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Approfondissement « Corps humain et santé » — ATTENTION : ce thème relève principalement de la spécialité de PREMIÈRE et N'EST PAS au programme propre de l'épreuve ÉCRITE de terminale. Il est réinvesti en terminale comme appui des enjeux de santé (notamment l'immunité face au stress) et il est tout à fait mobilisable au Grand oral. La fiche distingue donc l'immunité INNÉE (réaction inflammatoire aiguë, rapide, non spécifique, sans mémoire) de l'immunité ADAPTATIVE (reconnaissance spécifique de l'antigène, lymphocytes B et T, sélection clonale, mémoire immunitaire), et relie cette mémoire à la vaccination et aux anticorps monoclonaux.
4sectionsca. 21min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
Savoir distinguer immunité innée (réaction inflammatoire : rougeur, chaleur, gonflement, douleur ; phagocytose ; rapide et non spécifique) et immunité adaptative (spécifique d'un antigène, lymphocytes B/T, dotée d'une mémoire), et relier la mémoire immunitaire au principe de la vaccination.
niveau approfondi
Articuler les acteurs cellulaires et moléculaires d'une réponse adaptative complète (CPA → LT4 → amplification des LB et LT8, anticorps et LT cytotoxiques), exploiter des données expérimentales (électrophorèse, tests immunologiques, cinétiques d'anticorps) pour caractériser une réponse primaire ou secondaire, et discuter les applications (vaccination, sérothérapie, anticorps monoclonaux) en gardant à l'esprit que ce contenu est un appui de PREMIÈRE, non un attendu de l'écrit de terminale.
Lesetiefe: Approfondi
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Les étapes de la réaction inflammatoire aiguë
Une écharde provoque, autour de la plaie, une zone rouge, chaude, gonflée et douloureuse, puis l'apparition de pus. (a) Nommer cette réaction et son type d'immunité. (b) Associer chaque symptôme à son mécanisme. (c) Décrire les quatre étapes de la phagocytose et expliquer l'origine du pus. (d) Justifier les trois caractères de cette immunité.
Il s'agit d'une réaction inflammatoire aiguë, manifestation de l'immunité INNÉE : la première ligne de défense, déclenchée immédiatement après l'agression.
Détection de l'agression par des cellules sentinelles (mastocytes) qui libèrent des médiateurs (histamine, cytokines). Ces médiateurs provoquent : la VASODILATATION → afflux de sang → rougeur et chaleur ; l'augmentation de la PERMÉABILITÉ des capillaires → sortie de plasma → gonflement (œdème) ; l'action sur les terminaisons nerveuses → douleur.
Les phagocytes, attirés sur le site, réalisent : (1) ADHÉSION à la bactérie ; (2) INGESTION dans une vacuole (phagosome) ; (3) DIGESTION par les enzymes des lysosomes ; (4) REJET des débris. Le pus est constitué de phagocytes et de débris cellulaires accumulés au foyer infectieux.
Rapide (déclenchée en quelques minutes/heures) ; non spécifique (mêmes mécanismes quel que soit l'agresseur) ; sans mémoire (une nouvelle écharde déclenchera une réaction identique, ni plus rapide ni plus forte).
Résultat : C'est une réaction inflammatoire aiguë de l'immunité innée. Les médiateurs libérés par les cellules sentinelles provoquent vasodilatation (rougeur, chaleur), perméabilité accrue (gonflement) et douleur ; les phagocytes attirés détruisent l'agent par phagocytose (adhésion, ingestion, digestion, rejet — le pus en résulte). Cette défense est rapide, non spécifique et sans mémoire.
Erreurs fréquentes
Révision active
Après une écharde plantée dans un doigt, la zone devient rapidement rouge, chaude, gonflée et douloureuse, puis un peu de pus apparaît. (a) Nommer cette réaction et préciser à quel type d'immunité elle appartient. (b) Pour chacun des quatre symptômes, indiquer le mécanisme qui en est responsable. (c) Expliquer l'origine du pus en décrivant les étapes de la phagocytose. (d) Justifier que cette réaction soit qualifiée de rapide, non spécifique et sans mémoire.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité SVT — thème « Corps humain et santé », Le fonctionnement du système immunitaire (spécialité de première, réinvesti en terminale) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Structure d'un anticorps (immunoglobuline)
Deux voies de l'immunité adaptative : humorale et cellulaire
Situation A : une bactérie se multiplie dans le plasma sanguin. Situation B : un virus s'est répliqué à l'intérieur de cellules de l'organisme. (a) Pour chaque situation, indiquer la voie adaptative la mieux adaptée et nommer les cellules effectrices. (b) Décrire comment un anticorps agit sur l'antigène. (c) Expliquer pourquoi les anticorps ne suffisent pas dans la situation B.
La bactérie est extracellulaire, dans un liquide (sang) : la réponse HUMORALE est adaptée. Les lymphocytes B activés se différencient en plasmocytes qui sécrètent des anticorps spécifiques.
Chaque anticorps en Y possède deux sites de fixation spécifiques de l'antigène. Il se fixe sur les antigènes de la bactérie et forme des complexes immuns : l'agent est neutralisé (immobilisé, aggloméré) et marqué pour être plus facilement phagocyté.
Le virus se cache à l'INTÉRIEUR des cellules, hors d'atteinte des anticorps qui circulent dans les liquides. La réponse CELLULAIRE est nécessaire : les lymphocytes T cytotoxiques (LT8) reconnaissent les cellules infectées et les détruisent par contact.
Les anticorps n'agissent que sur des antigènes libres ou de surface, dans les liquides ; ils ne pénètrent pas dans les cellules. Ils ne peuvent donc pas atteindre un virus déjà intracellulaire — d'où le rôle indispensable des LT cytotoxiques.
Résultat : Situation A (bactérie extracellulaire) → voie humorale : plasmocytes et anticorps qui neutralisent l'antigène et forment des complexes immuns. Situation B (virus intracellulaire) → voie cellulaire : LT cytotoxiques détruisant les cellules infectées. Les anticorps, actifs seulement dans les liquides, ne peuvent atteindre un virus caché dans les cellules.
Erreurs fréquentes
Révision active
On dispose de deux situations. Situation A : une bactérie circule librement dans le sang. Situation B : un virus s'est multiplié à l'intérieur de cellules de l'organisme. (a) Indiquer, pour chaque situation, quelle voie de l'immunité adaptative (humorale ou cellulaire) est la mieux adaptée et nommer les cellules effectrices. (b) Schématiser un anticorps en Y, légender ses deux sites de fixation et représenter la formation d'un complexe immun avec un antigène. (c) Expliquer pourquoi les anticorps seuls ne peuvent pas éliminer le virus de la situation B.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité SVT — thème « Corps humain et santé », Le fonctionnement du système immunitaire (spécialité de première, réinvesti en terminale) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Sélection clonale, coopération et mémoire immunitaire
On injecte à une souris un antigène X jamais rencontré. (a) Pourquoi seuls quelques lymphocytes prolifèrent-ils ? (b) Quel est le rôle des CPA et des LT4 ? (c) Que deviennent les lymphocytes amplifiés ? (d) Pourquoi une seconde injection de X provoquera-t-elle une réponse plus rapide et plus forte ?
Le répertoire contient déjà des lymphocytes de toutes spécificités. L'antigène X ne reconnaît que les rares lymphocytes dont le récepteur lui est complémentaire : il les SÉLECTIONNE. Seuls ces lymphocytes sont activés et prolifèrent — les autres restent inactifs.
Les cellules présentatrices d'antigène (issues de l'immunité innée) présentent X et activent les LT4. Les LT4 activés sécrètent des interleukines, messagers qui stimulent l'amplification (multiplication) et la différenciation des lymphocytes B et T8 sélectionnés : c'est le déclencheur de la réponse.
Chaque lymphocyte sélectionné engendre un CLONE identique. Une partie se différencie en cellules EFFECTRICES (plasmocytes sécréteurs d'anticorps ; LT cytotoxiques) qui éliminent X ; une autre partie devient des cellules MÉMOIRE, qui persistent longtemps.
Lors d'une seconde injection de X, les cellules mémoire spécifiques, déjà nombreuses, sont immédiatement réactivées. La réponse secondaire est donc plus RAPIDE, plus INTENSE et plus DURABLE que la primaire : c'est la mémoire immunitaire.
Résultat : L'antigène sélectionne les lymphocytes préexistants au bon récepteur (sélection clonale) ; les CPA et les LT4 (via les interleukines) amplifient et différencient ces lymphocytes en cellules effectrices (plasmocytes, LT cytotoxiques) et en cellules mémoire. La persistance des cellules mémoire explique qu'une seconde rencontre déclenche une réponse secondaire plus rapide et plus intense.
Face à un antigène, l'organisme ne fabrique pas un lymphocyte sur mesure : il possède déjà un immense répertoire de lymphocytes, chacun reconnaissant un antigène différent. L'antigène se contente de SÉLECTIONNER les rares lymphocytes au bon récepteur. C'est la sélection clonale.
Cette sélection ne suffit pas : il faut une coopération. Les cellules présentatrices d'antigène montrent l'antigène, et les lymphocytes T auxiliaires, les LT4, sécrètent des interleukines qui stimulent la multiplication et la différenciation des lymphocytes sélectionnés.
Les lymphocytes amplifiés se différencient : la plupart deviennent des cellules effectrices — plasmocytes sécréteurs d'anticorps et lymphocytes T cytotoxiques — qui éliminent l'agresseur. Mais une partie devient des cellules mémoire, qui persistent longtemps dans l'organisme.
Ces cellules mémoire sont la clé : lors d'une seconde rencontre avec le même antigène, elles déclenchent une réponse secondaire bien plus rapide et plus intense que la première. C'est précisément ce que la vaccination cherche à provoquer sans la maladie.
Erreurs fréquentes
Révision active
On injecte à une souris un antigène X. (a) Expliquer, à l'aide du concept de sélection clonale, pourquoi seuls certains lymphocytes prolifèrent. (b) Préciser le rôle des cellules présentatrices d'antigène et des LT4 dans l'amplification de la réponse. (c) Indiquer le devenir des lymphocytes amplifiés (cellules effectrices et cellules mémoire). (d) En déduire pourquoi une seconde injection du même antigène X déclenchera une réponse plus rapide et plus intense.
Rappel actif
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Sources : Programme de spécialité SVT — thème « Corps humain et santé », Le fonctionnement du système immunitaire (spécialité de première, réinvesti en terminale) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Cinétique des anticorps : réponse primaire et réponse secondaire après un rappel
Vaccination (immunité active) et sérothérapie (passive)
On mesure la concentration sanguine d'anticorps spécifiques après une première injection vaccinale (jour 0) puis un rappel (jour 30). Après la première injection, le taux monte lentement, atteint un faible pic vers le jour 14, puis redescend. Après le rappel, le taux monte beaucoup plus vite, atteint un pic bien plus élevé vers le jour 37, et reste élevé plus longtemps. (a) Nommer les deux réponses. (b) Comparer leurs caractéristiques. (c) Expliquer la différence par la mémoire immunitaire. (d) En quoi la sérothérapie diffère-t-elle de cette protection ?
La montée lente et faible après la première injection est la réponse PRIMAIRE (premier contact avec l'antigène). La montée rapide et forte après le rappel est la réponse SECONDAIRE (second contact avec le même antigène).
La réponse secondaire est plus RAPIDE (délai plus court), plus INTENSE (pic d'anticorps bien plus élevé) et plus DURABLE (taux élevé maintenu plus longtemps) que la réponse primaire.
La première injection a engendré des cellules MÉMOIRE spécifiques, qui persistent. Lors du rappel, ces cellules, déjà nombreuses et prêtes, sont immédiatement réactivées : d'où une réponse secondaire bien plus efficace. C'est le but du rappel — renforcer et prolonger l'immunité.
Ici, l'organisme produit lui-même ses anticorps et sa mémoire : c'est une immunité ACTIVE et durable. La sérothérapie, au contraire, injecte directement des anticorps tout prêts : protection IMMÉDIATE mais PASSIVE, transitoire et sans mémoire (aucune cellule mémoire n'est formée).
Résultat : La courbe montre une réponse primaire (lente, faible, transitoire) puis une réponse secondaire (rapide, intense, durable) après le rappel : c'est l'effet des cellules mémoire formées lors du premier contact. La vaccination confère une immunité active durable (avec mémoire), à la différence de la sérothérapie qui apporte une immunité passive immédiate mais transitoire, sans mémoire.
Erreurs fréquentes
Révision active
On suit, chez un individu, la concentration d'anticorps spécifiques d'un antigène après une première injection vaccinale (jour 0) puis un rappel (jour 30). (a) Décrire et comparer l'évolution du taux d'anticorps après chaque injection. (b) Nommer les deux types de réponse et expliquer la différence par la mémoire immunitaire. (c) Indiquer en quoi consiste l'intérêt du rappel. (d) Distinguer cette protection de celle obtenue par sérothérapie.
Rappel actif
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Sources : Programme de spécialité SVT — thème « Corps humain et santé », Le fonctionnement du système immunitaire (spécialité de première, réinvesti en terminale) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Références et sources
Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale