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Troisième axe officiel de la thématique « Arts et débats d'idées » du programme de terminale LLCER anglais (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), pleinement support de l'épreuve écrite de spécialité. Là où « Art et contestation » étudie l'œuvre qui attaque un ordre établi et « L'art qui fait débat » l'œuvre qui divise, « L'art du débat » porte sur la PAROLE elle-même : la maîtrise de la rhétorique, à double tranchant, qui sert tantôt à convaincre et à entraîner un auditoire (grands discours de Churchill, Susan B. Anthony, J. F. Kennedy, Martin Luther King), tantôt à manipuler ou à faire de la propagande (Marc Antoine dans « Julius Caesar », les discours de Major dans « Animal Farm », « The Great Dictator »), ainsi que la joute verbale élevée au rang d'art, avec ses codes, ses rituels et son esprit (witticisms, p. ex. chez Jane Austen, Woody Allen ou Quentin Tarantino). On y travaille, en anglais et au niveau C1, l'analyse problématisée de documents, la synthèse écrite d'environ 500 mots et la traduction ou transposition.
5sectionsca. 27min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 2Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrisez le triangle rhétorique (ethos, pathos, logos) et le lexique du discours en anglais (to persuade, to address an audience, rhetorical device, rousing speech), et sachez repérer ces procédés dans un grand discours anglophone comme dans une scène manipulatrice.
niveau approfondi
Construisez une problématique qui confronte plusieurs documents et époques, distinguez nettement la rhétorique qui ÉCLAIRE (convaincre par la raison et l'émotion légitime) de celle qui MANIPULE (propagande, démagogie), analysez la mécanique des figures et soignez une langue C1 dans la synthèse comme dans la traduction.
Lesetiefe: Approfondi
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Le triangle rhétorique : ethos, pathos, logos
Read this closing of a (fictional) campaign speech: « I have stood where you stand. I have known the cold of an empty pantry and the fear of a closing factory. The figures are plain: one in five of our children goes to bed hungry. We can change this — and we will. » In English, identify the dominant appeal and name two devices with their effect.
« I have stood where you stand… I have known the cold of an empty pantry » : l'orateur construit sa crédibilité en se présentant comme issu du même monde que l'auditoire (shared experience) — c'est un appel à l'ETHOS, qui établit l'autorité morale du locuteur.
« the cold of an empty pantry », « the fear of a closing factory », « one in five of our children goes to bed hungry » : des images concrètes de privation visent l'émotion (peur, compassion) de l'auditoire — c'est le PATHOS, ici le ressort dominant.
« The figures are plain: one in five… » : la statistique donne un vernis de preuve et de raison (LOGOS), mais elle est mince et au service de l'émotion plutôt que d'une démonstration — un discours politique typique penche vers ethos + pathos.
Le parallélisme « I have stood… I have known… » martèle l'expérience partagée et installe l'ethos ; le tricolon implicite (pantry / factory / children) accumule les images de détresse pour amplifier le pathos ; la formule finale « We can change this — and we will » use du « we » inclusif et d'une antithèse can/will pour transformer l'émotion en élan d'action.
Résultat : L'extrait repose surtout sur l'ETHOS (l'orateur « comme vous ») et le PATHOS (images de privation, statistique émouvante), le LOGOS restant accessoire. Le parallélisme installe la crédibilité, le tricolon amplifie l'émotion, et le « we » inclusif final convertit cette émotion en promesse d'action : analyser un discours, c'est nommer ces leviers ET dire ce qu'ils font à l'auditoire.
Erreurs fréquentes
Révision active
Choose one famous English-language speech you know (e.g. M. L. King's « I Have a Dream » or W. Churchill's « We Shall Fight on the Beaches »). In about 140 English words, identify whether ethos, pathos or logos dominates, name two rhetorical devices and explain the effect each one has on the audience.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Arts et débats d'idées », axe « L'art du débat » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Comment un grand discours entraîne son auditoire
In her 1873 speech « Is it a Crime for a Citizen of the United States to Vote? », arrested for voting, Susan B. Anthony argued that the Constitution's preamble says « We, the people » — not « we, the white male citizens ». In English, explain which appeal dominates and how she builds her case.
Susan B. Anthony, militante américaine du suffrage féminin, prononce ce discours après son arrestation pour avoir voté à l'élection de 1872 : la visée est de prouver que voter n'est pas un crime mais un droit constitutionnel pour toute citoyenne.
Contrairement à un King ou un Churchill, elle s'appuie d'abord sur le LOGOS : une lecture serrée du texte de la Constitution. Le pathos est contenu ; c'est l'argument juridique qui porte — utile pour montrer qu'un grand discours peut convaincre par la raison.
Le préambule dit « We, the people of the United States », non « we, the white male citizens » : si « the people » inclut tous les citoyens et que les femmes sont des citoyennes (citizens), alors leur refuser le vote viole la Constitution. C'est un raisonnement par définition et par déduction.
Elle isole et martèle le mot « citizens » et oppose « people » à « male citizens » : cette antithèse lexicale rend l'incohérence du droit en vigueur tangible. Le procédé n'orne pas, il DÉMONTRE — la forme est au service de l'argument.
Résultat : Le discours d'Anthony convainc d'abord par le LOGOS : une lecture juridique de « We, the people » qui, par définition et déduction, fait du vote des femmes un droit et non un crime. L'antithèse « people » / « male citizens » et la répétition de « citizens » servent l'argument. C'est l'exemple type de la rhétorique qui éclaire en raisonnant, non en flattant l'émotion.
Erreurs fréquentes
Révision active
Compare in about 170 English words the opening strategy of M. L. King's « I Have a Dream » (1963) and J. F. Kennedy's inaugural address (1961). For each, name the dominant appeal and one signature device (anaphora, chiasmus), and explain how it aims to carry the audience.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Arts et débats d'idées », axe « L'art du débat » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Convaincre ou manipuler : mêmes outils, intentions opposées
In « Julius Caesar » (III.2), Mark Antony repeatedly calls the conspirators, and Brutus in particular, « honourable » while turning the crowd against them. In English, explain how his speech manipulates the crowd although he claims to praise the conspirators.
Après l'assassinat de César, Brutus a convaincu la foule que le meurtre était nécessaire. Antoine obtient de parler aux funérailles « pour louer César, non pour blâmer Brutus » — une promesse qu'il va vider de l'intérieur.
Antoine répète « Brutus is an honourable man » / « they are honourable men ». À chaque reprise, il l'accole à une preuve de la générosité de César (le testament, les rançons versées au trésor public) : l'écart entre le mot et les faits charge peu à peu « honourable » d'ironie mordante (verbal irony).
« I am no orator, as Brutus is » : il feint l'incompétence pour paraître sincère (fausse modestie qui renforce son ethos), puis exhibe le testament et le corps ensanglanté de César pour déchaîner le PATHOS de la foule — l'émotion submerge le raisonnement de Brutus.
Il ne CONTREDIT jamais ouvertement Brutus : il laisse la foule conclure elle-même (« You all did love him once »), donnant l'illusion de la liberté de jugement. Mêmes outils qu'un grand discours (répétition, pathos), mais au service d'une vérité dissimulée — c'est ce qui en fait une manipulation.
Résultat : Antoine manipule la foule en feignant de louer des hommes « honorables » : la répétition ironique de « honourable », la fausse modestie et l'exhibition du testament et du corps retournent le pathos contre les conjurés sans jamais les accuser ouvertement. Mêmes procédés qu'un discours noble, mais une intention dissimulée : la frontière entre persuasion et manipulation tient à l'honnêteté du moyen.
Erreurs fréquentes
Révision active
« The same rhetorical devices can enlighten or deceive. » In about 170 English words, discuss this claim, contrasting one persuasive speech (e.g. King or Churchill) with one manipulative one (Mark Antony in « Julius Caesar » or Squealer in « Animal Farm »).
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Arts et débats d'idées », axe « L'art du débat » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Le débat formel : l'anatomie d'une joute codifiée
In Oscar Wilde's « The Importance of Being Earnest », Gwendolen and Cecily, each believing she is engaged to « Ernest », exchange icily polite remarks over tea — every courtesy hiding a blow. In English, analyse this scene as an art of verbal sparring.
La scène est une joute (a battle of wits) déguisée en politesse mondaine : les deux femmes respectent les codes de la conversation victorienne (le thé, le vouvoiement des formules) tout en se livrant un combat — c'est le contraste entre la forme courtoise et l'intention hostile qui crée l'art.
Chaque réplique est une amabilité de surface qui porte un coup (a barbed compliment) : sous l'apparente courtoisie, l'ironie verbale fait mouche. La règle du jeu est de ne jamais rompre la politesse — gagner, c'est blesser sans hausser le ton.
L'échange procède par repartie (repartee) : chaque pique appelle une riposte symétrique et immédiate. Le timing et la concision (l'épigramme) font le sel du duel ; Wilde construit la scène comme un ping-pong de traits d'esprit (witticisms).
L'ascendant passe d'une réplique à l'autre jusqu'au quiproquo qui les égalise (aucune n'est fiancée au vrai « Ernest »). Au-delà du comique, Wilde fait de la conversation un art réglé et révèle, par l'esprit, l'hypocrisie des codes mondains : le débat est ici pur jeu de forme.
Résultat : La scène est une joute verbale codifiée : sous une politesse rituelle, les deux femmes échangent des amabilités empoisonnées par ironie, dans une repartie rapide et symétrique où le timing et l'épigramme priment. Wilde élève la conversation au rang d'art — un duel d'esprit dont la forme courtoise est l'arme même, et dont la mécanique réglée fait tout le plaisir.
Erreurs fréquentes
Révision active
Choose a witty exchange or a courtroom scene from an anglophone work (e.g. Oscar Wilde's « The Importance of Being Earnest » or « 12 Angry Men »). In about 180 English words, analyse it as a codified verbal contest: identify the rules at play, the devices of wit or argument, and explain who gains the upper hand and how.
Rappel actif
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Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Arts et débats d'idées », axe « L'art du débat » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Architecture d'une synthèse de dossier (env. 500 mots)
A dossier gathers: (A) an extract of M. L. King's « I Have a Dream », (B) Mark Antony's funeral oration in « Julius Caesar » (III.2), (C) a press article on a school debating championship. Draft an English problematic statement and a 2-axis plan for a 500-word synthesis, then translate into French: « The art of speaking can free a people or enslave it; the words are the same, only the speaker's purpose changes. »
Les trois documents portent sur l'art de la parole, mais sous trois jours : King incarne la parole qui libère et entraîne (rhétorique honnête), Antoine la parole qui manipule une foule (rhétorique trompeuse), l'article le débat comme jeu codifié et formateur. Tous montrent la PUISSANCE de la parole — et son ambivalence.
« To what extent does the art of speaking serve the truth, and to what extent is it a technique that can be turned, with the same devices, towards manipulation or mere performance? »
Axe 1 — THE SAME TOOLBOX: anaphora, pathos, the rule of three and direct address work alike in King's call to justice and in Antony's deceit — rhetoric is a neutral technique. Axe 2 — WHAT SETS THEM APART: the speaker's purpose and honesty (to enlighten vs to deceive), while the debating championship shows a third path — debate as a ruled game that trains judgement rather than serving one cause.
« The art of speaking can free a people or enslave it; the words are the same, only the speaker's purpose changes. » -> « L'art de la parole peut libérer un peuple ou l'asservir ; les mots sont les mêmes, seule change l'intention de celui qui parle. » On conserve l'antithèse libérer/asservir, le point-virgule oratoire, le présent de vérité générale et le parallélisme, sans calquer « only… changes ».
Résultat : Problématique et plan en deux axes (« la même boîte à outils » : des procédés rhétoriques neutres communs à King et à Antoine ; « ce qui les sépare » : l'intention et l'honnêteté de l'orateur, le débat-jeu offrant une troisième voie), suivis d'une traduction fidèle qui garde l'antithèse et le rythme : « L'art de la parole peut libérer un peuple ou l'asservir ; les mots sont les mêmes, seule change l'intention de celui qui parle. »
Erreurs fréquentes
Révision active
Given a 3-document dossier on « L'art du débat », draft in English the introduction (problematic statement) and a 2- or 3-axis plan for a 500-word synthesis; then translate into idiomatic French one assigned English sentence, preserving its register and its oratorical rhythm.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol