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La Troisième République et l'empire colonial

Née dans la défaite de 1870 et la Commune, la Troisième République s'enracine lentement (lois constitutionnelles de 1875, victoire des républicains après 1879) puis se dote de lois fondatrices qui inventent le citoyen républicain : libertés publiques, école gratuite, laïque et obligatoire (Ferry, 1881-1882), liberté syndicale (1884), liberté de la presse (1881), et enfin séparation des Églises et de l'État (1905). En même temps, la société française se transforme (urbanisation, monde ouvrier, monde rural, place des femmes) et la République se lance dans une expansion coloniale massive (1885-1914), au nom d'une « mission civilisatrice » que démentent les réalités de la domination, du travail forcé et du Code de l'indigénat. Repère de cadrage indispensable : ce thème relève du programme d'HISTOIRE DE PREMIÈRE (BO 2019, thème 3) ; l'histoire-géographie de l'enseignement commun est évaluée en CONTRÔLE CONTINU et n'a pas d'épreuve écrite terminale ponctuelle — ce chapitre est donc « hors épreuve écrite de terminale », mais il reste pleinement évalué dans la moyenne du baccalauréat et mobilisable au Grand oral.

5 sections·~25 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 1 · Standard 3 · Approfondissement 1·Vérifié · 06/2026

T·0222 / 12
Profil d’examen
Procéder à l'analyse critique de documents de natures différentes (lois, affiches, caricatures, photographies coloniales) : identifier la nature, l'auteur, la date, le destinataire et l'intention d'un document, en dégager le sens et la portée, et en mesurer les limites et la valeur de témoignage.Identifier et expliquer les dimensions historiques d'un enjeu du présent : la laïcité (loi de 1905) et la mémoire coloniale, en montrant comment les choix de la Troisième République structurent encore des débats contemporains.Confronter le projet républicain (universalisme, droits, citoyenneté, laïcité) avec les réalités sociales (inégalités, exclusions, place des femmes) et coloniales (domination, indigénat) pour en mesurer les contradictions.Construire une argumentation historique structurée à l'écrit comme à l'oral, ordonnée autour d'une problématique et appuyée sur des connaissances précises (Niveau de première — évalué en contrôle continu, hors épreuve écrite terminale).
Opérateurs :analyser un document (loi, affiche, caricature, photographie)critiquer (mesurer la portée et les limites d'une source)contextualiserconfronter (le projet et les réalités)expliquerargumenterrédiger un paragraphe structuré

niveau de base

Verrouillez d'abord les repères et les notions : 1870-1875 (fondation de la République et lois constitutionnelles), 1881-1882 (lois scolaires de Jules Ferry), 1881 et 1884 (liberté de la presse, liberté syndicale, divorce), 1894-1906 (affaire Dreyfus), 1905 (séparation des Églises et de l'État), 1884-1885 (conférence de Berlin) et 1885-1914 (apogée de l'expansion coloniale). Sachez DÉFINIR avec précision : République, démocratie représentative, régime parlementaire, laïcité, libertés publiques, colonisation, impérialisme, mission civilisatrice, indigénat, nation.

niveau approfondi

Pour aller plus loin (esprit critique, Grand oral) : reliez l'enracinement de la République à la fabrication d'un citoyen (école, conscription, presse, suffrage universel masculin) et montrez la CONTRADICTION majeure de la période — une République universaliste en métropole qui institue, dans l'empire, un régime d'exception (Code de l'indigénat) niant l'égalité qu'elle proclame ; appuyez-vous sur la confrontation de documents (texte de loi, affiche d'exposition coloniale, caricature de l'affaire Dreyfus) et sur les points de passage du programme (affaire Dreyfus, loi de 1905, le fait colonial).

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

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Sommaire · 5 sections▾
  1. La Troisième République et l'empire colonial
    • 01Fonder et enraciner la République (1870-1879)○
    • 02Les lois fondatrices : libertés, école et laïcité◐
    • 03L'affaire Dreyfus : la République à l'épreuve (1894-1906)◐
    • 04La société française : permanences et mutations jusqu'en 1914◐
    • 05Métropole et colonies : la République et son empire●
§ 01

Fonder et enraciner la République (1870-1879)#

●○○BaseLPeduscol-programme-histoire-geographie

De la défaite à la République (1870-1880)

L'enracinement de la IIIᵉ RépubliqueFrise chronologique de 1869 à 1881, 1870: Chute de l'Empire, 1871: Commune ; Thiers, 1873: MacMahon (Ordre moral), 1875: Lois constit. (1875), 1877: Crise du 16 mai, 1879: Républicains au pouvoir, 1873–1879: Présidence MacMahon18691881annéePrésidenceMacMahon1870Chute del'Empire1871Commune ; Thiers1873MacMahon (Ordremoral)1875Lois constit.(1875)1877Crise du 16 mai1879Républicains aupouvoir
Fig. 1Le régime traverse une décennie de fragilité (Commune, majorité monarchiste) avant de s'enraciner : les lois de 1875 fixent un régime parlementaire et la crise de 1877 tourne en faveur des républicains, victorieux en 1879.

Points clés

Une République née de la défaite : la chute du Second Empire après Sedan (2 septembre 1870) débouche sur la proclamation de la République le 4 septembre 1870. Mais le régime est d'abord fragile, contesté à la fois par les monarchistes majoritaires à l'Assemblée et, à gauche, par la Commune de Paris (mars-mai 1871), insurrection écrasée dans le « sang » de la Semaine sanglante.
Une République sans républicains à ses débuts : élu en 1871, le chef de l'exécutif Adolphe Thiers est remplacé en 1873 par le monarchiste Mac-Mahon ; on attend une restauration de la monarchie qui échoue (désaccord entre légitimistes et orléanistes, refus du drapeau tricolore par le comte de Chambord).
Les lois constitutionnelles de 1875 : faute de restauration, l'Assemblée vote des lois qui organisent un régime parlementaire (président de la République, deux chambres — Chambre des députés élue au suffrage universel masculin direct et Sénat —, gouvernement responsable devant les chambres). L'amendement Wallon (1875) installe la République « à une voix de majorité ».
La victoire des républicains (1877-1879) : la crise du 16 mai 1877 (Mac-Mahon contre une Chambre républicaine) tourne à l'avantage des républicains ; en 1879, ils contrôlent les deux chambres et la présidence (Jules Grévy). La République devient « la forme de gouvernement qui divise le moins les Français » : c'est le début de son enracinement.
Les symboles et les rites républicains forgent une mémoire commune : la « Marseillaise » devient hymne national (1879), le 14 juillet fête nationale (1880), Marianne, le buste dans les mairies et la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » s'imposent. La République se donne un récit et des images pour s'ancrer dans les esprits.
Exemple corrigé

Analyse de document — Gambetta et la République « qui divise le moins les Français »

Léon Gambetta déclare en 1877 que la République doit devenir « le gouvernement qui divise le moins les Français ». À l'aide de vos connaissances sur la période 1870-1879, expliquez le sens de cette formule et montrez comment elle s'est réalisée. Rédigez un paragraphe structuré.

  1. 01Présenter le document et poser le problème

    La citation émane de Léon Gambetta, figure du parti républicain, au cœur de la crise du 16 mai 1877 qui oppose le président monarchiste Mac-Mahon à une Chambre républicaine. Problème : comment un régime né dans la défaite et longtemps minoritaire devient-il consensuel ?

  2. 02Premier temps — les obstacles à surmonter

    La République est d'abord fragile : majorité monarchiste à l'Assemblée jusqu'en 1877, menace d'une restauration, et à gauche la mémoire douloureuse de la Commune (1871). Le régime semble provisoire.

  3. 03Second temps — comment la formule se réalise

    Les lois constitutionnelles de 1875 dotent la République d'institutions parlementaires acceptables par les modérés ; la crise de 1877 puis les élections de 1879 donnent aux républicains les deux chambres et la présidence (Grévy). La République se présente comme un terrain d'entente : ni retour à la monarchie, ni révolution.

  4. 04Conclure par la mise en perspective

    La formule annonce la stratégie d'enracinement : par la modération institutionnelle, l'école, les symboles (14 juillet, Marseillaise) et le suffrage universel masculin, la République rallie progressivement la majorité des Français.

Résultat : Réponse argumentée : la formule de Gambetta résume le pari de l'enracinement républicain. Née dans la défaite et d'abord contestée, la République surmonte la menace monarchiste grâce aux lois de 1875, à la crise de 1877 et aux victoires électorales de 1879 ; en se posant comme régime modéré et rassembleur, appuyé sur des institutions parlementaires et des symboles partagés, elle devient effectivement « le gouvernement qui divise le moins les Français ».

Objectif Bac

  • Objectif Bac — Savoir expliquer pourquoi la Troisième République, née dans la défaite et longtemps menacée par les monarchistes, finit par s'enraciner : le rôle des lois de 1875, de la crise du 16 mai 1877 et des élections.
  • Objectif Bac — Sur une affiche, un buste de Marianne ou une gravure du 14 juillet, montrer comment les symboles et les rites construisent une culture politique républicaine partagée.

Erreurs fréquentes

  • Croire que la République s'impose facilement et tout de suite en 1870 : en réalité les monarchistes sont majoritaires jusqu'en 1877 et la République ne triomphe vraiment qu'à partir de 1879.
  • Confondre la proclamation de la République (4 septembre 1870) et la Commune de Paris (1871) : la Commune est une insurrection PARISIENNE réprimée par le gouvernement républicain de Thiers, pas la fondation du régime.

Révision active

À l'aide de vos connaissances, expliquez en un paragraphe structuré pourquoi l'on peut dire que la Troisième République « s'enracine » entre 1870 et 1880 alors qu'elle est née dans la défaite : montrez les obstacles (menace monarchiste, Commune), puis les étapes de la victoire républicaine (lois de 1875, crise de 1877, élections de 1879), enfin le rôle des symboles.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programmes d'histoire-géographie de première, voie générale (arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019), Histoire — Thème 3 « La Troisième République avant 1914 : un régime politique, un empire colonial » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 02

Les lois fondatrices : libertés, école et laïcité#

●●○StandardLPeduscol-programme-histoire-geographie

La laïcité de 1905 : deux principes

La séparation des Églises et de l’État (1905)Graphe, Loi du 9 décembre 1905 → Art. 1 — liberté de conscience et de culte, Loi du 9 décembre 1905 → Art. 2 — l'État ne salarie aucun culteLoi du 9décembre 1905Art. 1 — libertéde conscience etde culteArt. 2 — l'Étatne salarie aucunculte
Fig. 2La loi de 1905 articule DEUX principes : la liberté religieuse des individus (art. 1) ET la neutralité de l'État, qui se sépare de toute Église (art. 2). C'est cet équilibre qui définit la laïcité française.

Points clés

Une décennie de libertés publiques : devenus maîtres du pouvoir, les républicains votent les grandes libertés. Liberté de réunion (1881), liberté de la presse (loi du 29 juillet 1881, l'une des plus libérales d'Europe), liberté syndicale (loi Waldeck-Rousseau, 1884), liberté d'association (1901). Le divorce est rétabli en 1884 (loi Naquet). Ces lois fondent la démocratie représentative et l'espace public moderne.
L'école de Jules Ferry (1881-1882) : les lois Ferry rendent l'enseignement primaire GRATUIT (1881), puis OBLIGATOIRE et LAÏQUE (1882) de 6 à 13 ans. L'école devient l'instrument central de fabrication du citoyen : elle diffuse le français, l'instruction civique, le sentiment national et les valeurs républicaines. L'« instituteur » (parfois appelé « hussard noir de la République ») en est la figure.
Laïciser l'État avant 1905 : l'enseignement public est laïcisé (instruction morale et civique remplace l'instruction religieuse) ; la loi de 1884 supprime les prières publiques à l'ouverture des sessions parlementaires. Une « morale laïque » se construit, distincte de la morale religieuse, sans pour autant viser les croyances individuelles.
La loi de séparation des Églises et de l'État (9 décembre 1905) — point de passage : elle pose deux principes. Article 1 — la République « assure la liberté de conscience » et « garantit le libre exercice des cultes ». Article 2 — la République « ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». L'État devient neutre en matière religieuse : c'est la définition juridique de la LAÏCITÉ française.
Un enjeu mémoriel et actuel : la loi de 1905 met fin au régime du Concordat de 1801 et provoque de fortes tensions (crise des inventaires des biens d'Église, 1906) avant d'être progressivement acceptée. C'est une dimension historique d'un enjeu du présent : la laïcité reste un principe constitutionnel et un sujet de débat contemporain.
Exemple corrigé

Analyse de document — Les articles 1 et 2 de la loi de 1905

La loi du 9 décembre 1905 dispose : « Art. 1er. La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...]. Art. 2. La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » Expliquez la conception de la laïcité instaurée par ce texte et montrez-en la portée et les limites. Rédigez un paragraphe structuré.

  1. 01Présenter le document et poser le problème

    Il s'agit d'un extrait de loi (deux premiers articles), texte juridique fondateur voté le 9 décembre 1905 par une majorité républicaine. Il met fin au Concordat napoléonien de 1801, qui faisait du catholicisme et de quelques cultes des religions reconnues et salariées. Problème : que change exactement cette loi dans le rapport de l'État aux religions ?

  2. 02Premier temps — la liberté garantie (art. 1)

    L'article 1 protège les individus : la « liberté de conscience » (croire, ne pas croire, changer de croyance) et le « libre exercice des cultes » (pratiquer sa religion publiquement). La laïcité n'est donc pas hostile aux religions : elle garantit leur liberté.

  3. 03Second temps — la neutralité de l'État (art. 2)

    L'article 2 transforme l'État : il ne « reconnaît » plus aucune religion officielle, ne « salarie » plus le clergé, ne « subventionne » plus les cultes. L'État devient neutre et impartial ; le religieux est renvoyé à la sphère privée et associative (associations cultuelles).

  4. 04Portée et limites

    Portée : la loi pose un principe durable, encore constitutionnel aujourd'hui (enjeu du présent). Limites et tensions : application heurtée (crise des inventaires de 1906, opposition de l'Église), et des exceptions territoriales subsistent (le Concordat de 1801 reste en vigueur en Alsace-Moselle, annexée par l'Allemagne depuis 1871 et donc non concernée par la loi de 1905 quand elle est votée).

Résultat : Réponse argumentée : la loi de 1905 définit la laïcité française par l'articulation de deux principes — la liberté religieuse des individus (art. 1) et la stricte neutralité de l'État (art. 2). Elle ne combat pas les religions mais sépare l'État de toute Église, mettant fin au Concordat de 1801. Sa portée est considérable (principe encore en vigueur), même si son application fut conflictuelle (inventaires de 1906) et connaît des exceptions territoriales (Alsace-Moselle).

Objectif Bac

  • Objectif Bac — Sur des extraits des articles 1 et 2 de la loi de 1905, savoir définir la laïcité « à la française » : liberté de conscience et libre exercice des cultes d'un côté, neutralité de l'État (ni reconnaissance, ni salaire, ni subvention) de l'autre.
  • Objectif Bac — Montrer, à partir des lois scolaires et des libertés publiques, que la Troisième République « fabrique » le citoyen et la démocratie représentative (école, presse, syndicats, associations).

Erreurs fréquentes

  • Confondre laïcité et athéisme d'État : la loi de 1905 ne combat pas les religions ; elle garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, mais sépare l'État de toute Église (neutralité).
  • Attribuer la laïcité scolaire à la seule loi de 1905 : l'école publique est déjà laïque depuis les lois Ferry de 1882 ; la loi de 1905 concerne la séparation générale de l'État et des cultes.

Révision active

À partir des articles 1 et 2 de la loi du 9 décembre 1905 (« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...] » ; « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte »), rédigez un paragraphe d'analyse de document : présentez le texte (nature, date, contexte du Concordat), expliquez la double dimension de la laïcité qu'il instaure, puis indiquez sa portée et ses limites (tensions de 1906, exceptions territoriales comme l'Alsace-Moselle).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programmes d'histoire-géographie de première, voie générale (arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019), Histoire — Thème 3, point de passage « La loi de 1905 de séparation des Églises et de l'État » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 03

L'affaire Dreyfus : la République à l'épreuve (1894-1906)#

●●○StandardLPeduscol-programme-histoire-geographie

L'affaire Dreyfus : deux camps

Une France fracturée (1894-1906)Tableau de 3 colonnes et 4 lignes, Données: Dreyfusards · Antidreyfusards; Cause · Justice, vérité, droits de l'individu · Armée, ordre, raison d'État; Valeurs · Universalisme · Nationalisme, antisémitisme; Figures · Zola, Clemenceau, Jaurès · Ligue de la patrie française; Moyens · « J’accuse… ! » (1898), pétitions · Presse nationaliste, cellule mise en évidence : Justice, vérité, droits de l'individuDREYFUSARDSANTIDREYFUSARDSCAUSEJustice, vérité, droits del'individuArmée, ordre, raison d'ÉtatVALEURSUniversalismeNationalisme, antisémitismeFIGURESZola, Clemenceau, JaurèsLigue de la patrie françaiseMOYENS« J’accuse… ! » (1898),pétitionsPresse nationaliste
Fig. 3L'affaire fracture la société en deux camps irréductibles : les dreyfusards défendent la justice et les droits de l'individu ; les antidreyfusards l'armée et la nation. La publication de « J'accuse… ! » (1898) en est le tournant.

Points clés

Le déclenchement (1894) : le capitaine Alfred Dreyfus, officier juif alsacien, est accusé à tort d'espionnage au profit de l'Allemagne, condamné pour trahison sur des preuves fausses et déporté au bagne de l'île du Diable. L'erreur judiciaire, doublée d'un préjugé antisémite, est au cœur de l'affaire.
Le tournant : « J'accuse… ! » (13 janvier 1898) — point de passage : l'écrivain Émile Zola publie dans le journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République dénonçant le mensonge d'État et l'antisémitisme. L'affaire devient publique et nationale : c'est l'irruption de l'« intellectuel » dans le débat politique, rendue possible par la liberté de la presse de 1881.
Une France coupée en deux : dreyfusards (partisans de la révision au nom de la justice, de la vérité et des droits de l'homme : Zola, Jaurès, la Ligue des droits de l'homme fondée en 1898) contre antidreyfusards (au nom de l'armée, de l'ordre et de la nation : nationalistes, antisémites, Ligue de la patrie française). L'affaire révèle l'antisémitisme et structure durablement le clivage gauche-droite.
La résolution (1899-1906) : gracié en 1899, Dreyfus est finalement RÉHABILITÉ et réintégré dans l'armée en 1906 par la Cour de cassation. La République « se défend » : les forces républicaines sortent renforcées, ce qui favorise le vote de la loi de séparation de 1905.
Une affaire qui éclaire des notions clés : l'État de droit (le droit de l'individu contre la raison d'État), la liberté de la presse, le rôle des intellectuels, et la lutte contre l'antisémitisme. C'est une dimension historique d'enjeux toujours actuels.
Exemple corrigé

Analyse de document — « J'accuse… ! » et le rôle de la presse

Le 13 janvier 1898, Émile Zola publie dans le journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, intitulée « J'accuse… ! », dénonçant la condamnation injuste du capitaine Dreyfus et les mensonges de l'état-major. Présentez ce document, expliquez ce qu'il dénonce et montrez en quoi il met la République à l'épreuve. Rédigez un paragraphe structuré.

  1. 01Présenter le document et poser le problème

    Il s'agit d'un article de presse (lettre ouverte) d'Émile Zola, écrivain célèbre, publié en une de L'Aurore le 13 janvier 1898, en pleine affaire Dreyfus. Sa publication n'est possible que grâce à la loi sur la liberté de la presse de 1881. Problème : comment un texte d'écrivain devient-il un acte politique majeur ?

  2. 02Premier temps — ce que le texte dénonce

    Zola accuse nommément les responsables d'avoir condamné un innocent et couvert l'erreur : c'est la dénonciation d'un mensonge d'État et de l'antisémitisme. Il oppose la VÉRITÉ et la JUSTICE à la raison d'État qui voudrait protéger l'armée.

  3. 03Second temps — la République à l'épreuve

    Le texte fait basculer l'affaire dans l'espace public et coupe la France en deux camps (dreyfusards / antidreyfusards). Il consacre la figure de l'« intellectuel » qui engage sa notoriété au service d'une cause. Zola, condamné pour diffamation, doit s'exiler : le combat est rude.

  4. 04Conclure par la portée

    « J'accuse… ! » illustre la force de la liberté de la presse et le rôle des intellectuels dans une démocratie. Il prépare la réhabilitation de Dreyfus (1906) et le renforcement du camp républicain, qui votera la loi de 1905.

Résultat : Réponse argumentée : « J'accuse… ! » est une lettre ouverte de Zola (L'Aurore, 13 janvier 1898) qui, grâce à la liberté de la presse de 1881, dénonce publiquement l'erreur judiciaire et l'antisémitisme dans l'affaire Dreyfus. En faisant de la vérité et de la justice une cause nationale, le texte divise la France en deux camps et met la République à l'épreuve, avant que la défense de l'État de droit n'aboutisse à la réhabilitation de Dreyfus (1906) et au renforcement des républicains.

Objectif Bac

  • Objectif Bac — À partir d'un extrait de « J'accuse… ! » ou d'une caricature de l'époque, analyser comment l'affaire Dreyfus oppose deux conceptions de la République (justice et droits de l'individu contre raison d'État et nationalisme).
  • Objectif Bac — Expliquer pourquoi l'affaire Dreyfus est un « point de passage » : elle met en jeu la liberté de la presse, l'engagement des intellectuels, l'antisémitisme et l'État de droit.

Erreurs fréquentes

  • Croire que Dreyfus était réellement coupable : il a été condamné sur des FAUX et réhabilité en 1906 ; l'affaire est une erreur judiciaire doublée d'antisémitisme.
  • Réduire l'affaire à un simple fait divers judiciaire : c'est une crise politique et morale nationale qui structure durablement les camps politiques et fragilise puis renforce la République.

Révision active

À partir d'un extrait de la lettre ouverte d'Émile Zola « J'accuse… ! » (L'Aurore, 13 janvier 1898), rédigez un paragraphe d'analyse de document : présentez le texte (nature, auteur, date, support), expliquez ce qu'il dénonce et le rôle qu'y joue la liberté de la presse, puis montrez en quoi l'affaire divise la France en deux camps et met la République à l'épreuve.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programmes d'histoire-géographie de première, voie générale (arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019), Histoire — Thème 3, point de passage « L'affaire Dreyfus » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 04

La société française : permanences et mutations jusqu'en 1914#

●●○StandardLPeduscol-programme-histoire-geographie

Société française : permanences et mutations (1870-1914)

Une société entre héritages et transformationsTableau de 2 colonnes et 4 lignes, Données: Permanences · Mutations; Poids durable du monde rural · Industrialisation, essor urbain; Société de notables · Montée de la bourgeoisie et des ouvriers; Suffrage universel masculin · Mouvement ouvrier, syndicats (1884); Femmes exclues du vote · Scolarisation (lois Ferry)PERMANENCESMUTATIONSPoids durable du monde ruralIndustrialisation, essorurbainSociété de notablesMontée de la bourgeoisie etdes ouvriersSuffrage universel masculinMouvement ouvrier, syndicats(1884)Femmes exclues du voteScolarisation (lois Ferry)
Fig. 4Avant 1914, la société française combine des PERMANENCES (poids durable du monde rural) et des MUTATIONS rapides (industrialisation, urbanisation, monde ouvrier). Le suffrage reste masculin : la place des femmes est une contradiction du projet républicain.

Points clés

Une France encore largement rurale : en 1914, environ 56 % des Français vivent à la campagne. Le monde paysan reste majoritaire mais se transforme (progrès agricoles, recul de l'analphabétisme grâce à l'école, intégration au marché et à la nation par le chemin de fer, le service militaire et l'école). C'est une PERMANENCE qui se modernise lentement.
L'industrialisation et l'urbanisation : la deuxième révolution industrielle (acier, chimie, électricité) accélère l'exode rural et fait croître les villes. Une nouvelle classe ouvrière se concentre dans les régions industrielles (Nord, Lorraine, bassins miniers) et les faubourgs. C'est une MUTATION majeure de la société.
Le monde ouvrier et la question sociale : conditions de travail dures, longues journées, logements insalubres. Mais la République accorde des droits : liberté syndicale (1884), naissance de la CGT (1895), premières lois sociales (limitation du travail des enfants et des femmes, repos hebdomadaire en 1906). Le mouvement ouvrier et le socialisme (SFIO en 1905, Jaurès) montent en puissance.
La place des femmes : les femmes sont au cœur des transformations (ouvrières d'usine, employées, institutrices) mais restent juridiquement subordonnées (le Code civil les place sous l'autorité du mari) et SANS droit de vote — le suffrage « universel » est en réalité masculin. Le divorce est rétabli en 1884 ; les premières revendications féministes émergent. C'est une contradiction du projet républicain.
Une société qui s'intègre à la nation : école, conscription (service militaire), presse à bon marché, réseau ferré et symboles républicains diffusent une culture nationale commune et réduisent les particularismes régionaux, sans les effacer.

Part de la population rurale en France (1851-1911, en %)

Recul de la population rurale (1851-1911)Graphique en courbes: Population rurale (%) selon Année (recensement), Données: Part de la population rurale (%) · 1851: 75; Part de la population rurale (%) · 1872: 69; Part de la population rurale (%) · 1891: 63; Part de la population rurale (%) · 1911: 560102030405060701851187218911911Population rurale (%)Année (recensement)
Exemple corrigé

Étude de données — Mesurer l'urbanisation de la France (1851-1911)

À l'aide des données suivantes sur la part de la population RURALE en France (1851 : 75 % ; 1872 : 69 % ; 1891 : 63 % ; 1911 : 56 %), décrivez l'évolution observée, calculez l'ampleur du recul de la population rurale, et expliquez le phénomène en distinguant permanence et mutation. Rédigez un paragraphe structuré.

  1. 01Décrire la tendance

    La part de la population rurale baisse de façon continue à chaque recensement : 75 % en 1851, puis 69 % (1872), 63 % (1891) et 56 % en 1911. La courbe est régulièrement décroissante : c'est le signe d'une urbanisation progressive.

  2. 02Calculer l'ampleur du recul

    Recul total entre 1851 et 1911 : 75 − 56 = 19 points de pourcentage en 60 ans. La part urbaine progresse donc symétriquement de 25 % à 44 % sur la même période (100 − 56 = 44).

  3. 03Nuancer : une permanence

    Malgré ce recul, en 1911 la France reste MAJORITAIREMENT rurale (56 % > 50 %). Le monde paysan demeure le plus nombreux : la permanence du monde rural est réelle, même si elle s'érode.

  4. 04Expliquer : une mutation

    Le recul s'explique par la deuxième révolution industrielle et l'exode rural : usines, mines et villes attirent une population qui forme le nouveau monde ouvrier. La société se transforme sans rompre brutalement avec son passé rural.

Résultat : Réponse argumentée : entre 1851 et 1911, la population rurale recule de 19 points (de 75 % à 56 %), preuve d'une urbanisation continue portée par l'industrialisation et l'exode rural. Mais en 1914 la France reste majoritairement rurale (56 %), ce qui illustre parfaitement la coexistence d'une PERMANENCE (le poids du monde paysan) et d'une MUTATION profonde (la montée des villes et du monde ouvrier).

Objectif Bac

  • Objectif Bac — Distinguer PERMANENCES (poids du monde rural, lenteur des évolutions) et MUTATIONS (industrialisation, urbanisation, montée du monde ouvrier) de la société française avant 1914.
  • Objectif Bac — Montrer la contradiction entre l'universalisme proclamé de la République et la subordination juridique et politique des femmes (pas de droit de vote, autorité maritale).

Erreurs fréquentes

  • Penser que la France de 1914 est déjà majoritairement urbaine et industrielle : elle reste majoritairement rurale (environ 56 % de ruraux), même si la tendance à l'urbanisation est forte.
  • Croire que le suffrage « universel » de la Troisième République concerne tout le monde : il est UNIVERSEL MASCULIN ; les femmes n'obtiendront le droit de vote qu'en 1944.

Révision active

À l'aide de vos connaissances et de données chiffrées sur la population, rédigez un paragraphe structuré montrant que la société française connaît, entre 1870 et 1914, à la fois des permanences (poids durable du monde rural) et de profondes mutations (industrialisation, urbanisation, montée du monde ouvrier, évolution de la place des femmes).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programmes d'histoire-géographie de première, voie générale (arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019), Histoire — Thème 3, « Permanences et mutations de la société française jusqu'en 1914 » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 05

Métropole et colonies : la République et son empire#

●●●ApprofondissementLPeduscol-programme-histoire-geographie

Discours colonial et réalités de la domination

L'empire, contradiction du projet républicainTableau de 2 colonnes et 4 lignes, Données: Le discours (« mission civilisatrice ») · Les réalités de la domination; « Devoir » de civiliser (Ferry, 1885) · Conquête militaire, violences; Apporter progrès, école, santé · Sujets et non citoyens; Grandeur de la France · Code de l'indigénat (1881); Propagande (expositions coloniales) · Exploitation économique, cellule mise en évidence : Sujets et non citoyensLE DISCOURS (« MISSIONCIVILISATRICE »)LES RÉALITÉS DE LADOMINATION« Devoir » de civiliser(Ferry, 1885)Conquête militaire,violencesApporter progrès, école,santéSujets et non citoyensGrandeur de la FranceCode de l'indigénat (1881)Propagande (expositionscoloniales)Exploitation économique
Fig. 6La confrontation au cœur du thème : d'un côté le DISCOURS de la « mission civilisatrice » (Ferry, 1885, propagande), de l'autre les RÉALITÉS de la domination (sujets et non citoyens, Code de l'indigénat, exploitation). Le projet républicain universaliste se contredit dans l'empire.

Points clés

Une expansion massive (1885-1914) — point de passage « la IIIe République et le fait colonial » : la République construit le deuxième empire colonial du monde après celui du Royaume-Uni. Conquêtes en Afrique (Afrique-Occidentale française, Afrique-Équatoriale française, Madagascar, Maghreb) et en Asie (Indochine). La conférence de Berlin (1884-1885) organise le partage de l'Afrique entre puissances européennes.
Les motifs de la colonisation : motifs économiques (matières premières, débouchés, investissements), politiques et stratégiques (puissance, prestige national après la défaite de 1870, rivalités entre puissances = impérialisme), et idéologiques. Jules Ferry défend en 1885 l'idée d'une « mission civilisatrice » : « les races supérieures ont [...] le devoir de civiliser les races inférieures » — un discours qui justifie la domination par une hiérarchie raciste.
Le mythe de la « mission civilisatrice » : la propagande coloniale (écoles, affiches, expositions coloniales) présente la colonisation comme un bienfait (apport de la médecine, des routes, de l'école). Mais ce discours masque une domination violente : conquêtes militaires meurtrières, expropriations, exploitation économique.
Les réalités coloniales : les populations colonisées sont des SUJETS, non des citoyens. Le Code de l'indigénat (formalisé à partir de 1881 en Algérie, étendu à l'empire) instaure un régime d'EXCEPTION : peines spéciales, travail forcé, corvées, impôts spécifiques, justice inégalitaire. L'égalité républicaine proclamée en métropole est niée dans les colonies.
La contradiction majeure du projet républicain : une République qui se réclame des droits de l'homme et de l'universalisme institue, outre-mer, un ordre inégalitaire et raciste. Cette contradiction est au cœur de la « mémoire coloniale », dimension historique d'un enjeu très présent dans les débats contemporains.
Exemple corrigé

Analyse de document — Jules Ferry et la « mission civilisatrice » (1885)

Le 28 juillet 1885, Jules Ferry déclare à la Chambre des députés : « Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures [...] parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. » Présentez ce document, dégagez la justification de la colonisation qu'il propose, puis CONFRONTEZ ce discours aux réalités coloniales. Rédigez un paragraphe structuré.

  1. 01Présenter le document et poser le problème

    C'est un extrait de discours politique prononcé par Jules Ferry, ancien président du Conseil et grande figure républicaine, devant la Chambre des députés le 28 juillet 1885, en plein essor de l'expansion coloniale. Problème : comment la République justifie-t-elle la colonisation, et ce discours résiste-t-il à l'épreuve des faits ?

  2. 02Premier temps — la justification proposée

    Ferry fonde un « droit » des « races supérieures » sur un prétendu « devoir » de « civiliser les races inférieures ». C'est l'idéologie de la MISSION CIVILISATRICE, qui présente la colonisation comme un bienfait (apporter l'école, la médecine, le progrès) et repose sur une hiérarchie raciste des peuples.

  3. 03Second temps — la confrontation aux réalités

    Or les réalités démentent ce discours : conquêtes militaires violentes, expropriations, exploitation économique. Surtout, les colonisés sont des SUJETS et non des citoyens, soumis au Code de l'indigénat (régime d'exception : peines spéciales, travail forcé, justice inégalitaire). L'égalité républicaine proclamée en métropole est niée dans l'empire.

  4. 04Conclure par la mise en perspective

    Le document illustre la CONTRADICTION majeure de la période : une République universaliste, qui se réclame des droits de l'homme, institue dans ses colonies un ordre inégalitaire et raciste. C'est cette contradiction qui nourrit aujourd'hui les débats sur la mémoire coloniale.

Résultat : Réponse argumentée : ce discours de Jules Ferry (Chambre, 1885) justifie la colonisation par l'idéologie de la « mission civilisatrice » et une hiérarchie raciste des « races ». Mais ce discours masque les réalités de la domination : conquêtes violentes, exploitation, et surtout des colonisés réduits au statut de sujets soumis au Code de l'indigénat. La confrontation révèle la contradiction centrale du thème — une République des droits de l'homme qui nie l'égalité dans son empire, ce qui éclaire la mémoire coloniale contemporaine.

Objectif Bac

  • Objectif Bac — Confronter le DISCOURS colonial (« mission civilisatrice », Ferry 1885) et les RÉALITÉS de la domination (Code de l'indigénat, sujets et non citoyens, exploitation) : c'est la confrontation attendue entre projet et réalités.
  • Objectif Bac — Sur une affiche d'exposition coloniale ou une carte de l'empire vers 1914, analyser comment la République met en scène sa puissance et justifie la colonisation.

Erreurs fréquentes

  • Prendre la « mission civilisatrice » pour argent comptant : c'est un discours de justification, une idéologie qui masque la domination, l'exploitation et la hiérarchie raciste — non une description objective.
  • Croire que les colonisés étaient des citoyens français à égalité de droits : la grande majorité étaient des SUJETS soumis au Code de l'indigénat, régime d'exception qui niait l'égalité républicaine.

Révision active

À partir d'un extrait du discours de Jules Ferry à la Chambre des députés (28 juillet 1885) affirmant que « les races supérieures ont [...] le devoir de civiliser les races inférieures », et de vos connaissances, rédigez un paragraphe d'analyse : présentez le document, dégagez la justification de la colonisation qu'il propose (mission civilisatrice), puis CONFRONTEZ ce discours aux réalités coloniales (sujets et non citoyens, Code de l'indigénat, exploitation).

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programmes d'histoire-géographie de première, voie générale (arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019), Histoire — Thème 3, point de passage « La IIIe République et le fait colonial » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Fonder et enraciner la République (1870-1879)○
    • 02Les lois fondatrices : libertés, école et laïcité◐
    • 03L'affaire Dreyfus : la République à l'épreuve (1894-1906)◐
    • 04La société française : permanences et mutations jusqu'en 1914◐
    • 05Métropole et colonies : la République et son empire●

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

La Troisième République et l'empire colonial

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~25
min
4
Compétences
S'entraîner

Références et sources

Sources

Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol

  • Programmes d'histoire-géographie de première, voie générale (arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019), Histoire — Thème 3 « La Troisième République avant 1914 : un régime politique, un empire colonial »

Chapitre précédent

L'Europe entre révolutions et nationalités (1789-1871)

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La Première Guerre mondiale et la fin des empires

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