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La fonction logarithme népérien ln est la réciproque de l'exponentielle : elle transforme les produits en sommes et permet de résoudre les équations où l'inconnue est en exposant. Définie et strictement croissante sur ]0;+∞[, dérivable de dérivée 1/x, elle relie les propriétés algébriques (ln(ab), ln(aⁿ)) à une étude analytique complète (variations, limites en 0⁺ et +∞, croissances comparées). C'est l'outil central pour modéliser les phénomènes à croissance multiplicative, notamment le temps de doublement. En ouverture (hors-programme), le logarithme décimal éclaire les échelles logarithmiques usuelles (pH, magnitudes, décibels).
5sectionsca. 20min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 2Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrisez d'abord l'équivalence ln(x)=y ⇔ x=eʸ, les quatre règles algébriques et le tableau de variations : elles suffisent à traiter la majorité des questions d'analyse du sujet écrit.
niveau approfondi
Visez la rédaction experte : justifier l'ensemble de définition AVANT toute manipulation, démontrer les croissances comparées et conduire une étude complète de fonction de la forme ln(u) avec asymptotes et tableau de signes de la dérivée.
Lesetiefe: Approfondi
Schriftgröße: Standard
Symétrie des courbes de ln et exp par rapport à la droite y = x
Équivalence définissant ln comme réciproque de exp
Cœur de la définition : tout passage d'une écriture logarithmique à une écriture exponentielle repose sur cette équivalence.
Relations de réciprocité
ln et exp se « neutralisent » par composition ; attention aux domaines respectifs : x>0 à gauche, x quelconque à droite.
Valeurs remarquables
Points d'ancrage indispensables : la courbe coupe l'axe des abscisses en x=1 et passe par le point (e ; 1).
Résoudre dans ℝ les équations suivantes, en précisant à chaque fois l'ensemble de définition : a) ; b) ; c) .
ln(x) n'existe que pour x>0, donc on travaille sur ]0;+∞[. L'équivalence ln(x)=y ⇔ x=eʸ donne directement x=e³.
eˣ est défini pour tout réel x. On applique ln aux deux membres (12>0) : ln(eˣ)=ln(12), soit x=ln(12).
Condition d'existence : à cause de . On utilise puis : . L'équation devient .
Chaque solution est strictement positive (cas a et c) ou réelle quelconque (cas b), donc compatible avec l'ensemble de définition. On conclut.
Résultat : a) S = {e³} ; b) S = {ln(12)} ; c) S = {5/e²}. Toutes les solutions respectent leur ensemble de définition.
Erreurs fréquentes
Révision active
Résoudre dans ℝ chacune des équations e^(2x)=3, ln(x)=−1, e^(ln x + 2)=5, en précisant à chaque fois l'ensemble de définition.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques de terminale générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Le logarithme transforme un produit en somme
Produit et quotient (a>0, b>0)
Les deux règles maîtresses : un produit devient une somme, un quotient une différence.
Inverse, puissance et racine (a>0)
L'inverse change le signe ; un exposant entier (ou réel) se place en facteur ; la racine carrée correspond à l'exposant ½.
Résolution par stricte croissance de ln
La bijectivité et la stricte croissance de ln permettent d'« enlever » les logarithmes en conservant l'ordre.
Résoudre dans ℝ l'équation ln(x) + ln(x − 3) = ln(10).
Les deux logarithmes imposent x>0 ET x−3>0, donc x>3. On résout sur l'intervalle ]3;+∞[.
La règle du produit ln(a)+ln(b)=ln(ab) donne ln(x)+ln(x−3)=ln(x(x−3)). L'équation devient ln(x(x−3))=ln(10).
Par stricte croissance (donc injectivité) de ln : ln(A)=ln(B) ⇔ A=B. On obtient x(x−3)=10, soit x²−3x−10=0.
Le discriminant vaut Δ=9+40=49, √Δ=7. Les racines sont x=(3+7)/2=5 et x=(3−7)/2=−2.
On garde uniquement les solutions de ]3;+∞[. La valeur −2 est exclue (hors domaine) ; 5 convient (5>3).
Résultat : S = {5}. La racine −2 est rejetée car elle n'appartient pas à l'ensemble de définition ]3;+∞[.
Erreurs fréquentes
Révision active
Résoudre dans ℝ l'équation ln(x) + ln(x − 3) = ln(10), puis l'inéquation ln(2x − 1) ≤ ln(x + 4), en précisant à chaque fois l'ensemble de définition.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques de terminale générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Courbe de ln avec asymptote verticale en x = 0 et signe
Dérivée de ln et de ln(u)
Dérivée de base, puis sa version composée : on divise la dérivée de l'argument par l'argument lui-même.
Limites aux bornes du domaine
À gauche, chute vers −∞ (asymptote verticale x=0) ; à droite, croissance vers +∞, mais lente.
Signe de ln
Le signe du logarithme se lit par rapport à 1 : positif au-delà, négatif en deçà, nul en 1.
Soit f la fonction définie sur ]0;+∞[ par f(x) = x − ln(x). Étudier les variations de f et déterminer son minimum.
f est dérivable sur ]0;+∞[ comme somme de fonctions dérivables. On a f′(x)=1−1/x, soit, en réduisant au même dénominateur, f′(x)=(x−1)/x.
Sur ]0;+∞[, le dénominateur x est strictement positif ; le signe de f′(x) est donc celui de x−1. Ainsi f′(x)<0 pour 0<x<1 et f′(x)>0 pour x>1.
f est strictement décroissante sur ]0;1] puis strictement croissante sur [1;+∞[. Elle admet donc un minimum global en x=1.
f(1)=1−ln(1)=1−0=1. Le minimum de f vaut 1 et est atteint en x=1. On en déduit que pour tout x>0, x−ln(x)≥1, c'est-à-dire ln(x)≤x−1 (la tangente est au-dessus de la courbe de ln).
Résultat : f décroît sur ]0;1], croît sur [1;+∞[ ; minimum global f(1)=1. Conséquence : ln(x) ≤ x − 1 pour tout x>0.
Partons de la dérivée : ln est dérivable sur ]0;+∞[ et sa dérivée est 1/x. Comme 1/x est toujours strictement positif sur ce domaine, ln est strictement croissante.
Regardons le comportement aux bornes. Quand x tend vers 0 par valeurs positives, ln(x) plonge vers moins l'infini : l'axe des ordonnées est asymptote verticale.
À l'autre extrémité, quand x tend vers plus l'infini, ln(x) tend aussi vers plus l'infini, mais très lentement — bien plus lentement que x lui-même.
On rassemble tout dans la courbe : négative entre 0 et 1, nulle en 1, positive ensuite, croissante partout, avec son asymptote verticale x=0.
Erreurs fréquentes
Révision active
Soit f définie sur ]0;+∞[ par f(x)=x−ln(x). Calculer f′(x), étudier son signe, dresser le tableau de variations de f et déterminer son minimum.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques de terminale générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Comparaison des croissances de ln(x), √x et x
Croissances comparées de référence
Les deux limites exigibles : ln est dominé par x en +∞, et x domine ln en 0⁺.
Lever une indétermination +∞ − ∞ par factorisation
On factorise par le terme dominant x ; le crochet tend vers 1 car ln(x)/x → 0, donc le produit tend vers +∞.
Déterminer a) lim(x→+∞) (x − ln(x)) et b) lim(x→0⁺) x²·ln(x).
En +∞, x → +∞ et ln(x) → +∞ : la différence est indéterminée. On factorise par le terme dominant x.
Comme ln(x)/x → 0, le crochet tend vers 1 ; le produit d'un facteur tendant vers +∞ par un facteur tendant vers 1 tend vers +∞.
En 0⁺, x² → 0 et ln(x) → −∞. On écrit x²·ln(x) = x·(x·ln(x)) et on utilise la croissance comparée x·ln(x) → 0.
Le facteur x → 0 et le facteur x·ln(x) → 0 ; le produit de deux facteurs tendant vers 0 tend vers 0.
Résultat : a) lim(x→+∞) (x − ln(x)) = +∞ ; b) lim(x→0⁺) x²·ln(x) = 0.
Erreurs fréquentes
Révision active
Déterminer les limites suivantes : a) lim(x→+∞) (x − ln(x)) ; b) lim(x→+∞) ln(x)/x² ; c) lim(x→0⁺) x²·ln(x). Justifier en utilisant les croissances comparées.
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Tableau de variations d'une fonction ln(u) : g(x) = ln(x² + 1)
Dérivée d'une composée ln(u)
Le signe de la dérivée se ramène à celui de u′ puisque u>0 ; les variations suivent celles de u.
Temps de doublement
On isole l'exposant en appliquant ln : le temps de doublement ne dépend que du taux k, pas de la valeur initiale.
Logarithme décimal et échelle de pH (ouverture, hors-programme)
Hors-programme de spécialité de terminale (seul ln est exigible) : donné en ouverture. Le logarithme décimal se déduit du népérien par division par ln(10) ; il fonde les échelles multiplicatives (pH, décibels, magnitudes).
Une culture de bactéries est modélisée par N(t) = 500·e^{0,12 t}, où t est exprimé en heures. Déterminer, à l'heure près, le temps au bout duquel la population a doublé.
La population a doublé lorsque N(t)=2×500=1000. On résout donc 500·e^{0,12t}=1000, soit e^{0,12t}=2.
On applique ln aux deux membres (qui sont strictement positifs) et on utilise ln(eˣ)=x : 0,12 t = ln(2).
On divise par 0,12 : t = ln(2)/0,12. Numériquement, ln(2)≈0,693, donc t ≈ 0,693/0,12 ≈ 5,78.
Le temps de doublement vaut environ 5,78 heures, soit à peu près 5 h 47 min. Remarque : il ne dépend pas de la population initiale 500, seulement du taux 0,12.
Résultat : La population double au bout de t = ln(2)/0,12 ≈ 5,78 heures (≈ 5 h 47 min).
Erreurs fréquentes
Révision active
Une population de bactéries suit N(t)=500·e^{0,12t} (t en heures). Déterminer le temps au bout duquel la population a doublé, puis triplé. Étudier ensuite la fonction g(x)=ln(x²+1) sur ℝ (domaine, dérivée, variations, limites).
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques de terminale générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol