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Thème de spécialité HGGSP de terminale, « L'environnement, entre exploitation et protection » étudie le rapport historiquement construit et conflictuel des sociétés à leur milieu, devenu un enjeu planétaire mobilisant des acteurs aux échelles multiples. La fiche suit l'architecture officielle du programme : une introduction sur la notion d'environnement (définition, historicité, échelles, acteurs), un Axe 1 sur les tensions entre exploiter, préserver et protéger les milieux et les ressources, un Axe 2 sur le changement climatique saisi par les approches historique et géopolitique, et un objet de travail conclusif sur les États-Unis et la question environnementale. Ce thème, pleinement au programme de terminale, est évaluable à l'épreuve écrite (dissertation et étude critique de document(s)).
5sectionsca. 29min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 2 · Approfondissement 2Vérifié · 06/2026
niveau de base
Maîtrisez d'abord les trois notions du titre (exploiter / préserver / protéger), la distinction préservation (protéger les milieux contre l'homme) / conservation et une dizaine de repères datés sûrs (1669 ordonnance de Colbert, 1872 Yellowstone, 1992 Rio, 1997 Kyoto, 2015 accord de Paris) : c'est le socle exigible pour la dissertation comme pour l'étude de document.
niveau approfondi
Pour viser l'excellence, sachez tenir ensemble approche historique et approche géopolitique du changement climatique, et articuler les échelles (du local au planétaire) en mobilisant l'objet conclusif états-unien comme étude de cas transversale, où se nouent exploitation des ressources, mouvements de protection, fédéralisme et positions internationales fluctuantes (retrait/retour de l'accord de Paris).
Lesetiefe: Approfondi
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L’environnement : exploiter, préserver, protéger
« En quoi l'environnement peut-il être considéré comme une notion construite et historique, plutôt que comme une simple réalité naturelle ? » Construisez une réponse organisée appuyée sur des notions précises.
L'environnement n'est pas seulement la nature « en soi » : c'est la relation entre une société et son milieu (sols, eaux, air, climat, vivant). Cette relation dépend des techniques, des besoins et des représentations de chaque époque — elle change donc dans le temps.
Le mot « environnement », au sens écologique, ne s'impose qu'au XXe siècle. Auparavant, on parlait de « nature » à dominer, de « ressources » à exploiter, de « milieu ». L'apparition même du terme signale un nouveau regard : la nature devient un objet à connaître, gérer et protéger.
Ce rapport évolue : gestion utilitaire des forêts à l'époque moderne (logique de ressource), naissance d'une protection de la nature au XIXe siècle (premiers parcs), puis prise de conscience écologique mondiale après 1945 (sommets internationaux, question climatique). À chaque étape, le sens donné à l'environnement se déplace.
Cette histoire est traversée par une tension permanente entre exploiter (mettre en valeur, au risque d'épuiser) et protéger (préserver, défendre). C'est cette tension, et non une « nature » immuable, qui constitue l'objet du thème.
Résultat : L'environnement est une notion construite et historique parce qu'il désigne la relation changeante d'une société à son milieu, et non une nature figée. L'apparition tardive du mot, l'évolution du rapport à la nature (de la ressource à la protection) et la tension permanente entre exploiter et protéger montrent que penser l'environnement, c'est d'abord en faire l'histoire.
Erreurs fréquentes
Révision active
À partir de vos connaissances, rédigez le paragraphe d'introduction qui définit ce qu'est l'environnement comme notion construite et historique : montrez en quoi le rapport des sociétés à la nature oscille entre exploitation et protection, distinguez précisément exploiter / préserver / protéger, puis présentez les principaux acteurs (États, organisations internationales, entreprises, ONG) et les échelles (du local au planétaire) qui en font « un enjeu planétaire ».
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — classe terminale, voie générale (thème 5 : « L'environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)
De la ressource à la nature protégée (1669 → aujourd’hui)
Intensification agricole : un arbitrage
« L'ordonnance de Colbert de 1669 sur les Eaux et Forêts est-elle une mesure de protection de la nature ? » Justifiez votre réponse en distinguant les motifs de la protection.
Au XVIIe siècle, le bois est une ressource stratégique : il faut des chênes pour construire les navires de la marine royale, et du bois pour le chauffage et la construction. Or les forêts françaises, surexploitées, s'épuisent. Colbert, ministre de Louis XIV, réglemente alors leur exploitation.
L'ordonnance de 1669 organise les coupes, encadre les droits d'usage et impose le renouvellement de la ressource. Son objectif n'est pas de préserver la beauté ou la valeur propre de la forêt, mais de garantir un approvisionnement durable en bois pour la puissance de l'État (la marine d'abord).
Il s'agit d'une protection utilitaire : on protège la ressource pour pouvoir continuer à l'exploiter. C'est très différent de la protection de la nature pour elle-même, qui n'apparaît qu'au XIXe siècle avec les parcs nationaux (Yellowstone, 1872), où un espace est soustrait à toute exploitation.
Lire Colbert comme un « écologiste avant l'heure » serait un anachronisme. L'ordonnance relève d'une gestion durable de la ressource au service de la puissance, et témoigne d'une conscience ancienne de la finitude des ressources, mais non d'une protection environnementale moderne.
Résultat : L'ordonnance de Colbert de 1669 protège la forêt comme ressource stratégique (bois de marine), non comme nature à respecter pour elle-même : c'est une protection utilitaire, à distinguer soigneusement de la protection environnementale qui n'émerge qu'au XIXe siècle avec les parcs nationaux. L'exemple montre l'historicité du sens donné à la protection.
Erreurs fréquentes
Révision active
Composez le plan détaillé d'une partie de dissertation répondant à : « Exploiter ou protéger : comment les sociétés arbitrent-elles entre la mise en valeur des ressources et la conservation des milieux ? » Distinguez la protection utilitaire de la ressource (forêt, ordonnance de Colbert 1669), la protection de la nature pour elle-même (parcs nationaux, Yellowstone 1872) et la recherche d'une conciliation (développement durable), en nommant à chaque fois des acteurs et des repères précis.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (thème 5, axe 1 : « Exploiter, préserver et protéger ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)
Deux approches du climat : historique et géopolitique
La hausse du CO2 atmosphérique depuis l’ère industrielle
Concentration de CO₂ dans l'atmosphère depuis l'ère préindustrielle
« En quoi le changement climatique relève-t-il à la fois d'une approche historique et d'une approche géopolitique ? » Construisez une réponse organisée.
Avant l'ère industrielle, le climat connaissait des fluctuations naturelles : un optimum médiéval (réchauffement relatif, Xe-XIIIe s.), puis un petit âge glaciaire (refroidissement, XIVe-XIXe s.) marqué par des hivers rigoureux et des famines. Ces variations, d'origine naturelle (soleil, volcans), étaient de faible ampleur.
Depuis la révolution industrielle, la combustion d'énergies fossiles fait monter la concentration de CO2 (de ≈ 280 ppm à plus de 410 ppm), amplifiant l'effet de serre. Ce réchauffement est anthropique, rapide et global : il rompt avec la variabilité naturelle passée. C'est l'homme qui devient le moteur du climat.
Causes et effets sont planétaires mais inégalement répartis : les pays industrialisés et les grands émergents émettent le plus, les plus vulnérables (États insulaires, pays du Sud) subissent le plus. D'où des tensions sur la responsabilité et la justice climatique, qui font du climat un objet de négociation entre États.
La gouvernance climatique se structure autour du GIEC (1988, qui produit le savoir) et des sommets : Rio (1992), Kyoto (1997, premiers objectifs chiffrés), accord de Paris (2015, quasi-universel mais à engagements volontaires). Le climat est ainsi devenu un terrain diplomatique majeur.
Résultat : Le changement climatique relève d'une approche historique — le climat a toujours varié naturellement, mais le réchauffement actuel, anthropique et rapide, en rompt l'allure — et d'une approche géopolitique — enjeu mondial et inégal, il appelle une gouvernance internationale (GIEC, Rio, Kyoto, Paris) encore limitée par le caractère volontaire des engagements. Articuler ces deux approches est la clé du sujet.
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Révision active
Rédigez un paragraphe argumenté qui articule les approches historique et géopolitique du changement climatique : montrez d'abord que le climat a toujours varié naturellement (optimum médiéval, petit âge glaciaire), puis que le réchauffement contemporain s'en distingue par son origine anthropique et sa rapidité, et enfin qu'il appelle une gouvernance mondiale (rôle du GIEC, Rio 1992, Kyoto 1997, accord de Paris 2015) dont vous soulignerez les limites.
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Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (thème 5, axe 2 : « Le changement climatique : approches historique et géopolitique ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)
Les États-Unis : exploiter et protéger
Vous disposez d'un document (chronologie ou texte) retraçant les positions américaines face aux accords climatiques internationaux. Montrez en quoi il révèle l'ambivalence des États-Unis face à la question environnementale, puis dégagez les limites de cette lecture.
Le document retrace l'attitude des États-Unis face aux grands accords climatiques : non-ratification du protocole de Kyoto (1997), signature de l'accord de Paris sous Obama (2015), retrait annoncé sous Trump (2017), retour sous Biden (2021). Il porte sur la dimension géopolitique du climat (Axe 2).
Première puissance économique et deuxième émetteur mondial de CO2, les États-Unis hésitent durablement à s'engager. Leur position dépend des alternances politiques : la question environnementale est un enjeu intérieur clivant, opposant défenseurs de l'industrie fossile et partisans de la transition. Le document met en évidence cette instabilité.
Le revirement fédéral n'épuise pas la réalité : pendant le retrait fédéral, des États fédérés (Californie), des villes et des entreprises ont maintenu des engagements climatiques. Le fédéralisme explique que la politique environnementale américaine soit plurielle et contradictoire selon les échelles.
Une chronologie des seules positions fédérales donne une vision partielle : elle dit les choix de l'exécutif fédéral, mais masque la diversité des acteurs (États, ONG, entreprises) et ne mesure pas les émissions réelles. Il faut donc compléter le document par les connaissances pour en évaluer la portée.
Résultat : Le document révèle l'ambivalence des États-Unis : grande puissance et gros émetteur, le pays oscille entre engagement et retrait (Kyoto non ratifié, Paris signé puis quitté puis rejoint), au gré des alternances. Sa lecture critique impose toutefois d'articuler l'échelle fédérale avec les politiques contrastées des États fédérés et des autres acteurs, pour ne pas réduire la question environnementale américaine à la seule position présidentielle.
L'objet de travail conclusif met les États-Unis au centre du thème : une puissance qui réunit toutes ses tensions, à la fois grand exploiteur de ressources et berceau de la protection de la nature.
C'est une puissance d'exploitation : l'American way of life consomme énormément d'énergie, et la révolution des hydrocarbures de schiste a fait des États-Unis un producteur majeur de pétrole et de gaz.
Mais c'est aussi le berceau de la protection : Yellowstone, en 1872, est le premier parc national au monde, et l'Agence de protection de l'environnement, l'EPA, est créée en 1970.
Sur la scène internationale, leur position varie au gré des présidents : Kyoto non ratifié, l'accord de Paris signé en 2015, quitté en 2017, puis rejoint en 2021. Une puissance ambivalente, mais décisive pour le climat mondial.
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Préparez le plan détaillé d'une dissertation sur le sujet : « Les États-Unis, entre exploitation des ressources et protection de l'environnement. » Organisez votre démonstration autour des tensions du pays (un grand exploiteur ; un berceau de la protection ; un acteur international ambivalent) et, pour chacune, montrez comment se croisent les échelles (locale, fédérée, fédérale, mondiale) avec des exemples datés précis.
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Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (thème 5, OTC : « Les États-Unis et la question environnementale ») (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Programme de l'enseignement de spécialité HGGSP de terminale (BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019) (Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale)
Structurer une dissertation sur l’environnement
« L'environnement, entre exploitation et protection. » Dégagez une problématique et proposez un plan détaillé.
« Environnement » = la relation construite des sociétés à leur milieu. « Entre exploitation et protection » invite à confronter deux logiques : mettre en valeur les ressources (Axe 1) et défendre les milieux (Axes 1 et 2). Le « entre » suggère une tension, voire une conciliation difficile, pas un choix exclusif.
On peut poser : dans quelle mesure les sociétés parviennent-elles à concilier l'exploitation des ressources et la protection de l'environnement, devenu un enjeu planétaire ? La réponse ne sera ni « tout exploitation » ni « tout protection », mais une articulation nuancée des deux logiques et de leurs limites.
I. Des milieux exploités, entre mise en valeur et premières protections (forêt et Colbert 1669, parcs nationaux et Yellowstone 1872, intensification agricole, développement durable). II. Le changement climatique, un enjeu planétaire saisi par l'histoire et la géopolitique (variabilité passée, réchauffement anthropique, GIEC, Rio 1992, Kyoto 1997, Paris 2015). III. Des arbitrages sous tension et aux limites (les États-Unis : exploitation, protection, positions internationales fluctuantes ; gouvernance mondiale non contraignante).
Placer des dates et lieux sûrs dans chaque partie : 1669 et 1872 (I) ; 1988 (GIEC), 1992, 1997, 2015 (II) ; les revirements américains 2015-2017-2021 (III). Nommer les acteurs : États, ONU, GIEC, entreprises, ONG, et préciser les échelles à chaque fois.
Résultat : Le sujet appelle un plan qui articule exploitation et protection plutôt que de les opposer : I. exploiter et protéger les milieux, II. le climat comme enjeu planétaire (histoire et géopolitique), III. les arbitrages et leurs limites (étude de cas états-unienne). La problématique guide la démonstration, et la conclusion y répond en montrant que l'environnement est un objet à la fois exploité, protégé et imparfaitement régulé.
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Entraînez-vous à problématiser : pour le sujet « L'environnement, entre exploitation et protection », rédigez une introduction complète (accroche, définition des termes, problématique, annonce de plan), puis proposez un plan détaillé en trois parties articulant les tensions exploiter/protéger, la question climatique (approches historique et géopolitique) et leurs limites, en plaçant au moins trois repères datés précis.
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Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de spécialité HGGSP — terminale, voie générale (épreuve : dissertation et étude critique de document(s)) (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale) · Épreuve de spécialité HGGSP — définition et modalités (Éduscol) (Éduscol — ministère de l'Éducation nationale)
Références et sources
Éduscol — ministère de l'Éducation nationale
Bulletin officiel — ministère de l'Éducation nationale