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Fiches/Anglais (LVA)/Fictions et réalités
Fiches · Anglais (LVA)FR · Bac

Fictions et réalités

« Fictions et réalités » est l'un des huit axes de la thématique culturelle « Gestes fondateurs et mondes en mouvement » du programme d'anglais (LVA) du cycle terminal. Il explore, dans les aires anglophones, la frontière mouvante entre la FICTION et le RÉEL : les mythes et récits fondateurs (légendes arthuriennes, frontier myth, American Dream), les héros et figures de l'imaginaire (du héros épique au super-héros et à l'anti-héros), les dystopies et la science-fiction (Orwell « 1984 », Huxley « Brave New World », Atwood « The Handmaid's Tale ») et le pouvoir des récits sur notre perception du monde (storytelling, réécriture de l'histoire). Comme tout l'enseignement de LVA, cet axe vise le niveau B2 du CECRL sur les cinq activités langagières et la médiation ; il est évalué EN CONTRÔLE CONTINU (moyennes de bulletins), et non par une épreuve écrite terminale nationale : l'objectif est donc de savoir COMPRENDRE un extrait fictionnel, ANALYSER comment une fiction éclaire ou déforme la réalité et PRODUIRE en anglais un texte ou un exposé sur un mythe, un héros ou une dystopie — non de réciter un cours d'histoire littéraire.

5 sections·~33 min de lecture·4 compétences·Niveau Base 1 · Standard 4·Vérifié · 06/2026

T·0666 / 9
Profil d’examen
Comprendre en anglais des extraits littéraires et fictionnels (roman, récit, conte, dystopie, science-fiction) au niveau B2 : identifier l'intrigue, le narrateur, le cadre et le sens d'un passage — réception écrite et orale guidée.Analyser comment une fiction ÉCLAIRE ou DÉFORME la réalité : distinguer fiction et réalité, repérer le point de vue narratif, le symbole et la visée (mythe fondateur, mise en garde dystopique, héros porteur de valeurs).Produire, à l'écrit et à l'oral en continu, un texte ou un exposé sur un mythe, un héros ou une dystopie, en racontant, en interprétant et en mobilisant le lexique de la narration et de l'analyse littéraire (plot, narrator, symbol, setting).Interagir et assurer la médiation : raconter et interpréter un récit pour un interlocuteur, en dégager le sens, reformuler et confronter des points de vue sur le rapport entre fiction et réalité.
Opérateurs :comprendre (réception d'un extrait fictionnel, niveau B2)raconter / résumer (restituer une intrigue, un mythe)analyser (narrateur, point de vue, symbole, procédés)interpréter / dégager le sens (ce que la fiction dit du réel)argumenter (produire un texte ou un exposé nuancé)comparer / confronter (mythe vs réel, deux dystopies, deux points de vue)rendre compte / reformuler (médiation d'un récit)

niveau de base

Cet axe relève de l'enseignement COMMUN d'anglais (LVA), évalué en contrôle continu : commencez par maîtriser le vocabulaire du récit (plot, character, narrator, setting, point of view, symbol, fiction vs reality) et quelques repères sûrs (le mythe arthurien, l'American Dream, « 1984 » d'Orwell, un super-héros). Entraînez-vous à RACONTER un mythe ou un récit simplement, puis à dire ce qu'il signifie (quelle valeur, quelle mise en garde) — la fiction parle toujours du réel.

niveau approfondi

Pour aller plus loin (élève de spécialité LLCER-anglais ou candidat au Grand oral) : reliez plusieurs œuvres pour construire une problématique nuancée (« Why do societies need myths? », « Can a dystopia be a warning about our own world? », « Do we still need heroes? »), comparez deux dystopies (Orwell vs Huxley : contrôle par la peur vs par le plaisir) et entraînez-vous à la médiation (raconter et interpréter un récit). Attention : la spécialité LLCER comporte une épreuve terminale propre, distincte de la LVA — ne confondez pas les deux exigences.

Profondeur

Profondeur de lecture : Approfondi

Texte

Taille du texte : Standard

Sommaire · 5 sections▾
  1. Fictions et réalités
    • 01Mythes et récits fondateurs○
    • 02Héros et figures de l'imaginaire◐
    • 03Fiction et réalité : dystopies et science-fiction◐
    • 04Le pouvoir des récits sur le réel◐
    • 05Œuvres clés et méthode d'analyse littéraire◐
§ 01

Mythes et récits fondateurs#

●○○BaseLPeduscol-programme-langues-vivantes

What a founding myth does

Ce que fait un récit fondateurArbre de probabilité, 4 chemins, Données: Raconte l'histoire d'une communauté; Explique des origines et des valeurs; Unit et transmet des valeurs partagées; Peut occulter une réalité plus dureUn récit fondateurRaconte l'histoire d'une communautéExplique des origines et des valeursUnit et transmet des valeurs partagéesPeut occulter une réalité plus dure
Fig. 1Un mythe fondateur n'est pas un simple conte : il explique des origines, unit une communauté et transmet des valeurs partagées — tout en pouvant masquer une réalité plus dure. La question critique est toujours : à qui appartient cette histoire, et qu'oublie-t-elle ?

Points clés

Un MYTHE (« a myth ») est un récit ancien et collectif qui explique le monde, fonde une communauté et transmet ses valeurs. Un RÉCIT FONDATEUR (« a founding narrative / a founding myth ») raconte les origines ou les valeurs d'une nation. Ce ne sont pas des faits historiques exacts, mais des histoires que l'on se RACONTE pour donner du sens : « a story a community tells about itself ». Lexique : « a myth », « a legend » (une légende), « a tale » (un conte), « a hero », « to embody » (incarner), « to convey values » (transmettre des valeurs), « shared / collective ».
Le monde anglophone a ses grands mythes fondateurs. Au Royaume-Uni, la LÉGENDE ARTHURIENNE (« the Arthurian legend »): le roi Arthur, l'épée Excalibur, les chevaliers de la Table ronde et la quête du Graal incarnent l'honneur, la loyauté et un idéal de royauté juste. Aux États-Unis, le FRONTIER MYTH (le mythe de la Frontière) et l'AMERICAN DREAM (le rêve américain): l'idée qu'avec du travail et du courage, chacun peut conquérir un territoire neuf et réussir, « from rags to riches » (de la misère à la richesse).
Un mythe REMPLIT une FONCTION SOCIALE : il unit (« it brings people together »), il transmet un modèle de conduite, il explique des origines, il légitime des valeurs. L'AMERICAN DREAM, par exemple, structure encore l'imaginaire collectif américain : self-made man, égalité des chances, terre promise. Mais un mythe peut aussi MASQUER une réalité plus dure : le frontier myth héroïse les pionniers tout en effaçant souvent la violence faite aux peuples autochtones (« Native Americans »). Un mythe éclaire ET déforme à la fois.
ATTENTION à ne pas confondre MYTHE et MENSONGE. Un mythe n'est pas « faux »: il dit une VÉRITÉ symbolique sur une communauté, ses espoirs et ses peurs, même quand il n'est pas exact historiquement. Lire un mythe de façon critique, c'est se demander : QUI le raconte, POUR QUI, et que CHERCHE-T-IL à fonder ou à justifier ? (« Whose story is this, and what does it leave out? »).
Méthode (B2) : pour présenter un mythe fondateur, suivez un ordre clair. RACONTER l'histoire en bref (« The legend tells how… »), au présent de narration ou au prétérit. NOMMER les figures et symboles clés (Excalibur, the Round Table, the frontier). DÉGAGER les valeurs et la fonction (« it embodies / it conveys the values of… », « it explains / it justifies… »). On ne se contente jamais de résumer : on dit ce que le mythe SIGNIFIE pour la communauté qui le porte.

Founding myths of the English-speaking world

Mythes fondateurs du monde anglophoneroue segmentée, 3 segments, Données: Mythes fondateurs, Légende arthurienne (UK), American Dream (USA), Mythe de la Frontière (USA)Légende arthurienne (UK)Excalibur, Table ronde = honneur, loyautéAmerican Dream (USA)from rags to riches = chances égales, espoirMythe de la Frontière (USA)pionniers, l’Ouest = courage (occulte les Amérindiens)Mythes fondateursTrois grands mythes fondateurs du monde anglophone.
Fig. 2Chaque aire anglophone a ses récits fondateurs : la légende arthurienne au Royaume-Uni (honneur, loyauté), le frontier myth et l'American Dream aux États-Unis (courage, espoir, égalité des chances) — des histoires qui fondent une identité collective tout en sélectionnant ce qu'elles racontent.
Exemple corrigé

Presenting a founding myth: the American Dream

In English, present the American Dream as a founding myth of the United States: explain briefly what it is, name its key images, and show what values it conveys — and how it can both inspire people and hide a harsher reality.

  1. 01Define the myth and its origins

    Open by stating what it is: « The American Dream is a founding myth of the United States: it is the belief that, in America, anyone — whatever their origins — can succeed through hard work, courage and determination. It is closely linked to the country's image as a 'land of opportunity'. » Naming it as a myth (not a fact) is the key move.

  2. 02Name the key images

    Give the recurring figures: « Its central image is the 'self-made man' who rises 'from rags to riches', along with the idea of the frontier — a new land waiting to be conquered. The Statue of Liberty welcoming immigrants is one of its most powerful symbols. »

  3. 03Bring out the values and function

    Interpret, do not just describe: « This myth conveys the values of hope, equality of chances and individual effort. It unites a nation of immigrants around a shared promise and explains why people from all over the world have come to the United States. »

  4. 04Show how it both inspires and hides

    Add the critical, nuanced layer: « However, the myth also hides a harsher reality: not everyone has the same chances, and social inequalities, racism or poverty can block the dream. The American Dream therefore both inspires people and masks the obstacles that many of them face. »

Résultat : Une bonne réponse définit l'American Dream comme un MYTHE fondateur (et non un fait), en nomme les images clés (self-made man, from rags to riches, the frontier, la Statue of Liberty), en dégage les valeurs et la fonction (espoir, égalité des chances, unir une nation d'immigrants), puis ajoute la nuance critique (le mythe inspire mais masque les inégalités réelles). L'anglais reste clair et structuré (B2), avec le lexique du récit (a founding myth, to convey values, to embody).

Schritt-für-Schritt Erklärung2 Schritte
  1. 1

    Un mythe n'est pas un mensonge : c'est une histoire qu'une communauté se raconte pour donner du sens à ce qu'elle est. Pour le comprendre, allez du récit à la valeur.

    a story→shared values→collective identity\text{a story} \to \text{shared values} \to \text{collective identity}a story→shared values→collective identity
  2. 2

    Demandez-vous toujours, devant un mythe fondateur : à qui appartient cette histoire, et qu'oublie-t-elle ?

    A myth lights up and leaves out

    Un mythe éclaire et occulteGraphe, Le mythe → Éclaire : valeurs, espoir, identité, Le mythe → Occulte : quelle histoire manque ?Le mytheÉclaire :valeurs, espoir,identitéOcculte : quellehistoire manque?

Objectif Bac

  • Objectif Bac (contrôle continu) : raconter en anglais correct un mythe ou un récit fondateur du monde anglophone (légende arthurienne, frontier myth, American Dream) et en dégager au moins une valeur ou une fonction (unir, transmettre, expliquer, légitimer).
  • Objectif Bac : montrer qu'un mythe ÉCLAIRE et en même temps DÉFORME le réel (par exemple l'American Dream entre promesse d'égalité et réalité sociale, ou le frontier myth qui héroïse les pionniers en effaçant les Native Americans), et employer le lexique du récit (myth, legend, to embody, to convey values).

Erreurs fréquentes

  • Confondre « a myth » (un récit fondateur porteur de sens) et « a lie » (un mensonge) : un mythe n'est pas simplement « faux »; il dit une vérité symbolique sur une communauté. Dire « the American Dream is a lie » est plus pauvre que « the American Dream is a powerful myth that both inspires people and hides social inequalities ».
  • Se contenter de RÉSUMER l'histoire sans l'INTERPRÉTER : raconter la quête du Graal ou l'ascension d'un self-made man ne suffit pas ; le niveau B2 attend que l'on dise quelles VALEURS le mythe transmet et quelle est sa FONCTION. Attention aussi au faux ami « to attend » (= assister à, et non « attendre » = to wait for) et à « actually » (= en fait, et non « actuellement » = currently).

Révision active

Choisissez un mythe ou un récit fondateur du monde anglophone (par exemple la légende arthurienne, le frontier myth ou l'American Dream). En anglais (environ 12 phrases), racontez-le brièvement, nommez ses figures et symboles clés, puis expliquez quelles valeurs il transmet et quelle fonction sociale il remplit — et, si vous le pouvez, en quoi il peut aussi masquer une réalité plus complexe.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues vivantes — cycle terminal, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) : thématique « Gestes fondateurs et mondes en mouvement », axe « Fictions et réalités » (mythes, légendes et récits fondateurs des cultures anglophones) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 02

Héros et figures de l'imaginaire#

●●○StandardLPeduscol-programme-langues-vivantes

Hero vs anti-hero

Héros vs anti-hérosTableau de 3 colonnes et 3 lignes, Données: Le héros · L’anti-héros; Nature · vertueux, courageux · ordinaire, faillible; Morale · valeurs claires · ambiguïté morale; Effet · facile à admirer · proche de nous, réaliste, cellule mise en évidence : ambiguïté moraleLE HÉROSL’ANTI-HÉROSNATUREvertueux, courageuxordinaire, faillibleMORALEvaleurs clairesambiguïté moraleEFFETfacile à admirerproche de nous, réalisteCe qu’une société admire dans ses héros révèle ses valeurs.
Fig. 3Le héros traditionnel incarne des valeurs claires et sert de modèle ; l'anti-héros, imparfait et ambigu, rend la fiction plus proche du réel et plus 'relatable'. Étudier les héros d'une culture, c'est lire ses idéaux et ses doutes.

Points clés

Un HÉROS (« a hero »: féminin « a heroine ») est une figure de l'imaginaire qui incarne les valeurs d'une époque ou d'une culture. Il accomplit un exploit, affronte une épreuve, défend une cause. Lexique : « a hero / a heroine », « courage », « a quest » (une quête), « to overcome » (surmonter), « to fight for », « a role model » (un modèle), « to embody values ». Le héros est un MIROIR : ce qu'une société admire chez ses héros dit ce qu'elle valorise.
Le monde anglophone est riche en figures héroïques. Le SUPER-HÉROS (« the superhero ») est une création de la culture populaire américaine (« American comics »): Superman, Spider-Man, Captain America incarnent le bien contre le mal, la responsabilité (« with great power comes great responsibility »), parfois l'idéal national. Ils sont des MYTHES MODERNES : des récits collectifs qui, comme les anciens, transmettent des valeurs (justice, sacrifice, devoir).
Face au héros traditionnel se dresse l'ANTI-HÉROS (« the anti-hero »): un personnage central qui n'a PAS les qualités attendues d'un héros — il est ordinaire, ambigu, faillible, parfois moralement douteux. L'anti-héros (très présent dans le roman, le cinéma et les séries anglophones) rend la fiction plus PROCHE du réel : un personnage imparfait nous ressemble davantage. Lexique : « flawed » (imparfait), « ordinary », « morally ambiguous », « relatable » (auquel on s'identifie).
Le héros a une FONCTION : il propose un MODÈLE (« a role model ») et permet au lecteur ou au spectateur de s'identifier (« to identify with a character »). À chaque époque ses héros : le chevalier médiéval, le pionnier, le détective (Sherlock Holmes), le super-héros, l'anti-héros contemporain. Étudier les héros d'une culture, c'est lire en creux ses peurs et ses idéaux. Le héros n'existe d'ailleurs souvent que face à un ennemi (« a villain »): le récit se construit sur leur opposition.
Méthode (B2) : pour analyser une figure héroïque, ne racontez pas seulement ses aventures — CARACTÉRISEZ-la. Dites QUELLES VALEURS elle incarne (« the character embodies courage and self-sacrifice »), à QUELLE ÉPREUVE elle est confrontée (« he/she must overcome… »), et POURQUOI le public s'y identifie ou non. Comparez si possible un héros traditionnel et un anti-héros pour montrer comment la fiction se rapproche du réel.

What a hero is made of

De quoi un héros est faitGraphe, Le héros → Des VALEURS incarnées : courage, justice, Le héros → Une QUÊTE / une épreuve à surmonter, Le héros → Un ADVERSAIRE à affronter, Le héros → Identification : un modèle pour le publicLe hérosDes VALEURSincarnées :courage, justiceUne QUÊTE /uneépreuve àsurmonterUn ADVERSAIRE àaffronterIdentification :un modèle pourle public
Fig. 4Un héros se définit moins par ses exploits que par ce qu'il incarne : des valeurs, une quête ou une épreuve à surmonter, un adversaire qui le révèle, et un pouvoir d'identification. La bonne question reste : que représente ce héros ?
Exemple corrigé

Comparing a hero and an anti-hero

In English, explain the difference between a traditional hero and an anti-hero, using examples from the English-speaking world, and say why anti-heroes have become so popular in modern fiction.

  1. 01Characterise the traditional hero

    Start with the classic figure: « A traditional hero, such as a superhero like Superman or Captain America, embodies clear values: courage, justice and self-sacrifice. He fights villains, overcomes great dangers and serves as a role model. The public is meant to admire and look up to him. »

  2. 02Characterise the anti-hero

    Contrast with the modern figure: « An anti-hero, by contrast, is the central character of a story but lacks these heroic qualities. He or she is ordinary, flawed and often morally ambiguous, making mistakes and acting for selfish or doubtful reasons. Many recent novels, films and series build their plots around such characters. »

  3. 03Explain why anti-heroes are popular

    Give the interpretation: « Anti-heroes have become popular because they feel more realistic and 'relatable': a flawed character resembles us more than a perfect one. They allow fiction to explore the grey areas of human behaviour, where most real choices are made, rather than a simple fight between good and evil. »

  4. 04Conclude on fiction and reality

    Tie it back to the axis: « In this way, the shift from heroes to anti-heroes shows how fiction moves closer to reality. By giving us imperfect characters, modern stories hold up a more honest mirror to who we are. »

Résultat : Une bonne réponse caractérise le héros traditionnel (valeurs claires, modèle : Superman, Captain America) et l'anti-héros (ordinaire, imparfait, moralement ambigu), explique pourquoi l'anti-héros séduit (il est plus réaliste et 'relatable', il explore les zones grises) et conclut sur le rapport fiction/réalité (la fiction se rapproche du réel en offrant des personnages imparfaits). L'anglais reste clair et nuancé (B2), avec le lexique de l'analyse (to embody, flawed, morally ambiguous, relatable, a role model).

Objectif Bac

  • Objectif Bac : présenter et caractériser en anglais une figure héroïque du monde anglophone (super-héros, détective, anti-héros), en nommant au moins deux valeurs qu'elle incarne et l'épreuve ou la quête qu'elle affronte.
  • Objectif Bac : opposer le HÉROS traditionnel (vertueux, modèle) et l'ANTI-HÉROS (imparfait, ambigu, proche du réel) et expliquer pourquoi l'anti-héros rend la fiction plus 'relatable', en employant le lexique adapté (a hero, a quest, to embody, flawed, a role model).

Erreurs fréquentes

  • Se contenter de RACONTER les aventures d'un héros sans dire ce qu'il INCARNE : énumérer les exploits de Spider-Man ne vaut pas une analyse ; le niveau B2 attend que l'on nomme les valeurs (responsabilité, sacrifice) et la fonction (modèle, identification). « What does the character stand for? » est la question centrale.
  • Confondre « a hero » (un héros) et « a villain » (un méchant), ou employer « heroic » pour qualifier n'importe quel personnage central. Attention aussi au faux ami « to support » (= soutenir, et non « supporter / endurer » = to bear / to put up with) et à « character » (= personnage, et non « caractère / tempérament » = personality / temper).

Révision active

Choisissez une figure héroïque du monde anglophone (par exemple un super-héros comme Spider-Man, un détective comme Sherlock Holmes, ou un anti-héros d'une série ou d'un roman). En anglais (environ 12 phrases), présentez le personnage, dites quelles valeurs il incarne et à quelle épreuve il est confronté, puis expliquez pourquoi le public s'identifie à lui — en précisant s'il s'agit d'un héros traditionnel ou d'un anti-héros, et ce que cela change.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues vivantes — cycle terminal, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) : axe « Fictions et réalités » (héros, figures imaginaires et leur fonction sociale ; le héros et l'anti-héros) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 03

Fiction et réalité : dystopies et science-fiction#

●●○StandardLPeduscol-programme-langues-vivantes

How a dystopia works: fiction as a warning

La dystopie, une mise en gardeGraphe, PARTIR d'un trait réel (surveillance…) → Le POUSSER à l'extrême (société future), Le POUSSER à l'extrême (société future) → AVERTIR : voilà où cela peut menerPARTIR d'untrait réel(surveillance…)Le POUSSER àl'extrême(société future)AVERTIR : voilàoù cela peutmener
Fig. 5Une dystopie n'invente pas pour fuir le réel : elle prend une tendance de notre monde, la pousse à l'extrême dans une société imaginaire, et nous met en garde. La fiction devient un miroir critique du présent.

Points clés

La SCIENCE-FICTION (« science fiction », « sci-fi ») imagine des mondes futurs, technologiques ou extraterrestres, pour interroger le présent : « it imagines a future to question the present ». La DYSTOPIE (« a dystopia ») est son versant sombre : une société imaginaire en apparence ordonnée mais en réalité oppressive (contraire de l'UTOPIE, « a utopia », société idéale). Lexique : « a dystopia », « totalitarian », « surveillance », « to control », « oppression », « a warning » (un avertissement), « a cautionary tale » (un récit qui met en garde).
Trois GRANDES DYSTOPIES anglophones sont des références incontournables. « 1984 » (George Orwell, 1949) : un État totalitaire surveille tout (« Big Brother is watching you »), réécrit l'histoire et contrôle jusqu'à la langue (la « Newspeak ») et la pensée — un avertissement contre le totalitarisme et la surveillance. « BRAVE NEW WORLD » (Aldous Huxley, 1932) : une société qui contrôle non par la peur mais par le PLAISIR, le conditionnement et une drogue, le « soma ». « THE HANDMAID'S TALE » (Margaret Atwood, 1985) : une dictature théocratique qui asservit les femmes — une mise en garde sur les droits.
La dystopie fonctionne comme une MISE EN GARDE (« a cautionary tale »): en POUSSANT À L'EXTRÊME une tendance du présent (surveillance, manipulation, perte des libertés, recul des droits), elle nous fait voir où elle pourrait mener. « A dystopia takes a feature of our world and pushes it to the extreme ». La fiction ne s'évade donc pas du réel : elle l'éclaire d'une lumière crue. C'est pourquoi des mots de « 1984 » (« Big Brother », « Orwellian », « doublethink ») sont passés dans le langage courant.
Orwell et Huxley offrent DEUX visions opposées du contrôle, souvent comparées : Orwell craignait qu'on nous prive de ce que nous aimons (contrôle par la PEUR et la douleur) ; Huxley craignait qu'on nous donne tant de plaisirs que nous ne penserions plus (contrôle par le PLAISIR et le divertissement). Comparer ces deux dystopies est un exercice classique et formateur : « Orwell feared we would be controlled by pain; Huxley feared we would be controlled by pleasure. »
Méthode (B2) : pour analyser une dystopie, ne vous arrêtez pas à l'histoire. Identifiez le MÉCANISME DE CONTRÔLE (peur, plaisir, surveillance, religion ?), reliez-le à une RÉALITÉ ou une CRAINTE du présent (« it reflects fears about… »), et formulez l'AVERTISSEMENT (« it warns us against… »). Le lien fiction → réalité est le cœur de l'axe : une dystopie n'est pas une simple histoire d'anticipation, c'est un miroir critique de notre monde.

Orwell vs Huxley: two visions of control

Orwell vs Huxley : deux formes de contrôleTableau de 3 colonnes et 3 lignes, Données: Orwell — 1984 · Huxley — Brave New World; Contrôle par · la peur, la douleur · le plaisir, le conditionnement; Outils · Big Brother, censure · le « soma », le divertissement; On nous prive de · ce que nous aimons · notre envie de penser, cellule mise en évidence : la peur, la douleurORWELL — 1984HUXLEY — BRAVE NEWWORLDCONTRÔLE PARla peur, la douleurle plaisir, leconditionnementOUTILSBig Brother, censurele « soma », ledivertissementON NOUS PRIVE DEce que nous aimonsnotre envie de penserOrwell craignait la douleur ; Huxley, le plaisir.
Fig. 6Deux grandes dystopies, deux mécanismes de contrôle opposés : Orwell imagine une oppression par la peur et la surveillance, Huxley une soumission par le plaisir et le divertissement. Les comparer fait apparaître ce que chaque époque redoute.
Exemple corrigé

Analysing a dystopia: George Orwell's '1984'

You have studied George Orwell's '1984'. In English, present the world it imagines, identify its mechanism of control, link it to a real fear, and explain what warning the novel sends to the reader.

  1. 01Present the imagined world

    Set the scene: « '1984', written by George Orwell in 1949, imagines a totalitarian society ruled by a single Party and its leader, 'Big Brother'. The State controls every aspect of life: citizens are watched at all times through 'telescreens', and the slogan 'Big Brother is watching you' is everywhere. »

  2. 02Identify the mechanism of control

    Name how the power keeps control: « The regime controls people through fear, surveillance and the manipulation of truth. It rewrites history, invents a controlled language ('Newspeak') to limit thought, and punishes any independent idea. Control is total because it reaches even into the citizens' minds. »

  3. 03Link the fiction to a real fear

    Make the bridge to reality: « Although it is fiction, the novel reflects very real fears: the rise of totalitarian regimes in the twentieth century, mass surveillance, propaganda and the loss of individual freedom. Words like 'Big Brother' and 'Orwellian' are now used to describe real-world surveillance. »

  4. 04State the warning

    Conclude on the cautionary message: « '1984' is therefore a cautionary tale. By pushing surveillance and propaganda to the extreme, Orwell warns us against any power that seeks to control thought and truth. The fiction does not escape reality — it holds up a mirror to it and asks us to stay watchful. »

Résultat : Une bonne analyse présente le monde imaginé (État totalitaire, Big Brother, telescreens), identifie le mécanisme de contrôle (peur, surveillance, réécriture de l'histoire, Newspeak), relie cette fiction à une crainte réelle (totalitarisme, surveillance de masse, propagande) et formule l'avertissement (mise en garde contre tout pouvoir qui contrôle la pensée et la vérité). L'anglais reste clair et structuré (B2), avec le lexique de la dystopie (totalitarian, surveillance, a cautionary tale, to warn against, to push to the extreme).

Schritt-für-Schritt Erklärung2 Schritte
  1. 1

    Une dystopie ne s'évade pas du réel : elle prend une tendance de notre monde et la pousse à l'extrême pour nous avertir. C'est un miroir, pas une fuite.

    a real trend→pushed to the extremea warning\text{a real trend} \xrightarrow{\text{pushed to the extreme}} \text{a warning}a real trendpushed to the extreme​a warning
  2. 2

    Orwell et Huxley imaginent deux contrôles opposés : Orwell craignait la peur et la douleur ; Huxley, le plaisir et le divertissement. La même question : qui décide pour nous ?

    Two fears, one question

    Deux peurs, une même questionGraphe, Orwell : contrôlé par la DOULEUR → Qui décide à notre place ?, Huxley : contrôlé par le PLAISIR → Qui décide à notre place ?Orwell :contrôlé par laDOULEURHuxley :contrôlé par lePLAISIRQui décide ànotre place ?

Objectif Bac

  • Objectif Bac : présenter une dystopie anglophone (« 1984 », « Brave New World », « The Handmaid's Tale ») en identifiant son mécanisme de contrôle et l'avertissement qu'elle adresse, et en reliant cette fiction à une crainte réelle du présent (surveillance, manipulation, recul des droits).
  • Objectif Bac : comparer deux visions du contrôle (Orwell : la peur ; Huxley : le plaisir) ou expliquer pourquoi une dystopie est un 'cautionary tale', en employant le lexique adapté (a dystopia, totalitarian, surveillance, a warning, to push to the extreme).

Erreurs fréquentes

  • Raconter l'intrigue d'une dystopie sans en dégager l'AVERTISSEMENT ni le lien avec le réel : décrire la vie de Winston dans « 1984 » ne suffit pas ; il faut dire CONTRE QUOI le roman met en garde (le totalitarisme, la surveillance) et en quoi il reflète des craintes de notre époque. Une dystopie est un miroir, pas une simple histoire d'anticipation.
  • Confondre UTOPIE (société idéale) et DYSTOPIE (société cauchemardesque), ou employer « fiction » comme si cela voulait dire « faux / mensonge » (en anglais, 'fiction' = un récit inventé, pas un mensonge). Attention aussi au faux ami « to achieve » (= réaliser/accomplir, et non « achever / terminer » = to finish / to complete).

Révision active

Choisissez une dystopie anglophone (« 1984 » d'Orwell, « Brave New World » de Huxley ou « The Handmaid's Tale » d'Atwood). En anglais (environ 14 phrases), présentez brièvement le monde imaginé, identifiez son mécanisme de contrôle (peur, plaisir, surveillance, religion), reliez-le à une crainte réelle de notre époque et formulez clairement l'avertissement que l'œuvre adresse au lecteur. Concluez en expliquant pourquoi cette fiction éclaire notre réalité.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues vivantes — cycle terminal, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) : axe « Fictions et réalités » (frontière entre fiction et réalité ; uchronie, dystopie, science-fiction) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 04

Le pouvoir des récits sur le réel#

●●○StandardLPeduscol-programme-langues-vivantes

The double power of stories

Le double pouvoir des récitsGraphe, Un récit façonne notre regard sur le monde → Positif : empathie, change le regard, Un récit façonne notre regard sur le monde → Face sombre : manipule, réécrit le passéUn récit façonnenotre regard surle mondePositif :empathie, changele regardFace sombre :manipule,réécrit le passé
Fig. 7Un récit a un double pouvoir sur le réel : il peut élargir notre regard et développer l'empathie, mais aussi manipuler, recadrer les faits et réécrire l'histoire. D'où la question critique permanente : qui raconte, et de quel point de vue ?

Points clés

Les récits ne se contentent pas de refléter le monde : ils le FAÇONNENT. Le STORYTELLING (« l'art de raconter une histoire pour convaincre ») montre que la façon dont on RACONTE les choses change la façon dont on les PERÇOIT. Lexique : « storytelling », « a narrative » (un récit, mais aussi une version des faits), « to shape » (façonner), « to frame » (cadrer, présenter), « a point of view », « perception ». « The way we tell a story shapes the way we see the world. »
Le pouvoir de l'imaginaire et de la LITTÉRATURE sur la perception est réel. Une grande fiction peut CHANGER UN REGARD : « To Kill a Mockingbird » (Harper Lee) fait ressentir l'injustice du racisme, « 1984 » a donné des mots pour penser la surveillance, « The Handmaid's Tale » est devenue un symbole des luttes pour les droits des femmes. La fiction développe l'EMPATHIE : se mettre à la place d'un personnage, c'est élargir son regard sur le réel. « Fiction lets us live other lives. »
Mais le pouvoir des récits a une FACE SOMBRE. Le STORYTELLING POLITIQUE et la RÉÉCRITURE DE L'HISTOIRE peuvent manipuler : présenter un même fait sous un angle choisi (« to frame »), imposer un 'récit national' qui efface certaines voix, ou nier des faits. « 1984 » l'illustre : « Who controls the past controls the future. » Aujourd'hui, les 'fake news' et les 'alternative facts' montrent que le combat porte sur QUI raconte l'histoire et avec quelle autorité.
Le NARRATEUR et le POINT DE VUE sont au cœur de ce pouvoir. La même histoire racontée par un autre personnage devient une autre histoire : choisir le narrateur, c'est choisir ce que l'on voit et ce que l'on cache. C'est pourquoi des écrivains REPRENNENT des récits connus en changeant de point de vue (donner la parole à un personnage muet, à un 'méchant', à une victime) pour faire entendre une voix oubliée et rééquilibrer le réel. « Whose voice tells the story? » est la question décisive.
Méthode (B2) : devant un récit (fiction, discours, article), demandez-vous toujours QUI parle, de QUEL point de vue, et ce que cette version MET EN AVANT ou LAISSE DE CÔTÉ. Distinguez le FAIT (ce qui s'est passé) du RÉCIT (la façon de le présenter). Cette vigilance — distinguer fait et narration, repérer le point de vue — est une compétence d'esprit critique attendue au niveau B2, à l'oral comme à l'écrit.

Fact vs narrative: same event, two stories

Un même fait, deux récitsArbre de probabilité, 2 chemins, Données: Récit A : un point de vue (X); Récit B : un autre (met en avant Y)Le fait : ce qui s’est passéRécit A : un point de vue (X)Récit B : un autre (met en avant Y)
Fig. 8Un même fait peut donner naissance à des récits différents selon le point de vue choisi : ce qui est mis en avant, ce qui est tu. Distinguer le fait de la narration est une compétence clé d'esprit critique.
Exemple corrigé

Discussing the power of stories over reality

In English, discuss the idea that « the way we tell a story shapes the way we see the world ». Show both the positive power of stories and their power to manipulate, and conclude on the importance of point of view.

  1. 01State the central idea

    Open with the thesis: « Stories do not simply describe reality; they shape the way we perceive it. The same event can be told in very different ways, and each version highlights some things while leaving others in the shadows. This is the power of storytelling. »

  2. 02Show the positive power

    Give an uplifting illustration: « On the one hand, fiction can broaden our view and build empathy. By letting us live the lives of others, a novel like Harper Lee's 'To Kill a Mockingbird' makes readers feel the injustice of racism, and Orwell's '1984' gave us words to think about surveillance. Stories can change how we see the world. »

  3. 03Show the power to manipulate

    Bring in the darker side: « On the other hand, the same power can be used to manipulate. Political storytelling can reframe facts, and 'fake news' can spread a false narrative. In '1984', the State rewrites the past, illustrating the warning that 'who controls the past controls the future'. A narrative is never fully neutral. »

  4. 04Conclude on point of view

    Resolve with a critical lesson: « Therefore, we must always ask who is telling the story and from which point of view. Distinguishing the facts from the way they are framed is essential. All in all, stories are powerful precisely because they shape reality — which is why we must read and listen to them critically. »

Résultat : Une bonne réponse pose l'idée centrale (un récit façonne la perception du réel), illustre le pouvoir POSITIF des récits (empathie, changement de regard : « To Kill a Mockingbird », « 1984 »), montre leur pouvoir de MANIPULATION (storytelling politique, fake news, réécriture de l'histoire) et conclut sur l'importance du point de vue (distinguer fait et récit, se demander qui raconte). L'anglais vise le B2 (on the one hand / on the other hand, therefore, all in all) avec le lexique adapté (storytelling, a narrative, to shape, to frame, point of view).

Objectif Bac

  • Objectif Bac : montrer, à partir d'un exemple, comment un récit (une fiction, un discours, un 'récit national') façonne la perception du réel — en distinguant le FAIT du RÉCIT et en repérant le point de vue qui le porte.
  • Objectif Bac : expliquer le double pouvoir des récits (développer l'empathie et changer un regard / manipuler et réécrire l'histoire) et employer le lexique adapté (storytelling, a narrative, to shape, to frame, point of view, a narrator).

Erreurs fréquentes

  • Croire que raconter est neutre : tout récit a un POINT DE VUE et MET EN AVANT certaines choses au détriment d'autres. Présenter une 'version des faits' comme 'les faits' eux-mêmes, c'est oublier la question décisive : « Whose story is this, and what does it leave out? ».
  • Confondre « history » (l'Histoire, le passé) et « a story » (une histoire, un récit), ou « a narrative » au sens de simple « histoire » alors qu'il désigne souvent une VERSION orientée des faits. Attention aussi au faux ami « evidence » (= preuve / élément, et non « évidence » au sens de chose évidente = something obvious).

Révision active

En anglais (environ 14 phrases), expliquez l'idée que « the way we tell a story shapes the way we see the world ». Illustrez d'abord le pouvoir POSITIF des récits (une fiction qui développe l'empathie ou change un regard, par exemple « To Kill a Mockingbird » ou « 1984 »), puis leur pouvoir de MANIPULATION (storytelling politique, réécriture de l'histoire, fake news), et concluez sur l'importance de toujours se demander qui raconte l'histoire et de quel point de vue.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues vivantes — cycle terminal, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) : axe « Fictions et réalités » (récits qui réinventent ou interrogent le réel ; storytelling et réécriture de l'histoire ; pouvoir de l'imaginaire et de la littérature sur la perception du monde) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

§ 05

Œuvres clés et méthode d'analyse littéraire#

●●○StandardLPeduscol-programme-langues-vivantes

Commenting on a literary extract: from text to meaning

Commenter un extrait : du texte au sensGraphe, SITUER : nature, auteur, contexte → RÉSUMER : intrigue, personnages, RÉSUMER : intrigue, personnages → ANALYSER : narrateur, point de vue, ton, ANALYSER : narrateur, point de vue, ton → INTERPRÉTER : thème, messageSITUER : nature,auteur, contexteRÉSUMER :intrigue,personnagesANALYSER :narrateur, pointde vue, tonINTERPRÉTER :thème, message
Fig. 9Commenter un texte de fiction, c'est aller du texte au sens en quatre temps — situer, résumer, analyser, interpréter — guidé par le lexique de l'analyse littéraire (narrateur, point de vue, symbole, thème, ton).

Points clés

Tout l'axe se joue dans la capacité à ANALYSER un extrait fictionnel (« to analyse a literary extract »): non pas seulement raconter ce qui se passe, mais montrer COMMENT le texte est construit et CE QU'IL DIT du réel. Le lexique de l'analyse littéraire est l'outil de base. PLOT (l'intrigue), CHARACTER (le personnage), NARRATOR (le narrateur), SETTING (le cadre, le lieu et l'époque), POINT OF VIEW (le point de vue), SYMBOL (le symbole), THEME (le thème). Sans ces mots, pas de commentaire précis.
Le NARRATEUR et le POINT DE VUE structurent un récit. Un récit à la PREMIÈRE PERSONNE (« first-person narrator », « I ») nous enferme dans une conscience, intime mais partiale. Un récit à la TROISIÈME PERSONNE (« third-person narrator », « he / she ») peut être OMNISCIENT (« omniscient narrator »: il sait tout, voit dans toutes les têtes) ou limité à un personnage. Identifier le point de vue, c'est comprendre ce que le texte nous LAISSE voir et ce qu'il nous CACHE.
Le monde anglophone offre un répertoire de RÉFÉRENCES sûres pour cet axe : SHAKESPEARE (le théâtre, le tragique, des figures devenues universelles comme Hamlet, Macbeth) ; le ROMAN GOTHIQUE (« the Gothic novel »: « Frankenstein » de Mary Shelley, « Dracula » de Bram Stoker — peur, surnaturel, le savant qui joue à Dieu) ; la SCIENCE-FICTION et la DYSTOPIE (Orwell, Huxley, Atwood). Un repère bien maîtrisé vaut mieux que dix cités vaguement.
Un SYMBOLE (« a symbol ») est un élément concret qui RENVOIE à une idée : « the symbol stands for an idea ». Repérer les symboles, les métaphores (« a metaphor ») et les images, c'est accéder au sens caché d'un texte. De même, le TON (« the tone »: ironic, tragic, nostalgic, hopeful) oriente la lecture. Analyser, c'est relier ces PROCÉDÉS au THÈME et au MESSAGE : « the author uses X to convey / to suggest Y ».
Méthode d'analyse et de médiation (B2) : pour COMMENTER un extrait, allez du texte au sens en quelques temps. SITUER (nature, auteur, contexte). RÉSUMER brièvement (plot, characters, setting). ANALYSER (narrateur, point de vue, symboles, ton). INTERPRÉTER (thème, message, lien fiction / réalité). Pour la MÉDIATION, racontez et interprétez le récit à un interlocuteur sans le trahir. Pour ARGUMENTER (« Why do we need fiction? »), construisez une réponse nuancée illustrée par des œuvres de l'axe.

Who tells the story? Narrators and point of view

Qui raconte ? Narrateur et point de vueArbre de probabilité, 3 chemins, Données: 1re personne (« I ») : intime, partial; 3e personne (« he/she ») → omniscient : voit tout; 3e personne (« he/she ») → limité à un personnage3e personne (« he/she »)Le narrateur1re personne (« I ») : intime, partialomniscient : voit toutlimité à un personnage
Fig. 10Identifier le narrateur et le point de vue est la clé de l'analyse : un récit à la première personne est intime mais partial ; un récit à la troisième personne peut tout voir (omniscient) ou se limiter à un personnage. Le point de vue décide de ce que le texte nous montre et de ce qu'il nous cache.
Exemple corrigé

Continuous speaking: Why do we need fiction?

Prepare a two-minute spoken answer in English to the question: « Why do we need fiction? ». State a thesis, illustrate it with two works from the axis (a myth or a hero, and a dystopia), address a counter-argument, and conclude in a nuanced way.

  1. 01Reframe the topic and announce the thesis

    Open with the question: « Some people think fiction is just escapism, a way to forget the real world. I will argue the opposite: we need fiction precisely because it helps us understand reality — it gives us shared values and warns us about our own future. » Reframing as a debate is the expected B2 move.

  2. 02Fiction gives us values and meaning

    Give a first illustration: « First, fiction provides the founding myths and heroes that hold a community together. The American Dream, for example, conveys hope and the value of effort, while superheroes embody courage and responsibility. Through such stories, a society shares its ideals and offers role models. »

  3. 03Fiction warns us about reality

    Balance with a second illustration: « Second, fiction can warn us. A dystopia like Orwell's '1984' takes a real fear — surveillance and totalitarian control — and pushes it to the extreme, holding up a mirror to our world. Far from escaping reality, this fiction makes us see it more clearly and stay watchful. »

  4. 04Address the objection and conclude

    Resolve with nuance: « Admittedly, fiction can also distort reality or be used to manipulate — a story always has a point of view. Therefore, what matters is to read it critically, asking who tells the story and why. All in all, we need fiction not to flee reality, but to understand it, to feel empathy, and to imagine where our choices might lead. »

Résultat : Une bonne prise de parole reformule le sujet en question, défend une thèse claire (la fiction nous aide à comprendre le réel), l'illustre par DEUX œuvres de l'axe (un mythe ou un héros — American Dream, super-héros — ET une dystopie — « 1984 »), intègre une objection (la fiction peut déformer ou manipuler) et conclut de façon nuancée (lire la fiction de façon critique). La langue vise le B2 : present perfect, modaux (can, should, might), connecteurs variés (first, second, admittedly, therefore, all in all) et lexique d'analyse (a founding myth, a dystopia, point of view, to warn).

Objectif Bac

  • Objectif Bac : commenter un extrait fictionnel en allant du texte au sens (situer, résumer, analyser, interpréter), en identifiant le narrateur et le point de vue et en repérant au moins un symbole ou un procédé relié au thème.
  • Objectif Bac : produire une argumentation orale ou écrite nuancée sur le rapport fiction / réalité (« Why do we need fiction? », « Can fiction tell the truth about reality? »), illustrée par au moins deux œuvres de l'axe (un mythe ou un héros ET une dystopie, par exemple), et savoir en faire la médiation.

Erreurs fréquentes

  • Confondre l'AUTEUR et le NARRATEUR : le narrateur (« the narrator ») est la voix qui raconte DANS le texte, et ce n'est pas forcément l'auteur ni un personnage fiable. Dire « the author thinks… » à la place de « the first-person narrator suggests… » est une imprécision fréquente que le B2 cherche à corriger.
  • Faire un commentaire « plat » qui RACONTE l'extrait sans l'ANALYSER : énumérer les événements ne suffit pas ; il faut relier les PROCÉDÉS (point de vue, symbole, ton) au THÈME et au sens. Et mieux vaut DEUX œuvres bien maîtrisées, reliées par une problématique, qu'une longue liste de titres cités sans analyse.

Révision active

Préparez en anglais une prise de parole en continu d'environ deux minutes répondant à la question : « Why do we need fiction? ». Annoncez une thèse, illustrez-la par DEUX œuvres de l'axe (par exemple un mythe ou un héros — l'American Dream, un super-héros, le mythe arthurien — ET une dystopie — « 1984 », « Brave New World », « The Handmaid's Tale »), prenez en compte une objection (la fiction nous éloigne-t-elle du réel ?), puis concluez de façon nuancée. Notez les connecteurs et le lexique d'analyse que vous comptez utiliser.

Rappel actif

Rappelle-toi les points clés — puis révèle.

Sources : Programme de langues vivantes — cycle terminal, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) : axe « Fictions et réalités » (œuvres : Shakespeare, romans gothiques, science-fiction) ; capacités langagières et médiation (volume complémentaire 2018 du CECRL), niveau cible B2 (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)

Sommaire

Section -- / 05

    • 01Mythes et récits fondateurs○
    • 02Héros et figures de l'imaginaire◐
    • 03Fiction et réalité : dystopies et science-fiction◐
    • 04Le pouvoir des récits sur le réel◐
    • 05Œuvres clés et méthode d'analyse littéraire◐

0/5 Lues

Des fiches à l'entraînement

Fictions et réalités

Consolide ce thème avec des questions de la banque de questions.

~33
min
4
Compétences
S'entraîner

Références et sources

Sources

Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol

  • Programme de langues vivantes — cycle terminal, voie générale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) : thématique « Gestes fondateurs et mondes en mouvement », axe « Fictions et réalités » (mythes, légendes et récits fondateurs des cultures anglophones)

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Territoire et mémoire (Territory and Memory)

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Art et pouvoir

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