est de la forme sin(ax) avec a = 2, donc de période 2π/a = π. Étudier sur [0 ; π] suffit pour connaître f partout.
On dérive la composée affine : (sin(2x))′ = 2·cos(2x). La dérivée a le signe de cos(2x).
Sur [0 ; π], 2x parcourt [0 ; 2π]. cos(2x) > 0 quand 2x ∈ [0 ; π/2[ ∪ ]3π/2 ; 2π], c'est-à-dire x ∈ [0 ; π/4[ ∪ ]3π/4 ; π] ; cos(2x) < 0 pour x ∈ ]π/4 ; 3π/4[.
f croît sur [0 ; π/4] (de 0 à 1), décroît sur [π/4 ; 3π/4] (de 1 à −1), puis croît sur [3π/4 ; π] (de −1 à 0). Le maximum 1 est en π/4, le minimum −1 en 3π/4.
Résultat : f(x) = sin(2x) est π-périodique ; sur [0 ; π] elle croît jusqu'à 1 en π/4, décroît jusqu'à −1 en 3π/4, puis remonte vers 0 — soit une oscillation complète de moitié de longueur par rapport à sin(x).
Un trapèze isocèle est inscrit dans un demi-disque de rayon 1 : sa grande base est le diamètre [PQ] (avec P(−1 ; 0) et Q(1 ; 0)), et ses deux autres sommets sont les points A(cos θ ; sin θ) et B(−cos θ ; sin θ) du demi-cercle supérieur, où θ ∈ ]0 ; π/2[. Déterminer la valeur de θ qui rend l'aire du trapèze maximale, et donner cette aire maximale.
La grande base vaut PQ = 2, la petite base AB = 2 cos θ et la hauteur (l'ordonnée de A) vaut sin θ. L'aire d'un trapèze est la demi-somme des bases multipliée par la hauteur.
On dérive un produit : A′(θ) = (−sin θ)·sin θ + (1 + cos θ)·cos θ = −sin²θ + cos θ + cos²θ. Avec sin²θ = 1 − cos²θ, on obtient A′(θ) = 2cos²θ + cos θ − 1, qui se factorise.
Sur ]0 ; π/2[, cos θ + 1 > 0, donc A′(θ) a le signe de 2cos θ − 1. Or 2cos θ − 1 > 0 ⇔ cos θ > 1/2 ⇔ θ < π/3, et < 0 pour θ > π/3. Ainsi A croît puis décroît : elle atteint son maximum en θ = π/3.
On remplace θ par π/3 : cos(π/3) = 1/2 et sin(π/3) = √3/2.
Résultat : L'aire est maximale pour θ = π/3 ; elle vaut alors 3√3/4 ≈ 1,30. C'est l'archétype de la capacité attendue de terminale : étudier une fonction définie à partir de sin et cos pour déterminer un optimum dans un problème géométrique.
Erreurs fréquentes
Révision active
Étudier les variations de f(x) = sin(x) sur [−π ; π] (tableau de signes de cos, tableau de variations), puis tracer sa courbe en plaçant les points remarquables.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (voie générale) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Résolution graphique de cos(x) = 1/2 sur [0 ; 2π]
Équation en cosinus
Deux familles : a et son opposé −a, modulo 2π.
Équation en sinus
Deux familles : a et son supplémentaire π − a, modulo 2π.
Cas particuliers utiles
Annulations de cos et sin, à reconnaître immédiatement.
Inéquation cos(x) ⩽ a sur [−π ; π]
Cosinus est maximal en 0 et décroît vers ±π : cos(x) ⩽ a près des bords ±π, d'où une réunion de deux intervalles symétriques.
Résoudre dans l'intervalle [0 ; 2π[ l'équation cos(x) = 1/2.
On cherche a tel que cos(a) = 1/2. Parmi les valeurs remarquables, cos(π/3) = 1/2, donc on écrit cos(x) = cos(π/3).
D'après la propriété cos(x) = cos(a) ⇔ x = a + 2kπ ou x = −a + 2kπ, on obtient deux familles avec a = π/3.
Pour x = π/3 + 2kπ : k = 0 donne π/3 (dans l'intervalle), k = 1 donne 7π/3 (hors). Pour x = −π/3 + 2kπ : k = 0 donne −π/3 (hors, négatif), k = 1 donne −π/3 + 2π = 5π/3 (dans l'intervalle).
Résultat : L'ensemble des solutions dans [0 ; 2π[ est S = { π/3 ; 5π/3 }, ce que confirme la lecture graphique (deux intersections de y = cos x avec y = 1/2).
Résoudre dans l'intervalle [0 ; 2π[ l'équation sin(x) = √2/2.
On cherche a tel que sin(a) = √2/2. Comme sin(π/4) = √2/2, on écrit sin(x) = sin(π/4).
D'après sin(x) = sin(a) ⇔ x = a + 2kπ ou x = π − a + 2kπ, avec a = π/4.
Pour k = 0 : la première famille donne π/4, la seconde 3π/4, toutes deux dans [0 ; 2π[. Pour k = 1 les valeurs (9π/4 et 11π/4) sortent de l'intervalle.
Résultat : L'ensemble des solutions dans [0 ; 2π[ est S = { π/4 ; 3π/4 } : deux angles symétriques par rapport à l'axe Oy, comme l'impose sin(π − a) = sin(a).
Résoudre dans l'intervalle [−π ; π] l'inéquation cos(x) ⩽ 1/2.
On cherche les bornes : cos(x) = 1/2 sur [−π ; π]. Comme cos(π/3) = 1/2 et cosinus est paire, les solutions sont x = π/3 et x = −π/3.
Sur [−π ; π], cosinus vaut 1 en 0 (son maximum) et −1 en ±π. Il décroît de 0 à π et croît de −π à 0 : cos(x) est donc supérieur à 1/2 autour de 0 (sur ]−π/3 ; π/3[) et inférieur ou égal à 1/2 vers les bords ±π.
Les valeurs où cos(x) ⩽ 1/2 sont donc celles proches de ±π, bornes incluses (cos(±π/3) = 1/2 vérifie l'inégalité large).
Résultat : Sur [−π ; π], cos(x) ⩽ 1/2 ⇔ x ∈ [−π ; −π/3] ∪ [π/3 ; π] : une réunion de deux intervalles symétriques, ce que confirme la lecture des arcs du cercle (la partie du cercle où l'abscisse est ⩽ 1/2).
Erreurs fréquentes
Révision active
Résoudre sur [0 ; 2π[ l'équation cos(x) = −1/2, puis sur [−π ; π] l'inéquation cos(x) ⩽ 1/2 ; pour chacune, vérifier le résultat par une lecture graphique.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (voie générale) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol