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Ce thème n’est pas un chapitre noté indépendant : c’est la boîte à outils mathématiques de terminale, mobilisée à l’intérieur des trois grands thèmes (climat, énergies, vivant). On y travaille les fonctions exponentielle et logarithme, les suites arithmétiques et géométriques (modèles linéaire et exponentiel), l’ajustement d’un nuage de points et son test de validité, puis les probabilités (fluctuation d’échantillonnage, intervalle de confiance à 95 %, Hardy-Weinberg, formule de Bayes), enfin proportions, taux de variation, ordres de grandeur et outils numériques (tableur, Python). L’objectif n’est pas la technique pour elle-même, mais le choix raisonné d’un modèle et son exploitation sur des données réelles.
5sectionsca. 24min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 3 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
Vise l’essentiel exigible : reconnaître linéaire vs exponentiel sur les variations, lire une échelle logarithmique, calculer un temps de doublement, et lire un intervalle de confiance à 95 % et un tableau de contingence.
niveau approfondi
Pour aller plus loin : démontre la formule du temps de doublement, linéarise une exponentielle en repère semi-logarithmique pour estimer son taux, et relie Hardy-Weinberg à la formule de Bayes sur un cas de diagnostic ou de classification (sensibilité, spécificité, valeur prédictive).
Lesetiefe: Approfondi
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Linéarité ? Croissance exponentielle vue en échelle normale puis logarithmique
Modèle exponentiel discret
Effectif au bout de n pas de temps quand la grandeur est multipliée par le même facteur q = 1 + t à chaque pas (t est le taux d’évolution par pas).
Logarithme : produit → somme
Propriété fondamentale qui transforme une multiplication répétée (exponentielle) en addition répétée (droite). Base de la linéarisation et des échelles logarithmiques.
Temps de doublement
Nombre de pas T tel que q^{T} = 2. Pour un taux faible, ln(1+t) ≈ t et ln 2 ≈ 0{,}69, d’où la pratique « règle des 70 » (p est le taux en pourcentage).
Échelle logarithmique : la même exponentielle devient une droite
Une population de bactéries augmente de 8 % par heure et compte 5 000 individus à t = 0. (a) Écrire l’effectif au bout de n heures. (b) Calculer le temps de doublement en heures et le comparer à la règle des 70. (c) Donner l’effectif au bout de 12 heures.
Augmenter de 8 % par heure revient à multiplier par q = 1 + 0,08 = 1,08 chaque heure : la variation relative est constante, le modèle est exponentiel.
L’effectif après n heures part de y₀ = 5000 et se multiplie n fois par q.
On cherche T tel que 1,08^T = 2, donc T = ln 2 / ln 1,08. Numériquement ln 2 ≈ 0,693 et ln 1,08 ≈ 0,0770.
Avec un taux p = 8 %, la règle des 70 donne 70 / 8 = 8,75 h, proche des 9,0 h exacts : l’approximation est bonne car le taux reste modéré.
On reporte n = 12 : 1,08^12 ≈ 2,518, donc y(12) ≈ 5000 × 2,518.
Résultat : (a) y(n) = 5000 × 1,08ⁿ. (b) T ≈ 9,0 h, très proche des 8,75 h donnés par la règle des 70. (c) y(12) ≈ 1,26 × 10⁴ individus (environ 12 600).
Erreurs fréquentes
Révision active
Une population de bactéries augmente de 8 % par heure et compte 5 000 individus à t = 0. (a) Écrire l’effectif au bout de n heures. (b) Calculer le temps de doublement (en heures) et le comparer à l’estimation de la règle des 70. (c) Combien d’individus au bout de 12 heures ?
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’enseignement scientifique — voie générale, classe terminale (arrêté du 19 juillet 2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, modifié par l’arrêté du 30 mai 2023, BO n° 25 du 22 juin 2023) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)
Modèle linéaire contre modèle exponentiel à même départ
Suite arithmétique (modèle linéaire)
Variation absolue constante r : récurrence à gauche, forme explicite à droite. Sa courbe est une droite de pente r.
Suite géométrique (modèle exponentiel)
Variation relative constante (rapport q) : récurrence à gauche, forme explicite à droite. q > 1 : croissance ; 0 < q < 1 : décroissance.
Critère de choix du modèle
Test à mener sur le tableau de valeurs avant tout calcul : c’est la constance de la variation absolue ou relative qui tranche.
On relève le nombre d’adhérents d’un club sur quatre années : 200, 230, 260, 290. (a) Modèle linéaire ou exponentiel ? Justifier par les écarts et les rapports. (b) Donner la relation de récurrence et la forme explicite. (c) Prévoir l’effectif la 7ᵉ année (n = 6).
230 − 200 = 30 ; 260 − 230 = 30 ; 290 − 260 = 30. Les écarts sont rigoureusement constants : variation absolue constante.
230 / 200 = 1,15 ; 260 / 230 ≈ 1,13 ; 290 / 260 ≈ 1,115. Les rapports ne sont PAS constants : le modèle exponentiel est écarté.
Écarts constants, rapports non constants : modèle linéaire (suite arithmétique de premier terme u₀ = 200 et de raison r = 30).
La 1re année est n = 0, donc la 7ᵉ année correspond à n = 6 : u₆ = 200 + 30 × 6.
Résultat : (a) Écarts constants (+30) mais rapports décroissants : modèle LINÉAIRE. (b) uₙ₊₁ = uₙ + 30 et uₙ = 200 + 30 n. (c) La 7ᵉ année (n = 6) : 380 adhérents prévus.
Erreurs fréquentes
Révision active
On relève le nombre d’adhérents d’un club sur quatre années : 200, 230, 260, 290. (a) Ce nuage est-il mieux décrit par un modèle linéaire ou exponentiel ? Justifier par les écarts et les rapports. (b) Donner la relation de récurrence et la forme explicite. (c) Prévoir l’effectif la 7ᵉ année (n = 6).
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’enseignement scientifique — voie générale, classe terminale (arrêté du 19 juillet 2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, modifié par l’arrêté du 30 mai 2023, BO n° 25 du 22 juin 2023) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)
Nuage de points et droite de tendance
Résidu (écart au modèle)
Écart entre une valeur mesurée et la valeur donnée par la courbe de tendance. De petits résidus sans tendance systématique valident le modèle.
Deux courbes de tendance usuelles
On ajuste l’une ou l’autre selon le critère écart/rapport, puis on l’utilise pour interpoler et extrapoler.
Concentration de polluant mesurée et droite de tendance
On mesure la concentration d’un polluant (mg·L⁻¹) : (0 ; 2,0), (1 ; 2,9), (2 ; 4,0), (3 ; 5,1), (4 ; 6,0). On propose la droite C(t) = 2,0 + 1,0·t. (a) Calculer les résidus. (b) Le modèle est-il acceptable ? (c) Prévoir C à t = 6 et discuter la fiabilité.
On applique C(t) = 2,0 + t : C(0)=2,0 ; C(1)=3,0 ; C(2)=4,0 ; C(3)=5,0 ; C(4)=6,0.
t=0 : 2,0−2,0 = 0 ; t=1 : 2,9−3,0 = −0,1 ; t=2 : 4,0−4,0 = 0 ; t=3 : 5,1−5,0 = +0,1 ; t=4 : 6,0−6,0 = 0.
Les résidus sont très faibles (|écart| ≤ 0,1 mg·L⁻¹) et ne montrent aucune dérive systématique : le modèle linéaire est acceptable sur 0 ≤ t ≤ 4.
C(6) = 2,0 + 1,0 × 6 = 8,0 mg·L⁻¹. Mais t = 6 est hors du domaine validé (0 à 4) : la prévision suppose que la tendance se prolonge, ce qui n’est pas garanti (saturation possible).
Résultat : (a) Résidus {0 ; −0,1 ; 0 ; +0,1 ; 0}. (b) Modèle linéaire validé sur 0 ≤ t ≤ 4 (écarts ≤ 0,1 mg·L⁻¹, sans biais). (c) C(6) ≈ 8,0 mg·L⁻¹, valeur à présenter avec réserve car elle repose sur une extrapolation hors du domaine testé.
Tout commence par un nuage de points : des mesures de concentration de polluant qui montent régulièrement avec le temps.
Les écarts successifs valent à peu près +1 par unité de temps : on tente donc une droite de tendance, C(t) = 2,0 + 1,0·t.
Pour la valider, on compare les valeurs prédites aux valeurs mesurées : les résidus restent inférieurs à 0,1 milligramme par litre, sans dérive. Le modèle tient.
Enfin, prévoir à t = 6 donne 8 milligrammes par litre — mais c’est une extrapolation hors du domaine testé : à annoncer avec prudence.
Erreurs fréquentes
Révision active
On mesure la concentration d’un polluant (en mg·L⁻¹) à plusieurs dates : (0 ; 2,0), (1 ; 2,9), (2 ; 4,0), (3 ; 5,1), (4 ; 6,0). On propose la droite de tendance C(t) = 2,0 + 1,0·t. (a) Calculer les écarts entre valeurs prédites et mesurées. (b) Le modèle linéaire est-il acceptable ? (c) Prévoir la concentration à t = 6 et discuter la fiabilité de cette extrapolation.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’enseignement scientifique — voie générale, classe terminale (arrêté du 19 juillet 2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, modifié par l’arrêté du 30 mai 2023, BO n° 25 du 22 juin 2023) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)
Intervalle de confiance à 95 % autour d’une fréquence observée
Intervalle de confiance à 95 % d’une proportion
f est la fréquence observée sur un échantillon de taille n. L’intervalle contient la proportion p de la population avec un niveau de confiance de 95 % ; sa largeur décroît en 1/√n.
Équilibre de Hardy-Weinberg
Fréquences attendues des génotypes (p² homozygote dominant, 2pq hétérozygote, q² homozygote récessif) pour deux allèles de fréquences p et q dans une population idéale.
Formule de Bayes sur un tableau de contingence
Probabilité d’être réellement malade (M) sachant que le test est positif (+) : nombre de vrais positifs rapporté à tous les positifs (vrais + faux). C’est la valeur prédictive positive du test.
Tableau de contingence et formule de Bayes (test de dépistage)
Un test est appliqué à 10 000 personnes ; la maladie touche réellement 1 % de la population ; le test détecte 95 % des malades (sensibilité) et donne 4 % de faux positifs chez les sains. (a) Construire le tableau (VP, FN, FP, VN). (b) Calculer P(malade | test positif). (c) Commenter.
Sur 10 000 personnes, 1 % sont malades : 100 malades et 9 900 sains.
Le test détecte 95 % des 100 malades : VP = 95. Les autres malades sont manqués : FN = 100 − 95 = 5.
4 % des 9 900 sains sont positifs à tort : FP = 0,04 × 9 900 = 396. Les autres sains sont bien négatifs : VN = 9 900 − 396 = 9 504.
Parmi tous les positifs (VP + FP = 95 + 396 = 491), seuls les VP sont réellement malades.
Un test positif ne donne qu’environ 19 % de chances d’être réellement malade : la maladie étant rare, les faux positifs (396) écrasent les vrais positifs (95). D’où l’intérêt d’un test de confirmation.
Résultat : (a) VP = 95, FN = 5, FP = 396, VN = 9 504. (b) P(malade | positif) = 95/491 ≈ 0,19, soit environ 19 %. (c) Malgré une sensibilité de 95 %, un positif n’a qu’environ une chance sur cinq d’être vraiment malade, car la maladie est rare et les faux positifs nombreux : c’est le paradoxe des tests sur maladies rares.
Erreurs fréquentes
Révision active
Un test de dépistage est appliqué à 10 000 personnes. La maladie touche réellement 1 % de la population. Le test détecte 95 % des malades (sensibilité) et donne 4 % de faux positifs chez les sains. (a) Construire le tableau de contingence (VP, FN, FP, VN). (b) Calculer la probabilité d’être réellement malade quand le test est positif. (c) Commenter ce résultat.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’enseignement scientifique — voie générale, classe terminale (arrêté du 19 juillet 2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, modifié par l’arrêté du 30 mai 2023, BO n° 25 du 22 juin 2023) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)
Composition d’évolutions : +20 % puis −15 %
Taux d’évolution et coefficient multiplicateur
Taux relatif t (variation rapportée à la valeur initiale) et coefficient multiplicateur associé à une hausse de p % (1 − p/100 pour une baisse).
Composition de deux évolutions
Deux évolutions successives se composent en MULTIPLIANT leurs coefficients, jamais en additionnant les pourcentages.
Notation scientifique et ordre de grandeur
Écriture normalisée d’un nombre : a est la mantisse, 10^n fixe l’ordre de grandeur. Comparer deux nombres revient d’abord à comparer leurs exposants n.
Le prix d’un bien augmente de 20 % la première année, puis diminue de 15 % la seconde. (a) Coefficient multiplicateur global ? (b) Variation en pourcentage sur deux ans ? (c) Écrire une ligne de tableur donnant le prix final à partir de la cellule A1 (prix initial).
Hausse de 20 % : ×1,20. Baisse de 15 % : ×(1 − 0,15) = ×0,85.
On multiplie les deux coefficients (et surtout on n’additionne pas +20 % et −15 %).
Un coefficient global de 1,02 signifie +2 % sur deux ans, et non +5 % comme le suggérerait une addition naïve.
Dans une cellule, on enchaîne les coefficients à partir de A1 (le signe = ouvre une formule de tableur).
Résultat : (a) CM global = 1,20 × 0,85 = 1,02. (b) Le prix a augmenté de 2 % sur deux ans (et non de 5 %). (c) Formule de tableur : =A11,200,85 (soit =A11.200.85 avec un séparateur décimal point).
Erreurs fréquentes
Révision active
Le prix d’un bien augmente de 20 % une première année, puis diminue de 15 % l’année suivante. (a) Donner le coefficient multiplicateur global. (b) De combien de pour cent le prix a-t-il varié sur deux ans ? (c) Écrire une ligne de tableur calculant le prix final à partir d’une cellule A1 contenant le prix initial.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme d’enseignement scientifique — voie générale, classe terminale (arrêté du 19 juillet 2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, modifié par l’arrêté du 30 mai 2023, BO n° 25 du 22 juin 2023) (Ministère de l’Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources