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À l'oral des Épreuves anticipées de français (EAF, classe de première), l'examinateur relève dans le texte de l'explication linéaire un fait de langue à analyser : c'est la « question de grammaire », notée 2 points sur les 12 du premier temps de l'oral. On vous demande de nommer précisément le fait (type ou forme de phrase, interrogation, négation, subordonnée), d'en analyser la nature et la fonction, puis, le cas échéant, d'éclairer le sens ou le style du texte. La terminologie doit être exacte et conforme au programme de grammaire de première.
5sectionsca. 22min de lecture4compétencesNiveauBase 1 · Standard 3 · Approfondissement 1Vérifié · 06/2026
niveau de base
Visez la sécurité : nommez juste le fait de langue et donnez nature et fonction sans erreur de terminologie — l'identification exacte garantit déjà l'essentiel des 2 points.
niveau approfondi
Allez plus loin : reliez la construction grammaticale à l'interprétation du texte (ce que la négation, l'interrogation ou la subordonnée apporte au sens et au style) pour montrer une vraie maîtrise.
Lesetiefe: Approfondi
Schriftgröße: Standard
Architecture de l'oral des EAF et place de la question de grammaire
L'examinateur vous dit : « Vous analyserez l'interrogation dans la phrase : Ne crains-tu pas la colère des dieux ? » Comment posez-vous votre réponse en 2 points ?
Le fait à analyser est une INTERROGATION : on est dans le domaine « interrogation (formes et types) » du programme de grammaire de première. Je ne commente pas encore le sens, je situe d'abord le fait.
Je préviens le jury de mon plan : 1) je nomme le type et la forme d'interrogation ; 2) j'analyse sa construction (mots interrogatifs, place du sujet, ponctuation) ; 3) je justifie par la phrase et, si possible, je dégage un effet de sens.
C'est une phrase de type interrogatif (point d'interrogation final), interrogation TOTALE (la réponse attendue est oui/non, elle porte sur l'ensemble de la phrase) et de forme négative (présence de « ne … pas »).
L'interrogation totale négative, ici, n'est pas une vraie demande d'information : c'est une question rhétorique qui suggère la réponse (« tu devrais craindre la colère des dieux »). La langue sert l'avertissement adressé au personnage.
Résultat : La réponse est structurée : domaine (interrogation), nomination précise (interrogative totale, forme négative), analyse de la construction, puis effet de sens. Les 2 points sont sécurisés par l'exactitude, et valorisés par le retour au texte.
Erreurs fréquentes
Révision active
On vous indique la phrase « Ne crains-tu pas la colère des dieux ? » tirée du texte. Délimitez précisément le fait de langue à analyser, dites à quel domaine du programme il appartient (interrogation, négation, subordination), et listez les trois gestes que votre réponse devra accomplir.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes et ressources en français — voie générale et technologique (lycée) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale) · Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale)
Nature contre fonction : deux questions différentes sur un même mot
Analysez la structure de la phrase « Quand le jour tombe, le voyageur, qui marche depuis l'aube, cherche enfin un abri. » : phrase simple ou complexe ? Quelles propositions ? Quels modes de liaison ?
Trois verbes conjugués : « tombe », « marche », « cherche ». Trois verbes conjugués = trois propositions = phrase COMPLEXE.
Le noyau de la phrase est « le voyageur … cherche enfin un abri » : c'est la proposition PRINCIPALE (elle peut tenir seule et porte le verbe central « cherche »).
« Quand le jour tombe » est une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps, introduite par la conjonction « quand ». « qui marche depuis l'aube » est une subordonnée relative, introduite par le pronom relatif « qui », qui complète l'antécédent « le voyageur ».
Les propositions sont reliées par SUBORDINATION (deux subordonnées dépendent de la principale) ; il n'y a ici ni coordination (pas de « et / mais / donc… ») ni juxtaposition reliant deux propositions indépendantes.
Résultat : Phrase complexe à trois propositions : une principale (« le voyageur … cherche enfin un abri »), une circonstancielle de temps (« quand le jour tombe ») et une relative (« qui marche depuis l'aube »), toutes reliées par subordination.
Erreurs fréquentes
Révision active
Dans la phrase « Quand le jour tombe, le voyageur, qui marche depuis l'aube, cherche enfin un abri. », dites s'il s'agit d'une phrase simple ou complexe, comptez les verbes conjugués, identifiez chaque proposition et le mode de liaison entre elles.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale) · Étude de la langue — ressources d'accompagnement (lycée) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Typologie de l'interrogation et de la négation
Analysez l'interrogation de « Est-ce que rien ne pourra le sauver ? », puis la négation de « Il ne reste que des cendres. »
« Est-ce que rien ne pourra le sauver ? » est une interrogation DIRECTE (point d'interrogation) et TOTALE : malgré la présence de « rien », la phrase appelle globalement une réponse oui/non (« Quelque chose pourra-t-il le sauver ? »). « rien » est ici le sujet, soumis à la négation.
La construction emploie la locution « est-ce que », de registre courant. La phrase est de forme négative (« rien ne … »). L'effet : la question rhétorique laisse entendre que rien ne pourra le sauver — désespoir suggéré par la langue.
« Il ne reste que des cendres » contient « ne … que » : ce n'est PAS une négation totale mais une négation RESTRICTIVE, équivalant à « Il reste SEULEMENT des cendres ».
La restriction « ne … que » affirme en réalité une présence (des cendres) tout en la limitant : la langue dit le peu qui subsiste, et donc, en creux, tout ce qui a disparu. L'effet de sens est celui de la perte et du dénuement.
Résultat : Première phrase : interrogation directe totale, construction « est-ce que », forme négative, valeur rhétorique. Seconde phrase : négation restrictive « ne … que » = « seulement », qui affirme en limitant et souligne la perte.
Erreurs fréquentes
Révision active
Analysez l'interrogation de « Est-ce que rien ne pourra le sauver ? », puis analysez la négation de la phrase « Il ne reste que des cendres. » : dans chaque cas, donnez le type, la forme et la construction, et précisez le sens.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale) · Programmes et ressources en français — voie générale et technologique (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Arbre d'analyse d'une phrase complexe à trois subordonnées
Dans « Bien qu'il pleuve, le pêcheur, qui connaît la mer, espère que le vent tombera. », identifiez les trois subordonnées : subordonnant, nature, fonction et mode du verbe.
« Bien qu'il pleuve » : subordonnant = locution conjonctive « bien que » ; nature = subordonnée conjonctive circonstancielle de CONCESSION ; fonction = complément circonstanciel de concession ; mode = SUBJONCTIF (« pleuve »), exigé par « bien que ».
« qui connaît la mer » : subordonnant = pronom relatif « qui » ; nature = subordonnée RELATIVE ; fonction = complément de l'antécédent « le pêcheur » (le pronom relatif « qui » est sujet de « connaît » à l'intérieur de la relative) ; mode = INDICATIF (« connaît »).
« que le vent tombera » : subordonnant = conjonction de subordination « que » ; nature = subordonnée conjonctive COMPLÉTIVE ; fonction = COD du verbe « espère » ; mode = INDICATIF (« tombera »), car « espérer que » se construit à l'indicatif.
Le « qui » a un antécédent (« le pêcheur ») : c'est bien un pronom relatif. Le « que » de « espère que » n'a aucun antécédent : c'est une conjonction, donc une complétive — et non une relative.
Résultat : Trois subordonnées : circonstancielle de concession « bien qu'il pleuve » (subjonctif, CC de concession), relative « qui connaît la mer » (indicatif, complément de l'antécédent), complétive « que le vent tombera » (indicatif, COD d'« espère »).
Erreurs fréquentes
Révision active
Dans la phrase « Bien qu'il pleuve, le pêcheur, qui connaît la mer, espère que le vent tombera. », identifiez les trois subordonnées : pour chacune, donnez le subordonnant, la nature, la fonction et le mode du verbe.
Rappel actif
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Sources : Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale) · Étude de la langue — ressources d'accompagnement (lycée) (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale)
Le gabarit de réponse en quatre temps
Appliquez la méthode (nommer, analyser, justifier, relier) à : « Il n'avançait plus, mais la nuit, elle, ne cessait de tomber. »
La phrase est COMPLEXE et de forme NÉGATIVE dans ses deux propositions. Deux propositions indépendantes, reliées par COORDINATION (conjonction « mais », adversative). Première négation : « ne … plus » (négation de temps, fin d'un procès). Seconde négation : « ne cessait de tomber » (« ne … » + verbe « cesser », tournure négative équivalant à « continuait de tomber »).
Prop. 1 : « Il n'avançait plus » — sujet « il », verbe « avançait » (imparfait), négation « ne … plus ». Prop. 2 : « la nuit … ne cessait de tomber » — sujet « la nuit » repris par le pronom « elle » (reprise emphatique, en apposition détachée), verbe « ne cessait » (imparfait). « mais » = conjonction de coordination, marque l'opposition entre les deux mouvements.
La coordination se prouve par la conjonction « mais », qui relie deux propositions à verbes conjugués autonomes (« avançait », « cessait »). La reprise « la nuit, elle » se vérifie : « elle » reprend « la nuit » et peut être supprimé sans changer la construction de base — c'est donc une reprise emphatique, non un second sujet.
L'opposition « mais » construit un contraste : l'homme s'arrête (« ne … plus »), la nuit, au contraire, ne s'arrête pas (« ne cessait de »). Les deux négations, jouant en sens inverse, opposent l'immobilité du personnage au mouvement implacable de la nuit — la langue dit l'écrasement de l'homme par le temps qui passe.
Résultat : Phrase complexe, deux indépendantes coordonnées par « mais » (opposition) ; négations « ne … plus » et « ne cessait de » jouant en miroir ; reprise emphatique « la nuit, elle ». L'effet : un contraste entre l'arrêt de l'homme et la marche continue de la nuit.
Première étape : nommer. Dès que l'examinateur vous donne la phrase, identifiez le domaine — interrogation, négation, subordination — et donnez le mot juste. On ne commente pas le sens tout de suite : on étiquette le fait avec exactitude.
Étape 1 — Nommer
Deuxième étape : analyser. Donnez la nature et la fonction des constituants ; pour une subordonnée, le subordonnant et le mode du verbe. C'est le cœur technique de la réponse, celui qui sécurise les points.
Étape 2 — Analyser
Troisième étape : justifier. Prouvez votre analyse par le texte : pronominalisez pour trouver la fonction, déplacez ou supprimez pour reconnaître un complément circonstanciel, substituez le subordonnant. La preuve vaut mieux que l'affirmation.
Étape 3 — Justifier
Quatrième étape, facultative mais payante : relier au sens. Montrez ce que la construction produit dans ce passage précis — insistance, doute, fermeture. L'effet doit découler de l'analyse, jamais d'une interprétation plaquée.
Étape 4 — Relier au sens
Erreurs fréquentes
Révision active
On vous donne la phrase « Il n'avançait plus, mais la nuit, elle, ne cessait de tomber. » Appliquez la méthode complète : nommez le(s) fait(s) de langue, analysez (négations, coordination, structure), justifiez par le texte, et dégagez un effet de sens.
Rappel actif
Rappelle-toi les points clés — puis révèle.
Sources : Programmes et ressources en français — voie générale et technologique (Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale) · Programme de français de seconde et de première (voie générale et technologique) — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019 (Bulletin officiel de l'Éducation nationale)
Références et sources
Éduscol — Ministère de l'Éducation nationale
Bulletin officiel de l'Éducation nationale