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Dénombrer, c'est compter le nombre d'éléments d'un ensemble fini sans les énumérer un à un. Ce thème construit les outils du comptage organisé : les deux principes fondateurs (additif et multiplicatif), puis les trois grands modèles — les k-uplets (listes avec répétition, ordonnées), les arrangements et permutations (sans répétition, ordonnés) et les combinaisons (sans répétition, sans ordre) décrites par les coefficients binomiaux. On en dégage les propriétés des C(n,k) (symétrie, triangle de Pascal) et on relie systématiquement le dénombrement au calcul de probabilités en situation d'équiprobabilité.
5sectionsca. 27min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 2Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtriser d'abord les deux principes (additif, multiplicatif) et savoir reconnaître, sur un énoncé concret, le bon modèle de comptage : ordre ou pas, répétition ou pas. Ce tri commande le choix de la formule (n^k, n!/(n−k)!, C(n,k)).
niveau approfondi
Approfondir l'interprétation combinatoire des coefficients binomiaux (preuves par dénombrement de la symétrie et de la relation de Pascal), savoir justifier le nombre 2^n de parties d'un ensemble, et conduire un raisonnement à prise d'initiative reliant dénombrement et probabilités.
Lesetiefe: Approfondi
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Arbre de dénombrement : le principe multiplicatif
Principe additif
Quand on partitionne un ensemble en familles SANS recouvrement, le cardinal total est la somme des cardinaux : on découpe le comptage selon des cas exclusifs.
Principe multiplicatif (ensemble produit)
Choisir un couple , c'est choisir parmi possibilités PUIS parmi : on multiplie les nombres de possibilités des choix successifs.
Réunion de deux parties (cas non disjoint)
Quand et se chevauchent, additionner et compte deux fois l'intersection : on la retranche une fois pour corriger.
Nombre de parties d'un ensemble à n éléments
Pour chaque élément, deux choix indépendants (dedans / dehors) : parties au total, vide et ensemble plein compris.
Les 2ⁿ parties d'un ensemble : exemple E = {a, b}
Un immeuble utilise des codes d'accès formés de caractères pris parmi les chiffres ( à ) et les lettres de l'alphabet (sans distinction majuscule/minuscule). 1) Combien de codes de caractères peut-on former si les répétitions sont autorisées ? 2) Combien de ces codes commencent par une lettre PUIS comportent chiffres ? 3) Combien de codes de caractères sont SOIT formés uniquement de chiffres, SOIT formés uniquement de lettres ?
Chaque caractère est choisi parmi chiffres et lettres, soit symboles disponibles.
On effectue choix successifs INDÉPENDANTS (répétitions autorisées), chacun parmi symboles. On multiplie.
Premier caractère : lettres possibles. Chacun des trois suivants : chiffres possibles. Principe multiplicatif.
Les codes « tout chiffres » () et « tout lettres » () forment deux familles DISJOINTES (un code ne peut être les deux à la fois). On additionne.
Résultat : 1) codes ; 2) codes ; 3) codes. Les questions 1 et 2 relèvent du principe multiplicatif (choix successifs), la question 3 du principe additif (deux familles disjointes).
Erreurs fréquentes
Révision active
Un menu de restaurant propose entrées, plats et desserts. 1) Combien de menus « entrée + plat + dessert » différents peut-on composer ? 2) Combien de repas peut-on composer si l'on prend SOIT une entrée et un plat, SOIT un plat et un dessert (deux formules distinctes) ? Justifier le principe utilisé dans chaque cas.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Avec remise (k-uplets) vs sans remise (arrangements)
k-uplets (ordonnés, avec répétition)
Tirage successif AVEC remise : à chacune des positions, les éléments restent tous disponibles — on multiplie par lui-même fois.
Arrangements (ordonnés, sans répétition)
Tirage successif SANS remise : choix puis , … puis ; le produit de ces entiers décroissants se condense en .
Factorielle
Produit des entiers de à ; la convention rend cohérentes les formules d'arrangements et de combinaisons.
Permutations
Ordonner les éléments : choix pour la première place, pour la suivante, … , pour la dernière, soit .
Explosion de la factorielle n!
Une course oppose coureurs, tous d'arrivées distinctes (pas d'ex æquo). 1) De combien de façons peut-on former le podium (les coureurs des places , et , dans l'ordre) ? 2) De combien de façons peut-on établir le classement COMPLET des coureurs ? 3) Combien de podiums incluent un coureur donné, disons Alice, à la première place ?
On choisit coureurs parmi , DISTINCTS (un coureur ne peut occuper deux places) et ORDONNÉS (la place diffère de la place ). C'est un ARRANGEMENT de parmi .
Ordonner les coureurs, c'est une permutation des éléments.
La place est fixée (Alice). Il reste à choisir les places et parmi les autres coureurs, DISTINCTS et ordonnés : arrangement de parmi .
Résultat : 1) podiums possibles ; 2) classements complets ; 3) podiums avec Alice en tête. Le modèle est l'arrangement (ordre + sans répétition), et la permutation pour le classement intégral.
Erreurs fréquentes
Révision active
Un club de membres élit un bureau composé d'un président, d'un secrétaire et d'un trésorier (trois personnes distinctes). 1) Combien de bureaux différents peut-on former ? 2) Avec le mot « MATHS » ( lettres distinctes), combien d'anagrammes (mots, avec ou sans sens) peut-on écrire ? Préciser à chaque fois le modèle de dénombrement.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Combinaison vs arrangement : choisir 2 éléments parmi {A, B, C}
Coefficient binomial (nombre de combinaisons de k parmi n)
Nombre de parties à éléments d'un ensemble à éléments : on part de l'arrangement et on divise par pour effacer l'ordre des éléments choisis.
Lien arrangements / combinaisons
Un arrangement, c'est choisir un sous-ensemble de éléments PUIS l'ordonner : il y a façons d'ordonner les mêmes éléments, d'où le facteur .
Valeurs remarquables
Une seule partie vide et une seule partie pleine ; singletons et parties à éléments. Ces cas servent à vérifier un calcul.
Somme d'une ligne (lien avec 2^n)
En classant les parties d'un ensemble à éléments selon leur taille , le principe additif redonne le nombre total de parties.
Une ligne du triangle : les C(8, k) pour k = 0, …, 8
Une association compte femmes et hommes. On forme un comité de personnes. 1) Combien de comités différents peut-on constituer ? 2) Combien de comités sont composés de femmes et hommes ? 3) Combien de comités comportent AU MOINS une femme ? (On pourra raisonner par complémentaire.)
Un comité est un ENSEMBLE de personnes (l'ordre ne compte pas) choisi parmi personnes : c'est une combinaison de parmi .
On choisit femmes parmi (combinaison), PUIS hommes parmi (combinaison). Deux choix successifs on multiplie.
Le contraire de « au moins une femme » est « aucune femme », soit un comité de personnes prises uniquement parmi les hommes : . On retranche du total.
Résultat : 1) comités ; 2) comités mixtes + ; 3) comités comportant au moins une femme. La combinaison (sans ordre) et le complémentaire (« au moins » via « aucun ») sont les deux réflexes-clés.
Erreurs fréquentes
Révision active
Un jeu de cartes ; une « main » est un ensemble de cartes (l'ordre ne compte pas). 1) Combien de mains de cartes existe-t-il ? 2) Combien de mains contiennent exactement rois (le jeu compte rois) ? 3) Combien de mains contiennent au moins un roi ? (Indication : passer par le complémentaire « aucun roi ».)
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Triangle de Pascal et la relation de Pascal
Symétrie
Choisir les éléments d'une partie, c'est choisir les éléments du complémentaire : les deux comptages coïncident.
Relation de Pascal
On classe les parties à éléments selon qu'elles contiennent ou non un élément fixé : contiennent , ne le contiennent pas (principe additif).
Bords du triangle de Pascal
Chaque ligne commence et finit par : il n'y a qu'une partie vide et qu'une partie pleine.
Soit un entier et un entier tel que . Démontrer, par un raisonnement combinatoire (dénombrement), la relation de Pascal . En déduire le calcul de à partir de la ligne du triangle.
Soit un ensemble à éléments. Par définition, compte le nombre de parties de ayant exactement éléments. On fixe un élément particulier de .
Toute partie à éléments est de l'un des deux types EXCLUSIFS : soit elle contient , soit elle ne le contient pas. Ces deux familles sont disjointes et leur réunion est l'ensemble de TOUTES les parties à éléments.
Familles contenant : il reste à choisir les autres éléments parmi les éléments de différents de , soit . Familles ne contenant pas : on choisit les éléments parmi les éléments autres que , soit .
Les deux familles étant disjointes, le nombre total de parties à éléments est la somme des deux cardinaux, ce qui est exactement la relation de Pascal.
Ligne du triangle : . On a et . La relation de Pascal donne comme leur somme.
Résultat : La relation de Pascal est démontrée par dénombrement (élément fixé + principe additif), et fournit par simple lecture de la ligne du triangle.
Erreurs fréquentes
Révision active
1) Démontrer, par un raisonnement de dénombrement, que pour tout on a . 2) Construire les lignes à du triangle de Pascal à l'aide de la seule relation de Pascal, puis vérifier que la somme de la ligne vaut .
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Tableau de synthèse : ordre et répétition fixent le modèle
Probabilité en situation d'équiprobabilité
Quand toutes les issues sont également probables, une probabilité est un simple rapport de cardinaux : calculer une probabilité, c'est dénombrer.
Passage au complémentaire (« au moins un »)
L'événement « au moins un » se calcule plus vite par son contraire « aucun » : on compte les cas SANS aucun élément voulu, puis on retranche de .
Coefficient binomial dans la loi binomiale
dénombre les façons de placer les succès parmi épreuves : le dénombrement est le socle combinatoire de la loi binomiale.
Une urne contient boules numérotées : blanches et noires, indiscernables au toucher. On tire au hasard et SIMULTANÉMENT boules. 1) Quelle est la probabilité d'obtenir exactement boules blanches et boule noire ? 2) Quelle est la probabilité d'obtenir au moins une boule noire ?
Tirage SIMULTANÉ de boules parmi : l'ordre ne compte pas, on modélise par des combinaisons. L'univers est équiprobable (boules indiscernables).
On choisit blanches parmi ET noire parmi (principe multiplicatif), avec le MÊME modèle de combinaisons.
On divise les cas favorables par les cas possibles.
L'événement contraire est « aucune noire », soit boules toutes blanches : cas. On retranche de .
Résultat : 1) ; 2) . Le réflexe : même modèle (combinaisons) au numérateur et au dénominateur, et complémentaire pour le « au moins un ».
Erreurs fréquentes
Révision active
On tire au hasard et simultanément cartes d'un jeu de cartes (dont as). 1) Quelle est la probabilité d'obtenir exactement deux as ? 2) Quelle est la probabilité d'obtenir au moins un as ? (Passer par le complémentaire.) Donner les résultats sous forme de fractions irréductibles puis en valeurs approchées.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité mathématiques — classe terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol