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Axe d'étude de la thématique « Expression et création de soi » du programme de terminale LLCER anglais (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), pleinement support de l'épreuve écrite de spécialité. On y étudie, en anglais et à un niveau C1, comment les artistes du monde anglophone se mettent en scène — autoportrait peint ou photographié, autobiographie et mémoires, dandysme et alter ego, fiction de soi, selfie et réseaux sociaux — non par simple narcissisme, mais pour CONSTRUIRE et MAÎTRISER l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes et la postérité qu'ils se forgent. La fiche entraîne à l'analyse problématisée de documents, à la synthèse écrite d'environ 500 mots et à la traduction / transposition.
6sectionsca. 29min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 3Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrisez d'abord le vocabulaire de l'autoreprésentation (self-portrait, persona, pose, mask, autobiography, memoirs) et sachez dire QUELLE image de soi une œuvre met en scène et PAR QUEL procédé.
niveau approfondi
Construisez une problématique qui confronte plusieurs arts et époques (autoportrait peint, autobiographie, selfie), montrez que la mise en scène de soi est une CONSTRUCTION qui vise à contrôler son image et sa postérité, nuancez (révéler vs masquer, sincérité vs pose) et soignez une langue C1.
Lesetiefe: Approfondi
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Mise en scène de soi : du moi à la persona contrôlée
A 1920s studio photograph shows the writer in a carefully chosen pose: chin up, eyes to the distance, an open book in hand, in front of a painted backdrop. In English, explain why this is a STAGING of the self rather than a neutral likeness, name the devices, and say what image it constructs.
Une photographie de studio n'enregistre pas un moi : elle le MET EN SCÈNE. Tout y est choisi — la pose, l'accessoire, le décor —, donc l'image est une construction adressée à un public, non un reflet spontané (a staged image, not a neutral likeness).
Les procédés de mise en scène sont la pose (chin up, eyes to the distance), l'accessoire signifiant (the open book = the persona of « the writer ») et le décor (the painted backdrop = artifice assumé). Chaque élément code une identité.
L'ensemble fabrique une PERSONA : non « cette personne », mais « l'Écrivain inspiré, cultivé, tourné vers l'avenir ». L'image dit ce que le sujet VEUT être pour le public, pas seulement ce qu'il est.
En choisissant cette image, le sujet tente d'orienter la façon dont on se souviendra de lui : la mise en scène de soi est aussi un contrôle de la postérité (shaping one's legacy) — cœur de l'axe.
Résultat : La photographie ne révèle pas un moi mais en met un en scène : par la pose, l'accessoire (le livre) et le décor peint, le sujet construit la persona de « l'Écrivain » et tente d'en fixer l'image pour la postérité — illustration directe de la mise en scène de soi comme construction contrôlée, et non comme simple expression.
Erreurs fréquentes
Révision active
In English (about 120 words), define what it means to « stage oneself » (se mettre en scène) as opposed to simply expressing oneself, then take one anglophone work (a self-portrait, an autobiography or a famous selfie) and explain which image of the self it constructs, by which single device, and for which audience.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Expression et création de soi », axe « La mise en scène de soi » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Lire un autoportrait : miroir (révéler) vs masque (construire)
In a black-and-white photograph, a woman holds a camera at chest height and photographs her own reflection in a shop window; her face is half lost in the glass, where the street is also reflected. In English, analyse how this self-portrait stages the self, and what image of the artist it constructs.
C'est un autoportrait au reflet (a mirror / window self-portrait) : la photographe se saisit elle-même indirectement, par la vitrine. Le sujet et l'objet de l'image se confondent — elle est à la fois celle qui regarde et celle qui est regardée.
Le cadrage (framing) place l'appareil au centre, signe de l'acte photographique lui-même ; le reflet (the reflection) superpose le visage et la rue, si bien que le visage est « half lost in the glass ». Le moi apparaît partiel, traversé par le monde extérieur.
Le regard n'est pas offert frontalement au spectateur mais capté dans le verre : l'artiste s'observe en train de s'observer. La mise en scène construit un « je » insaisissable, qui se cherche autant qu'il s'affirme.
L'image construit la persona de l'artiste-témoin, présente partout et nulle part : se mettre en scène, ici, c'est revendiquer le statut d'observatrice du monde tout en gardant son identité voilée — une mise en scène de soi qui révèle EN masquant.
Résultat : Par le reflet de la vitrine et un cadrage centré sur l'appareil, l'autoportrait fond le visage dans la rue et capte un regard indirect : il met en scène une artiste-témoin insaisissable, qui s'affirme tout en se dérobant — l'autoportrait photographique comme miroir-masque, où l'image de soi se construit dans l'ambivalence.
Erreurs fréquentes
Révision active
Choose one anglophone self-portrait that affirms a confident artistic persona (e.g. a David Hockney self-portrait) and one photographic self-portrait that suggests an elusive self (e.g. a Vivian Maier mirror or shadow self-portrait). In about 180 English words, analyse the devices each uses (gaze, framing, reflection, attributes) and say which image of the self each one stages.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Expression et création de soi », axe « La mise en scène de soi » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Trois formes du récit de soi (autobiographie, mémoires, fiction)
The opening of a statesman's memoirs reads: « I have chosen to begin not with my triumphs, but with the small house where I was born — so that the reader may judge how far a determined man can travel. » In English, analyse how this opening stages the self and shapes the writer's legacy.
La voix est à la première personne et rétrospective (a retrospective first-person voice) ; le narrateur s'adresse explicitement au « reader » et oriente son jugement. Le « je » se met en scène en se montrant maître du récit de sa propre vie.
Le choix de COMMENCER par « the small house where I was born » plutôt que par « my triumphs » est une sélection signifiante : l'auteur écarte d'abord la gloire pour mettre en avant l'origine modeste. Ce qu'on choisit de dire en premier construit l'image.
L'opposition « small house » / « how far a determined man can travel » fabrique la persona du self-made man : un homme parti de rien que sa seule détermination a élevé. L'humilité affichée est une stratégie de mise en scène, non un effacement.
En orientant le « jugement » du lecteur dès la première phrase, le mémorialiste cherche à FIXER l'image qu'on gardera de lui (shaping one's legacy) : se raconter, c'est ici se bâtir un monument — exactement le contrôle de la postérité visé par l'axe.
Résultat : Par une voix rétrospective qui s'adresse au lecteur, une sélection inversée (l'origine modeste avant les triomphes) et l'opposition « small house » / « how far… can travel », l'incipit construit la persona du self-made man et oriente le jugement de la postérité : les mémoires mettent en scène un moi exemplaire pour maîtriser son image — illustration du récit de soi comme construction contrôlée.
Erreurs fréquentes
Révision active
Compare two short anglophone self-writing extracts (e.g. an opening page of a political figure's memoirs and a passage from Orwell's « Why I Write »). In about 180 English words, analyse how each constructs a public image of the self through narrative voice, selection and tone, and say what legacy each one seeks to shape.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Expression et création de soi », axe « La mise en scène de soi » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
De la persona à l'alter ego : faire de soi une œuvre
Oscar Wilde famously declared: « One should either be a work of art, or wear a work of art. » In English, analyse how this aphorism and Wilde's dandyism stage the self, and discuss whether such self-fashioning is artifice or a form of self-creation.
L'aphorisme (the aphorism) pose une alternative paradoxale : soit ÊTRE une œuvre d'art, soit en PORTER une. Dans les deux cas, le moi est traité comme une matière esthétique : Wilde érige l'apparence et le style en projet artistique.
Le dandysme mobilise le vêtement étudié, la pose, l'esprit (wit) et le paradoxe : autant de moyens de construire une image publique (self-fashioning, theatricality). Wilde se met en scène en permanence, dans la vie comme dans ses œuvres.
La persona ainsi fabriquée est celle de l'esthète provocateur, supérieur par le goût et l'esprit. Elle est ADRESSÉE à un public mondain qu'elle séduit et défie — c'est une image construite, non un simple trait de caractère.
Wilde revendique l'artifice : pour lui, le masque soigneusement composé dit une vérité plus haute que la nature « brute ». Sa mise en scène de soi n'est donc pas un mensonge mais un ACTE CRÉATEUR — faire de sa propre personne une œuvre, ce qui place pleinement le dandysme dans la « création de soi ».
Résultat : L'aphorisme et le dandysme de Wilde traitent le moi comme une matière esthétique : par le vêtement, la pose et l'esprit, Wilde fabrique la persona de l'esthète provocateur, adressée à un public. L'artifice y est revendiqué comme vérité supérieure — la mise en scène de soi devient un acte de création de soi, et non une simple vanité.
Erreurs fréquentes
Révision active
Take Oscar Wilde as a dandy and one of David Bowie's stage personae (e.g. Ziggy Stardust). In about 200 English words, analyse the devices each uses to fashion a public self (dress, attitude, words, performance), distinguish persona from alter ego, and discuss whether such self-staging is artifice, authenticity, or both.
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Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Expression et création de soi », axe « La mise en scène de soi » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Le selfie : continuité et détournement de l'autoportrait
A young woman posts a selfie taken from a high angle by a window: soft daylight, a slight tilt of the head, a warm filter, an open book placed visibly in the frame, captioned « just me, nothing special ». In English, analyse the devices of this self-staging and discuss whether it is spontaneous or constructed.
Rien n'est laissé au hasard : l'angle plongeant flatteur (high angle), la lumière douce de la fenêtre (soft daylight) et le filtre chaud (warm filter) sont des choix techniques qui composent l'image. Le selfie est CADRÉ, donc construit.
L'inclinaison de la tête (a slight tilt of the head) est une pose étudiée ; le livre placé bien en vue (the open book in the frame) est un attribut signifiant — exactement comme dans l'autoportrait classique du lettré. L'image projette une persona : douce, sensible, cultivée.
La légende « just me, nothing special » affiche la spontanéité et l'humilité — mais elle contredit le soin évident de l'image. Cet écart révèle la PERFORMANCE : la mise en scène se cache derrière un discours d'authenticité (performed authenticity).
Le selfie cite les codes de l'autoportrait (pose, lumière, attribut) tout en visant un public de réseau et sa validation (the likes). Il illustre le « devoir exister à travers sa représentation ». À nuancer : c'est aussi un geste créatif et maîtrisé, pas seulement une aliénation.
Résultat : Loin d'être spontané, le selfie est une mise en scène codée : angle plongeant, lumière, filtre, pose et attribut (le livre) construisent une persona « sensible et cultivée », que la légende « nothing special » prétend nier. Il cite les codes de l'autoportrait pour un public en quête de validation — la mise en scène numérique de soi prolonge la tradition tout en posant, à nuancer, la question de l'existence par la représentation.
Erreurs fréquentes
Révision active
Choose one carefully staged selfie or social-media post and one classical anglophone self-portrait. In about 200 English words, analyse the devices of the digital self-staging (pose, framing, filter, setting), show how it echoes or parodies the artistic codes of the self-portrait, and discuss in a nuanced way whether posting oneself is self-expression, performance, or both.
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Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Expression et création de soi », axe « La mise en scène de soi » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Architecture d'une synthèse de dossier (env. 500 mots)
A dossier gathers: (A) a David Hockney self-portrait, (B) an extract from a statesman's memoirs, (C) a carefully staged selfie. Draft an English problematic statement and a 2-axis plan for a 500-word synthesis, then translate into French: « Every self-portrait is a mask the artist chooses to wear before posterity. »
Les trois documents METTENT EN SCÈNE un moi pour un public : Hockney compose l'image de l'artiste, le mémorialiste façonne sa figure publique, le selfie construit une persona en ligne. Tous CHOISISSENT leur image plutôt qu'ils ne la livrent.
« To what extent do these works, across different arts and eras, stage a chosen image of the self in order to control how the artist is seen — and by whom? »
Axe 1 — WHICH image of the self each work constructs and whether it reveals or masks: Hockney's assured artist, the memoirist's exemplary public figure, the selfie's curated « authentic » self. Axe 2 — HOW each medium stages it: pose, gaze and attributes in the painting; narrative voice and selection in the memoirs; framing, filter and caption in the selfie — each addressed to a different audience (posterity vs followers).
« Every self-portrait is a mask the artist chooses to wear before posterity. » → « Tout autoportrait est un masque que l'artiste choisit de porter devant la postérité. » On garde « mask » (masque, et non « visage »), la valeur de choix de « chooses to wear » (choisit de porter) et le sens de « posterity » (la postérité), sans calque.
Résultat : Problématique et plan en deux axes (« quelle image de soi, révélée ou masquée » ; « comment chaque médium la met en scène, et pour quel public »), suivis d'une traduction fidèle qui garde les nuances : « Tout autoportrait est un masque que l'artiste choisit de porter devant la postérité. »
Erreurs fréquentes
Révision active
Given a 3-document dossier on « La mise en scène de soi » (a self-portrait, an autobiography extract, a staged selfie), draft in English the introduction (problematic statement) and a 2- or 3-axis plan for a 500-word synthesis; then translate into idiomatic French one assigned English sentence, preserving its nuances of self-representation.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol