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Axe d'étude de la thématique « Voyages, territoires, frontières » du programme de terminale LLCER anglais (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), pleinement support de l'épreuve écrite de spécialité. On y étudie, en anglais et à un niveau C1, comment les cultures du monde anglophone disent la déterritorialisation : les facteurs de l'émigration, l'exil comme perte de repères et aliénation, le rapport au territoire et la reconstruction de l'identité, l'exclusion et l'inclusion, l'héritage transmis aux générations suivantes, le retour au pays et l'exil intérieur. La fiche entraîne à l'analyse problématisée de documents, à la synthèse écrite d'environ 500 mots et à la traduction/transposition.
5sectionsca. 25min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 3 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrisez d'abord le vocabulaire de la migration (migrant, exile, refugee, displacement, uprooting, homeland, belonging) et savez nommer QUI part, POURQUOI (les facteurs, push/pull), et CE QUE l'exil fait vivre (perte de repères, nostalgie, aliénation), en situant le document dans son contexte anglophone.
niveau approfondi
Construisez une problématique qui confronte plusieurs documents et époques, nuancez (l'exil comme perte ET comme nouvelle liberté, l'inclusion ET l'exclusion, la première génération ET la suivante), et soignez une langue C1 dans la synthèse comme dans la traduction.
Lesetiefe: Approfondi
Schriftgröße: Standard
Facteurs du départ : push and pull
Cartographier un document : trois axes de la déterritorialisation
Emma Lazarus's sonnet « The New Colossus » (1883), engraved at the foot of the Statue of Liberty, has the statue cry: « Give me your tired, your poor, / Your huddled masses yearning to breathe free, / The wretched refuse of your teeming shore. » In English, analyse the type of displacement and the push and pull factors this text stages.
Il s'agit d'une migration GÉOGRAPHIQUE et COLLECTIVE (« masses », « shore ») vers les États-Unis, présentée comme largement choisie mais née de la nécessité — un mouvement de masse de l'Ancien Monde vers le Nouveau, dont Ellis Island fut la porte.
Les facteurs de répulsion sont nommés par la condition des migrants : « tired », « poor », « wretched refuse », « huddled masses » — pauvreté, fatigue, rejet. Le pays d'origine chasse une population misérable et opprimée.
Le facteur d'attraction est l'aspiration à la liberté (« yearning to breathe free ») : l'Amérique se présente en terre promise (the promised land) qui accueille (« Give me… »). La statue parle en figure maternelle et hospitalière.
Le poème adopte le POINT DE VUE du pays d'accueil idéalisé : ton solennel, impératif généreux, image de la mère des exilés (« Mother of Exiles »). L'analyse C1 doit nommer ce discours d'accueil — un mythe national autant qu'une réalité.
Résultat : Le sonnet met en scène une migration géographique et collective vers les États-Unis : les facteurs push (pauvreté, misère, oppression) y répondent au facteur pull majeur qu'est la liberté. Le texte adopte le point de vue du pays d'accueil idéalisé — l'Amérique comme « Mother of Exiles » et terre promise — un discours national qu'il faut nommer comme tel.
Erreurs fréquentes
Révision active
In about 130 English words, take one migration document of your choice (e.g. an Ellis Island photograph, a Windrush testimony, a refugee press article) and identify the type of displacement (geographical/social, collective/individual, chosen/forced) and the push and pull factors at work.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), thématique « Voyages, territoires, frontières », axe « Migration et exil » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
De la perte de repères à la reconstruction de l'identité
In Jhumpa Lahiri's « The Namesake » (2003), Gogol — born in the USA to Bengali parents who emigrated from Calcutta — feels embarrassed by his unusual name and torn between his family's Indian heritage and American life. In English, analyse how this passage stages the loss of bearings and the rebuilding of a hybrid identity.
Le déplacement géographique a eu lieu à la génération précédente (les parents) ; Gogol vit l'exil « hérité » — il n'a pas migré lui-même mais grandit entre deux mondes. Le territoire perdu n'est pas le sien, et c'est précisément ce qui crée son malaise.
Le prénom « Gogol » cristallise la confusion : ni indien ni américain, il signale l'entre-deux (in-betweenness). Le personnage se sent étranger des deux côtés (an outsider), gêné par un héritage qu'il ne comprend pas encore — une forme douce d'aliénation.
Le texte tient ensemble la honte et l'attachement, le désir d'assimilation (devenir « pleinement » américain) et la fidélité aux racines. C'est l'ambivalence typique de l'exil : on veut appartenir au présent sans trahir le passé.
L'enjeu est de « repenser son rapport au territoire pour reconstruire son identité » : Gogol devra accepter une identité HYBRIDE (the hyphenated self), où l'héritage bengali et la vie américaine cessent de s'exclure. L'identité n'est pas donnée, elle se construit.
Résultat : Le passage illustre un exil « de seconde génération » : Gogol vit la perte de repères comme entre-deux (le prénom, le sentiment d'être étranger des deux côtés) et des émotions contradictoires (honte / attachement, assimilation / fidélité). L'enjeu, conforme au programme, est la reconstruction d'une identité hybride où héritage et présent se réconcilient.
Erreurs fréquentes
Révision active
In about 150 English words, analyse a literary passage that voices the experience of exile: show how it stages the loss of bearings and contradictory emotions (nostalgia and hope), and how the character begins — or fails — to rebuild a sense of identity and belonging.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), axe « Migration et exil » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Les figures de l'exil après le départ
In V. S. Naipaul's writing, a narrator who left Trinidad for England returns, years later, only to find that he belongs neither to the island he left nor fully to the country he adopted — a stranger in both. In English, analyse this as a figure of « reverse exile » and the « myth of return ».
Il s'agit d'un EXIL INVERSÉ (reverse exile) : le retour au pays d'origine, censé réparer le déracinement, révèle au contraire que le retour est impossible — « you can't go home again ».
Le narrateur n'appartient plus à l'île qu'il a quittée (elle a changé, et lui aussi) mais ne s'est jamais pleinement intégré en Angleterre : il est étranger DES DEUX CÔTÉS. C'est l'aboutissement de l'entre-deux.
Le « myth of return » est l'illusion réconfortante que l'on pourra un jour rentrer et retrouver ce qu'on a perdu. Le texte le démonte : le pays d'origine n'existe plus tel qu'on l'a quitté ; il est devenu une « imaginary homeland », un pays de mémoire.
Cette figure illustre parfaitement « exil inversé et retour au pays » : la déterritorialisation ne se répare pas par un simple retour géographique, car l'identité a été durablement transformée. Le rapport au territoire doit, là encore, être repensé.
Résultat : Le texte met en scène un exil inversé : le retour au pays révèle une double étrangeté (étranger ici comme là-bas) et démonte le « myth of return ». Conformément au programme (« exil inversé et retour au pays »), il montre que la déterritorialisation ne se répare pas par un retour géographique — l'identité, transformée, ne retrouve aucun territoire d'origine intact.
Erreurs fréquentes
Révision active
In about 150 English words, choose a document that explores what happens after migration — inclusion or exclusion in the host country, the gap between first and second generation, a return to the homeland, or an inner/internal exile — and analyse which figure of exile it stages and how.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), axe « Migration et exil » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Corpus anglophone classé par facette de l'axe
Using Emma Lazarus's « The New Colossus » (1883) and Sam Selvon's « The Lonely Londoners » (1956), explain in English how the same migratory hope can meet very different realities of inclusion and exclusion in the English-speaking world.
Les deux documents partent de la même promesse migratoire : une terre d'accueil offrant une vie meilleure (les États-Unis pour Lazarus, le Royaume-Uni « mère patrie » pour les migrants antillais de Selvon).
« The New Colossus » donne la voix au pays d'accueil idéalisé : l'Amérique comme « Mother of Exiles » qui ouvre les bras (« Give me your tired, your poor »). C'est le mythe de l'inclusion et de la terre promise.
« The Lonely Londoners » montre l'envers : les migrants caribéens, citoyens de l'Empire venus reconstruire la Grande-Bretagne d'après-guerre, se heurtent au racisme, à la solitude et au logement insalubre. La promesse d'inclusion se brise en exclusion (le mot « lonely » dit tout).
La mise en relation fait surgir un écart : entre le DISCOURS d'accueil et l'EXPÉRIENCE vécue, entre le mythe et le réel. C'est exactement le type de tension qu'une synthèse C1 doit dégager — non pas résumer chaque texte, mais les confronter.
Résultat : Les deux textes partagent une même espérance migratoire mais en révèlent les deux faces : Lazarus chante le mythe de l'inclusion (l'Amérique « Mother of Exiles »), tandis que Selvon expose l'exclusion vécue par les migrants Windrush à Londres. La synthèse les confronte pour problématiser l'écart entre le discours d'accueil et la réalité de l'exclusion.
Erreurs fréquentes
Révision active
Build your own corpus card: for the axis « Migration et exil », list in English at least one precise reference per facet (mass migration and exclusion, postcolonial migration, second generation and heritage, return/reverse exile, internal exile), each with author, date and the notion it illustrates. Then, in about 120 words, explain how you would use two of them together in a synthesis.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019), axe « Migration et exil » (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Architecture d'une synthèse de dossier (env. 500 mots)
A dossier gathers: (A) Emma Lazarus's « The New Colossus » (1883), (B) a press article on the contemporary refugee « crisis » at a Western border, (C) an excerpt from Jhumpa Lahiri's « The Namesake ». Draft an English problematic statement and a 2-axis plan for a 500-word synthesis, then translate into French: « He had crossed an ocean to find a homeland, only to discover that belonging was something he would have to build, not inherit. »
Les trois documents disent la migration vers une terre d'accueil et le décalage entre la promesse (l'espoir, la terre promise) et l'expérience réelle (l'exclusion, l'entre-deux des générations).
« To what extent does the English-speaking world's promise of welcome and belonging clash with the lived reality of exclusion and identity loss faced by migrants and their children ? »
Axe 1 — The promise: migration as hope and the myth of the welcoming land (Lazarus's « Mother of Exiles », the dream that drives the journey, even in the press article's would-be host country). Axe 2 — The lived reality: exclusion at the border (the press document), and the slow, unfinished rebuilding of identity and belonging across generations (Lahiri's Gogol caught in-between).
« He had crossed an ocean to find a homeland, only to discover that belonging was something he would have to build, not inherit. » → « Il avait traversé un océan pour trouver une patrie, pour finalement découvrir que l'appartenance était une chose qu'il lui faudrait bâtir, et non recevoir en héritage. » On rend « homeland » par « patrie » (terre natale / d'appartenance), « belonging » par « appartenance », et l'on conserve l'opposition « build / inherit » → « bâtir / recevoir en héritage » (l'ellipse « hériter » est moins idiomatique, car on hérite DE quelque chose) — c'est elle qui porte tout le sens.
Résultat : Problématique et plan en deux axes (« la promesse d'accueil » puis « la réalité vécue de l'exclusion et de l'identité à reconstruire »), suivis d'une traduction fidèle : « Il avait traversé un océan pour trouver une patrie, pour finalement découvrir que l'appartenance était une chose qu'il lui faudrait bâtir, et non recevoir en héritage. »
Erreurs fréquentes
Révision active
Given a 3-document dossier on « Migration et exil » (one of which is a press article), draft in English the introduction (problematic statement) and a 2- or 3-axis plan for a 500-word synthesis; then translate into idiomatic French one assigned English sentence, preserving its register and the connotations of words such as « homeland » and « belonging ».
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité LLCER anglais — terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol)
Références et sources
Ministère de l'Éducation nationale — Éduscol