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Fiches/SVT — Sciences de la vie et de la Terre/Les climats de la Terre : comprendre le passé pour anticiper l'avenir
Fiches · SVT — Sciences de la vie et de la TerreFR · Bac

Les climats de la Terre : comprendre le passé pour anticiper l'avenir

Reconstituer les climats du passé à l'aide d'archives et d'indicateurs (proxies) — δ¹⁸O des glaces et des tests, pollens, fossiles, traces glaciaires — permet de comprendre les mécanismes du climat et d'éclairer le réchauffement actuel. Au Quaternaire, l'alternance des périodes glaciaires et interglaciaires est rythmée par les paramètres orbitaux de Milankovitch (excentricité, obliquité, précession). Le bilan radiatif et l'effet de serre expliquent la température de la planète ; l'augmentation rapide des gaz à effet de serre d'origine humaine est à l'origine du réchauffement contemporain, dont les modèles du GIEC encadrent l'évolution future et qui appelle des actions d'atténuation et d'adaptation. Thème pleinement au programme de l'épreuve écrite de terminale (Thème 2 « Enjeux contemporains de la planète »).

4 sections·~24 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 1 · Standard 2 · Approfondissement 1·Vérifié · 06/2026

T·0444 / 9
Profil d’examen
C1 · Exploiter des indicateurs paléoclimatiques (δ¹⁸O des glaces et des tests de foraminifères, pollens, fossiles, traces glaciaires) pour reconstituer un climat passé et son évolution.C2 · Relier les variations climatiques du Quaternaire (cycles glaciaire/interglaciaire) aux paramètres orbitaux de Milankovitch (excentricité, obliquité, précession).C3 · Établir à partir de données la corrélation entre teneur en gaz à effet de serre et température, et argumenter l'origine anthropique du réchauffement climatique actuel.C4 · Exploiter des sorties de modèles climatiques (scénarios du GIEC), discuter des incertitudes, recenser des conséquences du réchauffement et évaluer des actions d'atténuation et d'adaptation.
Opérateurs :exploiterreconstituerrelierétablirargumenterinterpréterjustifierévaluer

niveau de base

Maîtrisez d'abord la logique des proxies (un δ¹⁸O des tests élevé = période froide, dans la glace = période froide), les trois paramètres de Milankovitch avec leurs périodes, et la distinction effet de serre / réchauffement anthropique : c'est l'ossature de toute analyse de document.

niveau approfondi

Visez l'argumentation experte : justifier un sens de variation du δ¹⁸O en remontant à l'évaporation/condensation, articuler forçage orbital ET amplification par le CO₂, et construire un raisonnement causal complet (corrélation CO₂/température → preuve anthropique → scénarios GIEC → atténuation vs adaptation) en distinguant strictement corrélation et causalité.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

Taille du texte : Standard

Sommaire · 4 sections▾
  1. Les climats de la Terre : comprendre le passé pour anticiper l'avenir
    • 01Reconstituer les climats passés : archives et indicateurs (proxies)○
    • 02Les cycles climatiques du Quaternaire et les paramètres orbitaux de Milankovitch◐
    • 03Effet de serre, bilan radiatif et forçage anthropique actuel◐
    • 04Modéliser le climat futur : scénarios du GIEC, conséquences, atténuation et adaptation●
§ 01

Reconstituer les climats passés : archives et indicateurs (proxies)#

●○○BaseLPBO-2019-svt-terminale-Thème2-§Les-climats-de-la-Terre

Fractionnement isotopique de l'oxygène et δ18O

Fractionnement isotopique de l'oxygène et δ18OGraphe, Évaporation (16O préféré) → Vapeur appauvrie en 18O, Vapeur appauvrie en 18O → Précipitations → glace (16O piégé), Précipitations → glace (16O piégé) → Océan enrichi en 18O, Océan enrichi en 18O → δ18O élevé des foraminifères = froidÉvaporation (16Opréféré)Vapeur appauvrieen 18OPrécipitations →glace (16Oπégé)Océan enrichi en18Oδ18O élevé desforaminifères = froidpériode froide
Fig. 1L'eau légère (16O) s'évapore plus facilement ; en période froide elle est piégée dans les glaces, l'océan s'enrichit en 18O, d'où un δ18O élevé dans les foraminifères.

Points clés

Le climat n'étant pas mesuré directement dans le passé, on le reconstitue grâce à des ARCHIVES (glaces polaires, sédiments marins et lacustres, troncs d'arbres, moraines) qui enregistrent des INDICATEURS, appelés proxies. Un proxy est une grandeur mesurable aujourd'hui qui traduit indirectement un paramètre climatique passé (température, englacement, végétation).
Les pollens (palynologie) renseignent sur la végétation, donc sur le climat régional : une flore de toundra (graminées, bouleau nain) signe un climat froid ; une flore de forêt tempérée (chêne, noisetier) un climat plus doux. Les assemblages de pollens fossiles d'une carotte sédimentaire reconstituent l'histoire de la végétation.
Les fossiles ont une valeur d'indicateurs climatiques : certaines espèces (foraminifères, coraux, grands mammifères comme le mammouth ou l'hippopotame) sont inféodées à des conditions chaudes ou froides. Leur présence dans une couche datée renseigne sur le climat de l'époque.
L'isotope δ¹⁸O est le proxy quantitatif majeur. L'oxygène existe sous deux isotopes stables, ¹⁶O (léger, abondant) et ¹⁸O (lourd, rare) ; le δ¹⁸O exprime l'écart relatif ¹⁸O/¹⁶O d'un échantillon par rapport à une référence standard. Comme la molécule d'eau légère (H₂¹⁶O) s'évapore plus facilement et que l'eau lourde (H₂¹⁸O) condense préférentiellement, le rapport ¹⁸O/¹⁶O dépend de la température et du volume des glaces.
Lecture du δ¹⁸O — RÈGLE À CONNAÎTRE : dans la GLACE polaire, un δ¹⁸O FAIBLE (très négatif) signe une période FROIDE (la vapeur arrivant aux pôles est très appauvrie en ¹⁸O quand il fait froid). Dans les TESTS calcaires de foraminifères des sédiments marins, un δ¹⁸O ÉLEVÉ signe une période FROIDE (en période glaciaire, l'eau légère ¹⁶O est stockée dans les calottes, l'océan s'enrichit en ¹⁸O). Les deux archives donnent ainsi un message cohérent.
Les traces géologiques de terrain complètent ces archives : moraines, blocs erratiques, vallées glaciaires en auge et stries glaciaires témoignent d'une extension passée des glaciers, donc de périodes froides. Les cernes d'arbres (dendrochronologie) fournissent une chronologie annuelle à haute résolution pour les derniers millénaires.
δ18O=((18O/16O)eˊchantillon(18O/16O)standard−1)×1000\delta^{18}\mathrm{O} = \left( \dfrac{(^{18}\mathrm{O}/^{16}\mathrm{O})_{\text{échantillon}}}{(^{18}\mathrm{O}/^{16}\mathrm{O})_{\text{standard}}} - 1 \right) \times 1000δ18O=((18O/16O)standard​(18O/16O)eˊchantillon​​−1)×1000

Définition du δ¹⁸O (en ‰)

Le δ¹⁸O mesure l'écart relatif, en pour mille (‰), du rapport isotopique de l'échantillon par rapport à un standard. C'est une grandeur sans dimension dont les variations, et non la valeur absolue, portent l'information climatique.

Exemple corrigé

Lire et croiser des proxies sur une carotte sédimentaire marine

Une carotte sédimentaire marine donne, pour deux niveaux datés, les indicateurs suivants. Niveau A : δ¹⁸O des tests de foraminifères = +3,5 ‰, pollens dominés par graminées et bouleau nain (toundra). Niveau B : δ¹⁸O des tests = +1,5 ‰, pollens dominés par chêne et noisetier (forêt tempérée). Reconstituer le climat de chaque niveau, les classer du plus froid au plus chaud et justifier.

  1. 01Interpréter le δ¹⁸O des tests

    Dans les tests calcaires de foraminifères, un δ¹⁸O élevé signe une période froide : en période glaciaire, l'eau légère ¹⁶O est piégée dans les calottes, l'océan s'enrichit donc en ¹⁸O, valeur reportée dans le test. Le niveau A (+3,5 ‰) est plus enrichi que le niveau B (+1,5 ‰), donc plus froid.

    δ18Otests eˊleveˊ  ⟹  peˊriode froide (englacement)\delta^{18}\mathrm{O}_{\text{tests}}\ \text{élevé} \;\Longrightarrow\; \text{période froide (englacement)}δ18Otests​ eˊleveˊ⟹peˊriode froide (englacement)
  2. 02Confirmer par les pollens

    Le niveau A (toundra : graminées, bouleau nain) correspond à un climat froid, cohérent avec son δ¹⁸O élevé. Le niveau B (forêt de chênes et noisetiers) correspond à un climat tempéré et plus doux, cohérent avec son δ¹⁸O plus faible. Les deux proxies se confirment mutuellement, ce qui fiabilise la reconstitution.

  3. 03Classer et conclure

    Le niveau A est plus froid que le niveau B. La concordance δ¹⁸O / pollens (deux indicateurs indépendants) lève l'ambiguïté propre à un proxy isolé et valide le diagnostic climatique.

Résultat : Niveau A = climat froid (probable épisode glaciaire) ; niveau B = climat tempéré doux (probable interglaciaire). Classement du plus froid au plus chaud : A puis B, conclusion étayée par la cohérence du δ¹⁸O des tests et des assemblages polliniques.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : à partir d'une courbe de δ¹⁸O (glace ou tests), identifier les périodes froides et chaudes en appliquant la bonne règle de lecture selon l'archive, et justifier le sens de variation par le fractionnement isotopique évaporation/condensation.
  • Objectif Bac : croiser plusieurs proxies (δ¹⁸O + pollens + fossiles + traces glaciaires) issus de documents pour reconstituer de façon argumentée l'évolution d'un climat passé et conclure.

Erreurs fréquentes

  • Inverser la règle de lecture du δ¹⁸O entre la glace et les tests de foraminifères : dans la glace un δ¹⁸O faible = froid, mais dans les tests un δ¹⁸O élevé = froid. Confondre les deux conduit à une interprétation inversée.
  • Présenter un proxy comme une mesure directe de température : un proxy est un indicateur INDIRECT, qui suppose un étalonnage et comporte une incertitude ; il faut le formuler comme tel.
  • Affirmer qu'un fossile ou un pollen donne à lui seul la température exacte : il indique un type de milieu/climat, à confirmer par recoupement avec d'autres indicateurs.

Révision active

On dispose d'une carotte sédimentaire marine fournissant le δ¹⁸O des tests de foraminifères et, pour les mêmes niveaux, les assemblages de pollens. Pour deux niveaux datés (niveau A : δ¹⁸O élevé, pollens de toundra ; niveau B : δ¹⁸O faible, pollens de forêt de chênes), reconstituer le climat de chaque niveau, classer les deux niveaux du plus froid au plus chaud et justifier en mobilisant le fractionnement isotopique.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité SVT de terminale, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) — Thème 2 « Enjeux contemporains de la planète » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 02

Les cycles climatiques du Quaternaire et les paramètres orbitaux de Milankovitch#

●●○StandardLPBO-2019-svt-terminale-Thème2-§Les-climats-de-la-Terre

Les trois paramètres orbitaux de Milankovitch

Les trois paramètres orbitaux de MilankovitchTableau de 3 colonnes et 3 lignes, Données: Paramètre · Variation · Période; Excentricité · forme de l'orbite · ~100 ka; Obliquité · axe : 22,1°–24,5° · ~41 ka; Précession · orientation de l'axe · ~23 kaPARAMÈTREVARIATIONPÉRIODEExcentricitéforme de l'orbite~100 kaObliquitéaxe : 22,1°–24,5°~41 kaPrécessionorientation de l'axe~23 kaCes cycles modulent l'ensoleillement et rythment lesglaciations du Quaternaire.
Fig. 2Excentricité, obliquité et précession varient avec des périodes propres et modulent l'ensoleillement reçu par la Terre.

Points clés

Le Quaternaire (depuis ≈ 2,6 millions d'années) est caractérisé par une succession d'ALTERNANCES entre périodes glaciaires (froides, calottes étendues, niveau marin bas) et périodes interglaciaires (chaudes, comme l'actuelle). Les carottes de glace (Vostok, EPICA Dome C en Antarctique) enregistrent ces cycles sur plusieurs centaines de milliers d'années.
Ces alternances sont QUASI-PÉRIODIQUES. La théorie astronomique (ou théorie de Milankovitch) les explique par des variations cycliques de l'orbite et de l'axe de rotation de la Terre, qui modulent l'INSOLATION (énergie solaire reçue) et sa répartition saisonnière et géographique, en particulier aux hautes latitudes de l'hémisphère nord où les calottes croissent et fondent.
EXCENTRICITÉ (≈ 100 000 ans, et une composante ≈ 400 000 ans) : l'orbite terrestre oscille entre une forme quasi circulaire et plus elliptique. Elle modifie la distance Terre-Soleil au cours de l'année, donc le contraste d'insolation entre les saisons. C'est la périodicité dominante des grands cycles glaciaires récents.
OBLIQUITÉ (≈ 41 000 ans) : l'inclinaison de l'axe de rotation par rapport au plan de l'orbite varie entre environ 22° et 24,5°. Une obliquité forte accentue le contraste entre les saisons (étés plus chauds, hivers plus froids) ; elle contrôle l'insolation aux hautes latitudes.
PRÉCESSION des équinoxes (≈ 21 000 ans, combinant ≈ 19 000 et 23 000 ans) : l'axe de rotation décrit un cône (comme une toupie) et la position des saisons le long de l'orbite se décale. Elle détermine à quel moment de l'année la Terre est au plus près du Soleil, donc l'intensité saisonnière de l'insolation.
Ces trois paramètres se SUPERPOSENT : leur combinaison rythme l'insolation estivale aux hautes latitudes nord, qui commande l'englacement ou la déglaciation. Un été frais à ces latitudes favorise la persistance de la neige et la croissance des calottes (entrée en glaciation).
Le forçage orbital est toutefois FAIBLE en énergie : il est AMPLIFIÉ par des rétroactions internes au système climatique — variation de l'albédo (la glace réfléchit le rayonnement, ce qui refroidit davantage : rétroaction positive) et variation des gaz à effet de serre (le CO₂ et le CH₄ baissent en période glaciaire et montent en interglaciaire, accentuant les variations de température).
Texcentriciteˊ≈100 000 ansTobliquiteˊ≈41 000 ansTpreˊcession≈21 000 ansT_{\text{excentricité}} \approx 100\,000\ \text{ans} \quad T_{\text{obliquité}} \approx 41\,000\ \text{ans} \quad T_{\text{précession}} \approx 21\,000\ \text{ans}Texcentriciteˊ​≈100000 ansTobliquiteˊ​≈41000 ansTpreˊcession​≈21000 ans

Périodes des trois paramètres de Milankovitch

Ordres de grandeur à connaître. Sur les ≈ 800 000 dernières années, l'excentricité (≈ 100 ka) domine le rythme des grands cycles glaciaires enregistrés dans les carottes.

Exemple corrigé

Relier une périodicité paléoclimatique à un paramètre orbital

Sur une carotte de glace antarctique couvrant les 800 000 dernières années, l'analyse spectrale du signal climatique fait ressortir une périodicité dominante voisine de 100 000 ans, accompagnée de composantes secondaires vers 41 000 et 21 000 ans. Identifier les paramètres orbitaux correspondants et expliquer comment un forçage de faible amplitude peut produire des cycles glaciaires marqués.

  1. 01Associer chaque périodicité à un paramètre

    La période ≈ 100 000 ans correspond à l'excentricité de l'orbite ; ≈ 41 000 ans à l'obliquité de l'axe ; ≈ 21 000 ans à la précession des équinoxes. La concordance entre les périodes du signal climatique et les périodes astronomiques connues est l'argument central de la théorie de Milankovitch.

    100 ka→excentriciteˊ  ;  41 ka→obliquiteˊ  ;  21 ka→preˊcession100\ \text{ka} \to \text{excentricité} \;;\; 41\ \text{ka} \to \text{obliquité} \;;\; 21\ \text{ka} \to \text{précession}100 ka→excentriciteˊ;41 ka→obliquiteˊ;21 ka→preˊcession
  2. 02Expliquer l'effet sur l'insolation

    Ces paramètres ne changent pas l'énergie émise par le Soleil mais la quantité et la répartition de l'insolation reçue, en particulier l'insolation estivale aux hautes latitudes de l'hémisphère nord, qui contrôle la fonte ou la croissance des calottes : un été frais y laisse subsister la neige et fait croître les glaces (entrée en glaciation).

  3. 03Invoquer les rétroactions amplificatrices

    Le forçage orbital est énergétiquement faible. Il est amplifié par des rétroactions positives : l'extension de la glace augmente l'albédo (plus de rayonnement réfléchi → refroidissement supplémentaire), et la baisse du CO₂ et du CH₄ en période glaciaire réduit l'effet de serre (refroidissement accru). Ces boucles transforment un petit forçage en grand cycle climatique.

Résultat : Les périodicités ≈ 100 / 41 / 21 ka correspondent respectivement à l'excentricité, l'obliquité et la précession. Le forçage orbital, faible mais bien calé en période, déclenche les transitions ; les rétroactions albédo et gaz à effet de serre les amplifient et expliquent l'ampleur des cycles glaciaires.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : associer chaque paramètre orbital à sa période caractéristique (excentricité ≈ 100 ka, obliquité ≈ 41 ka, précession ≈ 21 ka) et à son effet sur l'insolation, puis comparer ces périodes à celles lues sur une courbe paléoclimatique.
  • Objectif Bac : expliquer pourquoi un forçage orbital de faible amplitude énergétique peut produire de grands cycles glaciaires en invoquant les rétroactions amplificatrices (albédo de la glace, gaz à effet de serre).

Erreurs fréquentes

  • Attribuer les cycles glaciaires à une variation de la puissance du Soleil lui-même : ce n'est pas l'émission solaire qui change, mais la quantité et la répartition de l'insolation reçue, liées à la géométrie orbitale.
  • Confondre les trois paramètres ou leurs périodes (par ex. attribuer ≈ 100 000 ans à l'obliquité) : excentricité ≈ 100 ka, obliquité ≈ 41 ka, précession ≈ 21 ka.
  • Oublier les rétroactions : présenter le forçage orbital comme suffisant à lui seul, alors que son amplitude est faible et qu'il doit être amplifié par l'albédo et les gaz à effet de serre.

Révision active

On lit sur une carotte de glace antarctique une alternance glaciaire/interglaciaire dont la périodicité dominante est d'environ 100 000 ans sur les derniers 800 000 ans. Identifier le paramètre orbital correspondant, expliquer comment il agit sur l'insolation, puis indiquer pourquoi son faible forçage suffit à expliquer l'ampleur des cycles glaciaires.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité SVT de terminale, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) — Thème 2 « Enjeux contemporains de la planète » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 03

Effet de serre, bilan radiatif et forçage anthropique actuel#

●●○StandardLPBO-2019-svt-terminale-Thème2-§Les-climats-de-la-Terre

Bilan radiatif et effet de serre

Bilan radiatif et effet de serreGraphe, Rayonnement solaire (courtes λ) → Albédo : ~30 % réfléchi vers l'espace, Rayonnement solaire (courtes λ) → Surface : absorption → réchauffement, Surface : absorption → réchauffement → Émission infrarouge (grandes λ), Émission infrarouge (grandes λ) → Gaz à effet de serre : absorption, Gaz à effet de serre : absorption → Réémission vers le sol (effet de serre), Réémission vers le sol (effet de serre) → Surface : absorption → réchauffementRayonnementsolaire (courtesλ)Albédo : ~30 %réfléchi versl'espaceSurface :absorption →réchauffementÉmissioninfrarouge(grandes λ)Gaz à effet deserre :absorptionRéémission versle sol (effet deserre)
Fig. 3Une partie du rayonnement solaire est réfléchie (albédo) ; le reste réchauffe la surface, qui émet un rayonnement infrarouge absorbé puis réémis vers le sol par les gaz à effet de serre.

Points clés

BILAN RADIATIF : la température de surface de la Terre résulte de l'équilibre entre l'énergie solaire reçue (rayonnement de courte longueur d'onde, en partie réfléchie selon l'albédo) et l'énergie réémise par la Terre vers l'espace (rayonnement infrarouge, de grande longueur d'onde). À l'équilibre, énergie reçue ≈ énergie réémise, ce qui fixe la température moyenne.
EFFET DE SERRE : certains gaz de l'atmosphère (vapeur d'eau H₂O, dioxyde de carbone CO₂, méthane CH₄, protoxyde d'azote N₂O) absorbent une partie du rayonnement infrarouge émis par la surface et le réémettent dans toutes les directions, dont une partie vers le sol. Ce piégeage partiel réchauffe la basse atmosphère et la surface.
L'effet de serre est un phénomène NATUREL et VITAL : sans lui, la température moyenne de surface serait d'environ −18 °C au lieu d'environ +15 °C, et l'eau liquide — donc la vie telle que nous la connaissons — serait impossible. Le problème actuel n'est pas l'existence de l'effet de serre mais son RENFORCEMENT par l'ajout de gaz à effet de serre.
FORÇAGE RADIATIF : ajouter des gaz à effet de serre augmente l'absorption de l'infrarouge, réduit l'énergie réémise vers l'espace et déséquilibre le bilan radiatif au profit d'un gain d'énergie ; le système se réchauffe jusqu'à rétablir un nouvel équilibre à température plus élevée. C'est le mécanisme du forçage anthropique.
ORIGINE ANTHROPIQUE du réchauffement actuel : depuis le début de l'ère industrielle (≈ 1850), la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) et la déforestation libèrent massivement du CO₂ ; l'élevage, les rizières et l'exploitation des hydrocarbures émettent du CH₄. La concentration atmosphérique de CO₂ est passée d'environ 280 ppm (valeur préindustrielle, lue dans les bulles d'air des glaces) à plus de 410 ppm aujourd'hui.
CORRÉLATION CO₂ / TEMPÉRATURE : elle est observée sur DEUX échelles cohérentes — sur les carottes de glace (CO₂ et température varient ensemble au fil des cycles glaciaires) ET sur la période industrielle (hausse simultanée du CO₂ et de la température globale). L'attribution à l'Homme s'appuie sur la datation de la hausse (postérieure à 1850), sur la signature isotopique du carbone fossile et sur les modèles : seuls les scénarios incluant les émissions humaines reproduisent la courbe observée.
Distinction rigoureuse CORRÉLATION / CAUSALITÉ : une corrélation ne prouve pas à elle seule un lien de cause à effet. La causalité du forçage anthropique est établie par la convergence d'arguments — mécanisme physique (absorption de l'infrarouge par le CO₂), datation, isotopes du carbone, et modèles climatiques qui n'expliquent le réchauffement récent qu'en intégrant les émissions humaines.
Erec¸ue≈Ereˊeˊmise⟹TeˊquilibreE_{\text{reçue}} \approx E_{\text{réémise}} \quad \Longrightarrow \quad T_{\text{équilibre}}Erec¸​ue​≈Ereˊeˊmise​⟹Teˊquilibre​

Équilibre du bilan radiatif

La température moyenne de la Terre s'établit là où l'énergie solaire absorbée égale l'énergie infrarouge réémise vers l'espace. Renforcer l'effet de serre réduit la réémission, déséquilibre le bilan et élève la température d'équilibre.

[CO2]preˊindustriel≈280 ppm  ⟶  [CO2]actuel>410 ppm[\mathrm{CO_2}]_{\text{préindustriel}} \approx 280\ \text{ppm} \;\longrightarrow\; [\mathrm{CO_2}]_{\text{actuel}} > 410\ \text{ppm}[CO2​]preˊindustriel​≈280 ppm⟶[CO2​]actuel​>410 ppm

Hausse du CO₂ atmosphérique depuis 1850

La valeur préindustrielle (≈ 280 ppm) est lue dans les bulles d'air piégées dans les glaces ; la valeur actuelle est mesurée directement (courbe de Keeling). Cette hausse rapide est sans équivalent dans les enregistrements glaciaires des derniers cycles.

Exemple corrigé

Argumenter l'origine anthropique à partir du CO₂ et de la température

On donne la courbe de Keeling (CO₂ atmosphérique en hausse continue de ≈ 315 ppm en 1958 à > 410 ppm vers 2020) et la courbe de l'anomalie de température globale (en hausse de plusieurs dixièmes de degré sur la même période). Montrer la corrélation, argumenter l'origine anthropique du réchauffement, et préciser pourquoi la corrélation seule ne suffit pas à conclure.

  1. 01Établir la corrélation

    Sur la période 1958–2020, le CO₂ atmosphérique et l'anomalie de température globale augmentent simultanément. Les deux grandeurs évoluent dans le même sens : elles sont positivement corrélées. La même corrélation CO₂/température se retrouve sur les carottes de glace au fil des cycles glaciaires, ce qui renforce la robustesse du lien.

  2. 02Relier la hausse du CO₂ aux activités humaines

    La hausse du CO₂ débute avec l'ère industrielle (≈ 1850) et s'accélère ensuite ; elle coïncide avec la combustion croissante des énergies fossiles et la déforestation. La signature isotopique du carbone (appauvrissement en ¹³C et ¹⁴C, caractéristique du carbone fossile) confirme que le surplus de CO₂ provient bien des combustibles fossiles.

    combustion fossiles + deˊforestation  ⇒  [CO2]↑  ⇒  effet de serre↑  ⇒  T↑\text{combustion fossiles + déforestation} \;\Rightarrow\; [\mathrm{CO_2}] \uparrow \;\Rightarrow\; \text{effet de serre} \uparrow \;\Rightarrow\; T \uparrowcombustion fossiles + deˊforestation⇒[CO2​]↑⇒effet de serre↑⇒T↑
  3. 03Distinguer corrélation et causalité

    Une corrélation ne prouve pas, à elle seule, un lien de cause à effet (deux grandeurs peuvent varier ensemble sans que l'une cause l'autre). Ici, la causalité est établie par la convergence de plusieurs arguments : le mécanisme physique d'absorption de l'infrarouge par le CO₂, la datation de la hausse (postérieure à 1850), la signature isotopique du carbone fossile, et le fait que seuls les modèles climatiques intégrant les émissions humaines reproduisent la courbe de température observée.

Résultat : CO₂ et température sont fortement corrélés (période industrielle ET carottes de glace) ; l'origine anthropique est démontrée par la convergence mécanisme/datation/isotopes/modèles. La corrélation seule est insuffisante : c'est le faisceau d'arguments concordants qui établit la causalité.

Schritt-für-Schritt Erklärung4 Schritte
  1. 1

    Partons du bilan radiatif. La Terre reçoit du Soleil un rayonnement de courte longueur d'onde ; à l'équilibre, elle réémet vers l'espace autant d'énergie sous forme d'infrarouge. Cet équilibre fixe sa température moyenne.

  2. 2

    Les gaz à effet de serre — vapeur d'eau, CO₂, méthane — absorbent une partie de cet infrarouge et le renvoient vers le sol. Ce piégeage réchauffe la surface : c'est l'effet de serre, naturel et vital, sans lequel il ferait environ moins dix-huit degrés.

  3. 3

    Depuis 1850, la combustion des énergies fossiles fait passer le CO₂ d'environ deux cent quatre-vingts à plus de quatre cent dix parties par million. La courbe de Keeling le montre en hausse continue depuis 1958.

  4. 4

    Plus de gaz à effet de serre, c'est moins d'infrarouge perdu vers l'espace : le bilan se déséquilibre et la température d'équilibre monte. La corrélation CO₂-température, jointe au mécanisme, à la datation, aux isotopes et aux modèles, établit l'origine humaine du réchauffement actuel.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : expliquer le mécanisme de l'effet de serre à partir d'un schéma du bilan radiatif (rayonnement solaire reçu / infrarouge réémis / piégeage par les gaz à effet de serre) et justifier qu'il est naturel mais renforcé par l'Homme.
  • Objectif Bac : à partir de courbes CO₂ et température (carottes de glace ET courbe de Keeling / anomalie récente), établir la corrélation, argumenter l'origine anthropique et distinguer explicitement corrélation et causalité.

Erreurs fréquentes

  • Présenter l'effet de serre comme intrinsèquement « mauvais » : il est naturel et indispensable à la vie ; c'est son renforcement anthropique qui pose problème.
  • Confondre la couche d'ozone (filtre les UV solaires, problème du « trou ») avec l'effet de serre (piégeage de l'infrarouge) : ce sont deux mécanismes distincts.
  • Conclure de la seule corrélation CO₂/température à la causalité sans citer d'autres arguments (mécanisme d'absorption infrarouge, datation post-1850, isotopes du carbone, modèles) : la corrélation seule ne prouve pas la cause.

Révision active

On dispose de la courbe de la concentration de CO₂ atmosphérique mesurée depuis 1958 (courbe de Keeling, en hausse régulière) et de la courbe de l'anomalie de température globale sur la même période (en hausse). Établir la corrélation entre les deux courbes, puis rédiger un paragraphe argumenté montrant l'origine anthropique du réchauffement actuel, en distinguant corrélation et causalité.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité SVT de terminale, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) — Thème 2 « Enjeux contemporains de la planète » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 04

Modéliser le climat futur : scénarios du GIEC, conséquences, atténuation et adaptation#

●●●ApprofondissementLPBO-2019-svt-terminale-Thème2-§Les-climats-de-la-Terre

Atténuation et adaptation : deux familles d'actions

Atténuation et adaptationTableau de 3 colonnes et 3 lignes, Données: Atténuation · Adaptation; But · réduire les GES · limiter les impacts; Exemples · sobriété, forêts · digues, irrigation; Cible · les causes · les conséquencesATTÉNUATIONADAPTATIONBUTréduire les GESlimiter les impactsEXEMPLESsobriété, forêtsdigues, irrigationCIBLEles causesles conséquencesFamilles complémentaires : atténuer le réchauffement,s'adapter à ses effets.
Fig. 4L'atténuation s'attaque aux causes (réduire les émissions) ; l'adaptation aux impacts (limiter les conséquences). Les deux sont complémentaires.

Points clés

MODÈLES CLIMATIQUES : pour projeter le climat futur, on utilise des modèles numériques qui simulent le système climatique (atmosphère, océan, glaces, surfaces continentales, cycle du carbone) à partir des lois physiques. Validés en reproduisant les climats passés et présents, ils calculent l'évolution future en fonction d'hypothèses d'émissions.
SCÉNARIOS du GIEC : le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) n'« invente » pas un futur unique ; il explore une gamme de trajectoires d'émissions de gaz à effet de serre, des plus sobres aux plus émettrices. À chaque scénario correspond une fourchette de réchauffement projeté à l'horizon 2100 : les scénarios bas limitent le réchauffement à environ +1,5 à +2 °C, les scénarios hauts conduisent à +4 °C ou plus par rapport à la période préindustrielle.
INCERTITUDES : elles ont DEUX origines à distinguer. (1) L'incertitude sur le scénario d'émissions — elle dépend des choix humains futurs (énergie, politiques), donc elle n'est pas réductible par la science seule. (2) L'incertitude sur la réponse du système climatique — sensibilité climatique, rétroactions (nuages, fonte du pergélisol libérant du CH₄, albédo). Un faisceau de scénarios encadre ces incertitudes sans prétendre à une prévision unique.
CONSÉQUENCES du réchauffement : élévation du niveau marin (dilatation thermique de l'océan + fonte des glaciers et des calottes), multiplication et intensification des événements extrêmes (canicules, sécheresses, fortes précipitations), acidification de l'océan (dissolution accrue du CO₂), déplacement des aires de répartition des espèces et menaces sur la biodiversité, impacts sur l'agriculture, l'eau et la santé.
ATTÉNUATION (limiter les CAUSES) : réduire les émissions de gaz à effet de serre — sortie des énergies fossiles, efficacité énergétique, sobriété, énergies décarbonées (renouvelables, nucléaire) — et préserver/renforcer les PUITS de carbone (forêts, sols, océan). L'atténuation agit sur le forçage lui-même.
ADAPTATION (limiter les CONSÉQUENCES) : ajuster les sociétés et les territoires aux changements déjà engagés ou inévitables — digues et recul stratégique face à la montée des eaux, gestion de l'eau, cultures et variétés adaptées, plans canicule, aménagement urbain. L'adaptation ne réduit pas les émissions mais en limite les impacts.
ÉCHELLES D'ACTION : les leviers se déploient à l'échelle individuelle (choix de transport, alimentation, consommation d'énergie) ET collective (politiques publiques, accords internationaux comme l'Accord de Paris, choix industriels et énergétiques). Les deux niveaux sont complémentaires et nécessaires ; l'atténuation et l'adaptation se combinent.
ΔT2100∈[ ≈+1,5 ; ≈+4 et plus ] °C selon le sceˊnario d’eˊmissions\Delta T_{2100} \in [\,\approx +1{,}5\,;\, \approx +4\ \text{et plus}\,]\ \text{°C selon le scénario d'émissions}ΔT2100​∈[≈+1,5;≈+4 et plus] °C selon le sceˊnario d’eˊmissions

Fourchette de réchauffement projeté à 2100 (par rapport au préindustriel)

Le réchauffement à 2100 n'est pas un nombre unique mais une fourchette : les scénarios sobres limitent ΔT à environ +1,5 à +2 °C, les scénarios fortement émetteurs conduisent à +4 °C ou davantage. L'amplitude finale dépend d'abord des émissions humaines à venir.

Réchauffement projeté en 2100 selon le scénario (GIEC AR6)

Réchauffement projeté en 2100 selon le scénario (GIEC AR6)Diagramme en colonnes: réchauffement en 2100 (°C) selon scénario d'émissions, Données: °C (vs 1850–1900) · SSP1-2.6: 1.8; °C (vs 1850–1900) · SSP2-4.5: 2.7; °C (vs 1850–1900) · SSP5-8.5: 4.401234SSP1-2.6SSP2-4.5SSP5-8.51.82.74.4réchauffement en 2100 (°C)scénario d'émissions
Fig. 5Plus les émissions futures sont élevées, plus le réchauffement projeté est important : du scénario sobre SSP1-2.6 au scénario à fortes émissions SSP5-8.5.
Exemple corrigé

Lire un faisceau de scénarios et classer des actions

Un graphique du GIEC montre la température globale projetée jusqu'en 2100 pour trois trajectoires d'émissions (sobre, intermédiaire, fortement émettrice), chacune entourée d'une fourchette. Décrire ce que montre ce faisceau, expliquer les deux origines de l'incertitude, puis classer en atténuation ou adaptation : (1) développer l'éolien et le solaire ; (2) surélever des digues côtières ; (3) reboiser ; (4) instaurer des plans canicule ; (5) réduire la consommation de viande.

  1. 01Décrire le faisceau de scénarios

    Les trajectoires divergent au fil du siècle : le scénario sobre stabilise le réchauffement autour de +1,5 à +2 °C, l'intermédiaire vers +3 °C, le fortement émetteur au-delà de +4 °C. L'écart entre scénarios montre que l'avenir climatique dépend d'abord des émissions humaines à venir, c'est-à-dire de choix de société.

  2. 02Distinguer les deux incertitudes

    L'incertitude vient (1) du scénario d'émissions — non réductible par la science, elle dépend des décisions futures (énergie, politiques) — et (2) de la réponse du système climatique — sensibilité climatique et rétroactions (nuages, pergélisol, albédo), qui élargissent la fourchette autour de chaque trajectoire. L'incertitude porte sur l'AMPLEUR, pas sur l'existence du réchauffement.

    incertitude=sceˊnario d’eˊmissions⏟choix humains  +  reˊponse du climat⏟sensibiliteˊ, reˊtroactions\text{incertitude} = \underbrace{\text{scénario d'émissions}}_{\text{choix humains}} \;+\; \underbrace{\text{réponse du climat}}_{\text{sensibilité, rétroactions}}incertitude=choix humainssceˊnario d’eˊmissions​​+sensibiliteˊ, reˊtroactionsreˊponse du climat​​
  3. 03Classer les actions

    Atténuation (réduire les causes/émissions ou renforcer les puits) : (1) éolien et solaire — énergies décarbonées ; (3) reboiser — puits de carbone ; (5) réduire la viande — moins d'émissions (CH₄ de l'élevage, déforestation). Adaptation (limiter les conséquences) : (2) surélever les digues — face à la montée des eaux ; (4) plans canicule — face aux extrêmes thermiques.

Résultat : Le faisceau encadre un éventail de futurs (de ≈ +1,5–2 °C à > +4 °C) dont l'amplitude dépend surtout des émissions ; l'incertitude combine scénario d'émissions et réponse du climat. Atténuation : (1), (3), (5). Adaptation : (2), (4). Les deux leviers sont complémentaires, aux échelles individuelle et collective.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : exploiter un faisceau de scénarios du GIEC (température projetée à 2100) pour comparer les trajectoires, lire les fourchettes et discuter les deux sources d'incertitude (scénario d'émissions vs réponse du système climatique).
  • Objectif Bac : recenser à partir de documents des conséquences du réchauffement, puis classer rigoureusement des mesures proposées en atténuation (réduction des causes/émissions) et adaptation (limitation des conséquences), à l'échelle individuelle et collective.

Erreurs fréquentes

  • Confondre atténuation et adaptation : construire une digue ou installer la climatisation, c'est s'ADAPTER (limiter les conséquences) ; réduire les émissions ou planter une forêt-puits de carbone, c'est ATTÉNUER (réduire les causes).
  • Interpréter un faisceau de scénarios comme une prévision unique ou un désaccord des scientifiques : les scénarios encadrent un éventail de futurs possibles dépendant surtout des émissions à venir, c'est-à-dire des choix humains.
  • Croire que « incertitude » signifie « doute sur la réalité du réchauffement » : l'incertitude porte sur l'AMPLEUR future (selon le scénario et la sensibilité du climat), pas sur l'existence ni l'origine anthropique du réchauffement, qui sont établies.

Révision active

On présente un graphique du GIEC montrant la température globale projetée jusqu'en 2100 selon plusieurs scénarios d'émissions (de très sobre à très émetteur), avec une fourchette autour de chaque trajectoire. Décrire ce que montre le faisceau de scénarios, expliquer l'origine des deux types d'incertitude, puis classer en atténuation ou adaptation les mesures suivantes : développer l'éolien et le solaire ; surélever des digues côtières ; reboiser ; instaurer des plans canicule ; réduire la consommation de viande.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de spécialité SVT de terminale, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) — Thème 2 « Enjeux contemporains de la planète » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

Sommaire

Section -- / 04

    • 01Reconstituer les climats passés : archives et indicateurs (proxies)○
    • 02Les cycles climatiques du Quaternaire et les paramètres orbitaux de Milankovitch◐
    • 03Effet de serre, bilan radiatif et forçage anthropique actuel◐
    • 04Modéliser le climat futur : scénarios du GIEC, conséquences, atténuation et adaptation●

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Des fiches à l'entraînement

Les climats de la Terre : comprendre le passé pour anticiper l'avenir

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

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Compétences
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Références et sources

Sources

Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol

  • Programme de spécialité SVT de terminale, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) — Thème 2 « Enjeux contemporains de la planète »

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