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Premier thème de l'année en spécialité HGGSP de terminale, « De nouveaux espaces de conquête » étudie deux milieux longtemps restés à l'écart de la souveraineté des États — l'océan et l'espace extra-atmosphérique — devenus des terrains majeurs de puissance, de coopération et de rivalité. La fiche suit l'architecture officielle du programme : une introduction sur les spécificités de ces milieux (souveraineté, droit, exploration), un Axe 1 sur les conquêtes, affirmations de puissance et rivalités, un Axe 2 sur les enjeux diplomatiques et les coopérations, et un objet de travail conclusif sur la Chine, puissance montante de l'espace, des mers et des océans. Ce thème, pleinement au programme de terminale, est évaluable à l'épreuve écrite (dissertation et étude critique de document(s)).
5sectionsca. 27min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 3 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrisez d'abord le vocabulaire-clé (ZEE, haute mer, res nullius / res communis, militarisation, traité de l'espace, CNUDM) et une dizaine de repères datés sûrs (1957, 1961, 1967, 1969, 1982/1994, 2016) : c'est le socle exigible pour la dissertation comme pour l'étude de document.
niveau approfondi
Pour viser l'excellence, sachez tenir ensemble les deux axes — opposer mais aussi articuler logiques de puissance et de coopération — et confronter le droit (CNUDM, traité de l'espace) à la pratique des États (mer de Chine méridionale, arsenalisation), en mobilisant l'objet conclusif chinois comme étude de cas transversale.
Lesetiefe: Approfondi
Schriftgröße: Standard
Le découpage juridique de l’espace maritime (CNUDM 1982)
« En quoi l'océan et l'espace peuvent-ils être qualifiés de “nouveaux espaces de conquête” ? » Construisez une réponse organisée appuyée sur des notions précises.
L'océan profond et l'espace extra-atmosphérique sont restés inaccessibles jusqu'au XXe siècle : hostiles à l'homme, ils échappaient à la souveraineté des États, qui ne pouvaient ni les occuper ni les exploiter durablement.
Les progrès techniques (fusées et satellites après 1957, sous-marins nucléaires, navires-usines, plateformes offshore) ouvrent ces milieux à l'exploration scientifique, à l'exploitation économique et à la projection militaire. La conquête devient possible, donc disputée.
Faut-il traiter ces espaces comme des res nullius (appropriables par le premier occupant) ou des res communis (biens communs de l'humanité) ? Le droit penche pour le bien commun (ZEE limitée, haute mer libre, traité de l'espace de 1967), mais les États cherchent à étendre leur emprise.
Scientifiques (connaître), économiques (ressources, routes, satellites) et géopolitiques (puissance, surveillance, dissuasion) : ces enjeux se superposent et expliquent la course actuelle entre puissances.
Résultat : L'océan et l'espace sont de « nouveaux espaces de conquête » parce que des milieux jadis soustraits à la souveraineté étatique sont désormais investis, exploités et disputés par les puissances. La nouveauté tient moins aux espaces eux-mêmes qu'à la capacité technique de se les approprier, dans une tension permanente entre logique de bien commun et logique d'appropriation.
Erreurs fréquentes
Révision active
À partir de vos connaissances, rédigez le paragraphe d'introduction qui définit ce qu'est un « espace de conquête » pour l'océan et l'espace : montrez en quoi ces milieux ont longtemps échappé à la souveraineté des États, puis dégagez la tension centrale entre logique d'appropriation (res nullius) et logique de bien commun (res communis), et annoncez les trois grands types d'enjeux (scientifiques, économiques, géopolitiques).
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — classe terminale, voie générale (thème 1 : « De nouveaux espaces de conquête ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)
La conquête de l’espace (1957 → aujourd’hui)
La mer, attribut de puissance
« Montrez que la conquête de l'espace pendant la guerre froide est avant tout une affirmation de puissance entre les deux Grands. »
Après 1945, la guerre froide oppose les États-Unis et l'URSS sans affrontement direct. L'espace devient un terrain de compétition idéologique : démontrer la supériorité de son système par la prouesse technologique, sans tirer un coup de feu.
L'URSS frappe les premiers coups : Spoutnik, premier satellite artificiel, en 1957 (le « choc Spoutnik » inquiète Washington), puis Gagarine, premier homme dans l'espace, en 1961. Ces succès ont une valeur de prestige mondial considérable.
Les États-Unis investissent massivement dans le programme Apollo et l'emportent symboliquement avec l'alunissage d'Apollo 11 en 1969 : « un grand pas pour l'humanité » qui restaure le prestige américain.
Derrière la compétition civile, les mêmes fusées servent de lanceurs de missiles, et les satellites d'observation deviennent des outils de renseignement. La conquête spatiale est indissociable de la course aux armements.
Résultat : La course à l'espace de la guerre froide est d'abord une affirmation de puissance : un duel de prestige et d'idéologie entre l'URSS (Spoutnik 1957, Gagarine 1961) et les États-Unis (Apollo 11, 1969), doublé d'enjeux militaires. L'espace s'impose comme un nouveau théâtre de la rivalité entre les deux Grands.
Erreurs fréquentes
Révision active
Composez le plan détaillé d'une partie de dissertation répondant à : « En quoi l'espace et les mers sont-ils des espaces d'affirmation de la puissance ? » Distinguez la dimension symbolique et idéologique (course à l'espace de la guerre froide), la dimension militaire (militarisation des satellites, arsenalisation, dissuasion sous-marine) et la dimension économique (ressources et routes), en nommant à chaque fois des acteurs et des repères précis.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (thème 1, axe 1 : « Conquêtes, affirmations de puissance et rivalités ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)
Le double cadre juridique des nouveaux espaces
« Dans quelle mesure le droit international parvient-il à réguler la conquête des mers et de l'espace ? » Construisez une réponse nuancée.
Le traité de l'espace de 1967 (non-appropriation des corps célestes, usage pacifique) et la convention de Montego Bay de 1982 (zones maritimes, patrimoine commun des grands fonds) instituent de véritables régimes de droit pour ces milieux. Ce sont des réussites diplomatiques majeures.
La Station spatiale internationale (depuis 1998) prouve que des puissances rivales coopèrent durablement dans la science. L'Autorité internationale des fonds marins gère « la Zone » au nom de l'humanité. La régulation n'est pas que théorique.
Tous les États ne ratifient pas les mêmes textes (les États-Unis et la CNUDM). Surtout, il n'existe pas de gendarme mondial : l'arbitrage de La Haye de 2016, défavorable à la Chine en mer de Chine méridionale, n'a pas été appliqué par Pékin.
Le droit encadre réellement ces espaces et permet la coopération, mais il ne supprime pas les rapports de force : coopération et rivalité coexistent, et c'est la volonté des États qui décide de l'application des règles.
Résultat : Le droit international a doté les mers et l'espace de régimes juridiques solides (1967, 1982) qui rendent possibles de réelles coopérations (ISS, fonds marins). Mais, faute d'une force contraignante automatique — comme le montre l'arbitrage de La Haye de 2016 ignoré par la Chine —, il encadre sans toujours s'imposer : la régulation reste tributaire des rapports de puissance.
Erreurs fréquentes
Révision active
Rédigez un paragraphe argumenté montrant que les nouveaux espaces de conquête sont des objets de coopération internationale, tout en soulignant les limites de cette régulation : appuyez-vous sur le traité de l'espace de 1967, la convention de Montego Bay de 1982, la coopération de l'ISS, et l'exemple de l'arbitrage de La Haye de 2016 non respecté.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (thème 1, axe 2 : « Enjeux diplomatiques et coopérations ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)
La Chine : une triple conquête (espace, mers, océans)
Vous disposez d'une carte représentant la mer de Chine méridionale, la « ligne en neuf traits » revendiquée par la Chine et les archipels disputés. Montrez en quoi ce document illustre une stratégie de puissance contestant le droit international, puis dégagez ses limites.
La carte localise la mer de Chine méridionale, espace stratégique traversé par des routes commerciales majeures et riche en ressources (pêche, hydrocarbures). Elle figure la « ligne en neuf traits » par laquelle la Chine revendique la quasi-totalité de cette mer, et les archipels disputés (Spratleys, Paracels).
La revendication chinoise traduit une stratégie de puissance : contrôler des routes vitales, sécuriser des ressources, projeter sa marine. La construction et la militarisation d'îles artificielles matérialisent cette emprise et inquiètent les voisins (Vietnam, Philippines).
Au regard de la CNUDM, ces revendications excèdent largement les ZEE permises. En 2016, la Cour permanente d'arbitrage de La Haye, saisie par les Philippines, juge la « ligne en neuf traits » sans fondement juridique. La Chine rejette pourtant la sentence.
Le document montre une revendication, non un droit reconnu : il faut le lire avec recul. Il illustre surtout la limite du droit international, dépourvu de force contraignante face à une grande puissance — la carte dit autant l'ambition de Pékin que la faiblesse de la régulation.
Résultat : La carte de la mer de Chine méridionale illustre, par la « ligne en neuf traits » et la militarisation des îles artificielles, une stratégie chinoise d'affirmation de puissance qui se heurte au droit de la mer. Le rejet de l'arbitrage de La Haye de 2016 en révèle la limite majeure : un document de revendication, témoin du primat des rapports de force sur la règle commune.
L'objet de travail conclusif du thème met la Chine au centre : une puissance qui conquiert en même temps l'espace, les mers et les océans. C'est l'étude de cas idéale, car elle réunit toutes les dynamiques vues dans les deux axes.
Dans l'espace, la Chine déploie sa propre station, Tiangong, après avoir été écartée de l'ISS, envoie ses sondes Chang'e vers la Lune et lance son système de navigation Beidou, alternative au GPS. C'est une quête d'autonomie technologique et de prestige.
En mer de Chine méridionale, la Chine revendique presque tout par la « ligne en neuf traits » et militarise des îles artificielles. En 2016, La Haye juge ces revendications sans fondement : Pékin rejette la sentence. La puissance l'emporte sur le droit.
À l'échelle des océans, le « collier de perles » — un chapelet de ports de la mer de Chine à l'océan Indien, jusqu'à la base de Djibouti — sécurise les routes d'approvisionnement chinoises. C'est le volet maritime des nouvelles routes de la soie : une stratégie mondiale.
Erreurs fréquentes
Révision active
Préparez le plan détaillé d'une dissertation sur le sujet : « La Chine, une puissance à la conquête de l'espace, des mers et des océans. » Organisez votre démonstration autour des trois échelles (l'espace ; la mer de Chine méridionale ; les océans et les routes mondiales) et, pour chacune, montrez comment s'y croisent affirmation de puissance et tension avec le droit international.
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Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (thème 1, OTC : « La Chine : à la conquête de l'espace, des mers et des océans ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)
Structurer une dissertation sur les nouveaux espaces
« Les nouveaux espaces de conquête, entre rivalités et coopérations. » Dégagez une problématique et proposez un plan détaillé.
« Nouveaux espaces de conquête » = l'océan et l'espace, milieux investis récemment. « Entre rivalités et coopérations » invite à confronter deux logiques : l'affirmation de puissance (Axe 1) et la régulation/coopération (Axe 2). Le « entre » suggère une tension, pas un choix exclusif.
On peut poser : dans quelle mesure ces nouveaux espaces sont-ils davantage des terrains de rivalité entre puissances que d'authentiques biens communs régulés par la coopération ? La réponse ne sera ni « tout rivalité » ni « tout coopération », mais une articulation.
I. Des espaces d'affirmation de puissance et de rivalités (course à l'espace, militarisation, ZEE et routes, dissuasion). II. Des espaces de coopération et de régulation (traité de l'espace 1967, CNUDM 1982, ISS, patrimoine commun). III. Une coexistence sous tension, aux limites du droit (la Chine : Tiangong, mer de Chine méridionale, arbitrage de 2016 rejeté).
Placer des dates et lieux sûrs dans chaque partie : 1957-1969 et l'arsenalisation (I) ; 1967, 1982/1994 et l'ISS depuis 1998 (II) ; 2016 et la mer de Chine méridionale (III). Nommer les acteurs : États, ONU, agences spatiales, entreprises.
Résultat : Le sujet appelle un plan dialectique qui articule rivalité et coopération plutôt que de les opposer : I. la puissance et les rivalités, II. la coopération et le droit, III. leur coexistence et les limites de la régulation (étude de cas chinoise). La problématique guide la démonstration et la conclusion y répond en montrant que ces espaces sont à la fois disputés et partiellement régulés.
Erreurs fréquentes
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Entraînez-vous à problématiser : pour le sujet « Les nouveaux espaces de conquête, entre rivalités et coopérations », rédigez une introduction complète (accroche, définition des termes, problématique, annonce de plan), puis proposez un plan détaillé en trois parties articulant l'Axe 1, l'Axe 2 et leurs limites, en plaçant au moins trois repères datés précis.
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Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (épreuve : dissertation et étude critique de document(s)) (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Épreuve de spécialité HGGSP — définition et modalités (Éduscol) (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale)
Références et sources
Éduscol — ministère de l'Éducation nationale
Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale