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Fiches/Français (épreuve anticipée)/La question de grammaire (épreuve orale)
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La question de grammaire (épreuve orale)

À l'oral des Épreuves anticipées de français (EAF, classe de première), l'examinateur relève dans le texte de l'explication linéaire un fait de langue à analyser : c'est la « question de grammaire », notée 2 points sur les 12 du premier temps de l'oral. On vous demande de nommer précisément le fait (type ou forme de phrase, interrogation, négation, subordonnée), d'en analyser la nature et la fonction, puis, le cas échéant, d'éclairer le sens ou le style du texte. La terminologie doit être exacte et conforme au programme de grammaire de première.

5 sections·~22 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 1 · Standard 3 · Approfondissement 1·Vérifié · 06/2026

T·0999 / 10
Profil d’examen
Identifier et nommer précisément un fait de langue relevé dans le texte de l'oral : type et forme de phrase, interrogation, négation, proposition subordonnée.Analyser la nature (classe grammaticale) et la fonction des constituants concernés — groupes, propositions, subordonnants — et décrire la construction d'une phrase complexe (juxtaposition, coordination, subordination).Justifier l'analyse par l'observation directe du texte et, quand c'est pertinent, dégager un effet de sens ou de style (lien langue ↔ interprétation).Employer une terminologie grammaticale exacte et conforme au programme de grammaire de la classe de première (interrogation, négation, subordination).
Opérateurs :identifieranalysernommerjustifierinterpréterdécrire

niveau de base

Visez la sécurité : nommez juste le fait de langue et donnez nature et fonction sans erreur de terminologie — l'identification exacte garantit déjà l'essentiel des 2 points.

niveau approfondi

Allez plus loin : reliez la construction grammaticale à l'interprétation du texte (ce que la négation, l'interrogation ou la subordonnée apporte au sens et au style) pour montrer une vraie maîtrise.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

Taille du texte : Standard

Sommaire · 5 sections▾
  1. La question de grammaire (épreuve orale)
    • 01La question de grammaire à l'oral : principe, barème et lien avec le texte○
    • 02Analyser une phrase : nature et fonction, phrase simple et phrase complexe◐
    • 03Les points au programme : l'interrogation et la négation◐
    • 04La subordination : relatives, complétives, circonstancielles et leurs subordonnants●
    • 05Méthode : nommer, analyser, justifier et relier au sens du texte◐
§ 01

La question de grammaire à l'oral : principe, barème et lien avec le texte#

●○○BaseLPeduscol-programme-francais-premiere

Architecture de l'oral des EAF et place de la question de grammaire

L'oral des EAF et la place de la grammaireArbre de probabilité, 4 chemins, Données: 1er temps · 12 pts → Lecture (2); 1er temps · 12 pts → Explication linéaire (8); 1er temps · 12 pts → Question de grammaire (2); 2e temps · 8 pts → Entretien (8)1er temps · 12 pts2e temps · 8 ptsOral EAF · 20 min · /20Lecture (2)Explication linéaire (8)Question de grammaire (2)Entretien (8)
Fig. 1Le premier temps de l'oral vaut 12 points : 2 pour la lecture expressive, 8 pour l'explication linéaire et 2 pour la question de grammaire ; l'entretien vaut 8 points.

Points clés

L'oral des EAF dure 20 minutes après une préparation de 30 minutes. Le premier temps (12 points) comprend trois éléments : la lecture à voix haute, expressive, d'un passage du texte (2 points), l'explication linéaire de ce passage (8 points) ET la question de grammaire (2 points) ; le second temps est l'entretien sur l'œuvre choisie (8 points). La question de grammaire pèse donc 2 points sur 20 au total, mais elle est facile à sécuriser.
L'examinateur indique au début la phrase (ou le segment) du texte sur lequel porte la question, généralement par une consigne du type « Vous analyserez l'interrogation / la négation / la subordonnée dans la phrase : … ». Le fait de langue est toujours TIRÉ DU TEXTE SUPPORT de l'explication linéaire : on travaille sur du français réel, pas sur un exemple inventé.
Les faits de langue interrogeables relèvent du programme de grammaire de première et portent en priorité sur trois domaines : l'interrogation (formes et types), la négation, et la subordination (propositions relatives, conjonctives complétives, circonstancielles). On peut aussi vous demander d'analyser plus largement la nature et la fonction des mots et des groupes, ou la structure (phrase simple / phrase complexe).
La consigne commence par un verbe d'instruction explicite — le plus souvent « analysez », parfois « identifiez et commentez », « expliquez », « justifiez » ou « transformez ». Le cas le plus fréquent (« analysez ») attend trois gestes : NOMMER précisément le fait, l'ANALYSER (nature et fonction des constituants, mode du verbe, subordonnant), et JUSTIFIER par le texte ; si c'est pertinent, on valorise un bref retour au SENS ou au STYLE. Le cas « transformez » (par exemple passer d'une interrogation directe à une interrogation indirecte, ou d'une phrase affirmative à une phrase négative) demande d'opérer la transformation PUIS de décrire et nommer les changements effectués. L'exactitude grammaticale prime toujours sur l'interprétation.
Exemple corrigé

Délimiter le fait de langue et organiser la réponse

L'examinateur vous dit : « Vous analyserez l'interrogation dans la phrase : Ne crains-tu pas la colère des dieux ? » Comment posez-vous votre réponse en 2 points ?

  1. 01Reconnaître le domaine

    Le fait à analyser est une INTERROGATION : on est dans le domaine « interrogation (formes et types) » du programme de grammaire de première. Je ne commente pas encore le sens, je situe d'abord le fait.

  2. 02Annoncer les trois gestes

    Je préviens le jury de mon plan : 1) je nomme le type et la forme d'interrogation ; 2) j'analyse sa construction (mots interrogatifs, place du sujet, ponctuation) ; 3) je justifie par la phrase et, si possible, je dégage un effet de sens.

  3. 03Nommer

    C'est une phrase de type interrogatif (point d'interrogation final), interrogation TOTALE (la réponse attendue est oui/non, elle porte sur l'ensemble de la phrase) et de forme négative (présence de « ne … pas »).

  4. 04Relier au sens

    L'interrogation totale négative, ici, n'est pas une vraie demande d'information : c'est une question rhétorique qui suggère la réponse (« tu devrais craindre la colère des dieux »). La langue sert l'avertissement adressé au personnage.

Résultat : La réponse est structurée : domaine (interrogation), nomination précise (interrogative totale, forme négative), analyse de la construction, puis effet de sens. Les 2 points sont sécurisés par l'exactitude, et valorisés par le retour au texte.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : montrer d'emblée que vous savez de quel fait il s'agit en le nommant avec le mot juste (« phrase interrogative totale », « négation restrictive », « subordonnée relative »), puis dérouler l'analyse de façon ordonnée et complète.
  • Objectif Bac : terminer, lorsque c'est possible, par une phrase qui relie la construction au sens du passage — c'est ce qui distingue une réponse correcte d'une réponse brillante aux yeux du jury.

Erreurs fréquentes

  • Paraphraser ou commenter le sens littéraire de la phrase sans faire d'analyse grammaticale : la question évalue la LANGUE, pas l'interprétation seule.
  • Confondre nature (classe grammaticale d'un mot : nom, adjectif, conjonction…) et fonction (rôle dans la phrase : sujet, COD, complément circonstanciel…) — l'examinateur attend les deux, distinctement.

Révision active

On vous indique la phrase « Ne crains-tu pas la colère des dieux ? » tirée du texte. Délimitez précisément le fait de langue à analyser, dites à quel domaine du programme il appartient (interrogation, négation, subordination), et listez les trois gestes que votre réponse devra accomplir.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programmes et ressources en français — voie générale et technologique (lycée) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale) · Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale)

§ 02

Analyser une phrase : nature et fonction, phrase simple et phrase complexe#

●●○StandardLPeduscol-programme-francais-premiere

Nature contre fonction : deux questions différentes sur un même mot

Nature ou fonction ? Deux questionsTableau de 2 colonnes et 4 lignes, Données: Nature (classe) · Fonction (rôle); étiquette permanente · rôle dans LA phrase; question : qu'est-ce ? · question : quel rôle ?; nom, adjectif, verbe… · sujet, COD, attribut…; « cherche » = verbe · « cherche » = noyau verbal, cellule mise en évidence : « cherche » = verbeNATURE (CLASSE)FONCTION (RÔLE)étiquette permanenterôle dans LA phrasequestion : qu'est-ce ?question : quel rôle ?nom, adjectif, verbe…sujet, COD, attribut…« cherche » = verbe« cherche » = noyau verbalLa nature d'un mot est fixe ; sa fonction change selon laphrase.
Fig. 2La nature est l'étiquette permanente (classe grammaticale) ; la fonction est le rôle joué dans la phrase analysée.

Points clés

La NATURE (ou classe grammaticale) est l'étiquette permanente d'un mot, valable hors phrase : nom, déterminant, adjectif qualificatif, pronom, verbe, adverbe, préposition, conjonction de coordination, conjonction de subordination, interjection. Un mot a toujours la même nature, indépendamment de la phrase.
La FONCTION est le rôle qu'un mot ou un groupe joue DANS une phrase donnée : sujet, COD, COI, attribut du sujet, complément circonstanciel (temps, lieu, cause, but…), épithète, complément du nom, apposition. Un même mot peut changer de fonction selon les phrases. Règle d'or : on donne la nature d'un MOT/groupe et la fonction d'un MOT/groupe — jamais l'inverse.
Une phrase SIMPLE est organisée autour d'un seul verbe conjugué : elle contient une seule proposition (« Le vieillard contemple la mer. »). Une phrase COMPLEXE contient plusieurs propositions, donc plusieurs verbes conjugués, reliés par juxtaposition, coordination ou subordination.
Les trois modes de liaison des propositions : la JUXTAPOSITION relie sans mot de liaison, par la ponctuation (virgule, point-virgule, deux-points) ; la COORDINATION relie par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou un adverbe de liaison ; la SUBORDINATION relie par un subordonnant (pronom relatif, conjonction de subordination, mot interrogatif), une proposition devenant dépendante d'une autre.
Exemple corrigé

Phrase complexe : compter, identifier, nommer la liaison

Analysez la structure de la phrase « Quand le jour tombe, le voyageur, qui marche depuis l'aube, cherche enfin un abri. » : phrase simple ou complexe ? Quelles propositions ? Quels modes de liaison ?

  1. 01Compter les verbes conjugués

    Trois verbes conjugués : « tombe », « marche », « cherche ». Trois verbes conjugués = trois propositions = phrase COMPLEXE.

  2. 02Repérer la proposition principale

    Le noyau de la phrase est « le voyageur … cherche enfin un abri » : c'est la proposition PRINCIPALE (elle peut tenir seule et porte le verbe central « cherche »).

  3. 03Identifier les subordonnées et leurs subordonnants

    « Quand le jour tombe » est une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps, introduite par la conjonction « quand ». « qui marche depuis l'aube » est une subordonnée relative, introduite par le pronom relatif « qui », qui complète l'antécédent « le voyageur ».

  4. 04Nommer le mode de liaison

    Les propositions sont reliées par SUBORDINATION (deux subordonnées dépendent de la principale) ; il n'y a ici ni coordination (pas de « et / mais / donc… ») ni juxtaposition reliant deux propositions indépendantes.

Résultat : Phrase complexe à trois propositions : une principale (« le voyageur … cherche enfin un abri »), une circonstancielle de temps (« quand le jour tombe ») et une relative (« qui marche depuis l'aube »), toutes reliées par subordination.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : pour toute analyse, distinguer systématiquement la nature et la fonction du constituant désigné, en deux temps clairs (« nature : … ; fonction : … »).
  • Objectif Bac : savoir compter les verbes conjugués pour décider phrase simple / phrase complexe, puis nommer le mode de liaison (juxtaposition, coordination, subordination) entre les propositions.

Erreurs fréquentes

  • Donner la fonction quand on demande la nature (ou l'inverse) : dire « c'est un sujet » alors qu'on attend « c'est un nom » (nature), ou inversement.
  • Oublier que le participe et l'infinitif ne sont PAS des verbes conjugués porteurs de proposition au sens strict : on compte les verbes CONJUGUÉS (à un mode personnel) pour dénombrer les propositions.

Révision active

Dans la phrase « Quand le jour tombe, le voyageur, qui marche depuis l'aube, cherche enfin un abri. », dites s'il s'agit d'une phrase simple ou complexe, comptez les verbes conjugués, identifiez chaque proposition et le mode de liaison entre elles.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale) · Étude de la langue — ressources d'accompagnement (lycée) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 03

Les points au programme : l'interrogation et la négation#

●●○StandardLPeduscol-programme-francais-premiere

Typologie de l'interrogation et de la négation

Interrogation et négationTableau de 3 colonnes et 6 lignes, Données: Fait de langue · Forme · Exemple / sens; Interrog. totale · réponse oui / non · « Viens-tu ? »; Interrog. partielle · mot interrogatif · « Qui vient ? »; Interrog. indirecte · subordonnée, pas de ? · « Je demande si… »; Négation totale · ne … pas · nie toute la phrase; Négation partielle · ne … personne / rien · nie un élément; Négation restrictive · ne … que · = seulement, cellule mise en évidence : Négation restrictiveFAIT DE LANGUEFORMEEXEMPLE / SENSINTERROG. TOTALEréponse oui / non« Viens-tu ? »INTERROG.PARTIELLEmot interrogatif« Qui vient ? »INTERROG.INDIRECTEsubordonnée, pas de ?« Je demande si… »NÉGATION TOTALEne … pasnie toute la phraseNÉGATION PARTIELLEne … personne / riennie un élémentNÉGATIONRESTRICTIVEne … que= seulement« ne … que » n'est pas une vraie négation : elle équivaut à« seulement ».
Fig. 3Typologie de l'interrogation (directe / indirecte, totale / partielle) et de la négation (totale, partielle, restrictive). L'interrogation directe se construit par inversion (soutenu), « est-ce que » (courant) ou intonation (familier).

Points clés

L'interrogation TOTALE porte sur l'ensemble de la phrase et appelle une réponse oui / non (« Viendras-tu ? »). L'interrogation PARTIELLE porte sur un élément précis et appelle une information ; elle est introduite par un mot interrogatif : pronom (qui, que, quoi, lequel), déterminant (quel), ou adverbe (où, quand, comment, pourquoi, combien).
Trois constructions de l'interrogation directe, à savoir distinguer (registres) : l'inversion du sujet, soutenue (« Viendras-tu ? », « Pierre vient-il ? » avec « il » de reprise) ; la locution « est-ce que », courante (« Est-ce que tu viens ? ») ; l'intonation seule, familière, marquée à l'écrit par le seul point d'interrogation (« Tu viens ? »). L'interrogation directe se termine par un point d'interrogation.
L'interrogation INDIRECTE est une proposition subordonnée intégrée à une principale : elle n'a PAS de point d'interrogation et l'ordre des mots redevient celui de la phrase déclarative (« Je me demande si tu viendras », « Dis-moi qui vient »). Elle est introduite par « si » (interrogation totale indirecte) ou par un mot interrogatif (interrogation partielle indirecte).
La négation s'exprime le plus souvent par un système à deux éléments encadrant le verbe : « ne … pas / plus / jamais / rien / personne / aucun / nulle part / guère ». On distingue la négation TOTALE (« ne … pas », qui nie toute la phrase), la négation PARTIELLE (« ne … personne / rien / jamais / nulle part », qui ne porte que sur un élément) et la négation RESTRICTIVE « ne … que », qui n'est pas une vraie négation mais équivaut à « seulement ».
Exemple corrigé

Analyser une interrogation et une négation côte à côte

Analysez l'interrogation de « Est-ce que rien ne pourra le sauver ? », puis la négation de « Il ne reste que des cendres. »

  1. 01Interrogation : type

    « Est-ce que rien ne pourra le sauver ? » est une interrogation DIRECTE (point d'interrogation) et TOTALE : malgré la présence de « rien », la phrase appelle globalement une réponse oui/non (« Quelque chose pourra-t-il le sauver ? »). « rien » est ici le sujet, soumis à la négation.

  2. 02Interrogation : construction et registre

    La construction emploie la locution « est-ce que », de registre courant. La phrase est de forme négative (« rien ne … »). L'effet : la question rhétorique laisse entendre que rien ne pourra le sauver — désespoir suggéré par la langue.

  3. 03Négation : type

    « Il ne reste que des cendres » contient « ne … que » : ce n'est PAS une négation totale mais une négation RESTRICTIVE, équivalant à « Il reste SEULEMENT des cendres ».

  4. 04Négation : sens

    La restriction « ne … que » affirme en réalité une présence (des cendres) tout en la limitant : la langue dit le peu qui subsiste, et donc, en creux, tout ce qui a disparu. L'effet de sens est celui de la perte et du dénuement.

Résultat : Première phrase : interrogation directe totale, construction « est-ce que », forme négative, valeur rhétorique. Seconde phrase : négation restrictive « ne … que » = « seulement », qui affirme en limitant et souligne la perte.

Objectif Bac

  • Objectif Bac : pour une interrogation, préciser systématiquement trois choses — directe ou indirecte, totale ou partielle, et la construction employée (inversion / est-ce que / intonation) avec son registre.
  • Objectif Bac : pour une négation, dire si elle est totale, partielle ou restrictive, repérer les deux éléments (« ne … X »), et signaler le cas du « ne » explétif (qui ne marque pas la négation, ex. « avant qu'il ne parte »).

Erreurs fréquentes

  • Prendre « ne … que » pour une vraie négation : c'est une RESTRICTION (= « seulement ») ; « Il ne lit que des romans » signifie « il lit seulement des romans », ce qui est une affirmation restreinte.
  • Oublier le « ne » dans l'analyse parce qu'il est souvent absent à l'oral familier : dans un texte littéraire écrit, la négation correcte comporte « ne », et l'analyse doit nommer les deux éléments.

Révision active

Analysez l'interrogation de « Est-ce que rien ne pourra le sauver ? », puis analysez la négation de la phrase « Il ne reste que des cendres. » : dans chaque cas, donnez le type, la forme et la construction, et précisez le sens.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale) · Programmes et ressources en français — voie générale et technologique (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 04

La subordination : relatives, complétives, circonstancielles et leurs subordonnants#

●●●ApprofondissementLPeduscol-programme-francais-premiere

Arbre d'analyse d'une phrase complexe à trois subordonnées

Une phrase complexe à trois subordonnéesArbre de probabilité, 3 chemins, Données: Concession : bien qu'il pleuve (subj.); Relative : qui connaît la mer (ind.); Complétive : que le vent tombera (ind.)PRINCIPALE : le pêcheur espèreConcession : bien qu'il pleuve (subj.)Relative : qui connaît la mer (ind.)Complétive : que le vent tombera (ind.)
Fig. 4La principale « le pêcheur espère » commande trois subordonnées : une circonstancielle de concession, une relative et une complétive.

Points clés

La proposition subordonnée RELATIVE est introduite par un PRONOM RELATIF (qui, que, dont, où, lequel/duquel/auquel…) ; elle complète un nom ou un pronom appelé ANTÉCÉDENT, dont elle est, comme un adjectif, le complément (fonction la plus courante : complément de l'antécédent, dite aussi épithète). Ex. : « le livre QUE je lis » — « que » = pronom relatif, COD de « lis » ; la relative complète « le livre ».
La proposition subordonnée CONJONCTIVE COMPLÉTIVE est introduite par la conjonction de subordination « QUE » (parfois « ce que », « à ce que ») ; elle occupe une fonction essentielle de la phrase, le plus souvent COD du verbe principal. Ex. : « Je crois QUE tu as raison » — la complétive est COD de « crois ». Elle peut aussi être sujet (« Qu'il parte m'attriste ») ou attribut.
Les propositions subordonnées CIRCONSTANCIELLES sont introduites par une conjonction (ou locution conjonctive) de subordination et expriment une circonstance : temps (quand, lorsque, dès que…), cause (parce que, puisque, comme…), conséquence (si bien que, de sorte que…), but (afin que, pour que…), concession/opposition (bien que, quoique, alors que…), condition/hypothèse (si, à condition que, pourvu que…). Leur fonction est complément circonstanciel.
Pour identifier une subordonnée, suivre quatre questions : (1) quel est le SUBORDONNANT (pronom relatif, conjonction « que », conjonction circonstancielle) ? (2) quelle est la NATURE de la subordonnée (relative / complétive / circonstancielle) ? (3) quelle est sa FONCTION (complément de l'antécédent / COD ou sujet / complément circonstanciel) ? (4) quel est le MODE du verbe (indicatif après la plupart des causales et temporelles ; SUBJONCTIF après but, concession et certaines conséquences/conditions).
Exemple corrigé

Démêler trois subordonnées dans une phrase complexe

Dans « Bien qu'il pleuve, le pêcheur, qui connaît la mer, espère que le vent tombera. », identifiez les trois subordonnées : subordonnant, nature, fonction et mode du verbe.

  1. 01Première subordonnée

    « Bien qu'il pleuve » : subordonnant = locution conjonctive « bien que » ; nature = subordonnée conjonctive circonstancielle de CONCESSION ; fonction = complément circonstanciel de concession ; mode = SUBJONCTIF (« pleuve »), exigé par « bien que ».

  2. 02Deuxième subordonnée

    « qui connaît la mer » : subordonnant = pronom relatif « qui » ; nature = subordonnée RELATIVE ; fonction = complément de l'antécédent « le pêcheur » (le pronom relatif « qui » est sujet de « connaît » à l'intérieur de la relative) ; mode = INDICATIF (« connaît »).

  3. 03Troisième subordonnée

    « que le vent tombera » : subordonnant = conjonction de subordination « que » ; nature = subordonnée conjonctive COMPLÉTIVE ; fonction = COD du verbe « espère » ; mode = INDICATIF (« tombera »), car « espérer que » se construit à l'indicatif.

  4. 04Vérifier le test du « que »

    Le « qui » a un antécédent (« le pêcheur ») : c'est bien un pronom relatif. Le « que » de « espère que » n'a aucun antécédent : c'est une conjonction, donc une complétive — et non une relative.

Résultat : Trois subordonnées : circonstancielle de concession « bien qu'il pleuve » (subjonctif, CC de concession), relative « qui connaît la mer » (indicatif, complément de l'antécédent), complétive « que le vent tombera » (indicatif, COD d'« espère »).

Objectif Bac

  • Objectif Bac : ne jamais confondre le « que » conjonction de subordination (complétive : « je sais QUE… ») et le « que » pronom relatif (relative : « le livre QUE… ») — le test est l'antécédent : le pronom relatif en a un, la conjonction n'en a pas.
  • Objectif Bac : justifier le MODE du verbe de la subordonnée (indicatif / subjonctif) car le programme attend qu'on relie subordonnant et mode (ex. subjonctif après « bien que », « pour que », « avant que »).

Erreurs fréquentes

  • Confondre subordonnée relative et subordonnée complétive parce qu'elles peuvent toutes deux commencer par « que » : la relative a un ANTÉCÉDENT (un nom qu'elle complète) et « que » y est pronom (souvent COD) ; la complétive n'a pas d'antécédent et « que » y est simple conjonction.
  • Confondre la conjonction « comme » (cause : « Comme il pleut, je reste ») avec « comme » comparatif (« blanc comme neige ») — seule la première introduit une subordonnée circonstancielle de cause.

Révision active

Dans la phrase « Bien qu'il pleuve, le pêcheur, qui connaît la mer, espère que le vent tombera. », identifiez les trois subordonnées : pour chacune, donnez le subordonnant, la nature, la fonction et le mode du verbe.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale) · Étude de la langue — ressources d'accompagnement (lycée) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)

§ 05

Méthode : nommer, analyser, justifier et relier au sens du texte#

●●○StandardLPeduscol-programme-francais-premiere

Le gabarit de réponse en quatre temps

Le gabarit de réponse en quatre tempsGraphe, 1. Nommer (terminologie) → 2. Analyser (nature, fonction), 2. Analyser (nature, fonction) → 3. Justifier (par le texte), 3. Justifier (par le texte) → 4. Relier au sens1. Nommer(terminologie)2. Analyser(nature,fonction)3. Justifier(par le texte)4. Relier ausens
Fig. 5Un parcours fixe : nommer, puis analyser, puis justifier par le texte, puis relier au sens — l'étape « relier » est valorisée mais non obligatoire.

Points clés

Méthode en quatre temps, à appliquer à tout fait de langue : (1) NOMMER précisément le fait avec la terminologie exacte ; (2) ANALYSER la construction (nature et fonction des constituants, subordonnant, mode et temps du verbe) ; (3) JUSTIFIER chaque affirmation en citant le segment du texte (le test ou la manipulation qui prouve l'analyse) ; (4) RELIER, si c'est pertinent, la construction au sens ou au style du passage.
Manipulations qui prouvent une analyse : la PRONOMINALISATION (remplacer un groupe par un pronom révèle sa fonction : « il/elle » → sujet, « le/la » → COD, « lui » → COI), le DÉPLACEMENT et la SUPPRESSION (un complément circonstanciel se déplace et se supprime ; un COD ne se supprime pas sans changer le sens), la SUBSTITUTION du subordonnant (« bien que » remplaçable par « même si » confirme la concession).
Pour gérer le stress, préparez un ORDRE de réponse fixe et toujours le même : type/forme de phrase → repérage du fait → nature → fonction → mode/temps si verbe → justification par le texte → effet de sens. Ce gabarit garantit l'exhaustivité sous pression.
Le lien LANGUE ↔ SENS doit rester sobre et exact : on ne plaque pas une interprétation. On observe que telle construction (interrogation rhétorique, négation restrictive, accumulation de subordonnées, rythme ternaire) PRODUIT un effet précis dans CE passage (insistance, doute, fermeture, tension), sans extrapoler.
Exemple corrigé

Appliquer la méthode complète sur une phrase du texte

Appliquez la méthode (nommer, analyser, justifier, relier) à : « Il n'avançait plus, mais la nuit, elle, ne cessait de tomber. »

  1. 01Nommer les faits

    La phrase est COMPLEXE et de forme NÉGATIVE dans ses deux propositions. Deux propositions indépendantes, reliées par COORDINATION (conjonction « mais », adversative). Première négation : « ne … plus » (négation de temps, fin d'un procès). Seconde négation : « ne cessait de tomber » (« ne … » + verbe « cesser », tournure négative équivalant à « continuait de tomber »).

  2. 02Analyser

    Prop. 1 : « Il n'avançait plus » — sujet « il », verbe « avançait » (imparfait), négation « ne … plus ». Prop. 2 : « la nuit … ne cessait de tomber » — sujet « la nuit » repris par le pronom « elle » (reprise emphatique, en apposition détachée), verbe « ne cessait » (imparfait). « mais » = conjonction de coordination, marque l'opposition entre les deux mouvements.

  3. 03Justifier par le texte

    La coordination se prouve par la conjonction « mais », qui relie deux propositions à verbes conjugués autonomes (« avançait », « cessait »). La reprise « la nuit, elle » se vérifie : « elle » reprend « la nuit » et peut être supprimé sans changer la construction de base — c'est donc une reprise emphatique, non un second sujet.

  4. 04Relier au sens

    L'opposition « mais » construit un contraste : l'homme s'arrête (« ne … plus »), la nuit, au contraire, ne s'arrête pas (« ne cessait de »). Les deux négations, jouant en sens inverse, opposent l'immobilité du personnage au mouvement implacable de la nuit — la langue dit l'écrasement de l'homme par le temps qui passe.

Résultat : Phrase complexe, deux indépendantes coordonnées par « mais » (opposition) ; négations « ne … plus » et « ne cessait de » jouant en miroir ; reprise emphatique « la nuit, elle ». L'effet : un contraste entre l'arrêt de l'homme et la marche continue de la nuit.

Schritt-für-Schritt Erklärung4 Schritte
  1. 1

    Première étape : nommer. Dès que l'examinateur vous donne la phrase, identifiez le domaine — interrogation, négation, subordination — et donnez le mot juste. On ne commente pas le sens tout de suite : on étiquette le fait avec exactitude.

    Étape 1 — Nommer

    Nommer : reconnaître le domaineTableau de 2 colonnes et 3 lignes, Données: Domaine · Ce qu'on nomme; Interrogation · directe/indirecte, totale/partielle; Négation · totale / partielle / restrictive; Subordination · relative / complétive / circonst., cellule mise en évidence : NégationDOMAINECE QU'ON NOMMEINTERROGATIONdirecte/indirecte, totale/partielleNÉGATIONtotale /partielle /restrictiveSUBORDINATIONrelative /complétive /circonst.Terminologie exacte d'abord — pas le sens.
  2. 2

    Deuxième étape : analyser. Donnez la nature et la fonction des constituants ; pour une subordonnée, le subordonnant et le mode du verbe. C'est le cœur technique de la réponse, celui qui sécurise les points.

    Étape 2 — Analyser

    Analyser : le cœur techniqueTableau de 2 colonnes et 3 lignes, Données: On donne · Quoi; Nature · classe grammaticale; Fonction · rôle dans la phrase; Si subordonnée · subordonnant + mode, cellule mise en évidence : Si subordonnéeON DONNEQUOINATUREclasse grammaticaleFONCTIONrôle dans la phraseSI SUBORDONNÉEsubordonnant + mode
  3. 3

    Troisième étape : justifier. Prouvez votre analyse par le texte : pronominalisez pour trouver la fonction, déplacez ou supprimez pour reconnaître un complément circonstanciel, substituez le subordonnant. La preuve vaut mieux que l'affirmation.

    Étape 3 — Justifier

    Justifier : les manipulationsTableau de 2 colonnes et 3 lignes, Données: Manipulation · Ce qu'elle révèle; Pronominaliser · la fonction (sujet / COD / COI); Déplacer / supprimer · le compl. circonstanciel; Substituer le subordonnant · la nature / la valeur, cellule mise en évidence : Substituer le subordonnantMANIPULATIONCE QU'ELLE RÉVÈLEPRONOMINALISERla fonction (sujet /COD /COI)DÉPLACER /SUPPRIMERle compl. circonstancielSUBSTITUER LESUBORDONNANTla nature / la valeurLa preuve vaut mieux que l'affirmation.
  4. 4

    Quatrième étape, facultative mais payante : relier au sens. Montrez ce que la construction produit dans ce passage précis — insistance, doute, fermeture. L'effet doit découler de l'analyse, jamais d'une interprétation plaquée.

    Étape 4 — Relier au sens

    Relier la construction au sensGraphe, Construction (grammaticale) → Effet de sens (ce passage)Construction(grammaticale)Effet de sens(ce passage)

Objectif Bac

  • Objectif Bac : dérouler la réponse selon un gabarit fixe (nommer → analyser → justifier → relier) pour ne rien oublier et montrer de la méthode au jury.
  • Objectif Bac : citer le texte pour justifier (« je le vois parce que… », pronominalisation, déplacement) plutôt que d'affirmer sans preuve : la justification par le texte est explicitement attendue.

Erreurs fréquentes

  • Réciter une fiche générale sur l'interrogation ou la subordination sans revenir à la phrase précise du texte : la question porte sur CE segment, et l'analyse doit s'y ancrer.
  • Plaquer un « effet de style » convenu sans rapport démontré avec la construction (ex. « cela crée du rythme ») : l'effet doit découler de l'analyse grammaticale réellement faite.

Révision active

On vous donne la phrase « Il n'avançait plus, mais la nuit, elle, ne cessait de tomber. » Appliquez la méthode complète : nommez le(s) fait(s) de langue, analysez (négations, coordination, structure), justifiez par le texte, et dégagez un effet de sens.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programmes et ressources en français — voie générale et technologique (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale) · Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01La question de grammaire à l'oral : principe, barème et lien avec le texte○
    • 02Analyser une phrase : nature et fonction, phrase simple et phrase complexe◐
    • 03Les points au programme : l'interrogation et la négation◐
    • 04La subordination : relatives, complétives, circonstancielles et leurs subordonnants●
    • 05Méthode : nommer, analyser, justifier et relier au sens du texte◐

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Des fiches à l'entraînement

La question de grammaire (épreuve orale)

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

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Compétences
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Références et sources

Sources

Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale

  • Programmes et ressources en français — voie générale et technologique (lycée)

Bulletin officiel de l'Éducation nationale

  • Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019

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